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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 08:56

Étudiante de 3ème année de formation de masso-kinésithérapie à l'Institut Régional de Formation aux Métiers de Rééducation et de Réadaptation des Pays de la Loire, je réalise actuellement mon Travail Écrit de Fin d’Études sur le thème :
Traitement masso-kinésithérapique du lymphœdème
secondaire au traitement chirurgical du cancer du sein.
Dans le cadre d’un stage de formation de 6 semaines réalisé en mars et avril 2013 dans un service de lymphologie dans un centre hospitalier universitaire, je me suis très tôt intéressée d’une part aux différentes techniques utilisées et aux protocoles appliqués par les professionnels masseurs kinésithérapeutes et d’autre part à la littérature professionnelle.
Cette lecture ne permet pas de savoir de manière précise ce qui est réalisé aujourd’hui durant le traitement masso kinésithérapique lors d’une prise en charge des patientes en cabinet libéral.
Je souhaiterais vivement pouvoir bénéficier de votre expérience vécue en tant que patiente afin d’identifier les modalités de prise en charge du lymphœdème secondaire en cabinet libéral.
Après concertation auprès de personnes ressources, j’ai donc réalisé un questionnaire à destination des patientes. Le renseignement de celui-ci devrait vous prendre peu de temps et permettra véritablement d’identifier les conditions réelles des pratiques professionnelles durant la prise en charge des patientes présentant un lymphœdème secondaire. La participation d’un plus grand nombre à cette enquête est donc très importante.
Ce questionnaire de deux pages seulement comporte en tout 15 questions. Il est et restera anonyme.
Nous attendons de votre part des réponses simples et concises.

Afin de me permettre de traiter au mieux vos réponses, je vous demanderais de bien vouloir me faire parvenir vos réponses sur le support joint à ce courrier au plus tard une semaine après réception de celui-ci.


Pour répondre c'est ICI

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 10:08

 

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Cancer du sein et reconstruction mammaire : 3 femmes, 3 choixPour celles qui n'ont pas connu le cancer du sein, la reconstruction mammaire après une ablation du sein (mastectomie) apparaît comme une évidence. Et pourtant... Il s'agit d'une décision lourde de conséquences et les survivantes sont bien moins nombreuses à la prendre qu'on ne le pense. Nous avons rencontré 3 femmes, touchées par la maladie, qui ont accepté de nous expliquer leur choix. Quels critères ont-elles pris en compte ? Comment le vivent-elles aujourd'hui ? Elles nous répondent.

Michèle 62 ans, cancer détecté à l’âge de 56 ans - Ablation d’un sein avec reconstruction immédiate

 

​"L’annonce de mon cancer a été très difficile, j’ai eu peur de mourir. Lorsque l’on m’a annoncé la nécessité de me faire une mastectomie, je l’ai vécue comme un soulagement. Je suis allée voir un chirurgien en cancérologie qui, dès la première consultation, m’a parlé de faire une reconstruction immédiate. Je ne l’envisageais pas autrement. Je n’aurais pas supporté de me voir sans un sein.
J’étais célibataire à cette époque et cette décision je l’ai prise seule, pour mon image de moi. C’était une évidence et avec le recul je suis toujours aussi satisfaite de ce choix, même si cela n’a pas toujours été une partie de plaisir.
J’ai totalement fais confiance à ce chirurgien qui m’a très bien accompagnée. C’est lui qui m’a retiré mon sein. Puis au cours de la même opération un autre chirurgien (plasticien celui-ci) m’a mis une prothèse. Le problème a été qu’elle n’était pas adaptée à mon corps et esthétiquement cela a formé un creux au dessus du sein. Ce n’était pas joli, c’était surtout douloureux au début, le temps que la prothèse prenne sa place. C’est mon médecin généraliste qui m’a recommandé de me faire réopérer pour corriger le défaut.
Je l’ai fait deux après. J’ai pris un autre chirurgien plasticien, mais il y a encore eu une erreur de prothèse, cette fois-ci de taille. J’ai dû être réopérée une troisième et dernière fois. Le résultat est très beau et naturel. L’autre sein a été repris, j’ai perdu mes sensations physiques, mais ce n’est pas grave, ce qui importait plus pour moi était l’aspect visuel.
Aujourd’hui je suis en couple et ma vie intime est épanouie, moi qui voyais mon sein comme une prothèse après la première opération, je le vois désormais comme mon autre sein et j’ai la chance que les cicatrices ne se voient même plus. Pour moi, il a été plus facile de passer à autre chose en choisissant la reconstruction. Une fois le sein enlevé et reconstruit, je n’ai plus eu d’angoisses et j’ai pu plus facilement tourner la page."

