Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 09:51

 

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  • DE QUOI S'AGIT-IL ?

Les thérapies dites ciblées désignent des médicaments dirigés contre des cibles moléculaires : récepteurs, gènes ou protéines impliquées dans les voies de signalisation intracellulaires jouant un rôle dans la transformation des cellules en cellules cancéreuses ou dans le développement des tumeurs malignes.
Par opposition aux médicaments de chimiothérapie traditionnelle qui s’opposent, globalement, à la multiplication des cellules, les médicaments de chimiothérapie « ciblée » visent les mécanismes intimes de la cancérisation des cellules.

  • LA CONFIRMATION DE L'INTÉRÊT DE CIBLER HER2

L'HERCEPTIN™

La surexpression de HER2 (HER2/neu ou erbB2) est un facteur d’agressivité dans les cancers du sein. De 15 à 30 % des cancers du sein surexpriment cette protéine.
L’intérêt d’une utilisation en néoadjuvant a été montré dans un essai thérapeutique portant sur des patientes opérables, HER2 +++. L’association chimiothérapie + Herceptin™ est associée à un taux de réponse complète de 67 % contre 25 % pour une chimiothérapie seule. L’Herceptin™ devra être poursuivi, après la chirurgie, pour un an au minimum

LES MEDICAMENTS EN COURS DE DÉVELOPPEMENT

- Le trastuzumab-emtansine

Il s’agit d’un composé hybride comprenant un agent anti-microtubule, l'emtansine, conjugué à l’anticorps trastuzumab (Herceptin™).
L’idée est ainsi de cibler spécifiquement les cellules HER2 positives et leur délivrer un agent cytotoxique.

Sur 107 patientes évaluées, 39 % ont présenté une réponse objective et 27 % ont présenté une réponse objective confirmée après 4 semaines.
Récemment, un essai de Phase 2 a montré que ce médicament était comparable à l'association Herceptin™ + docetaxel en termes d'efficacité mais avec beaucoup moins d'effets secondaires.

Ce médicament est relativement bien toléré et les principaux effets secondaires sont, une thrombopénie, de la fatigue et une hypokaliémie (potassium bas dans le sang).
La procédure d'homologation est en cours en Europe et aux États-Unis.


- Le pertuzumab (Omnitarg™)

C'est un anticorps monoclonal humanisé qui cible le récepteur HER2. Son mode d'action est spécifique car il empêche la dimérisation de l'HER2 avec l'HER3.
Il actuellement en développement clinique.

- Le neratinib

Cette petite molécule, administrée oralement à la dose de 240 mg par jour, est un inhibiteur irréversible de HER-1, -2 et -4.
Une étude de phase II a envisagé deux situations différentes, d'une part 66 patientes ayant reçu du trastuzumab pendant plus de 6 semaines et d'autre part 70 patientes trastuzumab-naïve. Toutes les patientes avaient une amplification du gène HER2 , trois quarts des patientes avaient reçu une chimiothérapie adjuvante et un tiers avait reçu au moins deux lignes de chimiothérapie.
Le taux de patientes ne progressant pas à 16 semaines fut 60 % pour la population pré-traitée par trastuzumab et de 77 % pour la population non pré-traitée, avec un taux de réponse respectivement de 26 % pour la population prétraitée par trastuzumab et de 56 % pour la population non pré-traitée.
Les effets secondaires observés furent des diarrhées dans plus de 90 % des cas, ayant nécessité, pour 24 % des patientes, une réduction de doses.

  • LES INHIBITEURS DE L'ANGIOGENÈSE

QUELQUES NOTIONS DE BASE

On désigne ces médicaments sous le nom d'inhibiteurs de l' angiogenèse ou médicaments antiangiogéniques.
Les agents antiangiogéniques n’agissent pas directement sur les cellules tumorales mais sur une population cellulaire normale : les cellules endothéliales, cellules constitutives des vaisseaux sanguins. Ils n’éradiquent pas la tumeur mais contrôlent sa croissance. Ceci explique, pourquoi ils doivent être utilisés en association avec un médicament cytotoxique (chimiothérapie classique) ou en relais pour stabiliser une maladie résiduelle minimale.

