Journée mondiale du cancer du pancréas : davantage de personnes survivent après le diagnostic
La Coalition mondiale contre le cancer du pancréas consacre cet anniversaire au diagnostic précoce. En Italie, encore seulement un cas sur cinq est découvert au stade opératoire
A l’occasion de la Journée mondiale du cancer du pancréas, qui tombe chaque année le troisième jeudi de novembre, les données italiennes montrent une amélioration légère mais encourageante de la survie d’une des tumeurs les plus complexes à traiter. En 2024, 23 600 personnes étaient en vie après le diagnostic, contre 21 200 en 2021. Un chiffre, selon les experts, qui résulte principalement de l’avancement de la recherche et de l’introduction de thérapies innovantes. Il reste évidemment beaucoup à faire : cette tumeur reste aujourd’hui parmi les plus difficiles à traiter et un diagnostic précoce constitue l’un des défis à relever.
A Naples la discussion entre médecins, patients et associations
Pour faire le point, cet après-midi aura lieu à Naples une rencontre dédiée à la recherche, aux thérapies et aux témoignages. L’événement, qui aura lieu dans la salle R. Cerra de l’Institut national du cancer IRCCS Fondazione G. Pascale, réunira des cliniciens, des patients, des soignants et des représentants de la Fondation Nadia Valsecchi, de la Fondation Gabriella Fabbroncini, de l’Association Oltre la Ricerca ODV et de l’I-PCC – Coalition italienne contre le cancer du pancréas, avec le patronage de l’AIOM et de l’AIRC.
Focus sur le diagnostic précoce
Les nouveaux cas de cancer du pancréas sont stables dans notre pays : 13 585 en 2024 (6 873 hommes et 6 712 femmes). Cependant, seul un patient sur cinq découvre la maladie à un stade localisé, une condition qui permet une ablation chirurgicale et une plus grande chance de survie. C’est pourquoi le slogan choisi par la Coalition mondiale contre le cancer du pancréas pour 2025 – « Bonjour le pancréas. Un diagnostic précoce est important » – vous invite à prêter attention aux signes et à contacter rapidement votre médecin.
Connaître les symptômes et les facteurs de risque
« Le cancer du pancréas reste l’un des grands défis de l’oncologie, dans lequel il nous reste encore un long chemin à parcourir, tant en termes de recherche que de prévention – souligne-t-il. Francesco PerronePrésident de la Fondation Aiom – Les symptômes tels que les maux de ventre et de dos, les maldigestions et la perte de poids sont souvent confondus avec ceux d’autres pathologies. Le tabagisme est le principal facteur de risque, sans oublier l’obésité, la sédentarité, la consommation d’alcool et plus généralement une mauvaise alimentation. Le diabète, la pancréatite chronique et certaines maladies héréditaires jouent également un rôle. »
La recherche ouvre de nouvelles perspectives
« Malgré le pronostic défavorable du cancer du pancréas en raison d’un diagnostic tardif et de la biologie de la maladie, des nouvelles encourageantes proviennent de la recherche », explique-t-il. Alfredo Budillondirectrice scientifique de l’Irccs Pascale. Les avancées comprennent des techniques de diagnostic précoce chez les personnes à risque grâce à des tests sanguins moléculaires, de nouveaux médicaments contre les mutations du SRA – présentes dans environ 90 % des cas – et des stratégies d’immunothérapie basées sur des vaccins thérapeutiques. Les études en cours à Pascale seront également présentées lors de la conférence. «Ces dernières années, la recherche a connu une vitalité croissante – ajoute-t-il. Antonio Avallonedirecteur du centre d’oncologie médicale abdominale – Les inhibiteurs du SRA comptent parmi les innovations les plus prometteuses, comme le confirment les travaux présentés au congrès Esmo 2024 à Berlin, qui suggèrent de nouveaux scénarios thérapeutiques pour une tumeur appelée à devenir parmi les plus fréquentes dans les décennies à venir.
La force des réseaux de recherche
Au cours de l’événement, la Fondation Nadia Valsecchi – Section Patients de Naples sera inaugurée, un nouveau point de référence pour le soutien, l’information et la protection des personnes touchées par le cancer du pancréas. L’objectif est de faciliter le dialogue avec les médecins et les institutions, de sensibiliser à la prévention et de contribuer à la recherche en oncologie. « La force de la recherche contre le cancer du pancréas réside dans la collaboration », souligne-t-il Enza Lonardoco-fondateur de l’I-PCC et chercheur à l’Airc. Le réseau rassemble 28 laboratoires italiens, dans le but d’intégrer constamment la recherche fondamentale et translationnelle. « Ce n’est qu’en partageant les connaissances – conclut-il – que nous pourrons transformer les découvertes en thérapies et avoir un impact réel sur le diagnostic et la survie ».
