Cholestérol, hypertension artérielle et diabète : cinq conseils pour ne pas oublier vos traitements
La campagne reprend pour favoriser l’observance des thérapies, afin de réduire le risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral. Voici quelques conseils utiles
Faites-vous partie des nombreuses personnes qui suivent des thérapies pour protéger le cœur et le cerveau des facteurs de risque tels que l’hypertension, le diabète et le « mauvais » cholestérol ou LDL ? N’oubliez pas les thérapies. Ne sautez pas les tablettes et autres. Et ne modifiez pas les prescriptions de votre médecin, surtout en vue des vacances et des beaux jours. Parce que les maladies chroniques fonctionnent en silence. Et ils menacent votre santé. Les chiffres le disent. Les maladies cardiovasculaires restent la première cause de décès dans le monde avec plus de 18 millions de décès par an (30 % de la mortalité mondiale), dont 85 % sont dus à des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux. Ce n’est pas pour rien que sur le Vieux Continent la Commission européenne a présenté le plan « Cœurs sûrs« , qui représente la première intervention commune de l’Union européenne pour lutter contre les maladies cardiovasculaires qui causent 1,7 million de décès par an. L’initiative, qui accorde une attention particulière aux groupes les plus vulnérables et à la réduction des inégalités entre les États membres, vise à renforcer la prévention, le diagnostic précoce et la prise en charge des maladies cardiovasculaires. Aux facteurs de risque classiques, il existe cependant un autre élément de danger sous-estimé : la non-observance du traitement. La campagne sociale nous le rappelle « Prenez votre santé à cœur : adhérer aux thérapies qui sauvent des vies».
Comment se comporter
En quoi est-ce « faux » ? Parfois, ce qui compte, c’est la compréhension incomplète du traitement prescrit par le patient. Dans d’autres cas, il existe des oublis occasionnels ou encore dans la complexité des schémas thérapeutiques, fréquents chez les sujets âgés présentant de multiples pathologies chroniques. Mais il faut toujours en parler au médecin : la relation médecin-patient est la clé du succès de toute thérapie, le médicament devenant un outil de traitement et non une fin. Du point de vue du patient, cinq règles simples peuvent être utiles. Tout d’abord, il est utile de toujours tenir un journal, tant pour les médicaments que vous prenez que pour les valeurs dont vous vous souvenez, comme le poids, la tension artérielle et la glycémie. Deuxième point : il peut être utile de marquer sur le calendrier quand une nouvelle plaquette de médicaments sera nécessaire, si l’observance est excellente la date sera celle à laquelle se termine la plaquette précédente. Troisième indication : mieux vaut utiliser le réveil ou de simples rappels sur le smartphone qui signalent l’heure de prise des médicaments. Quatrième conseil : il est conseillé d’élaborer un rituel avec une séquence d’actions à répéter chaque jour, dans laquelle inclure la prise de médicaments. Enfin, si possible, préparez la veille au soir les médicaments à prendre le lendemain, en vous rappelant s’ils doivent être pris avant ou après le petit-déjeuner.
Surmonter les difficultés
La prévention primaire et secondaire représente les stratégies cruciales pour contenir l’incidence des maladies cardiométaboliques et veineuses : des modes de vie malsains et une mauvaise observance du traitement influencent fortement la gestion des trois principaux piliers du risque cardiovasculaire : l’hypertension, l’hypercholestérolémie et le diabète, dont le manque de contrôle alimente un tableau mondial dramatique. Mais le manque d’adhérence pèse lourd. En Italie, 50 % des patients ne suivent pas correctement leurs prescriptions, avec une tendance légèrement croissante de faible observance (+2 % l’année dernière par rapport à 2023). Améliorer l’observance n’est pas seulement un choix clinique mais une priorité essentielle de santé publique pour sauver des vies, réduire les hospitalisations et rendre le système national de santé durable. Il y a donc un besoin urgent d’une approche intégrée qui voit tous les acteurs du système de santé collaborer en synergie : institutions, professionnels de santé, associations de patients, citoyens et entreprises. La campagne d’information va dans ce sens, avec le soutien des Associations régionales des cardiologues ambulatoires (ARCA), Conacuore, de la Fédération italienne des médecins de famille (FIMMG), de la Fondation italienne du cœur (FIPC), de la Fédération des associations italiennes de pharmaciens (FOFI), de la Société italienne de cardiologie (SIC), de la Société italienne d’hypertension artérielle (SIIA), de la Société italienne des médecins généralistes et médecins de premier recours (SIMG) et de la Société italienne de prévention cardiovasculaire. (SIPREC).