LE FACTEUR DE CROISSANCE VASCULAIRE (VEGF)

La croissance des tumeurs dépend de leur capacité de stimuler la création de nouveaux vaisseaux ou angiogenèse. Les récepteurs du facteur de croissance vasculaire VEGFR ( Vascular Endothelial Growth Factor ) sont des acteurs très importants pour l’angiogenèse et constituent une cible très intéressante pour le traitement des tumeurs solides. De plus, dans un grand nombre de tumeurs, ils sont surexprimés.
Les recherches fondamentales sur ce récepteur et ses voies de transduction intracellulaires ont donné naissance à deux types de médicaments :

  • Les anticorps monoclonaux bloquent le domaine extracellulaire du récepteur. On pourrait par analogie dire qu’ils bouchent le trou de serrure. Il s’agit du bévacizumab (Avastin™)
  • Les inhibiteurs des tyrosines kinases associées au récepteur du VEGF. Cette inhibition entraîne le blocage des voies de la transduction intracellulaire à partir de EGFR-1/flt-1 et le VEGFR- 2/KDR/flk1 qui inhibe les plus puissants facteurs angiogéniques connus, à ce jour
  • LES INHIBITEURS DU RÉCEPTEUR DU FACTEUR DE CROISSANCE ÉPIDERMIQUE  (EGFR)

De nombreux travaux expérimentaux et cliniques sont en cours pour préciser le rôle de cette nouvelle classe de médicaments ciblés. Ces médicaments bloquent spécifiquement les récepteurs des facteurs de croissance cellulaire (récepteur à tyrosine kinase) et pourraient entraver le développement des cellules tumorales.
Des études avec l’erlotinib (Tarceva™) et le gefitinib ( Iressa™ ) sont en cours.

  • LES INHIBITEURS DE LA mTOR

POURQUOI CETTE CIBLE ?

- LA PI3K

La transmission du signal à l’intérieur des cellules fait appel à nombreuses molécules, agissant en cascade. Un des messagers est une enzyme, la P hosphatIdyl I nositol 3 - K inase (PI3K).

La PI3K joue un rôle majeur dans le contrôle de la prolifération, de la survie cellulaire et est fréquemment dérégulée dans les cellules tumorales

- La protéine mTOR ( mammalian Target Of Rapamycin )

C'est une sérine-thréonine kinase qui régule la progression du cycle cellulaire et la croissance en modifiant le statut énergétique.


- La protéine PTEN

Dans certains cancers, il existe une mutation qui aboutit au blocage de l’expression d’un gène suppresseur de tumeur qui est à l’origine de la sécrétion d’une protéine PTEN ( Phosphatase and tensin homologue deleted on chromosome TEN ). Cette enzyme a pour fonction de contrebalancer l’activité oncogénique du PI3K. Le circuit effecteur est contrôlé par le mTOR, dont on perçoit l’intérêt de bloquer cette voie de transduction.

COMMENT ATTEINDRE CETTE CIBLE ?

Toutes molécules en cours de développement sont dérivées de la rapamycine ou sirolimus. Cette dernière molécule, initialement essayée dans le traitement des mycoses a été par la suite développée comme immunostimulant pour prévenir le rejet de greffe.

- Le temsirolimus (Torisel™)
 
C’est analogue de la rapamycine actif par voie injectable. Il a été développé dans le traitement des cancers du rein avancés avec des résultats positifs. Il est en cours d’homologation pour cette indication.
D’autres essais ont montré l’efficacité de cette molécule dans le traitement des cancers du sein avancés. En phase II, en monothérapie, le temsirolimus n’a qu’une efficacité très modeste chez des patientes déjà lourdement prétraitées.
La tolérance est acceptable. Les principales toxicités sont hématologiques avec des mucites.

- L’everolimus (Certican/AfiniTor™)

C’est aussi un analogue de la rapamycine, actif par voie orale. Des premiers essais ont montré une efficacité dans le traitement des gliomes. Et de certaines formes de cancers du sein.
L’essai TAMRAD chez les patientes en rechute et réfractaire aux anti-aromatases est clos. Les résultats sont attendus prochainement.