Camille 68 ans, cancer détecté à l’âge de 64 ans - Ablation d’un sein sans reconstruction

 

"Ce qui fut difficile à affronter, c’est l’ablation du sein. Je n’ai pas hésité un instant au vu de la gravité des résultats de la biopsie. Il est vrai, j’ai vaguement entendu, lors de l’annonce du cancer : « l’ablation, aujourd’hui ce n’est plus pareil, vous savez, avec la reconstruction, on fait de belles choses. » Mais ce n’était vraiment pas le sujet ! Et je n’y ai même pas prêté attention.
L’ablation d’un sein, c’est difficile à vivre ensuite ; il faut faire le deuil d’un morceau de soi, de son identité. Chaque jour, cela vous revient à la face. Et pourtant, je n’ai pas choisi de faire une reconstruction. La question est intervenue plusieurs mois après, après les mois de chimiothérapie, de radiothérapie, d’inquiétude quant à la récidive. Déjà on a fait « avec », ou plutôt « sans » !
Ça a été une décision mûrie. Je me suis renseignée, notamment lors d’une conférence à Saint-Louis à l’occasion d’Octobre rose. Ce que j’ai entendu m’a laissée perplexe : trop technique. J’ai interrogé aussi des amies qui ont fait une reconstruction. Là encore mon impression a été assez mitigée. Mais peut-être est-ce parce que j’avais déjà pris ma décision .
Mes raisons quant à ce choix de ne pas reconstruire mon sein sont diverses et toutes personnelles. Ce choix n’est ni une fierté ni une souffrance. Ayant déjà pas mal fréquenté les hôpitaux, et même s’ils m’ont été toujours d’un grand secours, je n’ai pas souhaité entreprendre de nouveau un parcours de soins et d’hospitalisation. Il est vrai aussi que, bien portante, il ne m’est jamais venu l’envie de me faire refaire les seins !! Surtout, l’ablation n’a pas altéré l’intimité avec mon compagnon : cela m’a beaucoup confortée dans la décision que j’ai prise seule. Sans doute mon âge, déjà avancé, a-t-il pesé. Dix, quinze ans de moins, j’aurais réagi différemment..."

Nathalie 45 ans, cancer détecté à l’âge de 32 ans - Ablation d’un sein avec reconstruction différée

 

"Mon cancérologue a évoqué le premier la reconstruction, lorsque l'on a évoqué la mastectomie, sans se presser, en me disant "vous avez le temps d'y penser" et "ce n'est pas obligatoire". Puis le chirurgien qui a réalisé la mastectomie en a reparlé, il a activé les choses pour la reconstruction, en disant que c'était un peu la reconstruction qui ferait la "guérison".
J'ai choisi la reconstruction, j'ai fait confiance au chirurgien, en me disant qu'en effet "remplir" le vide allait "effacer" la plaie. C'est pour ça que je me suis décidée, avec le soutien de mon chéri, même si pour lui à ce stade (c'était 6 mois après la fin de mes traitements et 1 an après ma mastectomie) il trouvait que je prenais peut-être la décision un peu rapidement. De toute façon, il me disait aussi qu'il n'avait pas d'avis, que si je choisissais de ne pas le faire il comprenait et me soutenait.
Médicalement j’ai très bien vécu ce choix, l'opération était réussie, le chirurgien m'a prévenue que c'était douloureux (reconstruction par lambeau de grand dorsal), je suis sortie plus rapidement que d'autres de la clinique, je marchais le lendemain. J'en ai d'ailleurs un peu trop fait et ai tiré sur la cicatrice dans le dos qu'il a fallu reprendre.
Physiquement, il y a eu 3 étapes avec, à la 3e étape, prélèvement sur le mamelon du sein qui me reste sans me prévenir, sans m'expliquer les conséquences, que j'ai découvertes après coup : la perte de sensibilité sur mon sein restant. C'est aussi de ma faute, je n'ai pas assez posé de questions aux femmes, au chirurgien...
Psychologiquement, et pour en avoir parlé avec mon cancérologue par la suite, je crois avoir sauté des étapes en ce qui me concerne, je n'avais sans doute pas fait "le deuil" de ce sein. J'ai choisi la reconstruction en pensant qu'elle effacerait les "traces", or ce n'est pas cela qui, à mon sens aujourd'hui, les efface, c'est un travail sur soi psychologique.
Je pense aussi que le poids du regard des autres, de la société, est énorme sur notre choix. Et que la vision des médecins (que ce soit le chirurgien ou le cancérologue qui nous en parle) n'est absolument pas celle de la femme. Or la parole du médecin - à ce moment-là de la maladie (on en sort, on veut en "finir" au plus vite, c'était mon cas) - est très importante, très forte, on a tendance à l'écouter, à suivre ce qu'il propose..."

L'avis Carole Louvel, notre thérapeute spécialiste du cancer du sein


"Le choix de la reconstruction physique est un choix très personnel, qui nécessite de prendre le temps de se renseigner auprès du corps médical, auprès d'autres femmes ayant été confrontées à la même épreuve. Mais avant tout, il est nécessaire de s'écouter, de ressentir ce qui est juste pour soi et si besoin de se faire accompagner psychologiquement pour faire ce choix. Un sein reconstruit, même par la plus belle des reconstructions physiques qu'il soit, aura du mal à être vu comme aussi beau que l'original si le deuil de celui-ci n'est pas fait. Il faut faire en soi une place au nouveau sein pour pouvoir l'accueillir. Il est important de signaler qu'une fois les traitements et la reconstruction physique éventuelle terminés, tout ne redevient pas comme avant. Vient alors le temps de la reconstruction psychologique pour toutes les femmes. Ce temps est indispensable pour accepter ce nouveau corps, dépasser l’épreuve et retrouver un nouvel élan."
C'est pour les aider à se retrouver, à se sentir de nouveau femme, à apprivoiser leur nouvelle image et à reprendre le chemin de leur vie personnelle, amoureuse, sociale et professionnelle que Carole Louvel et Stéphanie Honoré, thérapeutes spécialistes du cancer du sein, ont créé l’association :
"L’Après-Cancer : Se Reconstruire et Vivre après un Cancer du Sein" et ont conçu les Ateliers Après-Cancer.
Plus d'informations sur le site de L'Après-Cancer.
Article du Site au féminin.com
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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 10:16

