Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 18:26
logo_france-soir.gif
L'association Pink Bra Bazaar a organisé une vaste opération de récupération de soutiens-gorge dimanche sur l'esplanade du Trocadéro à Paris. Un véritable buzz pour sensibiliser sur la lutte contre le cancer du sein.

 

sipa_00634489_000010.jpg

 

Des centaines de soutiens-gorge ont été jetés en l'air sur l'esplanade du Trocadéro, dimanche SIPA/SEVGI
Un véritable buzz. Des centaines de soutiens-gorge ont été lancés en l'air dimanche sur l'esplanade du Trocadéro à Paris. Une initiative de l'association Pink Bra Bazaar pour sensibiliser les femmes, mais aussi les hommes, sur la nécessité de se faire dépister du cancer du sein. « Notre message n'a qu'un seul objectif : que chaque femme se sente concernée sans crever de trouille, qu'elle aille régulièrement faire ce qu'il faut pour que, au cas où il y aurait quelque chose, cela soit dépisté à temps », a ainsi précisé l'association sur son site.
"Des centaines de soutifs"


Pour la troisième édition de cette sorte de vide-dressing original et en plein air, plusieurs professionnels de la lingerie se sont mobilisés. Les participantes ont, quant à elles, été invitées à porter leur soutien-gorge par-dessus leur t-shirt. Afin de réunir « le maximum de monde » et de permettre à l'association de « récolter des centaines de soutifs », les hommes ont eux aussi été conviés.

Et si certains ont laissé leur côte fantaisiste s'exprimer en apportant leur touche personnelle à leurs dessous, les plus timides se sont, eux, contentés d'y apporter « un petit quelque chose de rose » en référence à la couleur de la Ligue contre le cancer du sein. Ces soutiens-gorge ont ensuite été récupérés par Pink Bra Bazaar pour ces « trocs de soutifs » et ateliers de customisation.

Premier cancer féminin, le cancer du sein est responsable de 11.000 décès chaque année. En 2012, près de 53.000 cas devraient être recensés.

 

Par Actu France-Soir
Partager cet article
Repost0
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 18:29
Le Monde.fr | 24.03.2012 à 18h32 • Mis à jour le 25.03.2012 à 12h15

 

L'association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), qui a déjà fait parler d'elle au début du mois de mars avec sa campagne de sensibilisation à l'euthanasie, a réuni entre 1 000 et 2 000 personnes, samedi 24 mars, sur la place de la République. Un rassemblement suivi d'une marche jusqu'au Cirque d'hiver où s'est organisé un meeting en présence notamment du maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë. Si l'association s'était contentée, il y a moins d'un mois, de photo-montages des candidats dans des lits d'hôpital, elle les a aujourd'hui appelés à venir s'exprimer publiquement sur la question de l'euthanasie.
Seuls Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly ont répondu présents, Nicolas Sarkozy et François Hollande s'étant respectivement fait représenter par le député européen Philippe Juvin et la députée George Pau-Langevin. Le candidat du Front de gauche a souligné son "attachement connu de longue date" au droit à "décider d'éteindre soi-même la lumière". Dans son programme, il s'est effectivemment prononcé en faveur de l'inscription, dans la Constitution, du droit de "décider de sa propre fin et d'être assisté lorsqu'on en décide". De son côté, l'écologiste Eva Joly a indiqué vouloir "aller au-delà de la loi Leonetti" qui encadre la fin de vie, pour instaurer "une aide active à mourir" strictement encadrée.
PEU DE PROPOSITIONS CONCRÈTES
Depuis plusieurs mois, la question de l'aide à la fin de vie s'est invitée dans le débat public, notamment avec la sortie du livre Six mois à vivre, publié à titre posthume par Marie Deroubaix qui a choisi de "finir ses jours dignement" en Belgique. Un plaidoyer pour l'euthanasie qui a été propulsé en tête des ventes du site Amazon dès sa publication le 8 mars 2012.
"Les politiques se prononcent sur l'euthanasie, ce qu'ils ne faisaient pas avant. C'est la première fois que ce thème est autant traité dans une campagne", a d'ailleurs estimé Jean-Luc Romero, président de l'ADMD et conseiller régional PS d'Ile-de-France. En deux jours, il a été successivement l'invité de France Info et de LCI. Après cette journée d'appel, il a estimé que l'association avait "réussi son pari : faire en sorte que la question de l'euthanasie fasse débat" durant la campagne électorale.
Mais les candidats à la présidentielle n'ont pas attendu cette actualité pour se prononcer sur le droit à mourir dans la dignité. Poussé par son camp, le candidat socialiste, François Hollande, s'est exprimé à plusieurs reprises à ce sujet. Il s'est déclaré partisan d'une "assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" dans "des conditions précises et strictes". Se gardant bien de parler d'"euthanasie", il évoque plutôt "une procédure : quand une personne demande, parce qu'elle n'en peut plus (...). Il ne s'agit pas de dépénaliser mais d'encadrer cette mort dans la dignité."
Nicolas Sarkozy, de son côté, s'est fermement opposé dans un entretien au Figaro magazine à un remaniement de la loi Leonetti qui, depuis 2005, interdit l'acharnement thérapeutique et instaure un droit au "laisser mourir". Cette loi autorise l'administration par les médecins de traitements anti-douleur permettant de soulager la souffrance avec pour "effet secondaire d'abréger la vie" d'un malade. Pour lui, "la loi Leonetti est parfaitement équilibrée, elle fixe un principe, celui du respect de la vie" alors que "l'euthanasie légalisée risquerait de nous entraîner vers des débordements dangereux". Une position partagée par le centriste François Bayrou.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 08:58