En phase I, en association avec le trastuzumab et soit la vinorelbine, soit le paclitaxel, l’everolimus est peu toxique et les réponses antitumorales sont encourageantes. 

  • LES MOLÉCULES BLOQUANT LE PARP1

LA LÉTALITÉ SYNTHÉTIQUE

- Une tentative de définition

C'est une interaction génétique où la combinaison de mutations entre deux ou plusieurs gènes conduit à la mort cellulaire. Le principe repose sur le fait qu'une cellule présentant deux mutations, viables individuellement à l'état homozygote, deviennent sont létales en conjonction. De ce fait, la létalité synthétique indique généralement que les deux gènes interviennent dans un processus similaire. Elle se pose ainsi que lorsqu'une association de mutations de gènes impliquant deux ou plusieurs gènes  conduit à la mort cellulaire, alors qu'une mutation dans un seul de ces gènes ne l'est pas.

- Les cassures de l'ADN

Les cassures de l'ADN sont très fréquentes à l'état normal et sont, en général réparée. Si les cassure d'un double brin (dsb - double strand breakdown ) sont les plus dangereuses pour la vie de la cellule, les cassures simple brin (ssb - single strand breakdown ) sont les plus fréquentes.

- La réparation des cassures de l'ADN

Elle fait intervenir deux acteurs,

  • La recombinaison homologue de la molécule d'ADN soit l'influence du gène BRCA
  • La réparation par excision de base ( BER - Base Excision Repair ) médiée par une enzyme la PARP1 ( P oly A DP- R ibose P olymérase), découverte en 1963 par Chambon, elle appartient à une famille d’enzymes, présentes en abondance dans le noyau de la cellule. Elles servent à détecter les cassures de l’ADN qui induisent leur activation et contribuent à leur réparation.La PARP catalyse alors la synthèse de molécules de polyADP-ribose ce qui aboutit à des chaînes branchées de poly-ADP-ribose. Ces chaînes attirent et collaborent avec les effecteurs du système de réparation BER (Base Excision Repair ) qui est le mécanisme de réparation de l'ADN par excision de base. 

LES INHIBITEURS DE PARP ET LA LÉTALITÉ SYNTHÉTIQUE

 
- Le principe : induire une apoptose

Les dommages affectant une branche d'ADN ( ssb ) spontanés ou induits, sont convertis en une atteinte affectant les deux branches d'ADN (dsb ) lors du passage de la fourche de réplication lors de la division cellulaire.
Dans les cellules normales, non mutées, la recombinaison homologue, médiée par le gène BRCA , normalement prend en charge ce type de dommage. Dans ce cas, si on ajoute un inhibiteur du PARP1, inhibiteur du système de réparation BER (Base Excision Repair ), rien ne se passe. Il en va de même lorsque l'on laisse intacte la voie du BER.
En revanche, dans les cellules présentant une mutation BRCA1 ou BRCA2 , en présence d'un inhibiteur de PARP1, la recombinaison homologue est déficiente ce qui entraîne un arrêt du cycle cellulaire en G2/M conduisant à l'apoptose.

- Son intérêt comme cible

Cibler la PARP, souvent surexprimée dans les cancers du sein triple-négatifs, est une stratégie intéressante, d’autant plus qu’un effet synergique avec les médicament à base de sels de platine ou la gemcitabine a été mis en évidence dans des modèles expérimentaux..
 

LES MOLÉCULES EN DÉVELOPPEMENT

- Un petit retour en arrière...

Les premiers inhibiteurs ont été synthétisés dans les années 1980 comme médicaments chimio-sensibilisant. La première génération a été développée à partir du nicotinamide et de ses analogues (3AB). Ces produits se comportaient comme des inhibiteurs compétitifs. Les nouvelles molécules sont plus spécifiques.

