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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 14:16

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La rumeur courait, elle est désormais confirmée : l’ASCO vient de rendre les

conclusions de deux longues études menées auprès de patientes atteintes de cancer

du sein : la prise de Tamoxifène qui jusque-là était recommandée pour une période

de 5 ans devrait désormais être rallongée du double de temps.

Qu’en pensez-vous ?


 

 

 

 

Dans les consultations, les oncologues commençaient à évoquer la possibilité, pour

certaines patientes, de voir leur traitement d’hormonothérapie  durer plus longtemps que

prévu. Jusque là, ce n’était que rumeur.

Mais désormais il faut compter avec une recommandation très importante que vient de

publier l’ASCO (American Society of Clinical Oncology) : il faut que les patientes atteintes

de cancer du sein prennent du tamoxifène après la chirurgie et la radiothérapie pendant 10

ans. 

Voir cet article de ABC news (en anglais)

Pour arriver à cette recommandation les chercheurs ont mené deux longues études

établissant que les femmes qui ont pris du  Tamoxifène pendant dix ans voient leur risque de

rémission baisser de 4%, le risque de développer un cancer dans l’autre sein baisse de

12%, et le risque de décès diminue de 3% par rapport à celles qui ne l’ont pris « que » 5

ans.

Ils ajoutent que cette recommandation vaut particulièrement pour les plus jeunes, et les

femmes non-ménopausées qui, ainsi, pourront se voir administrer le traitement pendant 10

ans, sans aucune transition ou changement d’hormonothérapie au moment de la

ménopause.

Cependant, ils insistent aussi sur la nécessité pour l’oncologue de décider de la prescription

suivant chaque cas car « risques et bénéfices de l’hormonothérapie » sont à considérer.

Une manière de dire que les effets secondaires du Tamoxifène, parfois très contraignants,

sont aussi à prendre en compte.

Publié le 01/06/2014 à 9h19 - Dernière modification le 01/06/2014 à 9h37

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 08:51

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Le rôle d'une protéine dans la formation des métastases vient d'être mis en évidence. C'est une étape de plus dans la compréhension de ce phénomène à l'origine de 90% des décès liés à une tumeur cancéreuse.

 
Métastases : le rôle clé d'une protéine 

 

Pour s'échapper de sa tumeur et coloniser d'autres tissus, une cellule cancéreuse doit d'abord rompre la matrice qui emplit l'espace entre les cellules pour atteindre le vaisseau sanguin le plus proche. Elle le fait en formant une protubérance, une sorte de pied, que l'on nomme invadopodia. En s'étirant dans cette matrice, le pied libère des molécules qui la dégradent en la hachant en petits morceaux.

Le potentiel d'une cellule cancéreuse à envahir des tissus éloignés repose ainsi sur la formation et la déformation de l'invadopodia pour se libérer de la tumeur. Une fois dans le vaisseau sanguin, elle peut voyager vers d'autres tissus pour former une nouvelle tumeur.

Une cellule capable de réaliser cette tâche est appelée "cellule invasive". Plus de 90% des décès liés à une tumeur cancéreuse sont dus à la propagation des ces cellules cancéreuses dans l'organisme - ce que l'on nomme les métastases. Il était donc important de comprendre comment ce mécanisme est orchestré pour pouvoir le mettre en veille.

Rac 1, protéine clé

Des études précédentes ont montré le rôle important d'une protéine, nommée Rac1. Lorsque Rac1 est présente en grande quantité, la cellule cancéreuse affiche de nombreuses caractéristiques de cellules invasives. Les chercheurs du Albert Einstein College of Medicine se sont donc demandés si cette protéine jouait un rôle dans la formation et la déformation d'invadopodia.

Pour ce faire, ils ont spécialement fabriqué un marqueur (une protéine fluorescente) qui permet de savoir où et à quel moment la protéine Rac 1 est présente dans les cellules cancéreuses. 

En appliquant ce marqueur à des cellules de cancer du sein, réputées très invasives, ils se sont aperçus qu'une forte concentration en protéine Rac 1 entraîne la disparition de l'invadopodia et donc un arrêt de la dégradation de la matrice. Inversement, une faible quantité de Rac 1 permet à l'invadopodia de rester en place.  

Les chercheurs ont observé le même phénomène en étudiant directement le gène responsable de la synthèse de Rac 1. Lorsque celui-ci est inactivé, la destruction de la lame basale augmente. Inversement, quand les protéines Rac 1 sont activées par un signal lumineux, l'invadopodia disparaissait.

Rac 1 joue bien un rôle important dans la capacité des cellules tumorales à se propager dans d'autres tissus. Il semble que ce soit l'augmentation et la diminution de sa présence sur un laps de temps précis qui leur donne cette capacité. Rac 1 serait donc une cible clé de nouveaux traitements contre la formation de métastases. Mais le problème est que ces protéines jouent un rôle également dans les cellules saines. Il faudrait donc trouver des traitements qui ciblent uniquement les cellules cancéreuses. Ce qui laisse toutefois un espoir de pouvoir un jour mettre ce mécanisme en veille.

