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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 14:44

 

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Il y a BRCA 1 et 2, mais aussi maintenant une sorte de BRCA 3. Les femmes porteuses de la mutation PALB2 auraient 3 fois plus de risque de développer un cancer du sein. 
Cancer du sein : quels sont les risques de la nouvelle mutation génétique ?
DURAND FLORENCE/SIPA

Les gènes BRCA 1 et 2 sont aujourd’hui connus du grand public. Surtout depuis la médiatisation de la mastectomie d’Angelina Jolie. Mais, la dangerosité d’une autre mutation génétique de susceptibilité au cancer du sein vient d’être évaluée par des chercheurs de l’Université de Cambridge. Une étude parue dans le New England Journal of Medicine permet de dresser le portrait de cette variante du gène PALB2.

 

Quel est le risque de développer un cancer du sein pour les porteuses de la mutation ?

L’analyse de 154 familles non porteuses des mutations BRCA 1 et 2, comprenant 362 personnes porteuses de PALB2 révèle que ces dernières ont un risque d’environ 35% de développer un cancer du sein aux alentours de 70 ans. Elles sont donc trois fois plus à risque de cancer du sein à 70 ans que la population générale. Par comparaison, celles qui sont porteuses de BRCA1 ont un risque de l’ordre de 65%.

 

Le risque est-il augmenté en fonction de l’histoire familiale ?

Oui, plus de membres de la famille souffrent ou ont souffert du cancer du sein, plus le surrisque des porteuses de PALB2 est important. Chez les femmes ayant au moins deux membres de sa famille du 1er degré (mère ou sœur) affectées, le risque monte à 58%. Cependant, « cette mutation particulière ne signifie pas avec certitude que quelqu’un développera un cancer du sein, mais c’est un autre indice pour les femmes, qui peuvent prendre des choix éclairés sur comment réduire leur propre risque », précise le Pr Peter Johnson, médecin en chef pour Cancer Research UK.

 

La mutation génétique PALB2 est-elle fréquente ?

Non, seulement un petit pourcentage de femmes dans le monde en sont porteuses. Les auteurs de cette découverte estiment que des recherches doivent être menées afin de d’obtenir des estimations précises de la fréquence de cette mutation dans la population générale.

 

Que doit faire une femme porteuse de cette mutation ?

Cette découverte constitue clairement un nouvel outil qui devrait améliorer la surveillance du cancer du sein. « Maintenant que nous avons identifié ce gène, nous sommes dans une position qui nous permet de délivrer des conseils génétiques. Si une femme est porteuse de cette mutation, nous lui recommandons d’avoir une surveillance rapprochée, avec notamment un dépistage par IRM », estime le Dr Marc Tischkowitz, du département de génétique médicale à l’université de Cambridge.

Pour le moment, il n’existe pas d’examen spécifique mais les chercheurs de l’hôpital Addenbrooke, qui dépend de l’université de Cambridge, sont en train de développer un test clinique pour le PALB2, qui devrait bientôt être disponible.

 

Existe-t-il un traitement pour minorer ce sur-risque de cancer du sein ?

Les cellules porteuses de la mutation PALB2 seraient sensibles aux inhibiteurs de la PARP, des médicaments qui sont actuellement testés contre le cancer du sein lié aux mutations BRCA1 et 2.

 

Les résultats de ces recherches sont donc d’une grande importance. « Depuis qu’on a découvert les mutations BRCA1 et BRCA2, à la moitié des années 1990, aucun autre gène d’importance comparable n’a été révélé », souligne le Dr Marc Tischkowitz. « La communauté scientifique était d’accord pour dire que, s’il en existait d’autres, nous les aurions déjà trouvés. Mais PALB2 est potentiellement un "BRCA3".»

 

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Publié le 12 Août 2014
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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 09:54

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A vos agendas !

Le 14 octobre prochain, WECF organise à l’hôtel de ville de Lyon, dans le cadre de l’étape lyonnaise du Ruban de l’Espoir 2014, un colloque sur le thème "Cancer du sein, santé reproductive des femmes et perturbateurs endocriniens". Une journée pour découvrir les données scientifiques de pointe sur le sujet, dialoguer avec des équipes de recherche et acteurs de la lutte contre le cancer, professionnels de santé, pouvoirs publics, associations de malades et acteurs locaux impliqués sur le terrain sur les pistes concrètes à mettre en œuvre pour faire de la prévention primaire une réalité.

