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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 08:52

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 09:49

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Les patientes souffrant d’un cancer du sein ont 2 fois plus de chances de survie si elles ont de hauts niveaux de vitamine D.

La vitamine D permettrait de prévenir de nombreuses maladies chroniques, comme des cancers ; d’après une méta-analyse parue dans Anticancer Research, elle donnerait aussi de meilleures chances de survie aux femmes atteintes par un cancer du sein.

La vitamine D est produite naturellement par l’organisme lorsqu’il est exposé à la lumière du soleil, et plus précisément aux UVB. Les sources alimentaires de vitamine D sont peu nombreuses : il s'agit des poissons gras, des huiles de foie de poisson ou du lait enrichi. La vitamine D existe aussi sous forme de compléments alimentaires.

Lire notre dossier sur la vitamine D

Dans ce nouvel article, des chercheurs de l’université de San Diego (La Jolla) ont voulu savoir si de hauts niveaux de vitamine D dans le sang étaient associés à une meilleure survie des patientes ayant un cancer du sein. L'un des auteurs de ces travaux est Cédric Garland, qui, avec son frère, est un des premiers à avoir analysé le lien entre vitamine D et cancer.

Lire : Les frères Garland, pionniers du cancer et de la vitamine D

Les auteurs ont donc recherché des articles sur le lien entre mortalité par cancer du sein et vitamine D dans les bases de données internationales ; ils en ont trouvé 5 qui représentaient plus de 4 440 femmes avec un cancer du sein. Les niveaux sanguins de vitamine D ont été relevés.

Résultats : il y avait une forte relation entre la concentration de vitamine D dans le sang et la survie des femmes. Les patientes avec de hauts niveaux sanguins de vitamine D (au moins 30 ng/mL) étaient deux fois plus susceptibles de survivre de la maladie que celles qui avaient de bas niveaux (17 ng/mL). C'est pourquoi les auteurs préconisent que la vitamine D complète les traitements contre le cancer du sein.

D’après Cédric Garland, « il n’y a pas de raison convaincante d'attendre de nouvelles études pour incorporer des compléments de vitamine D dans les traitements standard puisqu’il a déjà été établi que le taux de vitamine D optimal était supérieur à 30 ng/mL ». Pour ces chercheurs, le taux de vitamine D des patientes ayant un cancer du sein devrait être régulièrement évalué et relevé si nécessaire grâce à des compléments alimentaires, afin de se situer dans la fourchette de 30 à 80 ng/mL. Le niveau recommandé de vitamine D étant par ailleurs toujours sujet à débat.

Lire l'interview de Reinhold Vieth sur les niveaux de vitamine D recommandés

Comment s'explique le rôle de la vitamine D ? Au niveau moléculaire, les métabolites de la vitamine D activeraient une protéine qui bloque la division des cellules agressives du cancer du sein, ce qui limiterait la croissance de la tumeur. In vitro, les métabolites de la vitamine D agissent sur la différenciation cellulaire, l’apoptose (la mort cellulaire programmée) et l’angiogenèse (la création de nouveaux vaisseaux sanguins alimentant les tumeurs).

Pour appuyer ces résultats, les auteurs rappellent que les taux de décès par cancer sont plus bas dans les régions des Etats-Unis qui reçoivent le plus d’UVB. 

Article du Site : La Nutrition.fr
 

Source

Mohr SB, Gorham ED, Kim J, Hofflich H, Garland CF. Meta-analysis of Vitamin D Sufficiency for Improving Survival of Patients with Breast Cancer. Anticancer Res. 2014 Mar;34(3):1163-6.


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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 10:43
  • Top santé-copie-1

 

 

 

 

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Selon une étude américaine, les femmes ayant survécu à un cancer du sein doivent éviter de consommer trop de produits laitiers à base de lait entier si elles veulent prolonger leur survie.

 

“Les femmes qui ont eu un cancer du sein et qui doivent donc limiter leur exposition aux oestrogènes ont tout intérêt à cesser de consommer des produits laitiers à base de lait entier et leur préférer les produits laitiers allégés en matière grasse ».

Telle est la conclusion d’une étude menée par le Dr Candyce Kroenke, d’Oakland (Californie) auprès de 1900 femmes ayant survécu à un cancer du sein. Une étude qu'elle dirige depuis 15 ans et qui vient d’être publiée dans le Journal of the National Cancer Institute.

A l’issue de ces quinze années de suivi, le Dr Kroenke affirme que les femmes ayant survécu à un cancer du sein qui consomment un ou deux produits à base de lait entier chaque jour (lait entier, fromage, crème glacée...) ont 49 % de risque en plus de décéder des suites de leur cancer que celles qui consomment des produits allégés en matière grasse. Au total, 372 femmes sont décédées au cours de ces années de suivi et 189 sont mortes d’une récidive de leur cancer du sein.

 

Le Dr Kroenke explique s’être intéressée aux produits laitiers à base de lait entier car ils contiennent plus d’oestrogènes (que l’on trouve dans la matière grasse) que les produits allégés.

Or, on sait que les oestrogènes favorisent le développement de certains cancers du sein.

Mais le médecin reconnaît que des études complémentaires doivent maintenant être menées pour faire le lien entre la consommation de produits riches en matière grasse et leur éventuelle influence sur les différentes types de cancer du sein : le cancer avec récepteurs d'œstrogènes positifs (ER-positif) ou récepteurs d’œstrogène négatifs.

« Il faut noter également que certaines femmes de ce groupe sont décédées, non des suites de leur cancer, mais d’une maladie cardio-vasculaire. Or, une alimentation riche en matières grasses et toujours un facteur de risque supplémentaire pour les maladies cardio-vasculaires » ajoute le Dr Kroenke.

Mis à jour le Vendredi 15 Mars 2013 sur le SITE

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 13:00

logo-inca


Les recherches menées ces dernières années ont permis d’identifier des facteurs alimentaires susceptibles d’intervenir dans le développement de certains cancers. D’autres pourraient, au contraire, diminuer le risque de survenue de la maladie, sans que l’on puisse toutefois parler d’aliments anticancer. En effet, le cancer étant une maladie plurifactorielle, aucun aliment à lui seul ne peut s’opposer au développement de cette pathologie.