Par Oriane Dioux
rédigé le 28 mai 2014, mis à jour le 29 mai 2014

Source : A Trio–Rac1–Pak1 signalling axis drives invadopodia disassembly. Yasmin Moshfegh. Nature Cell Biology (2014) doi:10.1038/ncb2972 

VOIR AUSSI

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 09:09

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Grâce à vos dons, les mécanismes d’invasion tumorale sont mieux connus. En effet les dernières découvertes de Carine Rossé dans le laboratoire de Philippe Chavrier et de leurs collègues ont été réalisées dans la cadre du programme « Cancer du sein : invasion et motilité », financé par la générosité du public.

Cancer : comprendre comment les cellules tumorales disséminent…

Comprendre comment les tumeurs primaires s’infiltrent dans les tissus, comment certaines cellules s’en détachent et migrent à distance pour former des métastases constitue un enjeu majeur de la cancérologie actuelle. C’est pourquoi l’Institut Curie a lancé un Programme incitatif et coopératif (PIC) entièrement financé par la générosité public, intitulé "Cancer du sein : invasion et motilité", afin de mettre des moyens importants à la disposition des équipes qui se battent sur ce terrain. 

Les deux coordinateurs de ce programme, Philippe Chavrier, chef d’une équipe de recherche, et Anne Vincent-Salomon, médecin pathologiste et chercheuse, se sont associés pour mieux comprendre comment les cellules d’un cancer du sein rompent les amarres pour commencer à envahir d’autres tissus.

Et c’est sur l’une des formes de cancer du sein les plus agressives à ce jour, les cancers du sein triple négatif, que porte leur dernière découverte. "Ces cancers du sein sont dénués de récepteurs aux œstrogènes, de récepteurs à la progestérone et ne surexpriment pas HER2. Les femmes porteuses de ce type de cancer ne peuvent donc ni bénéficier d’une hormonothérapie, ni de thérapies ciblées anti-HER2 comme l’ Herceptin", explique le Dr Anne Vincent-Salomon.

La grande invasion

L’équipe de Philippe Chavrier vient de découvrir comment les cellules de ces cancers du sein brisent les liens qui les relient à leur tissu d’origine. "Pour s’échapper, les cellules tumorales doivent creuser un tunnel dans la membrane basale qui délimite la glande mammaire", explique Philippe Chavrier. Son équipe montre que la protéine PKC, et la protéase MT1-MMP sont des moteurs de cette "invasion" cellulaire.

Si on "éteint" PKC dans des lignées de cellules issues de cancer du sein agressif, l’approvisionnement en MT1-MMP au niveau de la surface des cellules est bloqué.

Mais comme les chercheurs peuvent compter sur le Centre de ressources biologiques de l’Institut Curie où sont conservés près de 60 000 échantillons de tumeurs, ils ont également étudié ces protéines directement dans des prélèvements tumoraux. "Nous montrons des corrélations d’expression entre ces deux protéines dans les cancers du sein associés à un pronostic défavorable, explique le chercheur. Nous avons également identifié un mécanisme dans lequel ces deux protéines fonctionnent de concert pour augmenter le pouvoir invasif des cellules tumorales mammaires."

Grâce au Programme incitatif et coopératif (PIC), les chercheurs viennent de franchir une étape essentielle pour identifier précocement les tumeurs au fort pouvoir invasif, voire bloquer la formation des métastases.

"Nous avons identifié des cibles intéressantes pour d’éventuels traitements, mais elles restent à valider", tempère le biologiste. Viendra donc ensuite le temps de la mise au point, avec l’aide de chimistes, de médicaments capables d’enrayer ces mécanismes.

SITE INSTITUT CURIE

 

En savoir plus

Control of MT1-MMP transport by atypical PKC during breast-cancer progression 

Carine Rossé, Catalina Lodillinsky, Laetitia Fuhrmann, Maya Nourieh, Pedro Monteiro, Marie Irondelle, Emilie Lagoutte, Sophie Vacher, François Waharte, Perrine Paul-Gilloteaux, Maryse Romao,

Lucie Sengmanivong, Mark Linch, Johan van Linti, Graça Raposo, Anne Vincent-Salomon, Ivan Bièche, Peter J. Parker, Philippe Chavrier

PNAS, 21 avril 2014, doi:10.1073/pnas.1400749111

Le programme "Cancer du sein : invasion et motilité"

Vidéo : "Comment la cellule devient-elle cancéreuse ?"

Vidéo : "Comment la cellule fait-elle son nid dans l’organisme ?"

L’équipe de Philippe Chavrier

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 08:51

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A l'occasion de la 2e Journée du traitement de la douleur dans la pathologie cancéreuse, découvrez le travail d'une infirmière ressource douleur de l'Institut Curie. Vérène Praud occupe le poste d’infirmière ressource douleur créé à l’Institut Curie en 2006. Elle coordonne la prise en charge antalgique des patients et met en œuvre différentes méthodes innovantes pour soulager les douleurs liées aux soins et aux phases aiguës du cancer.

Vérène Praud: portrait d'une infirmière spécialiste du traitement de la douleur

Titulaire d’un diplôme d’infirmière accompagné d’un mémoire  de fin d’études sur la prise en charge de la douleur selon les cultures et les religions, Vérène Praud a rejoint l’Institut Curie en 2004. "J’ai développé mes compétences d’infirmière en service d’oncologie avant de me spécialiser dans la prise en charge de la douleur des patients atteints de cancer, raconte la jeune femme. J’ai ensuite passé un diplôme universitaire ‘douleur et soins infirmiers’ pour compléter mes connaissances et travailler avec une approche plus globale  de la douleur." En 2009, Vérène Praud a exercé aux consultations d’urgence de l’Institut Curie, où elle s’occupait principalement de patients se plaignant de douleurs aiguës à domicile, avant de prendre le poste d’infirmière "ressource douleur" : "Dès lors, mon activité d’infirmière s’est développée parallèlement aux nouvelles méthodes que nos médecins intégraient à la prise en charge de la douleur en cancérologie."