logoFrance5 Allodocteurs

 

 

 

rédigé le 1 février 2012 par Cécile Guéry-Riquier, mis à jour le 1 février 2012

 

 

Nos grands-parents avaient pour habitude de consommer régulièrement en hiver de l'huile de foie de morue et... ils avaient bien raison ! C'était leur manière à eux de prendre une bonne dose de vitamine D. Mais aujourd'hui, à moins d'une alimentation riche en poissons gras, les populations européennes et américaines manquent de cette précieuse vitamine...

 

 

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-nous-manquons-tous-de-vitamine-d-5934.asp?1=1 

 

 

En Angleterre, un nourrisson de quatre mois est mort des conséquences de son rachitisme. Le rachitisme est un manque pathologique de vitamine D, qui peut entrainer une fragilité osseuse. De nombreux enfants en souffraient avant la Seconde Guerre mondiale. Face aux nombreuses fractures du bébé anglais, la police avait d’abord pensé à un cas de maltraitance, mais les examens médicaux ont révélé que l'enfant souffrait d'une carence importante en vitamine D. Sa mère aussi était très carencée, et n'avait pas pu, en l'allaitant, lui apporter la quantité de vitamine nécessaire. Selon le New Scientist, les cas de rachitisme sont en hausse en Grande-Bretagne : 147 enfants en 1997, 762 en 2010.

Ce cas fait ressurgir un problème de santé publique de plus en plus remarqué par le monde médical : l'insuffisance, voire la carence en vitamine D, des populations vivant au nord du 40ème parallèle. Soit, par exemple, l'Europe du Nord, la Canada, les Etats-Unis...

 

 

Manque de soleil et carence en vitamine D


En cause : le manque d'ensoleillement de nos contrées, nos habitudes de plus en plus sédentaires qui nous poussent à moins sortir, et notre (bonne) habitude à nous badigeonner de crème solaire quand le soleil montre le bout de son nez.

Car c'est grâce aux rayons UV B du soleil que notre corps fabrique plus de 80 % de nos besoins en vitamine D. Il s'agit plus exactement d'une hormone, qui après deux transformations successives au niveau du foie et du rein, va favoriser la bonne assimilation digestive du calcium et du phosphate, et donc nous permettre de fortifier nos os. La vitamine D est d'ailleurs souvent prescrite dans les cas d'ostéoporose.

