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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 13:27

 

ERI René Gauducheau Nantes

 

Affiche Eri Nantes 18 avril

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 09:54

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La prise en charge des patientes atteintes d’un cancer du sein triple-négatif est rendue difficile par l’absence de thérapies ciblées et des résultats souvent insatisfaisants en chimiothérapie. Les lymphocytes tueurs pourraient bien éclaircir ce tableau.

ImmunothérapieParmi les différents types de cancers du sein, les « triple-négatifs » sont les plus sont difficiles à prendre en charge et les thérapies développées pour les autres cancers du sein ne sont malheureusement pas efficaces. Pourquoi « triple-négatifs » ? Parce que les cellulescancéreuses n’expriment aucuns des trois marqueurs présents dans les autres types de cancers : les protéines réceptrices d’hormonesféminines EP et RP, et le récepteur au facteur de croissance HER2. Une absence qui explique l’insensibilité de ces tumeurs aux nouveaux traitements… conçus pour cibler les cellulesexprimant l’un de ces trois marqueurs. Pour l’instant, aucun marqueur spécifique de ces cancers n’a été découvert, rendant vaine toute approche de thérapie ciblée.

Une équipe chinoise a choisi d’évaluer l’effet de l’action non spécifique de celluleslymphocytaires tueuses, dont l’activité est stimulée in vitro par un cocktail de molécules immunitaires présentes naturellement dans la circulation sanguine, les cytokines. Selon plusieurs études, ces cellules salutaires seraient capables d’identifier différents types decellules tumorales et de les détruire.

Combiné au traitement standard de chimiothérapie puis de radiothérapie, faisant suite à une mastectomie, l’injection en intraveineuse de ces cellules a montré des résultats très positifs, puisque la survie des patientes a été améliorée de manière très significative (+20% environ) et que les risques de rechute ont été réduits. Ce traitement d’immunothérapie s’est révélé efficace notamment chez des patientes présentant desmétastases dans les ganglions lymphatiques drainants le sein et dont la tumeur était à un stade avancé.

R.D.

Source : Pan, K. et al ; Clinical activity of adjuvant cytokine-induced killer cell (CIK) immunotherapy in post-mastectomy triple-negative breast cancer patients; Clin Cancer Res; Publié en ligne le 25 mars 2014

 

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 09:28

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Madame, Monsieur,

Sollicitée par l'Instituto Universitario Avedis Donabedian de l'Université de Barcelone, la HAS a accepté d'être le correspondant français de l'enquête européenne ‘patient empowerment’.

A ce titre nous sollicitons votre participation en tant qu'acteur institutionnel ou association de patients et d'usagers de la santé.

 Nous vous proposons aujourd'hui de contribuer au second volet de l'enquête sous la forme de ce questionnaire Internet.

Conduite sous l'égide de la Commission Européenne, cette enquête fait appel à des notions qui, au niveau national, peuvent revêtir un sens spécifique : nous avons attiré l'attention des auteurs sur ce point.

Nous vous remercions de bien vouloir consacrer quelques instants à cette enquête en suivant ce lien.

 

Bien cordialement,

Alexandre Biosse Duplan
Mission Relations avec les Associations de Patients et d’Usagers
 

L’empowerment  est l'octroi de plus de pouvoir aux individus ou aux groupes pour agir sur les conditions sociales, économiques, politiques ou écologiques qu'ils subissent.



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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 10:27

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Publié le 31-03-2014 à 11h32

De la mammographie à la biopsie, l'Institut Gustave-Roussy, près de Paris, permet aux femmes inquiètes de passer en une journée tous les examens nécessaires.

Guidé par une échographie, le médecin prélève des cellules suspectes grâce à une aiguille très fine. ELISABETH SCGNEIDER / LOOKATSCIENCES POUR SCIENCES ET AVENIRGuidé par une échographie, le médecin prélève des cellules suspectes grâce à une aiguille très fine. ELISABETH SCGNEIDER / LOOKATSCIENCES POUR SCIENCES ET AVENIR

Chaque lundi, à l’Institut Gustave-Roussy, une trentaine de femmes seules ou accompagnées d’une fille, d’une amie, d’un mari, se rendent à la consultation "Diagnostic en un jour" pour mettre un nom sur une grosseur détectée lors d’une consultation médicale ou une image suspecte révélée par une mammographie.