Soulager les patients 

Aujourd’hui, Vérène conseille les équipes soignantes dans la prise en charge des douleurs des patients liées aux soins du cancer et à certaines phases plus aiguës de la maladie. Elle propose et applique différentes techniques complémentaires ou alternatives aux médicaments, en fonction de chaque cas particulier.  Parmi elles, l’hypno-analgésie : "Cette méthode, issue de la relaxation et de la sophrologie, permet au patient de se déconnecter du contexte du moment", explique l’infirmière. Elle utilise également un gaz, mélange de protoxyde d’azote et d’oxygène, qui a une action apaisante et analgésique sur le patient qui l’inhale.

Dans certains cas, elle a recours à la neurostimulation électrique transcutanée : "De petites électrodes, appliquées sur la peau de la zone qui fait mal ou de ses racines nerveuses, ‘brouillent’ l’intégration du message douloureux par le cerveau." A l’Institut Curie, la jeune femme a également pour mission de veiller à l’efficacité des traitements des douleurs rebelles et au bon usage des "PCA"*, ces dispositifs de délivrance de doses antalgiques.

"Je partage bien sûr avec les patients des moments  compliqués, mais leur soulagement est tel que ce sont aussi de beaux chemins.Vérène est sollicitée par tous les services de l’Institut Curie dès que ses compétences peuvent diminuer les craintes ou les douleurs d’un patient. "Mon travail demande de la disponibilité et de l’adaptabilité, note-t-elle. Mais j’ai la chance que tout le personnel soit sensibilisé à la question de la douleur à l’Institut Curie et que notre institution ait l’éthique et les moyens techniques de bien réussir cette prise en charge."

* de l’anglais Patient Control Analgesia

 

En savoir plus

La 2e Journée de traitement de la douleur dans la pathologie cancéreuse se déroule ce mardi 20 mai à l'Institut Curie. 

Voir le programme de la journée

Mathilde Regnault
20/05/2014
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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 15:29

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Mis à jour : 17.12.13

Les stades d'un cancer du sein

Les grades d'un cancer du sein

Les stades d’un cancer du sein

Grâce aux examens de diagnostic, on détermine le stade du cancer, c'est-à-dire l'étendue de la maladie au moment du diagnostic. Pour évaluer l'étendue d'un cancer du sein, les médecins prennent en compte trois critères : la taille et l'infiltration de la tumeur, l'atteinte ou non des ganglionslymphatiques et la présence ou non de métastases.

  • La taille et l'infiltration de la tumeur. Lorsque des cellules cancéreuses apparaissent, elles forment d'abord une tumeur au niveau des canaux ou des lobules du sein (carcinome in situ). Puis, progressivement, la tumeur peut traverser la paroi (appelée membrane basale) du canal ou du lobule et devenir ainsi infiltrante (on dit aussi invasive). Étudier la taille et l'infiltration de la tumeur donne donc une indication sur le degré d'évolution de la maladie.
  • L'atteinte ou non des ganglions lymphatiques, le nombre et leur emplacement. Les cellules cancéreuses peuvent s'échapper du sein et se disséminer ailleurs. Les ganglions lymphatiques de l'aisselle (ganglions axillaires) sont les premiers à être potentiellement touchés. Lors de l'examen clinique, le médecin recherche systématiquement les ganglions anormaux en palpant les différents endroits où ils peuvent se trouver (essentiellement dans l'aisselle). Pour déterminer ou confirmer si des ganglions contiennent des cellules cancéreuses, il faut dans un second temps les analyser au microscope, après les avoir prélevés. Si des ganglions sont atteints, cela signifie que la maladie a commencé à se disséminer. Le nombre de ganglions envahis et leur emplacement permet d'en savoir plus sur le degré de propagation du cancer.
  • La présence ou non de métastases. Les cellules cancéreuses peuvent envahir d'autres organes que les ganglions lymphatiques et y développer des métastases. Les organes les plus souvent touchés par des métastases lors d'un cancer du sein sont le foie, les os et les poumons.

Ces 3 critères – taille et infiltration de la tumeur, atteinte ou non des ganglions lymphatiques, présence ou non de métastases – permettent de définir le stade du cancer selon la classification TNM de l'Union internationale contre le cancer (UICC) et de l'American Joint Committee on Cancer (AJCC), 7ème édition. TNM signifie en anglais « Tumor, Nodes, Metastasis » soit « tumeur, ganglions, métastases ».

L'examen clinique réalisé avant tout traitement permet de définir un stade du cancer dit stade pré-thérapeutique, on parle de classification cTNM (c pour clinique).

Après la chirurgie, l'examen anatomopathologique des tumeurs et l'analyse microscopique des ganglions prélevés permet de définir un stade du cancer dit stade anatomopathologique, on parle de classification pTNM (p pour post-chirurgical).