Les peaux foncées vivant dans les pays du Nord sont particulièrement exposées car leur peau a besoin de plus de soleil que les peaux claires pour synthétiser la même quantité de vitamine D. La peau des personnes âgées aussi.

"Il n'y a pas d'étude précise sur les insuffisances en vitamine D de la population générale, mais à chaque fois que l'on fait faire des dosages lors d'une étude, tous les participants montrent au moins une insuffisance, voir une carence", explique le Dr Marie Courbebaisse, néphrologue à l'Hôpital européen Georges-pompidou, à Paris.

Nous trouvons aussi de la vitamine D dans notre alimentation, en particulier dans les poissons gras comme la sardine, le saumon ou le hareng. Mais pas suffisamment pour pallier notre manque. Pas question non plus de faire des séances dans des cabines UV ou de faire bronzette sans crème solaire pour rebooster notre taux de vitamine D, le risque de cancer de la peau est trop important.

 

 

Alors quelle est la solution ?

 

Tout simplement prendre des compléments alimentaires de vitamine D, appelés aussi "UV Dose". Ils peuvent se présenter sous forme d'ampoules, ou de gouttes. La délivrance se fait sur ordonnance, et la posologie est évalué par votre médecin, qui aura vérifié au préalable votre taux de vitamine D par une prise de sang.

Aujourd'hui, la supplémentation en vitamine D est seulement conseillée aux enfants de moins de 3 ans, aux femmes enceintes et qui allaitent, et aux personnes âgées.

Mais cette limitation de prescription ne va probablement pas durer. De nouvelles études commencent à démontrer qu'un bon taux de vitamine D ne permet pas seulement d'avoir des os solides. Elle aurait aussi une influence sur les autres tissus du corps humain, comme les muscles, les neurones, le cœur... et protégerait ainsi des maladies cardio-vasculaires, du diabète, des infections, et même du cancer.

Un geste de prévention donc, dont le coût serait minime, puisqu'une ampoule vaut un peu moins de deux euros, et que l'on doit en prendre seulement une à chaque changement de saison. La petite ampoule de vitamine D pourrait bien devenir notre futur geste santé.

 

 

En savoir plus :

 

 

Partager cet article
Repost0
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 15:55

logoFrance5 Allodocteurs

 

 

rédigé le 9 mars 2012 par Jean-Luc Romero, président de l'ADMD, mis à jour le 13 mars 2012

 

La santé est la préoccupation numéro 2 des Français, après l'emploi. Pourtant elle reste quasiment absente des programmes des candidats à l'élection présidentielle. La rédaction d'Allodocteurs.fr a demandé à plusieurs acteurs de la santé d'écrire une lettre au futur président de la République. Euthanasie, avortement, urgences, médicaments, droit des patients, sida... En espérant que ces thèmes de santé feront enfin leur apparition dans la campagne électorale.

 


 

Madame, Monsieur le futur président de la République,

 

Les Françaises et les Français, en majorité, ont voté pour vous et vous ont élu pour être le président de la République française, ce dimanche 6 mai 2012.

 

Certains sujets que vous aurez à traiter sont d'une technicité ahurissante et je vous souhaite d’avoir d’excellents conseillers à vos côtés. Alléger le poids de la dette publique va blanchir beaucoup de vos nuits. Réduire le chômage est une nécessité impérieuse. Certaines décisions que vous aurez à prendre seront lourdes de conséquences humaines. Engager la France dans un conflit armé est un poids sur la conscience qui s’accroit à chaque drame.