Les facteurs alimentaires qui augmentent le risque de cancers

Les facteurs pour lesquels les liens avec le cancer sont avérés, concernent principalement la consommation de boissons alcoolisées, le surpoids et l'obésité et l'excès de viandes rouges ou de charcuteries1 .

  • La consommation de boissons alcoolisées représente la seconde cause de mortalité évitable par cancer, après le tabac.
    L'alcool est classé cancérogène pour l'homme, depuis 1988, par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Par ailleurs, les niveaux de preuve des relations entre consommation de boissons alcoolisées et risque de cancers sont jugés convaincants et probables pour plusieurs localisations de cancer par le World Cancer Research Fund (WCRF) et l'American Institute for Cancer Research (AICR)1.
    Ainsi, des liens ont été établis entre la consommation de boissons alcoolisées et l'augmentation du risque de développement de cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l'œsophage, du côlon-rectum, du sein (chez la femme) et du foie. En 2000 en France, près de 10 000 décès par cancer étaient ainsi attribuables à l'alcool (source : CIRC)
  • Le surpoids et l'obésité augmentent le risque de nombreux cancers.Il a été estimé qu'en France, pour l'année 2000, le surpoids et l'obésité ont été responsables d'environ 2300 décès par cancer (CIRC, 2007). Le risque de surpoids ou d'obésité est diminué de manière convaincante par la pratique d'activité physique et de manière probable par la consommation d'aliments à faible densité énergétique (légumes, la plupart des fruits).
  • La consommation excessive de viandes rouges (boeuf, porc, mouton et chèvre) et de charcuteries constitue un facteur de risquepour le cancer du côlon et du rectum.
    Les données1 permettent d'estimer une augmentation de 29 % du risque de cancer colorectal par portion de 100 g de viandes rouges consommée par jour et une augmentation de 21 % du risque par portion de 50 g de charcuteries consommée par jour.

La consommation de sel et d'aliments salés augmente de manière probable le risque de cancer de l'estomac.

Par ailleurs, en termes de compléments alimentaires, il a été observé chez des fumeurs ayant consommé des compléments alimentaires à base de bêta-carotène, une augmentation de risque de cancer du poumon.

 Les facteurs alimentaires qui diminuent le risque de cancers

La consommation de fruits et légumes a un effet protecteur probable sur les cancers des voies aérodigestives supérieures (œsophage, cavité buccale, larynx et pharynx), les cancers de l'estomac et du poumon (pour les fruits seulement). En outre, les fruits et légumes, faibles en calories, participent au maintien d'un poids corporel normal et à la prévention du surpoids et de l'obésité, facteurs de risque d'augmentation de certains cancers.

Une alimentation riche en fibres (céréales complètes, fruits, légumes, légumineuses) est associée à un moindre risque de développer un cancer colorectal (niveau de preuve probable).

Par ailleurs, l'allaitement a chez la mère un effet protecteur jugé convaincant sur le cancer du sein.

 Les liens alimentation-cancers qui restent à éclaircir

Le rôle de certains facteurs alimentaires dans l'augmentation ou la diminution de survenue de certains cancers reste encore à confirmer ou à infirmer. Il s'agit notamment :

  • du risque lié à la consommation des aliments préparés par des méthodes de cuisson à haute température (grillade, barbecue...), en particulier des viandes et des poissons ;
  • du rôle des phyto-oestrogènes (essentiellement apportés par le soja) ;
  • du risque lié à la consommation d'acide gras en particulier les trans4 ;
  • de la consommation de lait ou de calcium pouvant être à la fois facteur de risque et facteur protecteur pour certains cancers.
  • du risque lié à vitamine D dans l'organisme. Celle-ci est apportée pour les deux tiers par des expositions courtes au soleil et pour un tiers par les apports alimentaires. Il a été montré, qu'en plus de son rôle bien connu dans la minéralisation osseuse, la vitamine D était impliquée dans de nombreux processus cellulaires extra-osseux dont la différenciation et la prolifération cellulaire.
    Une association entre un faible taux sérique en vitamine D et une augmentation du risque de cancer colorectal a été observée. Concernant le cancer du sein, les données sont contradictoires et doivent être réévaluées dans leur ensemble. Concernant les cancers de la prostate, de la peau, de l'œsophage, de l'estomac, du rein, de l'endomètre, de l'ovaire et du lymphome non hodgkinien, aucune association n'est observée. Il apparaît donc nécessaire de poursuivre aujourd'hui les recherches sur les liens possibles entre vitamine D et cancers.

1 - World Cancer Research Fund/American Institute for Cancer Research. Food, Nutrition, Physical Activity, and the Prevention of Cancer: a Global Perspective. AICR, Washington DC, 2007


 Documents à télécharger

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 09:13

europadonna france petit

Dossier réalisé avec le concours du Pr Laurent Zelek, Hôpital Avicenne, Bobigny

INTRODUCTION

Au cours de notre vie, nous sommes tous amenés à être exposés aux facteurs nutritionnels. Bien qu’il soit actuellement reconnu que la nutrition représente un des multiples facteurs de risque des cancers primitifs, des récidives et des seconds cancers, il n’en demeure pas moins vrai que l’on doit se montrer encore plus vigilant concernant son alimentation après le traitement du cancer du sein.

Il est particulièrement important de respecter les règles d’une alimentation saine et équilibrée, de surveiller son poids ainsi que d’adapter son régime alimentaire en cas d’augmentation de la glycémie et du cholestérol, par exemple. Se sentir concernée par son alimentation, se faire aider par les conseils avisés d’un diététicien ou d’un médecin nutritionniste sont autant de points positifs dans une démarche d’amélioration de son mode alimentaire.
Ce document est donc destiné à répondre aux questions sur la nutrition que toute femme atteinte d’un cancer du sein peut être amenée à se poser, au cours et après son traitement. Il est complémentaire des explications données par l’oncologue et son équipe. Nous ne prétendons pas répondre à toutes les questions, mais essayons d’aborder les plus fréquemment posées lors des consultations.