En fonction des caractéristiques observées lors de cet examen, une annotation par lettre ou par chiffre est portée pour T, N ou M :

  • Tx (la tumeur ne peut pas être évaluée) à T4 pour la taille de la tumeur ;
  • Nx (l'envahissement des ganglions ne peut pas être évalué) à N3 pour le degré d'envahissement des ganglions ;
  • Mx (renseignements insuffisants pour classer les métastases à distance), M0 et M1 pour la présence ou non de métastase à distance.

Si les caractéristiques observées lors de cet examen anatomopathologique sont différentes de celles observées lors de l'examen clinique réalisé avant tout traitement, le stade est réévalué après la chirurgie.

Le stade des cancers du sein au moment du diagnostic est exprimé par un chiffre romain allant de 0 (is) à IV.

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Les grades d’un cancer du sein

Tous les cancers du sein n'ont pas la même agressivité. C'est l'examen anatomopathologique d'un échantillon de tumeur qui permet d'évaluer le type exact de cancer et de définir son grade.

Le pathologiste examine au microscope la tumeur et évalue trois paramètres morphologiques : l'architecture tumorale, la forme et la taille du noyau de la cellule et le nombre de cellules qui se divisent (ou activité mitotique) qui reflète la vitesse à laquelle les cellules cancéreuses se développent.

L'apparence des cellules cancéreuses (ou architecture cellulaire)

En devenant cancéreuse, la cellule perd progressivement sa fonction d'origine, elle se met à se développer plus rapidement que les autres et finit par changer d'apparence. On dit alors qu'elle est indifférenciée, c'est-à-dire qu'elle a perdu toutes ses caractéristiques d'origine.

Il y a plusieurs degrés de malignité. Plus une cellule cancéreuse ressemble aux cellules normales (elle est dite alors bien différenciée), moins elle est agressive. Plus une cellule s'est modifiée par rapport aux cellules normales (elle est alors indifférenciée), plus elle agressive.

La forme du noyau.

En devenant cancéreuse, le noyau de la cellule peut changer de taille et de forme.

Le nombre de cellules en division (ou activité mitotique)

Plus une cellule cancéreuse se développe vite, plus elle se divise rapidement et plus le risque de propagation du cancer dans l'organisme augmente. Ce critère est étroitement lié au nombre de cellules qui se divisent. L'aspect microscopique d'une cellule qui se divise (on dit aussi qui est en mitose) est caractéristique. Le pathologiste va compter, sur une surface définie, le nombre de cellules qui se divisent.

Chacun de ces 3 critères est évalué et une note allant de 1 à 3 lui est attribuée.

CRITÈRE NOTE 1 NOTE 3
Architecture La tumeur contient beaucoup de structures bien formées. La tumeur contient peu ou pas du tout de structures bien formées.
Noyau Les noyaux de la tumeur sont petits et uniformes. Les noyaux de la tumeur sont gros et leur taille et leur forme varient.
Activité mitotique Les cellules de la tumeur se divisent lentement = faible nombre de mitoses. Les cellules de la tumeur se divisent rapidement = important nombre de mitoses.

 

Le grade d'un cancer correspond à la somme des notes obtenues pour chacun des trois critères. On obtient ainsi un score global classé de I à III qui correspond au grade histopronostique d'Elston-Ellis. Lorsqu'on obtient les scores 3,4 et 5, on parle de grade I ; pour des scores de 6 et 7, on parle de grade II et pour des scores de 8 et 9, on parle de grade III.

De manière générale :

  • Le grade I correspond aux tumeurs les moins agressives ;
  • Le grade III correspond aux tumeurs les plus agressives ;
  • Le grade II est un grade intermédiaire entre les grades 1 et 3.

Sur les comptes-rendus d'examen qui vous seront remis par votre médecin, le grade est souvent exprimé par la lettre G ou SBR, suivie des chiffres I, II ou III. Le grade peut aussi être exprimé en termes de « bas grade » pour les tumeurs les moins agressives et « haut grade » pour les tumeurs les plus agressives.

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 15:23

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Mis à jour : 17.12.13

Un lymphœdème du membre supérieur est un gonflement provoqué par le ralentissement ou le blocage de la circulation de la lymphe.

C’est un effet secondaire possible de tout geste ou traitement réalisé au niveau de l’aisselle curage axillaireexérèse du ganglion sentinelle (rarement dans ce cas) ou radiothérapie axillaire(exceptionnellement dans ce cas).

Cet effet est majoré quand la chirurgie au niveau de l’aiselle est associée à la radiothérapie. La lymphe ne circule plus correctement, elle s’accumule parfois dans la peau du bras du côté du sein opéré et peut entraîner une augmentation de son volume. On parle aussi de « gros bras ». Son apparition peut être tardive (plusieurs années).

Le lymphœdème se distingue du gonflement banal du sein, de l'aisselle et du bras qui peut survenir juste après la chirurgie.

A quel moment un lymphœdème apparaît-il ?

Le lymphœdème est-il systématique ?

Comment reconnaître un lymphœdème ?

Prévenir un lymphœdème

Prendre en charge un lymphœdème

A quel moment un lymphœdème apparaît-il ?

Un lymphœdème peut se manifester quelques semaines après le curage axillaire ou des mois, voire plusieurs années plus tard. Pour cette raison, vous devez rester vigilante, à «l’écoute» de votre membre, afin de pouvoir signaler au plus vite les premiers signes de lymphœdème (voir plus bas).