La consultation a un double objectif : rassurer celles qui ont une atteinte mammaire bénigne et ne pas faire perdre de temps aux femmes atteintes d’un cancer.

Trois patientes sur quatre repartent avec le résultat

« Après une présentation à l’accueil où lui est indiqué le parcours à suivre, la patiente passe un premier examen clinique avec un chirurgien, un oncologue ou un radiologue selon les caractéristiques de la lésion dépistée, explique Isabelle, l’une des infirmières chargées de l’accueil ce matin. Cet entretien est suivi de quatre examens diagnostiques : mammographie, échographie, cytoponction et biopsie. »

Les niveaux de douleur ressentis par les patientes sont très faibles

« Ces différents examens, le croisement des avis, ainsi que la qualité du matériel dont nous bénéficions, diminuent les risques d’erreur, souligne le Dr Suzette Delaloge, oncologue, fondatrice il y a dix ans de ce département pilote qui a servi de modèle à une dizaine de structures semblables en France. Grâce à de nouveaux produits comme le Kalinox, un gaz anesthésique utilisé pour effectuer certains examens, les niveaux de douleur ressentis par les patientes sont très faibles. »

Si la grosseur est bénigne, la patiente repart soulagée car « ce n’est ni une alerte, ni une prédisposition cancéreuse dans l’immense majorité des cas », poursuit le Dr Delaloge. Si la tumeur se révèle cancéreuse (dans 35 à 40 % des cas), la malade en est informée lors d’un entretien qui balise le protocole de soins à suivre, avec si besoin prise de rendez-vous opératoire.

De l’attention et de la douceur

Résultat : qu’il y ait cancer ou non, trois patientes sur quatre reçoivent le résultat dans la journée après un parcours d’environ six heures. Dans les autres cas, lorsque les images anormales montrent des microcalcifications et qu’une biopsie est nécessaire, le bilan est communiqué dans un délai maximum de dix jours.

Durant tout le parcours de soins, des infirmières guident et épaulent les patientes. Elles sont aidées dans cette tâche par les bénévoles de l’association Les Blouses roses : une vingtaine de femmes qui se relaient pour offrir boissons chaudes et activités manuelles, histoire de penser à autre chose.

BIENVEILLANCE. Colette, retraitée, "Blouse rose" depuis vingt-trois ans, témoigne : « La journée est longue et angoissante pour ces femmes. Chacune a besoin d’attention et de douceur, surtout celles venues seules pour ne pas alerter leur entourage. Je ne m’attendais pas à une telle bienveillance, confie une patiente. Je suis venue ici parce que mon dossier y serait traité en un seul et même endroit et que j’aurais une réponse à la fin de la journée. L’accueil, c’est le bonus ! » Selon une récente étude réalisée au sein de l’unité, le pourcentage de satisfaction pour la qualité du parcours de soins proposé atteint 80 %, et même 90 % en ce qui concerne le travail des infirmières et des "Blouses roses". Un succès tel qu’un centre de diagnostic en un jour dédié aux lésions de la thyroïde a aussi été ouvert à Gustave-Roussy.

Par Caroline Tancrède sur le Site Sciences et Avenir Santé

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 09:55

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Article publié par Isabelle Eustache le 21/03/2014


Les proches sont aussi les victimes du cancer…

À l’occasion de la Semaine nationale de lutte contre le cancer, la Ligue contre le cancer publie un livre inédit « Les Proches, ces autres victimes du cancer ».

Traiter de ce « sujet complexe et peu visible » contribue à une reconnaissance sociétale des proches…

 

Cancer : vers une reconnaissance sociétale des proches

 

On compte en France quelque 8 millions d’aidants (conjoints, enfants, amis, relations professionnelles), lesquels jouent un rôle capital depuis l’annonce de la maladie et pendant toute la durée des traitements : « sans les personnes proches, les malades seraient bien moins soignés, auraient une moins bonne qualité de vie et nécessiteraient plus d’aide publique ». Or aujourd’hui, les aidants sont « dans l’ombre ». Comment vivent-ils cette situation et quelles sont leurs attentes ? De quel type de soutien ont-ils besoin ? Quelles sont leurs problématiques ?

Ce livre tente de répondre à ce type de questions. Et pour être au plus près de la réalité, la Ligue a mené une enquête : pour 98% des Français interrogés, être proche d’une personne malade c’est accorder une écoute et assurer une présence ; pour 88%, c’est apporter un soutien administratif et pour 84% c’est s’impliquer dans une aide à la vie quotidienne.