I - TRAITEMENT DU CANCER DU SEIN ET ALIMENTATION

Faut-il adapter son alimentation en cas de nausées/vomissements pendant le traitement ? OUI
  • Certains traitements, dont certaines chimiothérapies, peuvent provoquer nausées et vomissements. Quelques bonnes pratiques alimentaires permettent de les limiter.
  • Privilégiez les aliments froids ou tièdes, moins odorants que les aliments chauds ;
  • Evitez les aliments difficiles à digérer : frits, gras, épicés ;
  • Privilégiez plusieurs petits repas au cours de la journée, plus faciles à digérer que les deux repas habituels ;
  • Mangez lentement, pour faciliter la digestion ;
  • Evitez de boire pendant les repas, mais plutôt avant et après ;
  • Les boissons fraiches et gazeuses, de type cola, aident parfois à diminuer les nausées ;
  • Mangez léger avant et après le traitement.
  • Pour limiter les troubles digestifs, il est préférable à chaque repas de consommer des fruits et légumes cuits et en faible quantité.
  • S’il le faut, votre médecin vous prescrira les médicaments indiqués en cas de nausées ou de vomissements.
Faut-il adopter un régime pauvre en graisse ? OUI
Certaines études scientifiques réalisées auprès de femmes ayant eu un cancer du sein ont mis en avant qu’une alimentation saine, pauvre en graisse et en viande rouge, riche en fruits et en légumes, aurait une influence bénéfique sur la qualité de vie et sur des pathologies telles que l’hypercholestérolémie et le diabète. Cette alimentation saine serait également un facteur de réduction des risques de rechute du cancer.
5 fruits et légumes par jour ? OUI
Les fruits et les légumes sont des sources naturelles de fibres, de vitamines et de nutriments. Quelle que soit leur forme, crus, cuits, frais, surgelés ou en conserve, il est recommandé d’en absorber au moins 400 g par jour. Il ne faut pas oublier d’autres familles d’aliments, comme les céréales et les légumes secs, riches en fibres, et qui améliorent le transit intestinal et participent à la sensation de satiété.
Mon traitement me fait prendre du poids. Est-ce que cela peut avoir des conséquences ? OUI
Certains traitements peuvent entraîner une prise de poids chez certaines patientes. Cela concerne environ 40 à 50% d’entre elles, et la prise de poids moyenne est d’environ 3 kg. Les conséquences peuvent être multiples : cholestérol, hyperglycémie, pathologies secondaires. La prise de poids augmenterait également le risque de lymphœdème et aurait un impact négatif sur la qualité de vie des patientes.
La nutrition est un des déterminants de récidive et de seconds cancers, d’où l’importance de ne pas la négliger. Surveillez votre poids, pratiquez une activité physique régulière, et le cas échéant, faites appel à un diététicien.
Existe-t-il des contre-indications à une alimentation riche en produits laitiers, poissons, œufs (source de calcium) et vitamine D, en cas de cancer du sein après la ménopause ? NON
La vitamine D est très importante, car elle permet au calcium de se fixer sur l’os. Avec l’âge et après la ménopause, les carences en vitamine D sont relativement fréquentes et peuvent augmenter le risque de fracture. Il faut donc veiller à apporter assez de vitamine D et de calcium pour prévenir l’ostéoporose après la ménopause.
Le cancer du sein et certains de ses traitements augmentent le risque d’ostéoporose. Il est donc recommandé de réaliser un bilan osseux et un dosage sanguin de calcium et de vitamine D, et de veiller à ses apports journaliers alimentaires.
Les sources de calcium sont les produits laitiers, certaines eaux minérales, les poissons et les œufs. Si vous digérez mal le lait, privilégiez les yaourts, les fromages blancs et les fromages (mais attention aux graisses), et privilégiez les eaux minérales riches en calcium, ou certains légumes verts comme le cresson et les épinards. Votre médecin peut vous prescrire un apport spécifique de vitamine D après avoir réalisé un bilan sanguin. Enfin, un exercice physique régulier contribue à la solidité du squelette.

II CANCER DU SEIN ET PRISE DE POIDS

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Après un traitement du cancer du sein, la prise de poids est-elle systématique ? OUI NON
La prise de poids après le traitement du cancer du sein n’est pas systématique mais concernerait environ une femme sur deux. Elle est probablement le résultat de multiples facteurs.
La prise de poids est l’un des effets secondaires possibles des traitements adjuvants, la chimiothérapie et l’hormonothérapie, la première étant probablement la plus en cause. En effet, la corticothérapie administrée pendant ce traitement, ou l’aménorrhée induite par la chimio chez les femmes non ménopausées sont des facteurs de prise de poids. . Elle n’est pas systématique.
Enfin, elle est associée à une diminution de la dépense énergétique, du fait de la réduction de l’activité physique sans réduction de la prise alimentaire.
La surcharge pondérale a-t-elle un impact sur l’évolution du cancer du sein ? OUI
Le surpoids exposerait à un risque accru de cancer. Dans le cas du cancer du sein, outre les risques associés à la surcharge pondérale (diabète, hypertension, etc.), la prise de poids serait susceptible d’avoir un impact sur la récidive de ce cancer.
Il ne faut donc pas hésiter à demander les conseils d’un diététicien ou d’un médecin nutritionniste, pour mieux suivre les recommandations relatives à l’alimentation, au poids optimal et à l’activité physique.
Comment combattre la prise de poids associée au traitement du cancer du sein après la ménopause ?
Pour garder un poids stable, mieux vaut privilégier les aliments à faible densité énergétique : les fruits, les légumes, et limiter la consommation des aliments gras et sucrés.
Aliments gras : évitez les graisses d’origine animale, beurre, charcuterie et viandes grasses, privilégiez les poissons (riches en oméga 3).
Réduisez la consommation d’alcool et de sucres rapides (pâtisseries, pain blanc), et composez des repas avec légumes et céréales, riches en micronutriments et fibres, ces dernières aident à réduire le cholestérol alimentaire.
Réduisez la quantité d’aliments absorbée : dans l’expression « bol alimentaire », il y a le mot bol, et un bol, de la taille de votre poing, représente la quantité d’aliments suffisante pour un repas. Petit conseil, pour réduire vos portions sans avoir à tout peser, utilisez des petits plats, des assiettes à dessert, qui paraissent pleins plus vite !
Enfin et toujours, un exercice physique régulier vous permettra d’augmenter votre dépense d’énergie. 30 minutes de marche quotidienne à un rythme soutenu est l’exercice le plus recommandé, le plus facile à pratiquer et le moins cher !
Comment vous faire aider dans une démarche de perte de poids ?
Ne succombez pas aux sirènes des régimes à la mode ! Vous perdrez certainement du poids, très vite, au prix de frustrations et, une fois le régime terminé, le surpoids arrive au galop !
Un médecin nutritionniste ou un diététicien (en structure hospitalière, les consultations seront prises en charge à 100% dans le cadre de l’affection longue durée), un soutien psychologique (idem pour la prise en charge) vous aideront d’une part à déterminer l’alimentation qui correspondra le mieux à votre métabolisme et, d’autre part, à régler les problèmes psychologiques éventuels qui vous poussent parfois vers ce qui est trop gras, trop sucré, mais si bon quand on a un « coup de blues ».
Vous ne savez pas où vous adresser ? Prenez conseil auprès de l’assistance sociale du service qui vous suit ou de votre centre de Sécurité sociale.