Le lymphœdème est-il systématique ?

L’apparition d’un lymphœdème n’est pas systématique après un curage axillaire. Le risque augmente avec le nombre de ganglions retirés.

Lorsqu’il est présent, son intensité est variable. Un lymphœdème grave ne se manifeste que chez un petit pourcentage de femmes. Il peut être limité à la main, s’étendre à l’avant bras, voire parfois au bras complet.

Un lymphœdème peut évoluer de façons différentes. Chez certaines femmes, il est temporaire et disparaît dans les quelques mois qui suivent la chirurgie. Pour d’autres, il peut persister et devenir fluctuant mais ne régressant jamais totalement.

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Comment reconnaître un lymphœdème ?

L’apparition d’un lymphœdème est souvent discrète et transitoire. Le gonflement de la main ou de l’avant-bras est souvent le premier signe. Une augmentation rapide (en quelques jours) et importante de cet œdème peut être le signe d’une autre affection et nécessite une consultation en urgence chez votre médecin.

D’autres signes peuvent apparaître ; il s’agit le plus souvent :

  • d’une sensation de tension ou de lourdeur du membre sans avoir eu d’activité particulièrement intense;
  • d’une différence d’aspect de la peau qui vous paraît plus épaisse que de l’autre côté;
  • d’une diminution de la mobilité de la main, du poignet ou du bras;
  • d’une impression que vos bijoux (tels que bagues, montres ou bracelets) ou que vos vêtements (en particulier les manches) sont trop serrés.

Un lymphœdème peut disparaître par la simple mise au repos du bras en position surélevée ou après la nuit. Lorsqu’il ne disparaît plus spontanément, une kinésithérapie spécialisée est nécessaire.

Pour confirmer le diagnostic de lymphœdème, le médecin mesure le pourtour (circonférence) des deux bras, des poignets et des mains. Une différence de 2 cm entre ces mesures ou un changement important dans le volume du bras constitue une indication de kinésithérapie.

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Prévenir un lymphœdème

Peu de données scientifiques sur la prévention du lymphœdème sont disponibles à ce jour.

Il a toutefois été observé que certaines affections du membre supérieur ou comportements peuvent être le point de départ d’un lymphœdème. Il apparait en général après un élément déclenchant qui peut être anodin. Il peut s’agir d’une infection, d’une piqûre d’insecte, d’une brûlure ou de traumatismes au niveau du bras : prise de la tension artérielle, pratique de certains sports, port de charges lourdes, etc.

En être informé et y faire attention peut vous aider à prévenir l’apparition d’un lymphœdème.

Voici une liste de conseils pratiques (non exhaustive) :

  • Protéger le bras et la main de blessures comme les coupures, les égratignures, les ecchymoseset les brûlures. Le port de gants de caoutchouc est conseillé lorsque vous cuisinez, réalisez des travaux de jardinage ou ménagers (notamment en cas d’utilisation de produits détergents) ou lorsque vos mains trempent dans l’eau pendant longtemps. Les blessures éventuelles, même minimes, sur ce membre, l’épaule ou dans le creux de l’aisselle, nécessitent d’être lavées à l’eau et au savon puis désinfectées correctement.
  • Evitez de prendre la tension artérielle ou de faire des prises de sang du côté opéré.
  • Eviter, au début, de porter des charges lourdes avec le bras affecté. Transportez votre sac à main, les paquets lourds et les valises en utilisant de préférence l’autre bras.
  • Bouger le bras en suivant les recommandations de votre médecin et de votre masseur-kinésithérapeute afin de stimuler le drainage de la lymphe. Les exercices préconisés correspondent aux activités de la vie quotidienne auxquelles peuvent s’ajouter certains exercices particuliers.
  • S’assurer auprès d’un professionnel de la santé que la pratique d’activités sportives, vigoureuses et répétitives ou faisant appel au haut du corps, que vous faisiez avant, telles que l’aviron, le tennis, le golf et le ski de fond vous sont toujours autorisées. Si tel est le cas, il est important de les recommencer doucement et d’augmenter graduellement l’intensité de l’exercice.

La prévention du lymphœdème passe aussi par une amélioration des traitements comme la diminution de l’invasivité de la chirurgie au niveau de l’aisselle (dès que possible, l’exérèse du ganglion sentinelleest privilégiée par rapport au curage axillaire), ou la réduction des doses de radiothérapie.

De manière générale, les signes d'infection (rougeur, gonflement ou chaleur accrue) doivent être signalés au plus vite à un médecin.

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Prendre en charge un lymphœdème

Peu de données scientifiques existent sur la prise en charge du lymphœdème. Quelques unes suggèrent toutefois que le drainage lymphatique manuel ou la compression (par bandage de décongestion ou manchon) peuvent améliorer le lymphœdème. La technique de pressothérapie pneumatique peut également être utilisée pour aider à décongestionner le bras.

Le but de ces interventions est d’empêcher l’accumulation de liquide, de réduire le plus possible l’œdème présent et d’éviter ou limiter tout changement qui pourrait devenir irréversible. Elles peuvent être associées entre elles.

Le drainage manuel est réalisé par le masseur-kinésithérapeute. Les techniques de drainage sont adaptées à chaque situation. La zone massée, la pression appliquée comme le temps de drainage dépendent des caractères de votre lymphœdème.