Les liens qui les unissent à la personne malade sont qualifiés par les mots : amour (68%), solidarité (45%), entraide (43%) et amitié (35%).

 

Quels sont les besoins des proches ?

 

Les Français revendiquent notamment :

Des structures pouvant les soulager au quotidien (lieux d’accueil temporaire de jour pour les malades) (90%). Des gardes de nuit à domicile (83%). Des activités de loisirs ponctuelles (82%). Des séjours-vacances organisés pour le malade (60%).

Les aidants éprouvent le besoin d’être secondés, notamment pour l’aide à la toilette (85%), accomplir des soins médicaux (82%) ou pour s’impliquer dans une aide à la vie quotidienne (76%). Ils sont par ailleurs favorables à des formations liées aux gestes du quotidien (86%), à l’écoute psychologique (86 %) et aux soins médicaux (80 %).

« Les Proches, ces autres victimes du cancer », Éditions Autrement, http://www.ligue-cancer.net. 

Sources : Communiqué de presse de la Ligue contre le cancer, 20 mars 2014.

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 09:49

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Les patientes souffrant d’un cancer du sein ont 2 fois plus de chances de survie si elles ont de hauts niveaux de vitamine D.

La vitamine D permettrait de prévenir de nombreuses maladies chroniques, comme des cancers ; d’après une méta-analyse parue dans Anticancer Research, elle donnerait aussi de meilleures chances de survie aux femmes atteintes par un cancer du sein.

La vitamine D est produite naturellement par l’organisme lorsqu’il est exposé à la lumière du soleil, et plus précisément aux UVB. Les sources alimentaires de vitamine D sont peu nombreuses : il s'agit des poissons gras, des huiles de foie de poisson ou du lait enrichi. La vitamine D existe aussi sous forme de compléments alimentaires.

Lire notre dossier sur la vitamine D

Dans ce nouvel article, des chercheurs de l’université de San Diego (La Jolla) ont voulu savoir si de hauts niveaux de vitamine D dans le sang étaient associés à une meilleure survie des patientes ayant un cancer du sein. L'un des auteurs de ces travaux est Cédric Garland, qui, avec son frère, est un des premiers à avoir analysé le lien entre vitamine D et cancer.

Lire : Les frères Garland, pionniers du cancer et de la vitamine D

Les auteurs ont donc recherché des articles sur le lien entre mortalité par cancer du sein et vitamine D dans les bases de données internationales ; ils en ont trouvé 5 qui représentaient plus de 4 440 femmes avec un cancer du sein. Les niveaux sanguins de vitamine D ont été relevés.

Résultats : il y avait une forte relation entre la concentration de vitamine D dans le sang et la survie des femmes. Les patientes avec de hauts niveaux sanguins de vitamine D (au moins 30 ng/mL) étaient deux fois plus susceptibles de survivre de la maladie que celles qui avaient de bas niveaux (17 ng/mL). C'est pourquoi les auteurs préconisent que la vitamine D complète les traitements contre le cancer du sein.

D’après Cédric Garland, « il n’y a pas de raison convaincante d'attendre de nouvelles études pour incorporer des compléments de vitamine D dans les traitements standard puisqu’il a déjà été établi que le taux de vitamine D optimal était supérieur à 30 ng/mL ». Pour ces chercheurs, le taux de vitamine D des patientes ayant un cancer du sein devrait être régulièrement évalué et relevé si nécessaire grâce à des compléments alimentaires, afin de se situer dans la fourchette de 30 à 80 ng/mL. Le niveau recommandé de vitamine D étant par ailleurs toujours sujet à débat.

Lire l'interview de Reinhold Vieth sur les niveaux de vitamine D recommandés

Comment s'explique le rôle de la vitamine D ? Au niveau moléculaire, les métabolites de la vitamine D activeraient une protéine qui bloque la division des cellules agressives du cancer du sein, ce qui limiterait la croissance de la tumeur. In vitro, les métabolites de la vitamine D agissent sur la différenciation cellulaire, l’apoptose (la mort cellulaire programmée) et l’angiogenèse (la création de nouveaux vaisseaux sanguins alimentant les tumeurs).

Pour appuyer ces résultats, les auteurs rappellent que les taux de décès par cancer sont plus bas dans les régions des Etats-Unis qui reçoivent le plus d’UVB. 