 

Il est un sujet que vous aurez à traiter en priorité, assez simplement au fond, parce qu’il concerne 100% de vos concitoyens et que, selon les sondages, entre 86 et 94% des Français y sont favorables. Ce sujet, c’est celui de la légalisation de l’aide active à mourir. Non pas pour poser une alternative entre la vie et la mort, mais pour poser une alternative entre une mort choisie, abordée dans une relative sérénité, en conscience, et une mort subie, imposée, qui survient à l’improviste, dans la solitude d’une chambre d’hôpital. Pour répondre à cette question : la mort est là, que faisons-nous…

 

Je dis simplement, non pas que je méconnaisse la gravité de ce passage obligé de toute vie humaine, mais parce que certains pays européens – trois des six fondateurs de la CEE en 1957, je veux parler des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg – nous ont devancés et ont établi des dispositifs efficaces, encadrant les procédures, prévenant toutes les dérives, assurant l’égalité de traitement de chacun.

 

Inutile donc d’inventer ce qui existe déjà et qui donne satisfaction. Inutile de perdre encore de trop longues années durant lesquelles des femmes et des hommes que nous aimons vont mourir dans des conditions insupportables car non choisies.

 

Monsieur le futur président de la République, envoyez une mission impartiale auprès des autorités sanitaires des pays du Benelux, demandez à ces observateurs de rédiger un rapport et de préparer un texte de loi transposant dans notre droit cette loi de liberté que ces peuples connaissent depuis parfois plus de dix ans. Organisez le débat à l’Assemblée nationale et au Sénat et veillez à ce qu’aucun argument débordant de la laïcité plus que centenaire de notre République ne soit invoqué.

 

Le texte voté, ratifié, les décrets d’application pris, vous apprécierez cette loi de liberté qui place les Français au cœur de toute décision médicale de fin de vie, qui fait de notre pays un pays respectueux de la liberté individuelle et des consciences, et qui exonère les médecins de décisions qu’ils ne veulent pas, qu’ils ne peuvent pas ou qu’ils ne savent pas prendre.

 

Monsieur le futur président de la République, vous serez élu le dimanche 6 mai 2012 par la volonté majoritaire des Françaises et des Français. Entendez alors la demande d’une autre majorité qui souhaite conserver la maîtrise de son propre corps jusqu’au dernier jour de sa vie, qui souhaite que soient respectées ses dernières volontés.

 

Monsieur le président de la République, rappelez-vous durant ces cinq prochaines années que la France est un pays laïque, qui a toujours défendu la liberté.

 

Celle de finir sa vie dans la dignité doit être entendue.

 

 

 

Jean-Luc Romero
Président de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité

 

 

 

Partager cet article
Repost0
22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 11:25

logoFrance5 Allodocteurs

 

 

L'Association pour le droit de mourir dans la dignité lance, mercredi 7 mars 2012, une campagne utilisant l'image des candidats qui s'opposent à la légalisation d'une aide active à mourir. 94 % des Français se déclarent favorables à l'euthanasie.

 

François Bayrou, Marine le Pen et Nicolas Sarkozy sur leur lit de mort. Après la Fédération des aveugles et des handicapés visuels de France, c'est au tour de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) d’interpeller les candidats à l’élection présidentielle.

 

Pour frapper les esprits, l'association utilise les visages des candidats, grimaçants sur leurs lits d'hôpital avec cet appel : "Doit-on vous mettre dans une telle position pour faire évoluer la vôtre sur l'euthanasie ?"

 

Pourquoi avoir choisi ces candidats-là ? Parce que ceux sont "les plus opposés à la légalisation d'une aide active à mourir", explique l'association. Ainsi, "sont-ils mis en situation de fin de vie, au fond d'un lit de douleur, afin de les pousser à réfléchir à cette importante question de liberté individuelle", poursuit l'ADMD.

 

François Hollande, lui, s’est prononcé pour que "toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander dans des conditions précises et strictes à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité".

Un rassemblement ouvert à tous est prévu le 24 mars 2012 au Cirque d'Hiver-Bouglione, à Paris.

 

Selon un sondage IFOP pour Sud-Ouest réalisé en août 2011, 94 % des Français sont favorables au recours à l'euthanasie.