INSCRIPTIONS OUVERTES !

Une occasion unique de rencontrer des intervenants de renommée internationale qui ont répondu à l’invitation de WECF :

  • Patrice Sutton, MPH, scientifique au sein du Programme de santé reproductive et d’environnement de l’Université de Californie San Francisco. Patrice Sutton a plus de 20 ans d’expérience dans le domaine de la recherche en santé environnementale et au travail, hygiène industrielle, pratique de santé publique, développement des politiques et plaidoyer prenant en compte la dimension communautaire et a travaillé avec le département santé de l’Etat de Californie entre 1987 et 2006. Elle est l’auteure de plus de 30 articles scientifiques publiés dans des revues à comité de lecture et de rapports techniques gouvernementaux.
  • Janet Ackerman, scientifique qui travaille au sein du Silent Spring Institue depuis 2010, travaillant actuellement avec l’Université de Berkeley et l’EPA pour développer des méthodes chimiques de tests applicables au cancer du sein. Impliquée également dans des projets visant notamment à comprendre les impacts des expositions précoces sur le développement mammaire et le risque de cancer du sein notamment.

Participent également à l’évènement des acteurs de premier plan de la recherche et de la lutte contre le cancer de la région lyonnaise :

  • Professeur Véronique Trillet-Lenoir, présidente du Comité directeur du Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes et professeur de cancérologie à l’Université Claude Bernard Lyon
  • Dr Béatrice Fervers, Centre Léon Bérard, Praticien spécialiste de Centre de Lutte Contre le Cancer, Directrice adjointe du Département Cancer et Environnement/Economie de la Santé au Centre Léon Bérard
  • Dr Pascale Mirakian, Médecin endocrinologue et gynecologue, spécialiste en médecine de la reproduction, Hôpital privé Natecia

Découvrez l’ensemble des intervenants le programme ci-dessous.

Une manifestation organisée avec le soutien de l’Insitut National du Cancer, de la European Environment and Health Initiative et du Ruban de l’Espoir.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 09:28

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Une équipe de chercheurs de l'UCL a identifié comment se formaient les métastases et comment éviter qu'elles apparaissent. Les métastases sont responsables de 90 % des 27 000 décès annuels liés au cancer.

 

Pendant cinq ans, l'équipe de 17 chercheurs pilotée par le professeur Pierre Sonveaux a tenté de découvrir d'où viennent les métastases et comment prévenir leur apparition.

Les résultats de leur étude publiées dans la prestigieuse revue Cell Reports, valaient manifestement le temps et l'investissement consentis. Les chercheurs ont identifié des composés prometteurs qui pourraient, à l'avenir, empêcher le développement de métastases chez des patients atteints d'une tumeur cancéreuse.

"Nous pouvons être fiers, s'enorgueillit Pierre Sonveaux. 

Car nous sommes les premiers, au niveau mondial, à avoir identifié une voie qui est responsable des métastases." L'équipe a étudié longuement les cellules cancéreuses et découvert qu'elles produisent un déchet."C'est le superoxyde.  Et nous avons imaginé qu'il était possible d'inactiver le superoxyde afin de bloquer les métastases."

Testé sur la souris

"Nous avons testé notre traitement sur la souris, dans des modèles de mélanomes - ces tumeurs de la peau induites par des expositions au soleil - et dans des modèles de cancer du sein humain injecté chez la souris, précise-t-il. Dans ces deux cas, nous avons pu bloquer les métastases grâce à un traitement qui inactive le superoxyde."

Les résultats ont montré qu'une injection quotidienne d'un tel traitement était efficace dans ce cadre: cela a empêché l'apparition de métastases chez la souris en inhibant le superoxyde.

Un traitement transposable à l'être humain?

"Nous sommes très enthousiastes, mais d'un autre côté nous sommes des académiques, donc il faut raison garder. Des tests supplémentaires sur l’animal sont encore nécessaires, avant de passer chez l'homme. Nous voulons identifier si les stratégies fonctionnent aussi pour d'autres types de cancer. Ensuite, il faut faire des tests cliniques."

La décision de mener des tests cliniques est entre les mains des firmes pharmaceutiques qui possèdent les molécules nécessaires. Car un autre bon point: c'est que ces molécules existent déjà.