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Actualité publiée le 31-12-2013  

The Journal of Clinical Investigation

Le métabolisme du glucose en présence d'oxygène est lui-même cause de malignité et non seulement, comme on le pensait jusqu’alors, une simple conséquence de l'activité des cellules cancéreuses, conclut cette recherche du Laboratoire de Berkeley. En synthèse, une augmentation spectaculaire de l'absorption de sucre pourrait être une cause de l'oncogenèse. Ces résultats, publiés dans le Journal of Clinical Investigation, expliquent pourquoi l'hyperglycémie caractéristique de l'obésité et du diabète peut augmenter le risque de cancer du sein et d'autres cancers et pourquoi aussi, les médicaments antidiabétiques, tels que la metformine sont associés à un risque de décès par cancer moins élevé.

 

Le processus mis en cause est la glycolyse aérobie ou le métabolisme, en présence d'oxygène, du glucose transformé en acétyl-CoA et en gaz carbonique (CO2), en même temps qu’en énergie.

Cette hypothèse de la glycolyse aérobie cause de cancérogenèse est controversée car de précédentes recherches ont pu identifier une glycolyse aérobie accrue, aussi dans les cellules saines. Toujours aujourd’hui, la majorité des scientifiques considère que l'augmentation de l'absorption du sucre dans les cellules est la conséquence d’une demande métabolique accrue de la tumeur et non une cause de développement de la tumeur.

  

L’auteur principal de l’étude, Mina Bissell, un expert du cancer du sein depuis 40 ans, chercheur à Berkeley montre ici la responsabilité, dans l’oncogenèse, d’une glycolyse aérobie accrue. Cette augmentation de la glycolyse aérobie et donc de l'absorption de sucre va activer 2 voies de signalisation oncogénique et donc favoriser le développement du cancer.

Les chercheurs ont examiné l'expression de protéines de transport du glucose dans les cellules du sein humaines et, en particulier un transporteur de glucose, appelé GLUT3, dont les concentrations s’avèrent 400 fois plus élevées dans les cellules malignes du sein. Ils montrent que la surexpression de GLUT3 dans des cellules non malignes active des voies de signalisation oncogénique et conduit à l'apparition d’une tumeur cancéreuse (Visuel de gauche). A l'inverse, la réduction de GLUT3 dans les cellules malignes conduit à la suppression de ces voies de signalisation oncogénique et les cellules se comportent alors comme des cellules non cancéreuses, même si elles contiennent encore de l’ADN « cancéreux ».

Ainsi, la suppression de l'absorption du glucose conduit à une réversion des cellules malignes sans affecter les cellules non malignes (Voir visuel en haut à droite).

 

Une découverte majeure qui non seulement apporte un éclairage nouveau sur l'importance de l'absorption du glucose et du métabolisme dans le développement du cancer, contribue à expliquer la relation entre les maladies métaboliques et le cancer et enfin révèle de nouvelles cibles possibles pour le diagnostic et le traitement de la maladie.

 

Site Santé log

 

Source: The Journal of Clinical Investigation October 3, 2013 doi:10.1172/JCI63146 Increased sugar uptake promotes oncogenesis via EPAC/RAP1 and O-GlcNAc pathways

Lire aussi :

CANCER de l’OVAIRE: L’antidiabétique metformine multiplie par 4 la durée de survie 

DIABÈTE et CANCER: Découverte d'un lien moléculaire 

 

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 11:14

 

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Actualité publiée le 11-12-2013  

Journal of Cancer Survivorship

C’est à nouveau, le conseil de ces chercheurs de l'Université de l'Oregon qui conseillent aux femmes ayant survécu au cancer du sein, de pratiquer de l’exercice physique, régulièrement et au moins durant un an, afin de préserver leur densité osseuse et prévenir ainsi le risque de fractures. Leurs conclusions, présentées dans le Journal of Cancer Survivorship, appellent à intégrer systématiquement des programmes d’exercice physique adaptés, au plan de soin de l’après-cancer.

 

Pour maintenir la densité osseuse, comme la force musculaire, il est conseillé aux « survivantes », même âgées, de suivre un programme d'exercices de résistance. Car les femmes âgées représentent  la majorité des patientes atteintes de ce cancer donc la majorité des survivantes. Elles viennent d’être confrontées aux effets des traitements, aux conséquences d’une activité physique durant la maladie, sans compter celles, naturelles, du vieillissement. Le traitement du cancer est lui-même associé à une perte de densité osseuse, une perte de masse maigre au profit de la graisse corporelle. Ces changements prédisposent ces patientes à un risque accru d’obésité, de récidive du cancer, de fragilité osseuse et de fractures.