III - ALIMENTS AUTORISÉS/INTERDITS

Le soja sous toutes ses formes est-il interdit ? NON
Il est vrai que le soja est une source naturelle de phytoestrogènes. Ces molécules, proches des estrogènes (hormone féminine stimulant la croissance du cancer du sein), ont été soupçonnées dans ce contexte. Aujourd’hui, la diversité des études ainsi que l’origine du soja utilisé (tofu en Asie, additif de soja dans les pays occidentaux), ne permettent pas d’établir de réelles conclusions. Néanmoins, il ne semble pas exister de lien de cause à effet entre la consommation de soja et le risque de développer un cancer du sein.
Aussi, dans le cas d’une alimentation équilibrée et diversifiée, il est possible de consommer des aliments à base de soja, mais sans excès, pour limiter les apports en phytoestrogènes. Les compléments alimentaires à base de soja ne sont pas recommandés.
Une consommation régulière d’alcool est-elle autorisée après un cancer du sein ? NON
Pas plus qu’avant !
S’il n’est pas nécessaire de bannir définitivement l’alcool de votre alimentation, il est à consommer avec beaucoup de modération. Tout d’abord, il n’est jamais superflu de rappeler que l’alcool est, derrière le tabac, la deuxième cause de mortalité par cancer, et les boissons alcoolisées sont classées parmi les facteurs cancérogènes en général, et du cancer du sein en particulier. Une étude américaine portant sur 472 femmes consommatrices de bière indique un risque de rechute en hausse de 40% !
Il n’est donc pas recommandé de consommer régulièrement de l’alcool, vin, spiritueux ou bière, quels que soient la quantité, la fréquence et le type de boisson (bière, vin, spiritueux…) en particulier lorsqu’on a été traitée pour un cancer du sein.
Verre standard pour différentes boissons alcoolisées et équivalence en grammes d’alcool. Volumes de différents types de boissons alcoolisées équivalant à environ 10g d’alcool pur. Source Fiche Repère Alcool et cancers, INCa 20 janvier 2011.
Y a-t-il des conseils diététiques à appliquer en ce qui concerne les graisses et les sucres de l’alimentation ? OUI
Les matières grasses sont indispensables, mais leur consommation excessive et répétée est un risque de récidive du cancer du sein. Il arrive souvent qu’avec l’âge, nous soyons davantage attirés par les produits sucrés. S’il n’est pas question de les supprimer, leur consommation doit rester modérée.
Existe-t-il une prise en charge spécifique en cas d’anomalie du bilan lipidique préexistant du cancer du sein ?OUI
En cas de diagnostic de cancer du sein, et de traitement par hormonothérapie, votre médecin demandera un bilan lipidique. Il évaluera ses résultats et prescrira une intervention thérapeutique en fonction du taux de LDL-cholestérol (dit le « mauvais » cholestérol). Le traitement dépendra du niveau de risque et déterminera le taux cible de LDL-cholestérol à atteindre.
La viande est-elle un aliment conseillé en cas de cancer du sein ? OUI NON
La viande rouge est riche en graisses animales. Elle serait, d’après plusieurs études, un facteur de risque de récidive du cancer du sein. Sa consommation est à limiter autant que possible. Les recommandations du Programme National de Nutrition, qui limitent la consommation de viande rouge à moins de 500 grammes par semaine, sont tout à fait adaptées. A l’inverse, il n’existe aucune contre-indication à consommer du poulet, de la dinde, des viandes blanches ou, bien sûr, du poisson.
Les graisses et les sucres
Si ces aliments sont indispensables, il convient cependant de modérer leur utilisation car leur consommation excessive augmente les risques de récidive du cancer du sein. C’est parfois une surveillance difficile à effectuer car le goût du sucré augmente avec l’âge. Faites-vous aider et conseiller par un diététicien ou par votre médecin.

IV - COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES

Peut-on les prendre sans en parler au médecin ?
Que ceci soit clair : les compléments alimentaires ne sont pas des thérapies et ne représentent en aucune manière une alternative à votre traitement. Les études existantes ne sont pas assez nombreuses et précises pour évaluer leur efficacité sur le cancer du sein.
En outre, une alimentation équilibrée apporte suffisamment de vitamines, sels minéraux, oligo-éléments, etc. sans que vous deviez recourir à ces compléments. Des aliments frais, de saison, des conserves et des surgelés, le moins transformés possible vous éviteront toute carence. Si vous éprouvez malgré tout la nécessité d’en consommer, parlez-en d’abord avec votre médecin qui saura évaluer l’impact éventuel sur votre traitement et vous conseiller les compléments adaptés en cas de déficience avérée.
Existe-t-il des données scientifiques sur les bénéfices et les risques des compléments nutritionnels en cancérologie ? OUI NON
Le rôle possible des micronutriments, vitamines et antioxydants, après le traitement d’une tumeur maligne reste controversé.
Lorsqu’on se réfère à un rapport portant sur 39 essais cliniques, on remarque qu’aucun effet bénéfique n’a pu être démontré après traitement d’une tumeur, quel que soit le complément nutritionnel étudié.