"Les composés, qui ont donné des résultats probants lors de nos tests, existaient déjà. Ils appartiennent à des groupes pharmaceutiques, qui les testent actuellement en phase 2 pour traiter la maladie de Parkinson ou l'hépatite C, ajoute Pierre Sonveaux. Nous savons donc que ces molécules ne sont pas toxiques pour l'homme. Cela ouvre la porte à une éventuelle validation relativement rapide d'un traitement préventif qui bloquerait les métastases cancéreuses humaines".

RTBF avec Belga  (Mis à jour le vendredi 25 juillet 2014 à 8h59)


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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 09:48

 

Pourquoi c'est important

Le technétium 99 est une élément radioactif indispensable pour la réalisation des scintigraphies, des examens diagnostiques d'importance majeure en oncologie, cardiologie, neurologie, endocrinologie, urologie, pneumologie… et il risque de manquer drastiquement dans les années à venir. 
 
En 2015, le réacteur Osiris de Saclay, seul producteur de technétium en France, fermera ses porte sous l'avis de l'Autorité de la Sureté Nucléaire.
En attendant la mise en service du réacteur Jules Horowitz prévue pour 2018, la disponibilité de cet élément pourra subir une pénurie importante dans la période entre 2016 et 2018.

L’Académie nationale de Médecine dans son Rapport au Gouvernement à souligné l’impossibilité de substitution du technétium pour la plupart des examens scintigraphiques et les conséquences graves pour des dizaines de milliers de patient(e)s. 
 
Le Gouvernement va devoir prendre bientôt une décision au sujet de la fermeture ou de la prolongation en activité du réacteur Osiris.
 
Pour cela, nous appelons les Pouvoirs Publics à mettre tout en œuvre pour éviter qu'une telle carence impacte de façon dramatique les personnes actuellement malades et les futurs patients.

 

POUR SIGNER LA PETITION C'EST ICI

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 10:45

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par Melanie Gomez Publié le 2 Juin 2014
Pour diminuer les effets néfastes de la chimiothérapie sur la fertilité, un traitement hormonal a montré son efficacité. La goséréline permettrait aux femmes atteintes d'un cancer du sein de doubler leurs chances de tomber enceinte.  
Cancer du sein : un traitement pour améliorer les chances de grossesse
DURAND FLORENCE/SIPA

Entre la moitié et les deux tiers des femmes traitées pour un cancer du sein seront confrontées à une ménopause précoce à la suite de la chimiothérapie. Et pour la moitié d'entre elles, ce phénomène est malheureusement permanent. Pour toutes ces femmes, les résultats d’une étude qui vient d’être présentée à Chicago au congrès de la société américaine de cancérologie constituent un véritable espoir. Ces travaux révèlent qu’il existe désormais une option efficace pour préserver leur capacité à enfanter.

En effet, ces chercheurs ont constaté qu’un médicament déjà connu, appelé la goséréline, pourrait contribuer à préserver les femmes de moins de 50 ans, de ce risque de ménopause précoce particulièrement accru après un traitement pour cancer. Concrètement, la chimiothérapie augmente le risque que ces femmes souffrent par la suite d’une insuffisance ovarienne. Ce traitement diminue en effet bien souvent la quantité et la qualité des ovules stockés dans les ovaires. Aujourd’hui, la seule option pour ces femmes de mettre toutes les chances de leurs côtés pour espérer porter un jour leur enfant, est de recourir à la congélation d’ovules ou même d’embryons avant d’entamer leur traitement anticancéreux.

 

Un taux de grossesse multiplié par 2

« Les effets peuvent être dévastateurs sur la qualité de vie, d'autant plus que ces femmes se retrouvent ménopausées 10 ou 15 ans plus tôt que cela ne leur serait arrivé naturellement », expliquent ces scientifiques. Ainsi pour mener à bien cette expérience, cette équipe a donc inclus 257 femmes non-ménopausées atteintes par un cancer du sein non hormonaux-dépendant. Les 2/3 des volontaires étaient âgées de moins de 40 ans. Au hasard, 131 patientes ont reçu une chimiothérapie standard et 126 d’entre elles ont reçu une chimiothérapie associée à une injection mensuelle de goséréline.