 

Les bénéfices d’un programme d’exercice physique perdurent des années : Jessica Dobek, chercheur à l'Université de l'Oregon et auteur principal de l’étude, explique que les bénéfices pour la santé osseuse d’une seule année de pratique de l’exercice physique se maintiendront ensuite les années suivantes, même avec une pratique diminuée.  L’objectif, prévenir les fractures osseuses dans le long terme. L'exercice est une thérapie déjà reconnue pour lutter contre les effets secondaires et les effets à long terme du traitement du cancer. Dans des recherches précédentes, la même équipe a constaté qu’u programme après-cancer adapté a permis de reconstruire la force musculaire et de stopper la perte osseuse chez un groupe de patientes. Un an plus tard, l’examen de 44 femmes ayant participé à ce programme révèle le maintien de leur densité minérale osseuse de la hanche et de la colonne vertébrale, de la masse et de la force musculaires.

 

La densité minérale osseuse de la colonne est conservée même après l'arrêt de l’exercice. Certaines femmes ont continué à pratiquer, mais à un niveau plus modéré, alors que d'autres ont cessé totalement. C’est donc un appel à inclure systématiquement ce type de programmes visant à améliorer la santé musculo-squelettique dans le plan de soins des survivantes du cancer du sein. Et cette première étude apporte des repères sur le volume et la durée de l'entraînement physique nécessaire pour préserver la santé osseuse de ces femmes.

 

Source: Journal of Cancer Survivorship DOI 10.1007/s11764-013-0313-7: Communiqué de l’éditeur Musculoskeletal changes after 1 year of exercise in older breast cancer survivors (Visuel © lightwavemedia - Fotolia.com)

Lire aussi : CANCER: L’exercice physique bénéfique pendant comme après le cancer -


Réagissez à cette actu sur Santé Blog

Cette actualité a été publiée le 11/12/2013 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration 
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.

Sur le SITE santé log

Cette actualité est également disponible sur les espaces thématiques suivants :
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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 10:27

 

UN NOUVEAU TRAITEMENT CONTRE LE CANCER

Un Nouveau traitement contre le cancer

Le Pr Jacques Balosso© Emmanuel Bonnet
Le 03 décembre 2013 | Mise à jour le 03 décembre 2013
PAR SABINE DE LA BROSSE

Le Pr Jacques Balosso est Chef du service de radiothérapie du CHU de Grenoble, directeur du Groupement de coopération sanitaire Etoile. explique l’action de cette nouvelle arme contre les tumeurs inopérables, radio ou chimiorésistantes

Paris Match.

 Quel est le principe de  l’hadronthérapie contre le cancer ?

 
Pr Jacques Balosso.

  Cette technique de radiothérapie ciblée utilise des noyaux d’atome légers, des ions carbone qui ont la capacité de pénétrer à une vitesse extrême dans une tumeur pour s’arrêter à une profondeur très précisément programmée. Là, en fin de parcours, ils délivrent leur dose maximale d’énergie dans le but de détruire les cellules cancéreuses tout en préservant les tissus sains environnants. Ce qui est particulièrement important quand la tumeur est située devant ou à côté d’un organe vital.

Dans quels cas envisage-t-on cette nouvelle radiothérapie ciblée ?

Ce traitement est destiné à traiter des tumeurs inopérables (car très mal situées, comme celles développées dans certaines structures osseuses telle la base du crâne) et surtout radiorésistantes.


Pour remplacer le scalpel, il existe d’autres radiothérapies ciblées : le GammaKnife pour les tumeurs du cerveau, le CyberKnife pour celles du poumon et du foie, ou encore les protons chez l’enfant… Quel est l’avantage de l’hadronthérapie carbone ?

 Cette thérapie est capable de détruire les tumeurs les plus résistantes car la concentration microscopique de l’énergie déposée dans les cellules cancéreuses est cent fois plus grande que celle délivrée avec les autres techniques.

Pour quelles tumeurs l’hadronthérapie carbone est-elle surtout indiquée ?
Principalement pour traiter les tumeurs radiorésistantes ou chimiorésistantes de la tête, de la face, du cou, du rachis, du bassin, des membres, les sarcomes et certaines tumeurs du foie ou du poumon qui ont résisté à un traitement conventionnel anticancéreux.

"LES TRAITEMENTS ONT DÉJÀ CONCERNÉ PLUS DE 10 000 PATIENTS."

Dans quels cas cette approche n’est pas envisageable ?
Il faut d’abord commencer par des traitements conventionnels efficaces. Ce n’est qu’en cas d’échec des protocoles classiques que l’on peut recourir, dans certains cas, à cette nouvelle technique de radiothérapie. Lorsque la tumeur n’est pas unique (en cas de cancers métastasés), le traitement relève d’autres protocoles.

Combien de temps faut-il pour constater l’efficacité du traitement par un examen d’imagerie ?
Les tumeurs résistantes ont souvent une croissance lente et, de ce fait, le résultat est obtenu très progressivement, après trois à douze mois selon les cas.