 

 

Campagne de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité

Voir la campagne en ligne sur : www.admd24mars.fr

 

 

Partager cet article
Repost0
18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 10:24

la-ligue-pour-la-vie

 

Article modifié le 20/02/2012

Revivez les conférences qui ont eu lieues à Nantes les 25 et 26 janvier 2012.

 

LA RECHERCHE SOUTENUE PAR LA LIGUE DANS LE GRAND OUEST


Lutte contre le cancer et système immunitaire
Lutte contre le cancer et produits de la mer
Lutte contre le cancer et nutrition
De la recherche fondamentale aux thérapies ciblées

 

LA RECHERCHE SOUTENUE PAR LA LIGUE


Thèmes innovants soutenus depuis plus de 10 ans
Sciences Humaines et Sociales
Recherche épidémiologique

 

 

 Voir le communiqué de presse "14e édition du colloque de la Recherche de la Ligue nationale contre le cancer"

 

 

 

Partager cet article
Repost0
18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 10:08

la-ligue-pour-la-vie.gif

 

Article modifié le 01/02/2012

Une année de vie n’est pas financièrement quantifiable !

À l’occasion de la journée mondiale contre le cancer et réagissant à la tentation qu’ont certains pays, comme la Grande-Bretagne, de n’accorder la prise en charge de traitements innovants que s’ils ont une stricte rentabilité coût/bénéfice médical, le Comité éthique et cancer abrité par la Ligue contre le cancer vient de rendre son avis.

 

La santé n’a pas de prix mais elle a un coût. Les dépenses de santé sont en progression constante, liées en partie aux progrès médicaux et à la mise sur le marché de médicaments onéreux, du fait de leur caractère dit « innovant ». Le champ de la cancérologie est particulièrement concerné par l’augmentation de ces dépenses. C’est pourquoi les considérations médico-économiques s’imposent de plus en plus. Les Britanniques se sont ainsi engagés dans ce processus en tentant d’évaluer le prix d’une année de vie. Ainsi, en considérant que cette dernière s’élève à 50 000 euros, un médicament dont le coût annuel serait supérieur à ce montant, modulé par les Qaly (« Quality Adjusted Life Year » ou « année de vie ajustée par sa qualité ») ne serait plus remboursé. Si cette qualité de vie est diminuée, le montant de 50 000 euros est diminué d’autant. Cette tendance visant à estimer la valeur de la vie et issue de l’application à la santé publique de la théorie de l’utilité en économie va-t-elle s’imposer en France ?

 

Rationnaliser les dépenses de santé

La part des dépenses allouées à la santé relève avant tout d’un choix de société, d’un débat démocratique qui ne doit pas être biaisé par la défense d’intérêts particuliers et le corporatisme. Pour ce faire, les coûts liés à la santé doivent être les plus transparents possibles. Le Comité éthique et cancer pense qu’« il n’est plus possible d’accepter l’opacité dans laquelle la société est maintenue par l’industrie pharmaceutique quant aux prix des médicaments ».

 

Par ailleurs, le Comité éthique et cancer alerte sur le fait qu’il convient de se défier d’une approche exclusivement budgétaire sur cette problématique et avoir à l’esprit que « les bénéfices qui doivent être apportés par un système de santé soit fondé sur l’équité et sur la solidarité ». Pour ce faire, le Comité éthique et cancer demande que la prescription et le remboursement de ces molécules innovantes et onéreuses soit ouvert à de nouveaux critères d’évaluation :
« - Que les règles d’arrêts des traitements, en particulier des molécules onéreuses, fassent l’objet de référentiels spécifiques ;
- Qu’un recueil d’informations soit organisé pendant et après les traitements afin de contribuer à l’évaluation dans la pratique courante du bénéfice et des risques associés aux médicaments anticancéreux onéreux, notamment pour d’éventuelles extensions d’indication ;
- Qu’une estimation du rapport coût/bénéfice de chacune des molécules onéreuses soit établie. »

 

 