Résultats, deux ans après le début de l’essai, 45% des femmes qui avaient eu le traitement habituel du cancer du sein étaient ménopausées contre 20% dans le groupe de celles qui avaient eu en plus le traitement hormonal. Enfin, les chercheurs ont surtout constaté qu’1 femme sur 5 qui avait reçu de la goséréline était enceinte contre 1 sur 10 dans l’autre groupe. « Préserver leur fertilité est un objectif et une préoccupation importante pour les jeunes femmes diagnostiquées d'un cancer du sein et les résultats de cet essai clinique offrent une option simple et nouvelle qui pourrait éventuellement s'appliquer à d'autres cancers », a souligné la Dr Halle Moore, de la Cleveland Clinic, principal auteur de l’étude.

 

Moins de récidive et une meilleure espérance de vie

Par ailleurs, l’autre bénéfice très important mis en avant par ces résultats est que ce nouveau traitement aurait également un impact sur l’espérance de vie des femmes atteintes par un cancer du sein. En effet, les auteurs ont constaté qu’en plus de réduire le risque de ménopause précoce, la goséréline permet d'améliorer la survie des patientes. Dans le groupe de femmes sous goséréline, la survie globale était supérieure, avec 92% de volontaires vivantes 4 ans après leur diagnostic, contre 82% dans le groupe standard.


Le risque de récidive est lui aussi apparu mois élevé. Pour les auteurs de cette essai clinique qui ont présenté leur résultat lors d’une conférence de presse vendredi à Chicago, il est évident que cette découverte va très prochainement changer la pratique clinique. « Les femmes non ménopausées commençant la chimiothérapie pour un cancer du sein précoce devraient examiner cette nouvelle option pour prévenir l'insuffisance ovarienne prématurée » concluent-ils. La goséréline est une hormone similaire à celles produites naturellement par l’organisme. Actuellement, ce traitement est approuvé par la FDA dans le cancer de la prostate, pour certains troubles gynécologiques bénins et certains cancers du sein.

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 10:33

 

 

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20 juin 2014 à 08h49/ Catherine Le Guen / 

 

Georgette Brière, la patiente opérée sous hypnose d'un cancer du sein, en compagnie de son infirmière anesthésiste, Gisèle Laot.

Durant son opération d'un cancer du sein, Georgette Brière était dans son jardin et regardait ses petits-enfants jouer ! Sous hypnose. Un excellent souvenir, après 13 anesthésies générales.

« J'étais tout de suite partante quand le chirurgien m'a proposé d'être opérée sous hypnose. J'y pensais depuis longtemps parce que j'ai vécu 13 anesthésies générales qui n'ont pas toutes été faciles. Je n'ai pas été déçue, la consultation, l'accueil et la prise en charge n'ont rien à voir. On vient vous chercher avec le sourire et tout le monde vient se présenter. Arrivée à l'hôpital à jeun à 7 h 30, j'étais rentrée chez moi à 14 h après avoir déjeuné, je n'étais même pas fatiguée ! En plus c'est idéal pour faire faire des économies à la sécurité sociale », s'enthousiasme Georgette Brière, 70 ans, l'une des 109 patients de l'hôpital Morvan qui ont bénéficié d'une prise en charge sous hypnose depuis mars 2012.

« Deux infirmières anesthésistes ont souhaité se former après avoir assisté à l'intervention d'un médecin anesthésiste rennais qui pratiquait l'hypnose », explique Françoise Mazé, cadre IADE (Infirmier anesthésiste diplômé d'État) au bloc opératoire.

Quatre infirmières formées 

Aujourd'hui, quatre IADE et un médecin anesthésiste sont formés et pratiquent l'hypnose en différentes circonstances. Tous les actes chirurgicaux ne peuvent se faire sous hypnose, mais elle est possible pour la chirurgie simple du sein, la chirurgie plastique, ou pour accompagner des soins comme la curiethérapie, la ponction d'ovocytes chez les femmes en PMA (procréation médicalement assistée) ou en salle d'accouchement pour une pose de péridurale, ou la prise en charge des enfants à partir de 8 ans en pédiatrie. « Nous l'avons même pratiquée une fois lors d'un accouchement, la femme était arrivée trop tard pour poser une péridurale. Et comme elle avait bénéficié de l'hypnose pour une ponction d'ovocyte, on a pu réutiliser ce qui avait été prévu à ce moment-là », précise Laurence Duros, IADE.

L'hypnose suppose une consultation de trois quarts d'heure, au cours de laquelle le praticien va demander au patient de choisir un bon souvenir et de lui en raconter les détails pour le restituer au cours de l'opération. L'hypnose évite le passage en salle de réveil, moment où les patients souffrent parfois de nausées.