La contention du membre est complémentaire au drainage lymphatique manuel.  Cette contention est dans un premier temps réalisée par des bandages de décongestion qui permettent de maintenir et d’optimiser les résultats du drainage manuel. En entretien, la contention est réalisée par le port d'un manchon. Un manchon est une sorte de gant de contention, en tissu élastique, plus ou moins long, avec ou sans doigt. Il est très souvent réalisé sur mesure afin que le degré de contention soit adapté à vos besoins.

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 09:31

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19 mai 2014 | Communiqué de Presse

En France, les femmes âgées de 50 à 74 ans sont invitées à participer au programme national de dépistage organisé du cancer du sein et celles porteuses d’une mutation génétique (BRCA1 et 2) bénéficient d’un suivi spécifique défini par l’Institut National du Cancer (INCa). Pourtant, d’autres facteurs de risque de cancer du sein existent. Ils peuvent inquiéter les femmes et donner lieu à des pratiques de dépistage hétérogènes.

La Haute Autorité de Santé (HAS) publie aujourd’hui des recommandations sur ces facteurs de risque et identifie ceux nécessitant un dépistage spécifique. L’objectif est d’améliorer les pratiques médicales, aider les professionnels à repérer et dépister les femmes à haut risque et permettre aux femmes de s’informer et lever les idées reçues.

En France, une femme sur 8 sera confrontée au cancer du sein au cours de sa vie. Plus il est détecté tôt et plus un cancer du sein a de chances d’être guéri. Si un dépistage organisé a été mis en place pour l’ensemble des femmes âgées de 50 à 74 ans et que les femmes porteuses d’une mutation génétique (BRCA1 et 2) sont ciblées par des recommandations particulières, la question du dépistage des femmes présentant un autre facteur de risque se pose. A la demande de l’INCa et dans le cadre du Plan Cancer, la HAS a élaboré des recommandations sur les modalités de dépistage des femmes à haut risque de cancer du sein. La HAS a analysé tous les facteurs potentiellement associés au cancer du sein recensés dans la littérature scientifique, puis à déterminé ceux qui nécessitent un dépistage spécifique et enfin, a défini les modalités de dépistage à mettre en place pour chaque situation.

La plupart des facteurs étudiés ne nécessitent pas de dépistage spécifique

L’analyse des études épidémiologiques retrouvées dans la littérature scientifique a permis à la HAS d’identifier 69 facteurs de risque présumés. Elle a déterminé, pour chacun, s’ils étaient liés ou non à la survenue du cancer du sein et si oui, le niveau de risque auquel ils étaient associés. Ce travail a permis d’écarter des situations pour lesquelles il n’est pas recommandé de dépistage spécifique, autrement dit les femmes concernées par un de ces facteurs de risque n’ont pas besoin d’un dépistage autre que celui proposé à toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans et qui consiste en une mammographie tous les 2 ans. Les facteurs de risque écartés par la HAS sont notamment :

  • certains aliments (thé, café, etc.) ou les prothèses en silicone = facteurs de risque prétendus mais dont l’analyse de la littérature montre qu’ils n’en sont pas ;
  • l’utilisation de déodorants, la taille des seins, une densité mammaire élevée après la ménopause = facteurs de risque pour lesquels les données scientifiques disponibles ne sont pas suffisamment fiables pour les définir comme tels ;
  • le traitement hormonal substitutif, la prise de contraception hormonale, certaines lésions mammaires, une grossesse tardive, une obésité après la ménopause = facteurs de risque associés à une augmentation modérée voire modeste du risque de survenue du cancer du sein. 

7 situations pour lesquelles un dépistage spécifique est recommandé

vignette animation cancer du seinLa HAS a retenu 7 facteurs de risque qui sont :

- soit associés à  une augmentation majeure du risque de survenue du cancer du sein,
- soit associés à une augmentation modérée voire modeste de ce risque mais liés à un mauvais pronostic du cancer.

Pour ces facteurs, la HAS a approfondi son travail et défini les modalités d’un dépistage spécifique à mettre en place :

  • Antécédent personnel de cancer du sein invasif ou de carcinome canalaire in situ ;
  • Antécédent d’hyperplasie canalaire atypique, d’hyperplasie lobulaire atypique ou de carcinome lobulaire in situ ;
  • Antécédent de radiothérapie thoracique (irradiation thoracique médicale à haute dose pour maladie de Hodgkin) ;
  • Antécédents familiaux de cancer du sein avec score d’indication à la consultation d’oncogénétique ≥ 3 selon le score d’Eisinger* en l’absence de mutation génétique identifiée dans la famille. 

Pour chacun de ces facteurs de risque, la HAS a précisé :

  • L’âge de début du dépistage ;
  • Les examens de dépistage à mettre en œuvre ;
  • La fréquence des examens de dépistage ;
  • La durée du suivi spécifique.

Voir les modalités de dépistage recommandées en p. 4 du question-réponse de la HAS.

 

Améliorer les pratiques et proposer les meilleures garanties de qualité aux femmes

L’enjeu de ces recommandations est d’améliorer et d’homogénéiser les pratiques de dépistage chez ces femmes, notamment afin d’éviter des examens radiologiques trop fréquents, trop rapprochés, ou à un âge trop jeune. Toutes les femmes qui ne sont pas concernées par le dépistage spécifique sont invitées à participer au dépistage organisé, à partir de l’âge de 50 ans et jusqu’à 74 ans.