V - QUELQUES CONSEILS POUR UNE ALIMENTATION EQUILIBREE

(Conseils issus des objectifs du programme national nutrition-santé).
Une alimentation équilibrée se fonde sur des règles simples d’équilibre entre les différents nutriments et aliments absorbés chaque jour. Elle ne se fonde pas sur les interdits mais sur la modération.
Équilibrer son alimentation ne passe pas par l’adoption d’un régime standardisé, ou à la mode, par celui dont tout le monde parle et qui, in fine, comporte plus de risques et de frustrations que de bienfaits.
Quelques conseils simples et faciles à suivre vous permettront d’avoir une alimentation équilibrée et saine.
  • Augmentez la consommation de fruits et légumes, quelles qu’en soient les formes (crus, cuits, nature, préparés, frais, surgelés ou en conserve), pour atteindre une consommation d’au moins 5 fruits et légumes par jour, crus ou cuits (dans ce cas ils perdent leurs vitamines mais conservent leurs fibres et leurs sels minéraux) ;
  • Consommez des aliments sources de calcium, essentiellement les produits laitiers, pour atteindre les apports conseillés soit 3 produits laitiers par jour, et, en complément, les légumes. Certaines eaux minérales sont riches en calcium. Si vous n’aimez pas le lait, choisissez des produits laitiers fermentés plus digestes (voir Portrait 12) : fromages frais, yaourts, fromage blanc et autres fromages (gruyère, cantal, camembert, etc.).
    En alternant le lait, les fromages frais et les autres fromages vous obtenez un bon compromis entre calcium et matières grasses.
  • Attention aux desserts lactés (flans, crèmes desserts, etc.). Ils sont, sur le plan nutritionnel, différents des yaourts et laits fermentés, car ils contiennent moins de lait donc moins de calcium et ils sont plus gras et plus sucrés.
  • Limitez la consommation des graisses totales (lipides totaux) et particulièrement des graisses dites "saturées". Ces graisses sont fournies par certains aliments à consommer avec modération (viennoiseries, pâtisseries, charcuteries, beurre, sauces, certains fromages…) ;
  • Consommez des céréales, si possible complètes (riz, boulghour, pâtes, quinoa, céréales du petit déjeuner non sucrées) et des légumineuses (lentilles, pois chiches). Préférez le pain complet au pain blanc, faites l’impasse sur les croissants et autres viennoiseries… Les céréales sont des sources appréciables d’énergie et évitent les fringales ;
  • Consommez des protéines animales, volailles, viandes, poissons et œufs (avec modération), en quantité inférieure à l’accompagnement de légumes et céréales. Privilégiez les morceaux maigres et favorisez le poisson, au moins deux fois par semaine ;
  • Limitez la consommation de sucre et d’aliments riches en sucres rapides (sodas, confiserie, chocolat, pâtisseries, desserts sucrés, etc.) ;
  • Limitez la consommation de boissons alcoolisées : pas plus de 20 cl de vin par jour ;
  • Limitez la consommation de sel et préférez toujours du sel iodé.
Enfin, ne négligez pas l’activité physique, dont il est maintenant avéré qu’elle joue un rôle important dans la lutte contre la récidive. Elle doit être faite de manière régulière, avec des gestes simples : marchez d’un bon pas, préférez les escaliers aux escalators et aux ascenseurs, faites vos courses à pied, etc. En outre, la lumière du jour permet de recharger vos réserves en vitamine D, indispensable pour la métabolisation du calcium donc la solidité de vos os.

ALIMENTS « ANTICANCER », INFO OU INTOX ?
Extrait de la fiche repère Nutrition et Cancer publiée par l’INCa en 2009.

Le terme « anticancer », peut laisser supposer soit que la consommation d’un aliment particulier va guérir les personnes atteintes d’un cancer, ce qui est scientifiquement et cliniquement infondé, soit laisser penser que la consommation d’un aliment donné va protéger du cancer. Le cancer est une pathologie multifactorielle (facteurs environnementaux et génétiques). Si une alimentation équilibrée peut contribuer à réduire le risque de certains cancers, aucun aliment à lui seul ne peut s’opposer au développement de cette pathologie. Ce terme ne devrait pas être utilisé car il ne repose pas sur des données scientifiques.

VI - AIDE-MEMOIRE

Facteurs de risque liés à l’alimentation : Surpoids, obésité, viande rouge, charcuterie, boissons alcoolisées, tabac.
Facteurs protecteurs : fruits et légumes, céréales, fibres, activité physique.
Attention à la bonne conscience : une alimentation riche en fruits et légumes ne masquera pas les excès caloriques apportés par trop de sucres et de corps gras. Ajouter des bonnes choses à un comportement délétère ne diminue pas le risque !
Les huiles d’olive et de colza ont un intérêt alimentaire certain. Ce n’est pas une raison pour en consommer avec excès : ce sont des lipides hautement caloriques !
Bio ou pas bio ? Le bio n’est pas à la portée de tous. En revanche, la fraîcheur des fruits et légumes l’est. S’il ne vous est pas possible de faire le marché souvent, privilégiez les surgelés aux légumes séjournant plusieurs jours au réfrigérateur, qui perdent leurs vitamines et leur intérêt nutritionnel. En cas de légumes frais, lavez-les soigneusement avant de les préparer.

Liens utiles
Le réseau NACRe (Réseau National Alimentation Cancer Recherche)
Télécharger le guide La Santé vient en mangeant sur le site de L'INPES
Télécharger Alcool et Cancers et Nutrition et Cancers sur le site de l’INCa

Mise à jour le 18/05/2011

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 09:38

Cancer et Nutrition

Le nombre de cancers augmente régulièrement chaque année avec 360 000 nouveaux cas en 2010 en France. Il s’agit d’une maladie impliquant plusieurs facteurs : génétiques, hormonaux, professionnels, environnementaux mais également comportementaux (tabac, alcool, alimentation).

Dossier réalisé en collaboration avec l’Institut thématique multiorganismes Cancer (ITMO Cancer) et l’Institut national du cancer (INCa)

Nutrition, un impact prouvé sur la survenue de cancers

Des travaux ont mis en évidence, avec des degrés de certitude variables, le rôle de certains aliments ou comportements individuels (diversité de l’alimentation, activité physique) dans l’initiation ou le développement de certains cancers. Toutefois, aucun aliment ne peut à lui seul s’opposer au développement d’un cancer. En outre, le développement du cancer fait intervenir un très grand nombre de facteurs dont certains sont indépendants de l’alimentation.

Pour réduire le risque de cancer, les organisations de santé française et internationale recommandent une alimentation équilibrée et diversifiée, un apport calorique adapté aux dépenses énergétiques et une activité physique régulière. Selon un rapport international de 2009*, environ un tiers des cancers pourraient être évités en suivant ces règles.