Au-delà des économies de produits anesthésiants pour le CHRU, les infirmières y voient aussi un avantage pour les équipes soignantes, en terme de cohésion (des études ont montré qu'il y avait moins d'épuisement).

Anesthésie locale 

« Une perfusion est toujours posée pour pouvoir administrer une sédation. Ce n'est pas une anesthésie, la personne reste consciente, elle entend tout ce qui se passe. Une anesthésie locale permet d'éviter la douleur. Le patient est acteur et pas spectateur », indique Gisèle Laot, l'IADE qui a hypnotisé Georgette Brière.

« On a recherché la position la plus confortable sur la table d'opération. Puis Gisèle m'a pris la main et a commencé à me parler doucement des souvenirs agréables que je lui avais racontés. J'y étais, c'était vraiment formidable, j'étais complètement décontractée, je n'ai même pas fait de hausse de tension comme avant », ajoute Georgette Brière qui s'est réveill

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 09:01

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Volontaire pour aider les chercheurs ?

En tant que malade, ancienne malade ou personne de l'entourage, vous êtes porteuse de connaissances sur la maladie, sans forcément en avoir conscience. Vos connaissances sont avant tout basées sur votre propre expérience, et c'est justement ce qui est le plus dur à recueillir pour les chercheurs. Nos chercheurs ne sont pas là pour juger vos réponses. Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Seul votre vécu les intéresse.


Etude sur l'impact professionnel du cancer

Alors que l'Institut National du Cancer vient juste de publier sa grande étude intitulée "la vie deux ans après le diagnostic de cancer", la question de l'impact du cancer sur la vie des patients est plus que jamais au coeur de l'actualité. 

Aujourd'hui, des sociologues de l'Institut Gustave Roussy font appel à Seintinelles pour interroger 10 000 femmes, et se concentrer sur la question du travail. 
Ils ont besoin de connaître l'impact qu'a eu le cancer sur votre vie professionnelle. Avez-vous dû vous arrêter de travailler? La maladie a-t-elle été un frein pour vous? Ou vous a-t-elle au contraire permis de donner une nouvelle orientation à votre vie professionnelle?

Parce qu'il n’y a pas une façon de vivre le cancer quand on travaille, il y en a des centaines, propres à chaque cas personnel. C'est pourquoi Philippe Amiel et Agnès Dumas, chercheurs en sociologie, se penchent sur cette question aujourd'hui.
Plus le nombre de participantes sera important, plus leurs connaissances seront précises. Grâce à vos réponses, ils seront plus à même de proposer des solutions répondant aux attentes et besoins des malades.

Profil des volontaires recherchées 
• 10 000 femmes 
• Ayant eu un cancer (tous cancers confondus) durant leur vie professionnelle 
• Ayant terminé les traitements (hors hormonothérapie) depuis au moins 1 an

Objectifs de cette étude 
• Interroger 10 000 femmes, pour que cela soit la plus grande étude jamais menée en France sur cette thématique. 
• Donner aux chercheurs une vision extrêmement fine de la situation et identifier des groupes à risques. 
• Mieux comprendre la diversité des situations, pour une meilleure prévention et un meilleur accompagnement.

 Que vous demandera-t-on? 
De remplir 2 questionnaires en ligne: 
• Le premier aidera les chercheurs à en savoir plus sur vos antécédents médicaux et votre profil. 
• Le deuxième portera sur l'impact qu'a eu le cancer sur votre vie professionnelle.


Implants mammaires et cancer

Profil des volontaires recherchées 
• 400 femmes 
• Porteuses de prothèses mammaires esthétiques 
• Ayant secondairement développé un cancer du sein 
Objectifs de cette étude 
• Mieux comprendre une situation encore rare, mais qui deviendra certainement de plus en plus courante. 
• Savoir comment traiter les personnes concernées. (Faut-il retirer les prothèses avant d'entamer la radiothérapie par exemple? Quel impact leurs prothèses auront-elles sur les soins prodigués?) 
 Que vous demandera-t-on? 
Deux choses seulement: 
• D'imprimer la lettre expliquant le projet de recherche et la remettre au chirurgien qui vous suit pour votre cancer. C'est lui qui prendra contact avec les chercheurs en charge de l'étude. 
• D'envoyer un mail au chercheur en charge de l'étude afin de l'informer de votre participation. Une fois que cela sera fait, vous aurez rempli votre mission.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 09:38