 

*Score d’Eisinger : score obtenu après analyse de l’arbre généalogique et de l’histoire familiale permettant d’évaluer la nécessité d’une consultation avec un oncogénéticien.


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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 08:47

 

 

avec AFP
le 12 mai 2014 à 07h55 , mis à jour le 12 mai 2014 à 10h34.
TEMPS DE LECTURE
 4min
mammographie cancer du sein radio médecine hôpital infirmière

Dépistage du cancer du sein / Crédits : AFP


 

SANTÉ

 Des scientifiques américains ont identifié les substances chimiques les plus cancérigènes présentes dans l'environnement quotidien que les femmes devraient éviter pour réduire les risques de cancer du sein, une piste jugée prometteuse pour sa prévention.

Dans une étude publiée lundi dans la revue Environmental Health Perspectives, des chercheurs américains attestent que les produits chimiques qui provoquent des tumeurs cancéreuses des glandes mammaires chez les rats, sont également liés aucancerdu sein chez les humains. Ils publient une liste de 17 substances cancérigènes hautement prioritaires parce qu'elles provoquent des tumeurs mammaires chez les animaux et que de nombreuses femmes y sont exposées. Il s'agit de produits chimiques présents dans l'essence, le gasoil et autres substances d'échappement des véhicules, ainsi que des ignifuges, des textiles anti-taches, des dissolvants, des décapants à peinture et des dérivés de désinfectants utilisés dans le traitement de l'eau potable.

"Cette recherche offre une feuille de route pour la préventiondu cancer du sein en identifiant des produits chimiques hautement prioritaires auxquels les femmes sont le plus communément exposées et montre également comment mesurer cette exposition", explique le Dr Ruthann Rudel, directeur de la recherche au Silent Spring Institute à Newton (Massachusetts, nord-est), co-auteur de ces travaux. "Ces informations guideront les efforts pour réduire le contact avec ces substances liées au cancer du sein et aideront les chercheurs à étudier comment les femmes sont affectées", ajoute-t-il.

Deuxième cause de mortalité par cancer chez les femmes

Les recherches effectuées jusqu'alors sur le cancer du sein ne prenaient pas en compte l'exposition des femmes à un grand nombre de cancérigènes chimiques, en raison surtout du manque d'information quant aux substances sur lesquelles se concentrer et pour les tester. Ces chercheurs soulignent que des groupes consultatifs d'experts de la Maison Blanche, l'Institut américain de médecine et le Comité de coordination pour la recherche environnementale et le cancer du sein, ont tous souligné que les substances chimiques présentes dans l'environnement de tous les jours étaient une piste prometteuse pour la prévention des tumeurs malignes mammaires.

Pour Dale Sandler, principal épidémiologiste de l'Institut national américain des sciences de la santé environnementale (NIEHS), "cette recherche examine de façon étendue et approfondie les données toxicologiques et les biomarqueurs concernant le cancer du sein". Elle donne ainsi une "importante source d'informations" pour étudier les liens environnement-cancer, dit-il. Les Instituts nationaux de la santé (NIH) vont incorporer les recommandations de l'étude alors qu'ils se préparent à tester des prélèvements mammaires provenant de quelque 50.000 femmes, dans le cadre d'une recherche sur des soeurs pour déterminer les causes du cancer du sein.

La cancer du sein est la deuxième cause de mortalité par cancer chez les femmes aux Etats-Unisavec 40.000 décès estimés en 2014 et 232.670 nouveaux cas diagnostiqués, selon l'Institut National du Cancer qui chiffre à 2,89 millions au total le nombre de femmes actuellement touchées par ce cancer.

Liste des principales recommandations 

- Limiter autant que possible l'exposition aux émanations d'essence ou de gasoil et aux gaz d'échappement des véhicules.
- Utiliser une hotte de cuisine en cuisinant et réduire la consommation d'aliments carbonisés (barbecue).
- Ne pas acheter de meubles (sofa, fauteuils...) contenant de la mousse de polyuréthane et s'assurer qu'ils n'aient pas été traités avec des ignifuges.
- Eviter les tapis et autres tissus d'ameublement résistants aux taches.
- Trouver un teinturier qui n'utilise pas de perchloroéthylène ou d'autres solvants.
- Se procurer un bon filtre à charbon pour filtrer l'eau avant de la consommer.
- Réduire l'exposition aux substances chimiques contenues dans la poussière de l'habitation en retirant ses chaussures à l'entrée de la maison, et en utilisant un aspirateur doté d'un filtre HEPA à particules.

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 09:21

Lors d’une conférence, le Dr. Rousset Jablonski parlera de la toxicité de certains traitements utilisés contre le cancer et comment ils peuvent avoir un impact sur la fertilité.

 

Bien que la conférence s’adresse d’avantage aux femmes qu’aux hommes, "les traitements contre le cancer sont toxiques pour la fertilité des deux sexes", affirme le Dr. gynécologue Rousset Jablonski, qui dirigera la conférence.

Chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie, peuvent avoir un impact sur les chances de concevoir un enfant, explique-t-elle.