Article du Site : La Nutrition.fr
 

Source

Mohr SB, Gorham ED, Kim J, Hofflich H, Garland CF. Meta-analysis of Vitamin D Sufficiency for Improving Survival of Patients with Breast Cancer. Anticancer Res. 2014 Mar;34(3):1163-6.


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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 09:47

 

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Aider les anciens patients à reprendre leur activité professionnelle après la maladie est l’un des grands enjeux du 3e Plan cancer. Depuis un an, l’Institut Curie a mis en place un dispositif pour accompagner les anciens patients dans cette reprise. 

Travail et cancer : un dispositif pour aider les anciens patients

La reprise du travail est un moment souvent apprécié par les anciens patients, car il représente leur retour à une vie « normale ». Mais cette reprise peut aussi être source d’inquiétudes. Fatigue, douleurs… Les anciens patients, et leurs employeurs, ne sont pas toujours préparés à ces difficultés. Le risque est alors grand pour le patient de "culpabiliser si on lui fait sentir qu'il n'a pas été assez courageux ou d’avoir un sentiment d'inutilité s’il est mis à l'écart", souligne le Dr Laure Copel, cancérologue au sein du Département interdisciplinaire des soins de support à l’Institut Curie.

En réponse à ces constats, Monique Sévellec, psychosociologue à la Maison des patients et des proches de l’Institut Curie à Saint-Cloud, a conçu un livret, en collaboration avec des médecins du travail et la Caisse régionale d’assurance maladie d’Île-de-France (Cramif). Ce document réunit des témoignages de salariés, des conseils et des informations pratiques pour aider les patients à anticiper ces difficultés, à en prendre conscience et à trouver les aides disponibles. Aménagements de poste, temps partiel, rôle de la médecine du travail, place du médecin traitant... Il s’adresse également aux employeurs, car le retour d’un travailleur dans de bonnes conditions est un bénéfice pour l’entreprise.

Un dispositif d’accompagnement sur-mesure[1] a été également mis en place en collaboration avec Géraldine Deblaye, coach professionnel : "Il peut consister en un ou deux entretiens individuels ou prendre la forme d’une série de sept ateliers en petits groupes, étalés sur 3 ou 4 mois pendant la période de convalescence, quand la personne a fini ses traitements et se remet doucement sur le chemin du travail." "Le travail en groupe permet de se nourrir les uns des autres, dans un cadre confidentiel et de non-jugement concrétisé par une charte signée au début des ateliers", ajoute Monique Sévellec.

Les deux femmes organisent également régulièrement des réunions d’information, en présence d’anciens patients et d’un représentant de la Cramif pour rappeler les aides disponibles.

La réinsertion professionnelle nécessite un engagement collectif – du salarié, de son équipe soignante, du médecin du travail et des ressources humaines de son entreprise – et elle doit se préparer dès le diagnostic.

 

En savoir plus

Clic Découvrir le livret "Retour au travail"

 

Texte : Valérie Devillaine

Crédit photo : Noak / Le Bar Floréal / Institut Curie

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 09:46

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 09:56

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Les manchons sont des vêtements compressifs prescrits après les traitements type curage axillaire, pour limiter la progression du lymphoedème des membres supérieurs, aussi appelé phénomène des gros-bras.

Ils sont un des traitements de référence pour améliorer le confort des patients mais leur achat doit être accompagné de conseils avisés. En plus du manchon, avoir des séances de kinésithérapie avec un professionnel spécifiquement formé à la prise en charge « post traitement du cancer du sein » est souvent une étape incontournable. Vous trouverez dans l’e-book Bien vivre sa chimiothérapie au quotidien des annuaires de kinésithérapeutes qualifiés pour garantir une bonne prise en charge de cette problématique.  Dès validation de votre achat, vous recevrez un lien pour un téléchargement immédiat.

Quels types de manchon choisir ?

Il existe différents types de manchons : pour le bras seul, avec épaule, avec mitaine. Ce qu’il faut absolument éviter lors du port du manchon c’est l’effet garrot. Ce dernier est provoqué par le port d’un vêtement compressif trop serré ou peu adapté qui va empêcher la bonne circulation du système lymphatique ou du sang ce qui provoquera une stagnation et un gonflement important. C’est le même principe qu’avec le port des bas de contention.