E.R.I.-C.L.B. - RENCONTRE GRAND PUBLIC

Le mercredi 25 juin 2014 à 16h00 :

"Le myélome multiple"

Dr Hervé GHESQUIERES,
Onco-hématologue

Salle ONCORA, 2e étage

Pout tout renseignement :
Dominique CORDIER
Accompagnatrice en Santé
Espace Rencontres et Information ERI

Centre Léon Bérard
28 rue Laennec
69373 LYON CEDEX 08

Tel : 04 78 78 28 64

Affiche-ERI-juin-2014.jpg

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 09:27

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Un tiers seulement des Américaines ayant eu un cancer du sein ont vu un cardiologue. Pourtant la chimiothérapie peut être toxique pour le cœur et nécessite un suivi régulier dès le choix du traitement.
Cancer du sein : une surveillance cardiologique s’impose après la chimio
LYDIE/SIPA

« La majorité des femmes âgées qui développent un problème cardiaque après le traitement de leur cancer du sein ne sont pas suivies par un cardiologue et ont une moindre qualité de soins », souligne le Dr Jersey Chen, cardiologue et chercheur à Rockville aux Etats-Unis. Il a présenté hier, lors d’un congrès de l’American Heart Association consacré à la qualité des soins, une étude montrant que seul un tiers des femmes avec un antécédent personnel de cancer du sein ont vu un cardiologue. Or les chimiothérapies utilisées pour lutter contre ces tumeurs, les anthracyclines et le trastuzumab sont connues pour leur toxicité cardiaque. L’étude de l’équipe du Dr Chen a chiffré à 12% la proportion de femmes ainsi traitées développant une insuffisance cardiaque dans les 3 ans après la chimiothérapie.

 

 Dr Claude Kouakam, cardiologue au CHRU de Lille : « Ces chimiothérapies peuvent affaiblir le muscle cardiaque. Pour le trastuzumab, l’effet est réversible à l’arrêt du traitement tandis que pour les anthracyclines, il peut se manifester plusieurs années après. »

 

Une consultation cardio recommandée avant l’initiation de la chimio

La surveillance de cette toxicité cardiaque doit donc être très étroite pour pouvoir prendre en charge rapidement une éventuelle insuffisance cardiaque. « Ce chiffre américain de 2/3 des patientes non suivies par un cardiologue est surprenant car les recommandations internationales sont très claires. Avant même de débuter ce type de chimiothérapie, il faut évaluer la fonction cardiaque soit par échographie soit par scintigraphie », souligne le Dr Claude Kouakam, cardiologue au CHRU de Lille.

Le suivi se poursuit ensuite pendant la chimiothérapie. Avec une consoeur oncologue, le Dr Kouakam a mené l’année dernière une étude sur près de 250 patientes traitées par trastuzumab pour un cancer du sein. 20% d’entres elles ont subi cette toxicité cardiaque, ayant parfois nécessité de changer de chimiothérapie. « Mais quasiment toutes ces patientes ont récupéré une fonction cardiaque normale dans l’année qui a suivi l’arrêt du traitement par trastuzumab. Donc passée la première année après cette chimiothérapie, on ne recommande pas de suivi cardiologique particulier », précise le Dr Kouakam.

 

Essoufflement, jambes gonflées, les 1ers signes à repérer

La surveillance est plus durable pour les chimiothérapies par anthracyclines car elles peuvent produire leurs effets toxiques pour le muscle cardiaque plusieurs années après l’arrêt du traitement. « Une consultation annuelle chez le cardiologue est recommandée pour les patients guéris par l’anthracycline », insiste le spécialiste. En dehors de ce suivi régulier, il est également important que les ex-malades traitées par ce type de chimiothérapie soient attentifs aux premières manifestations de l’insuffisance cardiaque.

 

 Dr Claude Kouakam : « Si vous vous sentez essoufflé au quotidien, si vous faites de l’oedeme, avez des difficultés à dormir allongé ou prenez du poids de façon inexpliquée, consultez votre généraliste et rappelez lui que vous avez pris des anthracyclines. »

 

Le conseil vaut d’ailleurs pour tous les patients traités par ce type de chimiothérapie, que leur cancer soit localisé dans le sein ou ailleurs, car cette toxicité indésirable du traitement dépend de la dose reçue et non de l'organe qu'il devait traiter.

 

 

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 08:48

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Une enquête nationale permet désormais de mieux connaître le ressenti et la satisfaction des patientes traitées par chimiothérapie pour un cancer du sein en hôpital de jour et des infirmiers de ce service. 