Quels résultats a-t-on obtenus avec ce nouveau traitement ?
Les résultats sont régulièrement publiés dans “International Journal of Radiation Oncology Biology-Physics”, “Radiotherapy and Oncology” et “International Journal of Clinical Oncology”. Ces publications ont montré une augmentation de 20 % à 25 % de chances de guérison. Une tumeur que l’on détruisait dans 50 % des cas peut, avec cette technique, l’être dans 75 %. C’est un progrès considérable !

Quel recul a-t-on avec l’hadronthérapie carbone ?
Les traitements ont déjà concerné plus de 10 000 patients. Ils ont débuté en 1994 au Japon et en 1998 en Europe : en Allemagne, à Darmstadt, puis à Heidelberg. En Italie, à Pavie. Un centre,en Autriche, sera fonctionnel en 2017. Un autre pourrait ouvrir à Würzburg, en Allemagne, dans quelques mois.

En France, quand peut-on espérer bénéficier de ce traitement ?
Il existe un projet : le Centre Etoile, à Lyon, destiné à la seule utilisation de l’hadronthérapie carbone. Il fait actuellement l’objet d’une offre industrielle qui attend le feu vert de l’Etat. Ce centre recevra jusqu’à 2 000 malades par an. Un nombre suffisant pour pouvoir traiter tous les patients français.

Après avoir obtenu le feu vert de l’Etat, combien de temps faudra-t-il avant qu’il soit fonctionnel ?
Environ quatre à cinq ans avant qu’il puisse ouvrir ses portes. Les diverses autorisations officielles sont très nombreuses, et la construction nécessite deux à trois ans. Les essais et mises au point avant ouverture demanderont environ une année de plus.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 09:51

http://pourquoi-docteur.nouvelobs.com/img/logo_new.png   

Une comparaison sur 29 pays place la prise en charge du cancer en France parmi les meilleures d’Europe. Une position que la France va avoir du mal à tenir, estime le Pr Josy Reiffers, président d’Unicancer.
Cancer : l’excellence française menacée faute de budget
DURAND FLORENCE/SIPA

Parmi 29 pays européens, la France est l’un de ceux où les chances de survivre à un cancer sont les plus élevées, quelque soit sa localisation et l’âge du malade. C’est le résultat de deux grandes études publiées aujourd’hui dans la revue spécialisée Lancet Oncology et menées sur plus de 9 millions de cancers diagnostiqués chez des adultes et 60 000 chez des enfants entre 1999 et 2007.


Les cancers de la prostate et du rectum chez l’adulte, les cancers du sang chez l’enfant ou encore le lymphome non hodgkinien, un cancer du système immunitaire ont bénéficié de progrès majeurs : nouveaux médicaments, techniques chirurgicales plus efficaces et diagnostics plus précoces grâce au dépistage. Et la situation s’est encore améliorée depuis la période étudiée qui s’arrête en 2007.

 

Ecoutez le Pr Josy Reiffers, hématologue et président d’UNICANCER, le Groupe des Centres de lutte contre le cancer : « Aujourd’hui, grâce à une thérapie ciblée mise sur le marché en 2004, on ne meurt pratiquement plus de leucémie myéloïde chronique et les patients diagnostiqués aujourd’hui ont une survie comparable à la population générale »



Cette amélioration de la survie des malades s’accompagne également d’une meilleure prise en compte de leur qualité de vie. « Les plans cancer successifs ont contribué à affirmer la place des soins de support et notamment la prise en charge de la douleur », souligne le Pr Reiffers, directeur général de l’Institut Bergonié à Bordeaux, et président d’Unicancer, fédération des 20 centres de lutte contre le cancer répartis en France. Autre évolution en cours, l’ambulatoire, c’est à dire la possibilité de pouvoir suivre un protocole de chimio ou radiothérapie sans hospitalisation complète, en rentrant chez soi le soir. Cette évolution de la prise en charge est particulièrement plébiscitée par les Français selon le Baromètre cancer réalisé en septembre dernier par Viavoice pour l’Institut Curie. 79% des Français disent préférer cette prise en charge ambulatoire à une hospitalisation classique, surtout les femmes (85%) et les plus de 35 ans (87%), parce qu’elle permet de ne pas isoler la personne malade du soutien de son entourage familial et social.


« La France pourrait ne pas tenir longtemps son standing »

Mais si la prise en charge française du cancer est aujourd’hui un exemple en Europe, les spécialistes ne voient pas l’avenir avec grand optimisme. Les restrictions budgétaires dans les centres de lutte contre le cancer pourraient, dans les toutes prochaines années, empêcher les patients français de bénéficier des outils de diagnostic et des traitements les plus innovants.


Ecoutez le Pr Josy Reiffers
 : « La France pourrait ne pas tenir longtemps son standing. Aujourd’hui, on a une grosse difficulté budgétaire dans la prise en charge du cancer. Il y a un vrai problème avec l’innovation. »



Pour le Pr Reiffers, cette réticence française à financer l’accès des malades à l’innovation est une erreur et le fruit d’une gestion budgétaire à très court terme. Les nouveaux outils de diagnostic et les nouveaux traitements du cancer sont effectivement plus chers que les chimiothérapies classiques mais in fine, l’Assurance Maladie pourrait y trouver des marges d’économies.


