Cancers du sang, plus de 200 mille tests avec LabNet : le réseau qui rapproche les traitements des patients
Les résultats de vingt ans d’activité ont été présentés au Ministère de la Santé : 15 mille patients atteints, des avantages pour le Service National de Santé et moins de déplacements pour les familles
Derrière chaque diagnostic hématologique se cachent des personnes qui attendent des réponses claires, rapides et fiables. Il y a des patients qui ont besoin de comprendre quel traitement entreprendre, des familles qui recherchent des certitudes, des médecins qui ont besoin d’outils précis pour choisir la voie la plus adaptée. Dans ce scénario, l’accès au diagnostic moléculaire avancé n’est pas un détail technique : il peut faire une différence dans la qualité des soins, les délais d’intervention et dans la vie quotidienne des personnes confrontées à une maladie du sang. C’est sur ce terrain qu’en vingt ans d’activité, LabNet a construit un réseau national capable de connecter 160 centres cliniques et 60 laboratoires spécialisés à travers une plateforme numérique.
Le résultat est un modèle qui a atteint 15 mille patients et réalisé plus de 200 mille tests, dans le but de garantir des performances diagnostiques uniformes, certifiées et de haute qualité sur tout le territoire national. Les données ont été présentées aujourd’hui à Rome, au Ministère de la Santé, lors de l’événement « 20 ans d’activités LabNet, résultats et perspectives de développement », parrainé par Ail et la Fondation Gimema, créée par TEHA avec la contribution inconditionnelle de Novartis.
De la leucémie myéloïde chronique aux syndromes myélodysplasiques
Officiellement né en 2008, après le lancement des premières initiatives de standardisation du diagnostic moléculaire de la leucémie myéloïde chronique en 2006, LabNet est géré par la Fondation Gimema et financé par des entités privées, dont l’Ail. Aujourd’hui, le réseau comprend quatre projets : LabNet CML pour la leucémie myéloïde chronique, LabNet AML pour la leucémie myéloïde aiguë, JakNet pour les néoplasmes myéloprolifératifs à Ph négatif et LabNet MDS pour les syndromes myélodysplasiques. « Au cours des 20 dernières années, nous avons construit un modèle unique de collaboration entre centres cliniques, laboratoires spécialisés, institutions et partenaires privés, capable de générer une valeur concrète pour le Service National de Santé et pour la recherche mais, surtout, d’offrir un service désormais indispensable à tous les patients souffrant de néoplasmes hématologiques – souligne-t-il. Marco Vignettiprésident de la Fondation Gimema. « LabNet a en effet amélioré la qualité des soins aux patients, en offrant des diagnostics rapides, précis et uniformes sur tout le territoire national, contribuant de manière substantielle, entre autres, à garantir un accès égal aux traitements les plus innovants pour tous. En même temps, il a créé une plateforme stratégique pour la recherche clinique et translationnelle.
Un impact clinique, organisationnel et économique
La valeur du réseau n’est pas seulement clinique, mais aussi organisationnelle et économique. LabNet a contribué à améliorer la qualité du diagnostic, la prise en charge rapide et le suivi des patients. Selon les estimations présentées, chaque euro investi dans le réseau génère un impact socio-économique égal à 16 euros. Entre 2021 et 2023, le projet LabNet CML a permis à 381 patients d’obtenir une réponse moléculaire aux traitements. Dans environ la moitié des cas, il a été possible de suspendre des traitements devenus inutiles, avec un bénéfice net de 6,8 millions d’euros pour le Service National de Santé.
Moins de différences territoriales, plus de qualité dans les parcours de soins
La force du LabNet réside aussi dans sa capacité à réduire les différences territoriales. Grâce à des procédures partagées et validées périodiquement, le réseau permet aux cliniciens de mieux classifier la maladie, de suivre son évolution et d’orienter les décisions thérapeutiques. Dans le même temps, la qualité des données et des processus peut devenir une base importante pour les projets de recherche clinique et translationnelle. « Au cours de ces 20 années, nous avons assisté à une évolution extraordinaire en hématologie : des diagnostics de plus en plus précis et des thérapies ciblées ont ouvert des perspectives impensables jusqu’à récemment – souligne-t-il. Giorgina Specchiamembre du Comité Scientifique de l’Ail, l’Association Italienne contre la Leucémie, le lymphome et le myélome. Des initiatives telles que LabNet soutiennent également concrètement cette voie, car elles garantissent des normes de diagnostic élevées, offrant aux patients un suivi plus précis et plus rapide et des parcours de traitement plus appropriés. Les bénéfices concrets concernent le système de santé, qui est plus efficace et capable d’optimiser les coûts, mais il y a aussi de grands avantages pour les patients et les soignants, notamment en termes de moindre mobilité et, en même temps, de réduction des déplacements pour les tests et les thérapies, avec environ 500 mille kilomètres économisés chaque année pour des milliers de familles ».
Reconnaissance dans les réseaux nationaux de santé
Le rôle du LabNet retient également l’attention dans la planification nationale de la santé. L’appartenance au réseau a été retenue par Agenas parmi les critères de sélection des centres de transfusion du Réseau National des Cancers Rares. Le Plan national d’oncologie 2023-2027 va également dans cette direction, appelant à l’inclusion dans les systèmes de santé régionaux de réseaux spécialisés de laboratoires dédiés au diagnostic avancé en hématologie, pour garantir efficacité et rentabilité. « Depuis plusieurs années, la TEHA a entrepris un processus d’écoute et de discussion sur les défis organisationnels liés aux cancers du sang, qui touchent environ un demi-million d’Italiens et représentent 10% de tous les cancers. Parmi les priorités d’action figurent certainement la réorganisation et le renforcement de l’activité complexe de diagnostic », confirme-t-il. Daniela Biancoassocié, The European House – Ambrosetti et responsable de la pratique Santé et Sciences de la vie, Groupe TEHA. Il serait essentiel de garantir une plus grande coordination entre les réseaux régionaux et les réseaux de professionnels déjà organisés et opérationnels sur le territoire national, comme le LabNet, et d’accompagner la pérennité dans le temps ».