(*)WCRF/AICR. Policy and action for cancer prevention. 2009

Des relations convaincantes de cause à effet pour plusieurs facteurs nutritionnels

Aliments ou comportements alimentaires à risque(*)

Au moins cinq facteurs sont incriminés de façon convaincante dans la survenue de cancers.

Les boissons alcoolisées
Elles augmentent le risque de survenue de plusieurs cancers dès une consommation moyenne d’un verre par jour ; cancer de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, du côlon- rectum (chez l’homme) et du sein. Elles semblent également augmenter le risque de cancers du foie et du côlon-rectum (chez la femme). Selon la localisation de la tumeur, l’augmentation de risque varie de 9 % (cancer du côlon-rectum) à 168 % (cancers de la bouche, du pharynx et du larynx) par verre consommé par jour. L’effet dépend de la quantité totale d’alcool ingérée et non du type de boisson.

En France, près de 14 % des individus âgés de 12 à 75 ans, notamment des hommes, boivent quotidiennement de l’alcool et on estime que la part des cancers attribuables à cette consommation s’élève à 10,8 % chez l’homme et 4,5 % chez la femme. L’alcool est ainsi la deuxième cause évitable de mortalité par cancer, après le tabac.

Surpoids et obésité
Le surpoids et l’obésité augmentent le risque de cancer de l’œsophage, du pancréas, du côlon, du rectum, de l’endomètre, du rein et du sein en post-ménopause. Ainsi il a été démontré qu’une augmentation de 5 points de l’indice de masse corporel (IMC), accroissait le risque de cancer du sein de 8 % et jusqu’à 55 % pour le cancer de l’œsophage. En France, pour l’année 2000, le surpoids et l’obésité auraient été responsables d’environ 2300 décès par cancer. En 2007, le surpoids concernait 31 à 32 % de la population adulte et l’obésité 12 à 17 %.

Excès de viande rouge ou de charcuterie
En France, un quart de la population consomme au moins 500 grammes de viande rouge par semaine et plus d’un quart de la population au moins 50 grammes de charcuterie par jour.

La consommation excessive de viande rouge et de charcuterie augmente le risque de cancer du côlon et du rectum. Pour le cancer colorectal, cette augmentation est estimée à 29 % pour 100 grammes de viande rouge par jour et 21 % pour 50 grammes de charcuterie par jour.

Sel et aliments salés
Un excès de sel et d’aliments salés augmente probablement le risque de cancer de l’estomac. La proportion des forts consommateurs (apports totaux en sel supérieurs à 12 grammes par jour) représente près d’un quart des hommes et 5 % des femmes en France.

Compléments alimentaires à base de bêta carotène
En France, environ 27 % des adultes, majoritairement des femmes, prennent des compléments alimentaires et notamment des anti-oxydants. Sur les 218 compléments alimentaires antioxydants recensés, 16 % contiennent du β-carotène.

Selon une publication issue de la cohorte française E3N, à dose élevée (20 à 30 milligrammes par jour), ce type de complément alimentaire augmente le risque de cancer du poumon chez les femmes exposées en parallèle à des facteurs de risque comme le tabac ou l’amiante mais le réduit chez les autres.

Aliments ou comportements alimentaires bénéfiques(*)

A l’inverse, plusieurs facteurs diminuent le risque de certains cancers.

Activité physique
Pratiquée régulièrement, l’activité physique diminue le risque de cancer du côlon (- 18 à 29 % selon le type d’exercice ou son intensité) et probablement de cancer du sein (après la ménopause) et de l’endomètre. En outre, elle limite le risque de surpoids et l’obésité, eux-mêmes facteurs de risque de plusieurs cancers. En France, 21 à 37 % des adultes pratiquent moins de 30 minutes d’activité physique par jour. Environ 2200 décès par cancers pourraient être imputables à l’inactivité en 2000.

Fruits et légumes
Une consommation régulière de légumes et de fruits diminue le risque de cancer de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, de l’estomac et du poumon (pour les fruits seulement). Leur effet protecteur serait associé à leur teneur en divers nutriments et constituants tels que les fibres, capables d’agir sur des mécanismes potentiellement protecteurs contre le cancer. Une alimentation riche en fibres (céréales complètes, fruits, légumes, légumineuses) semble par exemple associée à un moindre risque de cancer colorectal. En France, 57 % des adultes consomment insuffisamment de fruits et légumes (moins de 5 portions par jour) et 35 % sont de petits consommateurs (moins de 3,5 portions par jour).

Allaitement
L’allaitement diminue le risque de cancer du sein chez la mère notamment parce qu’il prolonge la période d’aménorrhée et réduit l’exposition aux hormones sexuelles (estrogènes, androgènes) au cours de la vie. Ces hormones sont des facteurs de risque connus du cancer du sein. En France, 60 % des mères allaitaient leur enfant à la sortie de la maternité de façon exclusive en 2010, un taux en constante augmentation depuis 15 ans selon la dernière enquête nationale périnatalité 2010.

(*) Source : INCa/NACRe 2009 "Nutrition et prévention des cancers : des connaissances scientifiques aux recommandations". Expertise collective ANSES 2011 Nutrition et cancer

Recommandations internationales

A partir des relations entre nutrition et cancer jugées convaincantes ou probables, le Fonds mondial de recherche contre le cancer (WCRF) et l’INCa en France ont émis des recommandations directement applicables par la population générale et valables également pour les personnes ayant déjà eu un cancer.

  • Limiter autant que possible l’alcool en termes de quantité et de fréquence de consommation, quel que soit le type de boisson (vin, bière, spiritueux...).
  • Maintenir un poids normal (IMC entre 18,5 et 25 kg/m2) grâce à l’exercice physique et une alimentation équilibrée.
  • Limiter la consommation de viandes rouges à moins de 500 g par semaine et alterner avec des viandes blanches, du poisson, des œufs et des légumineuses. Limiter autant que possible la charcuterie.
  • Limiter les apports en sel en réduisant la consommation d’aliments transformés salés (charcuteries, fromages...) et l’ajout de sel pendant la cuisson et dans l’assiette.
  • Ne pas consommer de compléments alimentaires à base de β-carotène.
  • Pratiquer au moins 30 minutes d’activité physique modérée par jour (marche rapide) ou 20 minutes d’activité physique intense comme le jogging trois fois par semaine. Chez l’enfant et l’adolescent, augmenter la durée d’activité physique à 60 minutes par jour sous forme de jeux, d’activités de la vie quotidienne ou de sport.
  • Consommer chaque jour au moins 5 fruits et légumes variés quelle que soit la forme (crus, cuits, frais, en conserve ou surgelés) pour atteindre au minimum 400 g par jour ainsi que des aliments riches en fibres (céréales, légumes secs).
  • Pour les mères, allaiter son enfant si possible de façon exclusive jusqu’à l’âge de 6 mois.