Ecoutez le Pr Josy Reiffers
 : « Si on adapte d’emblée la bonne thérapie au bon malade, il y a moins de rechutes, moins de chimio, moins d’indemnités puisque la personne peut continuer à travailler et même moins de transport en ambulance... »



Le 3e plan cancer pour 2014 à 2018 est actuellement en cours de rédaction, il doit être présenté par François Hollande le 4 février prochain.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 09:47

Leslie est une jeune infirmière qui se retrouve désormais « de l'autre côté de la barrière » en tant que patiente. Elle a donc décidé de partager ces deux différentes expériences sur son blog.

 Son billet du jour est consacré au Port-a-cath (PAC) ou chambre implantable.

chambre implantable témoignage d'une patiente infirmière

Le Port-a-Cath : la pose, les complications, la ponction, le quotidien

Lorsque l’on doit avoir une chimiothérapie anticancéreuse par voie intraveineuse, il est conseillé de se faire poser un PAC (prononcez « pack », oui comme pour la bière). Pourquoi, comment et à quoi cela sert, c’est ce que je vais essayer d’expliquer.

Qu’est ce qu'un PAC et de quoi a-t-il l'air ?

C’est l’une des formes de cathéter de voie centrale. Il se présente sous la forme d'un petit boîtier qui sera mis sous la peau et relié à un cathéter placé dans une veine (jugulaire ou sous clavière) rejoignant la veine cave supérieure (grosse veine atteignant le cœur).

Pourquoi doit-on en avoir un ?

Pour plusieurs raisons :

  • les produits de chimiothérapie sont des produits « agressifs » et leur injection répétée dans les veines des bras (veines périphériques) qui sont plus fines et plus fragiles que les vaisseaux centraux (plus gros et plus profonds) finiraient par les abîmer ;
  • une fois ce cathéter mis en place, il va le rester jusqu’au moment où on n’en aura plus besoin. Lors des cures de chimiothérapie, l’infirmier(e) aura simplement à piquer dedans, ce qui évite les traumatismes des veines du bras si on avait à piquer dedans à chaque cure.

Le Port-a-Cath en vidéo

Comment se passe la pose du PAC ?

C’est un chirurgien qui pose le PAC au bloc opératoire, la plupart du temps sous anesthésie locale. Pour certaines personnes il peut être conseillé de le faire sous anesthésie générale. Dans ce cas, une courte hospitalisation peut être nécessaire afin de surveiller les risques liés à l’anesthésie. La veille de la pose, il peut être demandé au patient de prendre une douche antiseptique à son domicile. Le jour J, le patient doit de nouveau prendre une douche antiseptique chez lui ou au sein de l'établissement (selon le protocole). Si le patient dispose de traitements particuliers, le médecin a dû indiquer au préalable s'ils doivent être pris ou non. Selon le protocole de l’établissement il peut être demandé au patient d’être à jeun quelques heures avant le geste, mais en général, comme il s’agit d’une anesthésie locale, ce n’est pas nécessaire.

La pose du PAC effectuée sous anesthésie locale permet d’être réalisée en ambulatoire. Le patient arrive le matin (ou la veille selon les établissements). Viennent ensuite les formalités administratives puis la préparation en chambre (prise des paramètres : tension, pulsations, température, douche antiseptique si non faite à domicile, dépilation du torse si nécessaire, tenue…). Puis, il passe au bloc pour environ 30 minutes/1 heure. Enfin, le patient retourne en chambre et, dès que tout est bon après une courte surveillance et accord du chirurgien, il peut rentrer chez lui. Au bloc, je me souviens avoir senti les piqûres d’anesthésie mais une fois que le produit a agi, je ne ressentais plus que les sensations sans la douleur. En fin d’opération, on vérifie que le cathéter est bien en place avec une radio du thorax.

Le patient aura normalement 2 petites plaies : une qui a servi à l’insertion du cathéter dans la veine et une plus grande au niveau de l’insertion du boîtier sous la peau. Là encore, selon les protocoles, le patient aura soit des fils résorbables ou à faire retirer par un(e) infirmier(e), soit de la colle biologique (et dans ce cas là, il n’y a rien de particulier à faire). L’infirmier expliquera selon le cas comment doit être refait le pansement et au bout de combien de temps s’enlèvent les fils. Personnellement j’ai eu de la colle biologique avec un pansement en spray par dessus et j’ai trouvé ça vraiment bien. Il n’y a pas de pansement à refaire, la pellicule finit par s’enlever au bout de 6 à 7 jours et au niveau de la cicatrice, j'ai juste un trait tout fin.

Quelles sont les complications possibles au niveau du PAC ?

Les complications sont RARES, mais voici celles qui peuvent arriver « le plus souvent » à  la suite de l’intervention :

  • présence d’un hématome : souvent sans gravité, il suffit de le surveiller mais normalement il disparaît après quelques jours ;
  • pneumothorax : écoulement d’air dans la cavité pleurale. S'il est faible, une simple surveillance sera effectuée. S'il est plus important, un drain sera mis en place pour évacuer l’air pendant plusieurs jours ;
  • mauvaise position du cathéter : détectée à la radio de vérification faite au bloc, le repositionnement se fait directement par le chirurgien ;
  • infection : surveiller l’absence de frissons, fièvre, de rougeur ou d’écoulement au niveau des plaies… En cas de problème, le patient doit contacter immédiatement son médecin.