"Dans le cadre d’une radiothérapie, des méthodes existent pour protéger les organes sensibles", soutient le docteur, parlant des organes reproducteurs.

Et c’est un moyen parmi d’autres si l’on en croit la gynécologue qui abordera ainsi, lors de la conférence, les différentes techniques existantes pour protéger le précieux de la femme : donner la vie. Parmi elles, celles de l’Hôpital Femme-Mère-Enfant des Hospices Civils de Lyon pour les femmes, et celles du Cecos (Centre d’Études et de Conservation des Œufs et du Sperme humain) pour les hommes.

 

La conférence, ouverte au grand public, se déroulera le 13 mai au Centre Léon Bérard (8e arr.) – 15h

 

 

Conférence Eri mai 2014
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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 09:55

techno sciences

 

Lorsque les cellules tumorales acquièrent la capacité de se déplacer et d'envahir d'autres tissus, il y a un risque de métastases et le traitement des cancers devient alors plus difficile. Carine Rossé, chargée de recherche Inserm, Philippe Chavrier, directeur de recherche CNRS, en collaboration avec le Dr Anne Vincent-Salomon, médecin-chercheur à l'InstitutCurie, viennent de découvrir un des mécanismes qui permettent aux cellules des cancers dusein triple-négatifs de sortir de la glande mammaire. Ces résultats sont publiés on line par PNAS le 21 avril 2014.

Comprendre comment les tumeurs primaires s'infiltrent dans les tissus, comment certaines cellules s'en détachent et migrent à distance pour former des métastases, constitue un enjeu majeur de la cancérologie actuelle. C'est pourquoi l'Institut Curie a lancé en 2011 un Programme incitatif et coopératif (PIC), intitulé "Cancer du sein: invasion et motilité", afin de mettre des moyens importants à la disposition des équipes qui se battent sur ce terrain.


La genèse d'un cancer: une mutation peut modifier la structure d'un gène réglant le contrôle de lamultiplication. La probabilité qu'une seconde mutation apparaisse et soit sélectionnée est alors plus importante. Une seconde population sera alors générée, plus anormale que la première et va se développer à ses dépens. On peut ainsi accumuler plusieurs mutations, chacune d'entre elles permettant la sélection d'un clone de plus en plus malin pour finir par une cellule hautement cancéreuse.
Illustration: Wikipédia


Les deux coordinateurs de ce programme, Philippe Chavrier, Directeur de recherche CNRS, et Anne Vincent-Salomon, médecin et chercheuse, se sont associés pour mieux comprendre comment les cellules d'un cancer du sein rompent les amarres pour commencer à envahir d'autres tissus. Et c'est sur l'une des formes de cancer du sein les plus agressives à ce jour, les cancers du sein triplenégatifs, que porte leur dernière découverte. "Ces cancers du sein sont dénués de récepteurs aux œstrogènes et à la progestérone, et ne sur-expriment pas HER2. Les femmes porteuses de ce type de cancer ne peuvent donc ni bénéficier d'une hormonothérapie, ni de thérapie ciblée anti-HER2 comme l'Herceptin" explique le Dr Anne Vincent-Salomon.

Un tunnel dans la membrane basale

Carine Rossé et Philippe Chavrier viennent de découvrir comment les cellules de ces cancers du sein brisent les liens qui les relient à leur tissu d'origine. "Pour s'échapper, les cellules tumorales doivent creuser un tunnel dans la membrane basale qui délimite la glande mammaire" explique Philippe Chavrier.

Son équipe montre que la protéine PKC et la protéase MT1-MMP sont des moteurs de cette "invasion" cellulaire. Si on "éteint" PKC dans des lignées de cellules issues de cancer du sein agressif, l'approvisionnement en MT1-MMP au niveau de la surface des cellules est bloqué et l'invasion cellulaire n'est pas possible.

Grâce au Centre de Ressources Biologiques de l'Institut Curie, où sont conservés près de 60 000 échantillons de tumeurs, les chercheurs ont également étudié ces protéines directement dans des prélèvements tumoraux. "Nous montrons, dans les cancers du sein, des corrélations d'expression entre ces deux protéines, associées à un pronostic défavorable", explique le chercheur. "Nous avons également identifié un mécanisme dans lequel ces deux protéines fonctionnent de concert pour augmenter le pouvoir invasif des cellules tumorales mammaires".

Les chercheurs viennent de franchir une étape essentielle pour identifier précocement les tumeurs au fort pouvoir invasif, voire pour envisager de bloquer la formation des métastases. "Nous avons identifié des cibles intéressantes pour d'éventuels traitements, mais elles restent à valider", tempère le biologiste. Viendra donc ensuite le temps de la mise au point, avec l'aide de chimistes, de médicaments Lorsque les cellules tumorales acquièrent la capacité de se déplacer et d'envahir d'autres tissus, il y a un risque de métastases et le traitement des cancers devient alors plus difficile. Carine Rossé, chargée de recherche Inserm, Philippe Chavrier, directeur de rechercheCNRS, en collaboration avec le Dr Anne Vincent-Salomon, médecin-chercheur à l'InstitutCurie, viennent de découvrir un des mécanismes qui permettent aux cellules des cancers dusein triple-négatifs de sortir de la glande mammaire. Ces résultats sont publiés on line par PNAS le 21 avril 2014.


Posté par Adrien le Vendredi 02/05/2014

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