Pour éviter l’effet garrot, mieux vaut exercer une protection sur tout le membre concerné et opter pour un manchon avec épaule et mitaine intégrés. Cependant, certaines patientes signalent que le manchon avec mitaine est plus difficile à porter car moins confortable.

Quels types de matériaux sont utilisés pour le manchon ?

Plusieurs types de fibres peuvent être utilisés pour la fabrication des manchons de compression : latex, élasthanne, coton, soie…

L’utilisation de ces différentes matières va permettre d’avoir un résultat final plus ou moins fin, plus ou moins chaud.

En fonction des fabricants, des fibres techniques ou thermiques peuvent être proposées. Elles auront des propriétés spécifiques qui vont faire circuler l’air pour ne pas avoir trop chaud, ou au contraire, permettront de ne pas avoir froid.

Des manchons sans couture existent. Ils sont a priori plus confortables, même si cette notion varie en fonction des personnes.

Que faire avant l’achat d’un manchon ?

L’idéal serait de prendre les mesures quand le membre n’est pas encore gonflé donc tôt le matin, après une séance de drainage lymphatique.

Qui prend les mesures pour fabriquer le manchon ?

C’est le professionnel chez qui vous achetez votre manchon. La prise de bonnes mesures est fondamentale pour que le produit convienne totalement au bras fragilisé. C’est pour cette raison qu’il vaut mieux aller chez un pharmacien orthésiste et non dans une pharmacie de quartier même si cette dernière est habilitée à vendre ces produits.

Est-il possible d’acheter un manchon « prêt-à-porter » ?

Oui, c’est possible, mais ce n’est pas conseillé. Ce dispositif médical doit s’adapter parfaitement à votre morphologie pour avoir un service rendu médical optimal. Il vaut mieux privilégier le sur-mesure même si le délai d’obtention est plus long et que le prix est plus élevé.

Où acheter le manchon pour lutter contre le lymphœdème ?

Il vaut mieux aller dans une officine spécialisée en orthopédie / orthésie. Les informations en la matière sont difficiles à trouver. Vous pouvez demander à votre médecin généraliste ou votre oncologue prescripteur de vous indiquer une pharmacie spécialisée ou en magasin orthopédique. Même si vous appréciez votre pharmacie de quartier, ce n’est pas forcément le professionnel le plus compétent pour prendre les mesures correctement et vous donner tous les conseils pour bien porter et entretenir votre manchon, ce qui in fine, revient à bien soigner votre bras. Vous pouvez également consulter cette page qui dresse un annuaire des orthésistes par département.

Au bout de combien de temps changer le manchon contre le lymphœdème du bras ?

Aujourd’hui, il est souvent indiqué que vous pouvez changer de manchon tous les 6 mois et acheter deux manchons en même temps. Cependant, en fonction de vos besoins,  vous pouvez en acheter sur un temps plus rapproché.

Quels sont les remboursements pour le manchon ?

Dans le cadre de votre affection longue durée, le prix de « responsabilité » sera pris en charge à 100%, mais ce n’est qu’une partie du prix final. Votre complémentaire santé peut prendre en charge une bonne part du supplément voire la totalité mais mieux vaut éplucher les conditions générales de votre contrat pour le savoir. Il faut également demander lors de votre achat une facture détaillée que vous transmettrez à votre mutuelle pour remboursement du reste à charge.

Que faire en cas de réaction allergique ou démangeaisons sur le bras ?

En cas de démangeaisons ou d’inconfort important le plus simple est de retourner voir le professionnel chez qui vous avez effectué votre achat pour avoir son « expertise » sur le sujet. Veillez à laver votre manchon régulièrement. Dans certains cas, un changement de matières textiles peut être très bénéfique.

Si vous voulez hydrater la peau du bras fragilisé, faîtes le plutôt le soir. L’utilisation de crème grasse peut dégrader l’efficacité des fibres du manchon compressif.

Si une irritation apparaît au niveau du pli du coude et que rien ne semble efficace pour y remédier, vous pouvez rajouter un petit carré de soie à ce niveau-là lors du port du manchon.

Si le problème persiste, il n’est pas excessif de demander l’avis de votre oncologue ou de voir un dermatologue.

Comment bien entretenir le manchon ?

