Si je prends des médicaments amaigrissants, dois-je également suivre un régime ? Si oui, lequel ?
Dans cette chronique, les spécialistes répondent aux doutes, perplexités et questions concernant l’obésité
« J’envisage de commencer un traitement médicamenteux contre l’obésité. Est-il nécessaire de suivre un régime même en prenant des médicaments ? Si oui, un régime est-il meilleur qu’un autre ?»
Cher lecteur,
Bien que beaucoup de gens pensent que les médicaments font tout le travail, la réalité est différente : la pharmacothérapie a révolutionné le traitement de l’obésité, mais il faut y voir un outil puissant et non une solution miracle. Le médicament à lui seul ne « dissout » pas la graisse, mais facilite un chemin qui doit être construit sur des bases solides.
Après avoir clarifié cela, il est nécessaire de souligner qu’il n’existe pas de régime unique valable pour tout le monde : il n’y a pas de « meilleur » régime absolu car le régime dépend strictement des caractéristiques de chaque patient, qui doit suivre les instructions de son médecin. Un plan nutritionnel correct doit être élaboré sur mesure en tenant compte de divers facteurs, tels que les pathologies, l’âge, le niveau d’activité physique pratiquée.
De manière générale, on peut dire que l’alimentation d’une personne en thérapie doit être soigneusement calibrée par le professionnel concerné, en accordant une attention particulière à la teneur en protéines. Un apport adéquat en protéines et l’exercice physique sont en effet nécessaires pour prévenir un « effet indésirable » des médicaments, c’est-à-dire la perte de masse musculaire, ainsi que de masse grasse.
Une erreur à éviter est donc de se soumettre, peut-être pas tout à fait consciemment, à des régimes trop drastiques : la forte sensation de satiété induite par la thérapie pourrait pousser le patient à sauter des repas, mais une réduction excessive des calories peut conduire à une détérioration de l’organisme au lieu d’une perte de poids contrôlée et saine. Il est donc important de maintenir un horaire régulier de repas, avec petit-déjeuner, déjeuner et dîner. En résumé, le meilleur régime n’est pas le plus restrictif, mais le plus équilibré et personnalisé, capable de soutenir l’organisme pendant que le médicament accomplit sa tâche de régulateur métabolique.
* Maria Grazia Carbonelli est directrice de l’unité opérationnelle de diététique de l’hôpital San Camillo Forlanini (Rome) et secrétaire adjointe de l’Adi – Association italienne de diététique et de nutrition clinique.
Les informations fournies ont un caractère purement informatif : elles ne constituent en aucun cas un avis médical et ne peuvent remplacer les diagnostics ou les indications de traitement recommandés par votre médecin ou un spécialiste..
