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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 08:00

Espace Cancer

Effets sur les reins

Après avoir exercé leur action dans le corps, les chimiothérapies sont éliminées par les reins qui ont pour fonction de filtrer les déchets de l’organisme. Le passage à travers ceux-ci est sans conséquence pour autant qu’ils fonctionnent normalement. Leur fonctionnement est donc vérifié régulièrement durant le traitement au moyen d’une prise de sang et parfois d’une analyse d’urine. Ces analyses mesurent prioritairement la créatinine, l’urée et le potassium.

Une perte de liquide non compensée causée par des vomissements ou une diarrhée par exemple, peut aussi provoquer une dysfonction des reins.

Une situation particulière : les sels de platine

Les chimiothérapies à base de sel de platine sont connues pour être irritantes pour les reins. Elle font l’objet de précautions particulières pour éviter le risque d’insuffisance rénale. Deux à trois litres de liquides ou plus peuvent être perfusés avant, pendant et après le traitement.

L’administration de sel de platine nécessite en principe un séjour hospitalier avec une surveillance de douze ou vingt-quatre heures une fois la séance de chimiothérapie terminée. Cette surveillance est réalisée entre autres par la mesure systématique des boissons ingérées et des urines émises.

Une insuffisance rénale désigne une diminution importante de la fonction des reins. Le calcul de la clairance de la créatinine (protéine mesurée dans le sang) mesure l'élimination de la créatinine par les reins et donne ainsi des informations sur leur fonctionnement.

Effets sur la vessie

L’urine est produite par les reins et transite par la vessie.

Certaines chimiothérapies colorent les urines en rouge, jaune ou bleu selon la couleur du produit administré. Cela est sans conséquence. C’est un signe que la chimiothérapie est éliminée.

D’autres produits peuvent provoquer une inflammation de la vessie entraînant des saignements visibles dans les urines, de quelques heures à plusieurs jours après l’administration. Afin de prévenir ce risque, l’oncologue prescrit un traitement protecteur pour la vessie avant chaque chimiothérapie. Si cette inflammation survient malgré tout, elle est sans danger mais peut être inconfortable ou douloureuse. Elle est appelée cystite, même si elle n’est pas d’origine infectieuse dans cette situation.

En langage médical, la diurèse indique la quantité d’urines émises. La miction désigne l'émission naturelle de l'urine accumulée dans la vessie.

On parle d'hématurie, si on observe la présence de sang dans les urines.

Les uro-protecteurs sont un groupe de médicaments qui a pour fonction de protéger la vessie d'une irritation due aux déchets de la chimiothérapie.

Ce que vous pourriez observer ou ressentir

 

Dysfonction des reins

Les effets de la chimiothérapie sur les reins sont vérifiés par des examens sanguins et urinaires.

Vous pourriez observer aussi :

  • une diminution ou une forte augmentation de la quantité des urines (fréquence et/ou volume)

  • une variation de poids rapide (prise de poids)

  • un gonflement des jambes (œdèmes).

Ces signes ne sont en eux-mêmes pas spécifiques d’une dysfonction des reins mais peuvent être des indicateurs utiles au médecin.

Inflammation de la vessie

  • douleurs lorsque vous urinez (sensation de brûlures)

  • spasmes

  • besoin urgent d’uriner sans en être capable

  • présence de sang dans les urines.

Ce que vous pouvez faire

  • Si vous ressentez une des manifestations décrites, signalez-la sans délai à votre oncologue afin qu'il puisse définir les mesures à prendre.

  • Sauf avis contraire de votre médecin, buvez au moins deux litres de liquide par jour pour faciliter l’élimination de la chimiothérapie sans en réduire l'efficacité (équivalent de 10 verres). Cet apport est d’autant plus important après avoir reçu une chimiothérapie à base de platine.

  • Prévenez votre oncologue si vous souffrez de vomissements ou de nausées importantes, malgré la prise du traitement anti-nauséeux, qui vous empêchent de vous hydrater les jours qui suivent la chimiothérapie.

  • Contactez votre oncologue si vous êtes dans l’impossibilité de vous hydrater en suffisance lors d'une diarrhée persistante les jours qui suivent un traitement.

Récolte d’urine de 24 heures: comment la pratiquer ?
Il s'agit de la collecte de toutes les urines émises pendant 24 heures avant leur examen en laboratoire.

  • Urinez une première fois dans les toilettes. L’heure de ces premières urines marque le début de la récolte (par exemple: 08h00).

  • A partir de là, collectez toutes les urines émises au cours de la journée et de la nuit suivante. Vous recevez à cet effet un grand récipient lors de la consultation.

  • Les dernières urines collectées dans le récipient sont celles émises 24h après le début de la récolte. Selon l’exemple, l’horaire correspond à 08h00 le lendemain.

  • Amener le récipient contenant la totalité des urines émises au cours de ces 24 heures au lieu qui vous aura été indiqué (consultation ou laboratoire).

Dernière modification le 06.09.2011

 


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Published by Association-Essentielles - dans CHIMIOTHERAPIE et EFFETS SECONDAIRES
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