Des complications ultérieures peuvent également survenir :

  • obstruction du cathéter : le cathéter peut se boucher (à cause des médicaments injectés et mal « rincés », d’un caillot de sang…). Dans ce cas, les médecins tenteront de le déboucher, mais si cela ne fonctionne pas, il faudra le changer ;
  • infection : elle peut être locale (simplement au niveau de la peau ou du boîtier) mais elle risque de s'engager dans la voie centrale et de devenir une infection généralisée (septicémie). En plus de bonnes règles d’hygiène, il faut aussi surveiller l’absence de rougeur, douleur ou gonflement au niveau du boîtier, ainsi que la présence de fièvre, frissons… ;
  • extravasation  : cela arrive pendant que la perfusion est en train de couler. Le produit de chimiothérapie, au lieu de couler dans la veine, s’infiltre dans les tissus environnants. Cela peut être dû à une désunion entre le boîtier et le cathéter, une mauvaise ponction ou au déplacement de l’aiguille. Si c’est pris en charge rapidement, il peut n’en résulter qu’un gonflement douloureux et rouge. Mais, si l’écoulement est plus important, cela peut aller jusqu’à la nécrose (mort) des tissus.

La ponction dans le PAC

La ponction se fait de façon stérile, après une asepsie de la peau en quatre temps (nettoyage, rinçage, séchage, antiseptique). L'infirmier(e) pique dans le PAC à l’aide d’une aiguille de Huber (aiguille spéciale pour les chambres implantables). Lors du geste, l’infirmier(e) maintien le PAC pour qu’il ne bouge pas. Il/elle demande au patient de prendre une grande inspiration et de bloquer. A ce moment là il/elle pique bien au centre, perpendiculairement à la peau et bien au fond jusqu’à la « buttée » de l’aiguille. Il/elle s’assure que le produit passe correctement dans le cathéter, protège l’aiguille à l’aide d’une compresse et d’un pansement transparent, puis branche la perfusion. Une fois la perfusion terminée, l’infirmier(e) déconnecte la perfusion, retire le pansement, puis l’aiguille et laisse un petit pansement enlevable quelques heures plus tard.

Pour ma part au niveau des sensations : lorsqu’on pique, ça me fait aussi mal qu’une prise de sang et une fois que l’aiguille est bien en place, je la sens mais ce n’est pas douloureux. Lorsqu’on l’enlève je ne trouve pas ça douloureux non plus. Mais nous avons chacun notre sensibilité et notre tolérance. Si cela est douloureux, le médecin peut prescrire des patchs qui anesthésient la peau localement. Ils sont à poser une à deux heures avant le geste pour une efficacité optimale.

Le PAC au quotidien

Une fois la cicatrisation complète, on peut reprendre des bains, aller à la piscine, faire du sport (à part pour quelques exceptions comme les sports trop violents ou pouvant tirer sur le PAC (golf), ou la plongée pour des questions de pressions), et on ne sonne pas aux portiques (enfin normalement:) ). En gros le PAC ne change pas grand chose au quotidien. Son seul inconvénient, c’est qu’il peut être perçu par certain(e)s comme un « stigmate » de la maladie, surtout en été lorsque l’on porte des décolletés ou si l'on se promène en maillot de bain.

Pour ma part, je l’ai toujours assumé. Il faut dire aussi que j’ai toujours aimé ce qui touche aux modifications corporelles (tatouages, piercings…). Du coup, ça ne m’a pas dérangée plus que cela. En général, quand les gens me demandent « c’est quoi ça ? » en le pointant du doigt, je leur réponds simplement « j’ai un cancer et ça comme tu dis, c’est ce qui me permet d’avoir mes traitements de chimiothérapie ». Bon j’avoue ça met souvent les gens mal à l’aise sur le coup, mais ne dit-on pas que la curiosité est un vilain défaut ?

Mon PAC fait partie de moi pour le moment et même s’il déforme quelque peu mon corps, il est là pour me permettre de continuer à me battre. Je le vois comme une arme et non comme une faiblesse.

 

Lesliehttp://www.pink-loutre.com/

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 09:07

Apres-un-cancer-du-sein-une-cure-de-readaptation_article_la.jpg

 

Le Pr Yves-Jean Bignon* expose les résultats positifs de ces nouveaux soins thermaux.

 

Paris Match. Rappelez-nous combien de femmes en France sont chaque année atteintes d’un cancer du sein.

Pr Yves-Jean Bignon. On recense en moyenne 48 800 cas par an, dont 75 % de guérisons ou rémissions prolongées. Ce pourcentage s’améliore grâce aux progrès du dépistage et des traitements.

Pour aider ces femmes à reprendre des forces après un traitement lourd, vous avez mis en place des programmes de soins spécifiques. Pourquoi des stations thermales ?
Parce que, dans ces structures, les ­patientes peuvent bénéficier non ­seulement de soins thermaux, mais aussi d’aides dispensées par une équipe pluridisciplinaire (kinésithérapeute, éducateur sportif, ­nutritionniste, psychologue, esthéticienne…). Il s’agit d’une prise en charge globale, qui correspond aux besoins d’une réadaptation à une bonne hygiène de vie. Ces équipes sont en partie déjà mises en place dans certains établissements de cure thermale, ce qui explique notre choix.