Des liens entre cancer et nutrition qui restent à clarifier

De nouvelles connaissances pourraient conduire à renforcer, modifier ou adapter les recommandations actuelles. Ainsi les approches épidémiologiques étudient, chez l’Homme, la corrélation entre la nutrition et le risque de cancer. Les études reposent sur l’observation de populations et de leurs expositions aux facteurs alimentaires, ou sur une intervention nutritionnelle.

Ces études de population tiennent compte des degrés d’exposition (seuils de risque, combinaisons d’aliments). C’est le cas notamment des études de cohortes EPIC, E3N ou encore Nutrinet.

La cohorte EPIC, pour European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition, implique 10 pays européens dont la France. Elle compte plus de 500 000 adultes recrutés entre 1993 et 1999 et est destinée à mieux comprendre les relations entre l’alimentation et la survenue des cancers. Certains résultats, concordants avec d’autres études, ont apporté des éclairages importants sur le rôle néfaste de l’alcool, des viandes rouges ou encore des acides gras trans et à l’inverse le bénéfice des fibres alimentaires, du régime méditerranéen ou encore de la vitamine D par rapport à différents cancers.

La cohorte E3N (Etude Epidémiologique auprès de femmes de la Mutuelle générale de l'Education Nationale), est la composante française d’EPIC. Elle comprend quelque 100 000 femmes volontaires françaises suivies depuis 1990. Des informations concernant leur mode de vie (alimentation, prise de traitements hormonaux, etc) et la survenue de cancers, notamment du sein et colo-rectal, sont recueillis par auto-questionnaires tous les 2 ans. De nombreux articles issus de cette cohorte ont ainsi démontré que les traitements hormonaux substitutifs (THS) et la consommation d'acide gras transaugmentent le risque de cancer du sein tandis que l'activité physique le diminue. Plus récemment, d'autres publications ont contribué à préciser les conditions dans lesquelles la vitamine D pourrait jouer un rôle protecteur vis-à-vis du cancer du sein.

Enfin, la cohorte Nutrinet, constituée sur Internet et composée actuellement de 200 000 adultes "nutrinautes" (500 000 espérés), a été lancée en 2009. Elle est destinée à évaluer les déterminants de comportements alimentaires et l’impact de ceux-ci sur la santé et notamment la survenue de cancers. Le suivi sera au minimum de 5 ans.

Tumeur colorectale et infiltration lymphocytaire

Tumeur colorectale et infiltration lymphocytaire

Les chercheurs tentent en parallèle d’identifier, sur des modèles cellulaires humains ou animauxin vitroles différentes étapes de la transformation d’une cellule normale en cellule tumorale.

Les études menées sur des modèles animaux in vivo apportent, à l’échelle d’un organisme entier, des éléments sur les mécanismes induisant la cancérogenèse pour certains aliments ou catégories d’aliments.

Plusieurs approches sont donc utilisées pour étudier les liens entre facteurs nutritionnels et cancers. C’est seulement en combinant l’ensemble des résultats obtenus par les différentes études réalisées que l’on est ainsi en mesure d’aboutir à un consensus internationalpermettant d’établir des recommandations nutritionnelles pour le public.

     

La nutrition pendant un cancer

L’alimentation pendant le traitement d’un cancer présente un impact sur le patient, sa maladie et sa guérison. Les traitements anticancéreux peuvent entraîner des nausées, vomissements, inflammation, altération du goût et de l’odorat ou encore une anorexie avec un risque de dénutrition. La prévalence de celle-ci est de l’ordre de 40 % mais augmente avec l’âge pour atteindre 60 à 90 % dans le cas des cancers des voies aérodigestives (bouche, gorge, œsophage, estomac, côlon). Elle conduit à la dégradation de l’état général et peut gêner ou empêcher le traitement. Dans certains cas, la maladie peut à l’inverse favoriser une prise de poids excessive. Les principaux objectifs pendant un traitement sont de stabiliser le poids et le statut nutritionnel et de maintenir l’activité physique, voire de l’augmenter.
Pour en savoir plus consulter le dossie rClic "Nutrition pendant le cancer" du réseau National Alimentation Cancer Recherche (NACRE) de l’INRA

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 15:00

 

 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 08:00

www.anses.fr

 

 La table de composition Ciqual 2012 est publiée par l'Observatoire de la composition nutritionnelle des aliments.



Le projet Ciqual a pour objectif, au sein de l'Anses, de collecter, évaluer et rendre disponible des données de composition nutritionnelle des aliments génériques consommés en France.
Les données collectées,
  confidentielles, sont ensuite agrégées par le CIQUAL pour produire des valeurs moyennes de référence pour des aliments génériques. Le site présente une table de composition nutritionnelle des aliments.

 

 


Les fiches nutritionnelles regroupent les teneurs en différents constituants (glucides, protéines, lipides et acides gras, vitamines, minéraux…) ainsi que les valeurs énergétiques des aliments. Les données sont toujours proposées pour 100 g d'aliment.


Vous pouvez actuellement consulter la version 2012 qui contient des informations nutritionnelles moyennes sur plus de 1400 aliments consommés en France et 57 constituants.


N'hésitez pas à consulter la documentation pour obtenir des informations sur la constitution de la base de données et les FAQ qui traitent les questions.

 

 

 

Consulter la table Ciqual 2012

 


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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 08:08

 

logo prioritesantemutualiste trans1

 

 

[ Publié le 27 juin 2012 ]

Ballonnements, douleurs d'estomac et gargouillis divers ? Vos fins de repas relèvent parfois de la torture ? Une alimentation trop riche, une hydratation insuffisante, des repas avalés sur le pouce ou le stress sont autant de responsables à ces maux de tous les jours. Petits conseils, agrémentés de quelques idées de recettes, pour bien digérer.