- Le BSI-201


C'est un inhibiteur sélectif des PARP-1 actif par voie intraveineuse.
Un essai de Phase 2, avec carboplatine, gemcitabine avec ou sans BSI-201 (IV), est en cours chez des patientes ayant un cancer du sein triple négatif métastatique.
Après 6 mois de traitement, les tumeurs ont régressé chez près de la moitié des femmes recevant de le BSI-201 et chimiothérapie contre seulement 16 % pour les autres.
La tumeur n’a progressé qu’après 6,9 mois en moyenne chez les femmes traités par BSI-201 et chimiothérapie contre 3,3 mois chez les autres.
La survie moyenne des patientes est ainsi passée de 5,7 mois à 9,2  mois. 
Il n’augmente pas la toxicité de la chimiothérapie.

- L’olaparib (AZD2281)

Ce médicament est utilisable par voie orale.
Chez des patients présentant un cancer avancé du sein triple négatif , en association avec le paclitaxel, en première ligne, un taux de réponse entre 33 et 40 % a été observé.

- Le véliparib

Ce médicament est en Phase 2 de développement. des résultats préliminaires chez  6 patientes porteuses de la mutation de BRCA 1 ou BRCA 2 ont montré un taux de réponse de 38 %

- Le MK 4827

Un bénéfice clinique de ce médicament est observé chez des patientes porteuses de mutations des gènes BRCA 1 ou BRCA2 et souffrant d'un cancer du sein ou de l'ovaire.

  • L' IMMUNOTHÉRAPIE

UN CHAMP IMPORTANT DE RECHERCHES....

La stimulation des défenses de l’organisme par des médicaments stimulant le système de défense (immunostimulants) est une option thérapeutique possible. L’utilisation de cette approche, dans le traitement du cancer du sein, fait aussi l’objet de nombreux essais thérapeutiques à travers le monde.
Des anticorps monoclonaux, fabriqués pour guider les cellules du système immunitaire, sont, aussi, en cours d'expérimentation.
Des vaccins thérapeutiques, c’est à dire ne prévenant pas le cancer mais aidant à sa guérison, sont aussi en cours d’évaluation dans des essais thérapeutiques.


Mise à jour

14 octobre 2010

 

 

 

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Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 07:30

 

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  • RENDRE LA CHIMIOTHÉRAPIE PLUS PERFORMANTE

LES MODALITÉS D’ADMINISTRATION

La chimiothérapie du traitement du cancer du sein est maintenant plus efficace, mais plus toxique. 
Le standard, il y a 10 ans, était le FEC50 administré toutes les 3 semaines. Aujourd’hui, les nouveaux protocoles de chimiothérapie sont :

  • Plus intensifs (2001), FEC100 qui entraîne une réduction du risque relatif de décès de 35 %
  • Plus denses (2003), dans ce cas la chimiothérapie est administrée toutes 2 semaines au lieu de toutes les 3 semaines ce qui aboutit à une réduction du risque relatif de décès de 32 %
  • A base de taxane TAC (2003), une réduction du risque relatif de décès de 30 %

UNE TOLÉRANCE OPTIMISÉE…

La réduction des effets secondaires de la chimiothérapie est un autre domaine d'études actives. Des essais thérapeutiques sont en cours pour définir le rôle des facteurs de croissance des globules blancs dans le traitement et la prévention de la baisse du taux de globules blancs qui est un effet secondaire important de la chimiothérapie.
Les fortes doses de chimiothérapie et la transplantation de cellules souches de moelle osseuse ou de sang périphérique ont fait l’objet d’études importantes. L'utilisation de médicaments à des doses plus élevées suivie de transplantation de cellules souches venant de la moelle osseuse fait l'objet d'essais thérapeutiques contrôlés. Les résultats d'études récentes indiquent qu'une chimiothérapie à fortes doses avec transplantation de cellules souches n'est pas plus efficace qu'une chimiothérapie à dose normale. De plus, cette technique entraîne des effets secondaires plus sérieux. Actuellement, les patientes ne devraient être soumises à ce traitement que si elles participent à un essai thérapeutique.