Durant cette cure de réadaptation, quels sont les réels effets bénéfiques de l’eau thermale ?
Après chirurgie et radiothérapie, le sein opéré et la région axillaire présentent des zones fibreuses et cicatricielles douloureuses qui limitent les mouvements de l’épaule : l’eau thermale atténue les douleurs et permet d’assouplir ces tissus. Des études récentes ont, d’une part, confirmé l’action favorable que les soins thermaux exercent sur le système immunitaire et, d’autre part, qu’ils permettent une meilleure adaptation au stress psychologique.

Quelles souffrances chez vos patientes vous ont conduit à créer ces cures ?
Ce qui m’a le plus marqué au cours de ma carrière, c’est le sentiment d’abandon par le corps médical ressenti par les femmes après leur traitement. J’ai aussi été ému par leur ­angoisse à l’idée d’un retour de la maladie. Bien souvent, elles désirent des conseils pour une meilleure hygiène de vie. Il est vrai qu’une existence plus saine réduit les risques de ­rechute. Plusieurs études l’ont démontré.

"UN GRAND NOMBRE DE FEMMES ONT RETROUVÉ UN BON SOMMEIL, LEUR OPTIMISME, ET SONT BEAUCOUP MOINS DÉPRESSIVES"

Pour quelles femmes cette cure est-elle spécifiquement destinée ?
Elle est uniquement indiquée chez celles ayant arrêté leur chimiothérapie depuis moins de six mois et jugées en rémission complète de leur cancer. Elle est contre-indiquée en cas de phase évolutive et chez les patientes ne ­pouvant exercer une activité physique.

Quel est le protocole de cet accompagnement de treize jours ?
Il comporte plusieurs types de soins thermaux, à raison de quatre par jour, dont des douches locales pour assouplir la zone opérée, des massages relaxants sous eau thermale  ­effectués par un kinésithérapeute, des exercices en piscine d’eau thermale chauffée… Ces soins s’accompagnent d’activités physiques individualisées (deux par jour), de cours d’éducation nutritionnelle avec des conseils personnalisés, et de consultations avec un psychologue (pour celles, par exemple, qui ont besoin de retrouver confiance en elles après une épreuve ayant porté ­atteinte à leur féminité). Des esthéticiennes sont aussi à la disposition des convalescentes qui désirent être en harmonie avec leur image.

Quel type d’étude a démontré les réels bénéfices de cette cure ?
Avec mon équipe du Centre Jean-Perrin, nous avons conduit une étude comparative (étude PACThe) portant sur 251 femmes dans trois stations, celles de Vichy, de Châtel-Guyon et du Mont-Dore. Les sujets de l’étude étaient divisés en deux groupes : des patientes hébergées dans l’établissement thermal qui suivaient le programme de la cure ; et d’autres qui habitaient à proximité de l’établissement et suivaient seulement les recommandations de leur médecin de ville. Une fois la cure terminée, nous avons contrôlé tous les six mois, à l’aide de questionnaires et de consultations médicales, l’évolution de la qualité de vie de toutes ces patientes. On a pu constater chez celles ayant été hébergées qu’elle s’était considérablement améliorée ! Un grand nombre d’entre elles ont retrouvé un bon sommeil, leur optimisme, et sont beaucoup moins dépressives. Plus de la moitié ont repris une activité ­physique régulière. Avec un recul de deux ans, on peut dire aujourd’hui que ces bénéfices sont durables. Mais le suivi de ces patientes continue : il va durer encore trois ans. 

* Cancérologue au Centre anticancéreux Jean-Perrin de Clermont-Ferrand, investigateur principal de l’étude PACThe.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 13:11

 

 

Une conférence ouverte au grand public sur la prise en charge du lymphœdème du membre supérieur se tiendra le

mercredi 11 décembre 2013 à 15h00

 au Centre Léon Bérard (28, rue Laennec, dans le 8e arrondissement - métro Grange Blanche).

Elle sera assurée par le Dr GROSSETETE, angiologue, au Centre Léon Bérard, Centre de lutte contre le cancer de Lyon.

Cette conférence aura lieu en salle ONCORA, 2e étage.

Elle est organisée par l’Espace de rencontres et d’information (ERI) du Centre Léon Bérard.

Renseignements à l’ERI du CLB: Tél. : 04 78 78 28 64 et email : eri@lyon.unicancer.fr

 

Prise en Chatge Lymphoedeme

 

 

 

Dominique CORDIER

Accompagnatrice en Santé

Espace Rencontres et Information ERI

 

Centre Léon Bérard

28 rue Laennec

69373 LYON CEDEX 08

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 10:48

CONFERENCE-DEBAT VENDREDI 13 DECEMBRE

 

"Les essais cliniques : espoirs et risques pour les usagers"

9h30 - 12h30 Médiathèque du Bachut, Lyon 8e

Comment se déroule un essai ? A quelle étape de l’élaboration d’une thérapeutique intervient-il ? Quels en sont les acteurs ? Qui peut en bénéficier ? Comment ? Quelles garanties ?

Clic Programme : 

 

 



Inscription gratuite et obligatoire : 
contact@cissra.org ou tél. 04 78 62 24 53

 

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