 

digestion-alimentation-equilibre-priorite-sante-mutualiste

Ne cherchez pas l'aliment miracle qui facilitera votre digestion, il n'existe pas ! En revanche, certains choix se révèleront des alliés privilégiés alors que d'autres seront des ennemis féroces. La première règle consiste à équilibrer votre alimentation. 

 

 

L'importance des fibres

En plus de leur richesse en vitamines, les fruits et légumes vous apportent des fibres, essentielles au confort digestif. Des fibres, vous en trouverez aussi dans les fruits secs et dans le pain aux céréales. Attention cependant à ne pas en abuser ! Consommés en excès, certains légumes secs (comme les flageolets ou les lentilles) risquent d'accélérer votre transit. Autre conseil, si vous avez les intestins irritables, préférez les légumes et les fruits cuits, épluchés et épépinés. Ils passeront mieux.

 

 

Les féculents avec modération

Les pâtes (sauf intolérance au gluten), le riz ou encore les pommes de terre sont généralement faciles à digérer. Comme pour tout autre aliment, c'est l'excès qui risque de vous nuire. Encore une fois, le mode de préparation aura son importance. Des patates refroidies en salade, par exemple, faciliteront votre digestion.

 

Un litre et demi d'eau par jour
L'eau est une aide précieuse car une bonne hydratation facilite une bonne élimination. Des tisanes (à base de fenouil, de bardane, d'anis ou de romarin), des soupes de légumes ou des jus de fruits (d'ananas notamment) sont une bonne alternative. Enfin, limitez votre consommation de sodas ou d'eaux gazeuses. Ils peuvent encombrer le tube digestif et provoquer de réelles lourdeurs d'après repas.

 

Misez sur les probiotiques
En cas de problèmes digestifs, le lactose est bien souvent pointé du doigt. Si vous y êtes sensible, vous pouvez par exemple vous tourner vers des fromages affinés comme le comté ou le cantal ou encore des yaourts et du fromage de brebis. Ils contiennent peu ou pas de lactose.

 

Une bonne hygiène de vie pour bien digérer
Le contenu de l'assiette ne suffit pas à vous garantir une bonne digestion. Le simple fait de vous asseoir à table et d'y prendre votre temps participe à cette mécanique de précision. Consacrez au moins vingt minutes à chaque repas. Mangez dans le calme, à heures régulières. Mieux vaut éviter les environnements stressants, responsables de bien des maux. Enfin, mâchez ! En effet, le travail de digestion commence dans la bouche. Vous devrez donc prendre le temps de bien mastiquer afin que les enzymes salivaires commencent leur besogne.

 

Les ennemis de votre digestion
Mais s'il existe des aliments à privilégier, d'autres seront à bannir. Outre les légumes secs qui peuvent être sources de flatulences, limitez votre consommation en aliments gras comme les charcuteries ou les plats en sauce. Ils sont en effet souvent épicés ou vinaigrés. Enfin l'alcool, tout comme le café, devront être évités. Ou du moins limités, au même titre que les excès de jus de fruits. Ils ont en effet tendance à favoriser l'acidité gastrique.

 

 

Source : Institut régional du Bien-être, de la médecine et du sport (IRBMS) Nord-Pas-de-Calais, www.irbms.com, consulté le 21 juin 2012

(Destination santé ©)

 

 


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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 19:00

 

 

[ Publié le 19 juin 2012 ]

Avec l’été et le soleil, c’est le moment de se remettre au sport pour retrouver la forme. Mais attention, la santé passe aussi par l’assiette. Conseils et témoignage.


alimentation-forme-sport_priorite_sante_mutualiste

 

 

Et si vous profitiez de l'été pour retrouver la forme et les formes ? Le nutritionniste Denis Riché, qui accompagne des athlètes de haut niveau depuis 20 ans, est très insistant : "Ce qui est important, c'est d'avoir une démarche structurée".

 

Des blessures aux origines physiologiques


"Le sportif de haut niveau est un modèle expérimental de premier ordre", explique l’enseignant pour le diplôme universitaire "Exercice entraînement nutrition micronutrition" (E2N2), à l'université d'Evry. Ainsi, avec le temps, "nous nous sommes rendus compte que le surmenage et autres blessures chroniques du sportif étaient souvent liés à des troubles immunitaires ou inflammatoires", indique Denis Riché. Le cycliste Mickaël Buffaz en est la parfaite illustration. Aujourd'hui âgé de 32 ans, il a retrouvé le chemin de la forme il y a 3 ans, après des années de galère. "Je souffrais de troubles digestifs et de diarrhées chroniques depuis très longtemps", témoigne-t-il.

 

Sur les conseils de Denis Riché, il a réalisé des examens biologiques qui ont révélé "un déséquilibre important de la flore intestinale. Elle était devenue comme une vraie passoire, laissant le champ libre à de mauvaises bactéries et des infections à répétition".

 

Bien manger et doser son effort


D'une manière générale, sportif ou non, "quand il y a chronicité (blessures, bobos à répétition, fatigue), il y a souvent un problème d'immunité sous-jacent", reprend Denis Riché. "Il convient alors d'apporter des éléments qui vont relancer cette immunité".

 

Ces derniers se trouvent bien souvent dans l'assiette. C'est le cas des fruits et légumes, des glucides, des poissons gras, ainsi que des huiles d'olive et de colza. Et si les changements dans l'assiette ne suffisent pas, il est conseillé de consulter son médecin traitant.

 

Sur le plan de l'activité physique, "votre programme de remise en forme doit être applicable", poursuit Denis Riché. Inutile donc, de viser la lune si vous êtes sûr de ne pouvoir l'atteindre.

 

Ouvrez votre agenda sur une semaine-type et cochez les 2 ou 3 moments où vous pouvez prendre rendez-vous avec vous-même. Quant à l'intensité de l'effort, adaptez-la à vos possibilités. "L'activité sportive doit vous permettre de parler, mais pas de chanter. C'est un niveau d'activité optimal qui permet de faire davantage que brûler des calories pendant l'effort."

 

 

 

Source : Interview de Denis Riché, 9 mai 2012, Interview de Michal Buffaz, 12 mai 2012 - Institut européen de diététique et de micronutrition (IEDM)

(Destination santé ©)

 

 



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