Cancer du sein et hôpital de jour : des patientes se racontent

3812 patientes et 630 infirmiers interrogés, dans 105 établissement répartis sur tout le territoire français, dont l’Institut Curie : cette large enquête visait à améliorer les connaissances sur le vécu et le ressenti des patientes traitées par chimiothérapie en hôpital de jour et des infirmiers qui les prennent en charge. Commandée par le laboratoire Roche, l’étude TemporELLES a été pilotée par un conseil scientifique multidisciplinaire constitué de professionnels, dont le Dr Florence Lerebours, de l’hôpital René-Huguenin à l’Institut Curie, et de représentants d’associations de patients.

Côté patientes…

Pour les patientes, les enquêteurs ont évalué la perception du temps passé en hôpital de jour et de la qualité des relations qu’elles entretiennent avec les autres patientes et avec l’équipe soignante.

Elles passent en moyenne 3h/jr à l’hôpital de jour 

- 30 % trouvent ce temps contraignant

- 83 % sont satisfaites du temps consacré à leur écoute par l’équipe infirmière

- 88 % échangent entre elles

Au-delà des chiffres, les enquêteurs se sont intéressées aux raisons pour lesquelles un tiers des patientes trouvent l’attente contraignante. La plupart d’entre elles ont moins de 50 ans, des enfants de moins de 15 ans et/ou une activité professionnelle. En réalité, c’est surtout le temps d’attente pendant la préparation du traitement qui leur semble long. 

Les sujets de discussion avec les infirmiers  varient peu de ceux entretenus avec les oncologues : les patientes parlent autant des effets indésirables avec les uns qu’avec les autres ; elles leur demandent également des explications sur la maladie et/ou le traitement. En revanche, les informations d’ordre social et pratique (répercussions de la maladie sur la vie, renseignements sur les aides, conseils d’esthétique et de bien-être) sont plus souvent fournies par les infirmiers.

Enfin parallèlement à ces échanges, 88 % des patientes discutent avec d’autres patientes lorsqu’elles sont à l’hôpital de jour. Tandis que la majorité d’entre elles estiment que ces discussions sont utiles (57 %) ou réconfortantes (54 %), 14 % les trouvent démoralisantes. "On ressent le besoin de protéger ses proches. Aussi, échanger avec les personnes que l’on côtoie à l’hôpital, l’infirmier mais aussi d’autres patientes, est très important"explique Laëticia P., patiente.

… et côté infirmiers

Le volet infirmiers a permis d’évaluer la satisfaction vis-à-vis de leur métier en hôpital de jour et de leur rôle auprès des patientes.

- 9 professionnels sur 10 sont satisfaits de leur métier en hôpital de jour

- 72 % apprécient le plus le suivi des patientes dans la durée

- 70 % estiment ne pas avoir assez de temps à leur consacrer

- 96 % sont un intermédiaire entre les patientes et l’oncologue et 84 % ont le sentiment que les informations remontées à l’oncologue sont prises en compte.

Les infirmiers sont très majoritairement satisfaits de leur métier en hôpital de jour. Les aspects les plus satisfaisants concernent le suivi des patientes dans la durée et la possibilité de créer de vraies relations avec elles. Près d’1 soignant sur 2 aimerait consacrer plus de temps à l’écoute et au soutien des patientes.

A noter que 80 % d’entre eux  ont l’impression de subir une pression dans les tâches qu’ils effectuent au quotidien.

Enfin, les infirmiers jouent un rôle de relais entre la patiente et son oncologue. Ils/elles partagent ainsi des propos et des questions que la patiente n’a pas eu le temps ou n’a pas osé aborder directement avec son oncologue. Dans ce cas-là, 84% des infirmiers estiment que les informations qu’ils/elles remontent sont prises en compte par l’oncologue.

Les résultats de l’enquête contribuent à faire émerger des pistes d’amélioration de la prise en charge globale des patientes.  Ainsi, il conviendrait d’optimiser l’organisation pour réduire le temps d’attente, et/ou d’utiliser ce temps pour en faire une plus-value d’information et d’accompagnement par exemple.

 

Texte : Nathalie Boissière

Crédit photo : Christophe Hargoues / Institut Curie

Mathilde Regnault
04/06/2014
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AGENDA DES CHEFS

OLIVIER CHAPUT

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