Comme pour les bas de contention, il faut laver régulièrement le manchon soit à la main, soit à la machine à laver en cycle « délicat » avec une lessive douce (type Le Chat Sensitive) en le mettant dans un filet de lavage pour le protéger. Il ne faut pas utiliser d’assouplissant. Il faut totalement éviter toutes sources de chaleur même au moment du séchage. Il faut le faire sécher bien à plat pour ne pas qu’il se déforme.

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 09:10

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Le lymphœdème est une augmentation de volume d’un membre suite à l’accumulation du liquide lymphatique. Dans la population en général, il est classiquement situé sur les membres inférieurs. Concernant les malades du cancer, il est essentiellement connu pour le phénomène des « gros bras » que certaines femmes ayant été traitées pour un cancer du sein développent. Plus généralement, Les personnes à risque sont celles qui ont subi un curage lymphatique, mais il peut toucher tout le monde.

L’image que l’on a de soi est souvent dégradée en cas de lymphoedème. Se rapprocher des associations de malades peut-être très bénéfique.

Au niveau des précautions nécessaires à appliquer en cas de lymphœdème, plusieurs types de mesure peuvent être suivis.

Anticiper le plus possible les effets indésirables des traitements contre le cancer, permet de mieux les vivre. L’e-book Bien vivre sa chimiothérapie au quotidien rassemble toutes les informations à connaître pour faire face au cancer et à ses traitements.

Lymphœdème et exercice physique :

  • De faire régulièrement des séances de kinésithérapie pour des drainages lymphatiques ou de rééducation dès qu’une sensation de tiraillement, de tension est ressentie ou que le bras a commencé à gonfler. Ces séances doivent être effectuées par un masseur-kinésithérapeute ayant reçu une formation spécifique. Pour avoir des contacts, le mieux est de se tourner vers le service d’oncologie qui vous suit ou des associations de malades. Les manœuvres doivent être exclusivement manuelles ;
  • Essayer de faire de petits mouvements des bras dans un bassin aquatique en étant immergé jusqu’aux épaules pour profiter de l’action drainante de l’eau ;

Lymphœdème et contention médicale :

  • De porter des textiles de compression (bandes) et/ou des manchons en journée qui vont exercer une action mécanique sur le membre touché pour éviter son gonflement. Pour l’acquérir, il faut aller dans une pharmacie spécialisée en orthésie. Ces dispositifs médicaux ne sont pas des produits anodins et il faut que celui que vous achetiez corresponde vraiment à votre besoin. Tous les produits ne sont pas équivalents, à taille comparable. Au niveau de la classe, la force 3 est la plus prescrite. L’essayage est obligatoire. La Haute Autorité de Santé dans une publication de décembre 2010 « La compression médicale dans le traitement du lymphoedème » préconise l’utilisation d’un manchon avec main attenante quand cela est compatible avec le mode de vie du patient. Pour faciliter sa mise en place, il existe des « enfile-manchon ». Là également, il faut tester avant d’acheter ;
  • De renouveler tous les 3 à 6 mois le manchon en fonction de l’évolution du lymphœdème et de l’usure du produit.

Lymphœdème et prévention des infections :

  • Le préserver au maximum : éviter de faire des prises de sang sur le membre concerné, le protéger en cas d’activité à risque (jardinage, bricolage, …) ;
  • Ne jamais prendre la tension artérielle sur le bras fragilisé ;
  • Être très vigilant sur les sources d’infection possible (coupure, piqures d’insecte, etc.).

Lymphœdème et surveillance médicale :

  • De faire des cures thermales tous les ans. Par exemple, la station thermale d’Argelès-gazost est spécialisée depuis 10 ans dans le lymphœdème ;
  • Il faut de toute façon se faire suivre médicalement. Le lymphœdème ne doit pas être considéré comme « banal » et doit être surveillé régulièrement. En cas de modification, rougeur ou douleur, il faut consulter rapidement.

Lymphœdème et hygiène de vie :

  • Dormir sur le dos en surélevant son bras en le laissant reposer sur un oreiller ou sur un coussin d’allaitement à billes (pour pouvoir le positionner facilement) ;
  • Fuir toutes les sources de chaleur possible : soleil, bain chaud, hammam, sauna, etc. ;
  • Ne pas immobiliser le bras, mais ne pas trop le solliciter non plus (exclure totalement le port de charges lourdes) ;
  • Essayer de perdre du poids en cas de surpoids.

Clic LISTE CENTRES LYMPHOLOGIE

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OLIVIER CHAPUT

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