DE NOUVELLES OPTIONS EN TRAITEMENT ADJUVANT


Des nouvelles associations de médicaments de chimiothérapie sont actuellement testées au cours d'essais thérapeutiques. Les principales recherches portent sur

  • Le docétaxel (Taxotère™),
  • La gemcitabine (Gemzar™),
  • L'irinotécan (Campto™).

D'autres essais thérapeutiques comparent l'efficacité de la chimiothérapie néoadjuvante (administrée avant les traitements comme la chirurgie et la radiothérapie) et la chimiothérapie adjuvante (administrée après).

 

Génération      
1ère génération CMF FEC 50 CA
2ème génération CAF ou CEF
FAC
(A=adriamycine ; E=épirubicine)
FEC 100 CA x 4 puis P toutes les 3 semaines x 4
3ème génération DAC
(Docetaxel)
FEC 100 x 3 puis D x 3
FEC x 4 puis P hebdomadaire x 8
(P = paclitaxel)
CA x 4 puis P tous les 15 jours x 4
  • DE NOUVELLES MOLÉCULES...

 

LES NOUVELLES FORMES DE PACLITAXEL

De nouvelles formes de paclitaxel, soit fusionnées avec des protéines, soit pégylées qui ne contiennent plus de Crémaphor™ comme solvant, devraient être beaucoup plus maniables et mieux tolérées. La forme pégylée du paclitaxel (Taxol™), l’Abraxane™, est déjà homologuée aux USA et en Europe pour le traitement des formes avancées de la maladie.

 

L’IXABEPILONE (IXEMPRA™)


Cette molécule appartient à la famille des épothilones, molécules proches, en ce qui concerne leur mode d’action, des taxanes. Elle active en perfusions intraveineuses et nécessite une prémédication du même type de celle utilisée pour les taxanes.
Ce médicament n'est homologué qu'aux USA pour le traitement des cancers du sein métastatiques résistants aux autres médicaments, y compris le Taxotère™ et le Taxol™. Il s’utilise seul ou en association avec la capécitabine (Xéloda™).

ERIBULINE (HALAVEN™) 

L'éribuline est une molécule dérivée d'une éponge de mer et dont les propriétés sont voisines de celles des taxanes.
Les résultats d'une étude de phase 3 a montré que cette molécule permet d'améliorer la médiane de survie globale par rapport au traitement standard des cancers du sein métastatiques lourdement prétraités.
Il est homologué en Europe ..."en monothérapie dans le traitement des patients atteints d’un cancer du sein localement avancé ou métastatique, dont la maladie a progressé après au moins deux protocoles de chimiothérapie pour le traitement du stade avancé. Le traitement antérieur doit avoir comporté une anthracycline et un taxane sauf chez les patients ne pouvant pas recevoir ces traitements".

 

 

Mise à jour

22 août 2011

 

 

 

 

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Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 07:30

 

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  • DE MEILLEURES PERFORMANCES AVEC UNE SÉCURITÉ ACCRUE..

LA RADIOTHERAPIE CONFORMATIONNELLE

Cette technique repose sur un repérage précis des positions anatomiques des volumes cibles tumoraux, afin de réduire les dimensions des faisceaux et, ainsi, de mieux protéger les tissus sains. Elle est de plus en plus utilisée et tend à devenir le traitement standard.

Avec cette méthode, l’irradiation du sein est réalisée durant ou à distance de l’intervention conservatrice du sein.

 L'HYPOFRACTIONNEMENT

C'est une nouvelle méthode consistant à délivrer les rayons sur période plus courte. Une étude récemment publiée a montré qu'une irradiation de 42,5 Gy délivrée en 16 fractions sur 3 semaines permettait d'obtenir les mêmes résultats que les irradiations sur 5 semaines.


L'IRRADIATION PARTIELLE ET ACCÉLÉRÉE A RADIOTHÉRAPIE CONFORMATIONNELLE « Ipas »

- En pré-opératoire

La totalité de la dose est délivrée en une seule fraction par un faisceau direct et en utilisant différents types de rayonnements.

