Plus de temps au vert, moins de gras à table : la nature est aussi un ingrédient d’une alimentation saine
Une étude de l’Université Drexel révèle une corrélation directe entre l’exposition aux milieux naturels et l’amélioration des habitudes alimentaires : ceux qui fréquentent les parcs et les espaces ouverts consomment plus de fruits et légumes et souffrent moins de stress et d’anxiété.
Passer du temps en immersion dans la nature est non seulement bon pour l’humeur et la santé, mais aussi le secret d’une alimentation plus équilibrée. Comme le révèle une étude récente menée par des chercheurs de l’Université Drexel, qui a démontré comment le temps passé dans les espaces verts est directement lié à une plus grande consommation de fruits et légumes et à des choix alimentaires plus durables et plus sains.
La nature comme prévention
On sait depuis longtemps que le contact avec la nature peut contribuer à réduire le risque de souffrir de maladies cardiovasculaires et de troubles mentaux. Un lien spécifique avec les choix alimentaires est toutefois resté jusqu’à présent peu exploré. C’est pour cette raison que les auteurs de la recherche, publiée dans la revue Sciences sociales et médecinea voulu étudier la possibilité que le temps passé dans la verdure puisse également favoriser des habitudes plus saines à table, contrecarrant ainsi la tendance à consommer des aliments ultra-transformés typiques des environnements hautement urbanisés.
Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs de l’Université Drexel ont adopté une approche mixte. Dans une première phase, 300 adultes vivant aux États-Unis ont été impliqués, à qui il a été demandé de documenter à la fois le temps passé à l’extérieur et leurs habitudes alimentaires au cours de la semaine écoulée. Les chercheurs ont classé les interactions avec la verdure en trois catégories : indirectes (observer la nature depuis une fenêtre), accidentelles (la présence de plantes dans la maison ou au bureau) et intentionnelles (notamment se rendre dans un parc ou une forêt). Dans une deuxième phase, des entretiens approfondis ont été menés sur un échantillon sélectionné pour comprendre les motivations psychologiques sous-jacentes à ces comportements.
Les avantages également à table
Les résultats ont confirmé que les interactions accidentelles et intentionnelles avec la verdure montrent une corrélation significative avec une alimentation de meilleure qualité. L’analyse qualitative a donc révélé un mécanisme psychologique précis : la réduction des niveaux de stress, d’anxiété et de dépression résultant du contact avec la nature agirait en fait comme un médiateur, prédisposant à faire des choix plus conscients et plus sains à table.
« Plusieurs mécanismes sont potentiellement en jeu, mais si les gens passaient plus de temps dans la nature – si nous, en tant qu’humanité, faisions cela – je pense que nous serions globalement en meilleure santé », souligne-t-il. Dahlia Stottun chercheur de l’Université Drexel qui a collaboré à l’étude. « Cela signifie trouver le parc le plus proche, l’espace vert le plus proche ou peut-être passer du temps dans son propre jardin pour promouvoir la santé. Et cela se produit de plusieurs manières, pas seulement par le biais des habitudes alimentaires, car nous constatons une multitude d’autres avantages pour la santé mentale et physique. J’espère donc que cette étude contribuera à souligner l’importance de s’immerger dans la nature pour améliorer sa santé personnelle et celle de la planète. »