- En post-opératoire

Elles font appel à la curiethérapie interstitielle à bas débit (BDD) ou à haut débit (HDD). De fins tubes plastiques sont tout d'abord placés dans le tissu mammaire près de la tumeur afin de guider les produits radioactifs vers la zone malade. Des petites pastilles, contenant la substance radioactive, appelée iridium 192, sont alors insérées dans ces tubes et enlevées au bout de quelques jours.
La dose totale en BDD3 est de 50 à 55 Gy. Elle est de 34 à 38 Gy en HDD, soit 8 à 10 fractions, à raison de deux séances, espacées de 6 heures, par jour.
Maintenant, on peut aussi utiliser un dispositif avec ballonnet, appelé Mammosite™. Une source d’iridium 192 à HDD est projetée à travers le cathéter puis positionnée au centre du ballonnet pour délivrer en quelques minutes la dose totale à 1 cm autour de la surface du ballonnet.

- Les indications possibles

Les critères d’utilisation sont actuellement, un âge supérieur à 50 ans, une tumeur de moins de 2 cm et une forme histologique de cancer canalaire invasif, un curage ganglionnaire négatif, une cavité opératoire supérieure à 3 cm. Des essais thérapeutiques en cours devraient apporter plus d'informations à ce sujet au cours des prochaines années.

 

Mise à jour

11 février 2010

 

 


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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 07:30

 

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  • LES NOUVELLES TECHNIQUES 

L'UTILITÉ  DU CURAGE GANGLIONNAIRE 

Grâce au développement de la technique du ganglion sentinelle, les indications du curage ganglionnaire se sont précisées et permettent actuellement d'éviter les gestes inutiles.
Pour les ganglions de tumeurs T1 ou T2 présentant un ou deux ganglions sentinelles envahis par très peu de cellules tumorales, une étude récente portant sur 900 patientes, tend à montrer que le curage systématique n'apporterait qu'un gain marginal en termes de survie à long terme. Des études sont en cours pour confirmer ces résultats.

 

LA CHIRURGIE STÉRÉOTAXIQUE

C’est une technique décrite en 1996. Pour les petites tumeurs, détectées par l’imagerie médicale, elle permet d’enlever une tumeur en un seul morceau, « monobloc ». L’exérèse de petits cancers ne nécessitant pas de curage ganglionnaire est maintenant envisageable par cette technique. Le système Site Select™ est en cours d’évaluation.


LES NOUVEAUTÉS EN MATIÈRE DE RECONSTRUCTION DU SEIN

- Le contexte

 
La majorité des cancers du sein est traitée par la chirurgie. Bien que le nombre de femmes ayant un cancer du sein qui choisissent ou qui sont candidates à un traitement conservateur du sein ait régulièrement augmenté, de nombreuses femmes subissent une mammectomie pour des raisons personnelles ou médicales.


- La micro-chirurgie

 
Les avancées techniques de la microchirurgie ont permis la mise au point de nouvelles méthodes de reconstruction mammaire plus performantes.


- L’expansion tissulaire


C'est une technique de reconstruction mammaire qui consiste à créer une loge en arrière du grand pectoral et du grand dentelé, puis à gonfler progressivement l’implant inséré. Celui-ci est remplacé 6 mois après par une prothèse en silicone. Cette technique est à réserver aux patientes avec un volume de sein faible, peu de radio-lésions et une épaisseur de tissus sous-cutanés graisseux suffisante au niveau du thorax.

  • LES IMPLANTS MAMMAIRES

Pendant plusieurs années, la polémique autour du lien éventuel entre les implants mammaires en silicone et l'apparition de maladies du système immunitaire a détourné certaines femmes du choix des implants comme procédé de reconstruction. Bien que les patientes doivent être averties sur la possibilité d'effets secondaires, comme la formation d'un tissu cicatriciel ferme ou dur, elles peuvent être assurées qu'elles n'ont pas plus de risque de maladies du système immunitaire que les femmes n'ayant pas eu recours à ce type de chirurgie. De même, l'influence des implants mammaires sur le risque de récidive de cancer du sein ou la formation de nouveaux cancers n'est pas prouvée.


Mise à jour

10 février 2011

 

 


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