Refuser la tendance britannique

Les rapporteurs du Comité éthique et cancer soulignent qu’« il est impossible d’indiquer que tel ou tel médicament ne sera pas remboursé parce que son bénéfice serait, dans un premier temps, trop faible. » Par ailleurs, l’exigence d’une démarche éthique guidant la rationalisation des soins conduit le Comité à réfuter toute tendance visant à quantifier la valeur d’une année de vie, notamment parce que « cette approche favorise clairement le principe d’utilité pour la société au détriment du principe d’égalité et de soutien aux patients qui nécessitent le plus d’aide ». De plus, qui peut prétendre établir ce qu’est une année de vie ajustée par sa qualité ? « Cette expression inclut des dimensions physiques, psychologiques et sociales pour une part objectivable mais en partie également subjective, donc plus difficilement quantifiable, répond le Comité éthique et cancer. La qualité de vie déterminée par un médecin diffèrera souvent pour un même patient de la qualité de vie estimée par une infirmière ou par le patient lui-même, sachant que de surcroît ces différentes dimensions sont évolutives dans le temps pour un même individu. »

 

Enfin, le Comité estime que la démarche de rationalisation des soins doit s’accompagner d’un effort de pédagogie auprès des patients chez qui l’illusion est souvent entretenue que plus une molécule est onéreuse plus le traitement s’avérerait efficace.

 

Recommandations

Pour conclure, le Comité rejette l’approche utilitariste qui privilégierait la société au détriment des individus qui la compose. Si les contraintes budgétaires devaient imposer à définir des choix parmi les priorités de santé, cela doit relever d’un débat démocratique engageant l’ensemble de la société, au premier rang desquels les patients et leurs proches. « Un tel débat, conclut le Comité éthique et cancer, témoignerait de la réalité d’une véritable démocratie sanitaire s’appuyant, à l’échelon individuel, sur une tout aussi véritable citoyenneté sanitaire. »

 

- Le Pr Axel Kahn réagira aux sollicitations des journalistes.

- Lire l’avis complet « Du bon usage des molécules onéreuses en cancérologie et avis sur les choix inhérents aux contraintes imposées par le coût de ces molécules ».


En savoir + sur le Comité éthique et cancer : www.ethique-cancer.fr

 

 

Télécharger le communiqué de presse "Aspects éthiques des traitements innovants et onéreux en cancérologie" Fichier pdf

 

 

Partager cet article
Repost0
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 19:06
Partager cet article
Repost0
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 18:23

logo-arc

 

 

Pour la Journée mondiale contre le cancer, l’ARC vous a invité à dialoguer avec les chercheurs.

 

 

Dr François Ghiringhelli

Je suis médecin dans le service d'oncologie médicale du Centre centre de lutte contre le cancer Georges-François Leclerc (Dijon). Je suis également responsable de l’équipe de recherche «Chimiothérapie et réponse immunitaire antitumorale» à la faculté de médecine de Dijon.

Je cherche à comprendre comment les chimiothérapies modifient l’activité du système immunitaire des patients atteints de cancer. L’objectif de ces travaux est de trouver comment faire pour que les chimiothérapies agissent non seulement en détruisant les cellules cancéreuses, mais aussi en stimulant l’activité des cellules immunitaires capables de s’attaquer aux tumeurs.

 

A répondu à :

 

«durée chimiothérapie»

«existe -t-il un traitement efficace contre la méningite carcinomateuse ?»

«cancer hereditaire»

«cancer hormononodependant»

«comment se faire dépister?»

«avancées cancer du sein triple négatif»

«innovations ds traitements adjuvants après chirurgie adenocarcinome canalaire i»

«chronothérapie des traitements anti-recidive»

«risque du 3e récidive.»

 

http://www.questions-chercheurs.com/users/486168

 

 

 

Pr Simone Mathoulin-Pélissier

Je suis médecin et chercheuse spécialisée dans l’épidémiologie des cancers. Je travaille à l’Institut Bergonié de Bordeaux (Centre de lutte contre le Cancer) et à l’Université Bordeaux Segalen. J’étudie l’incidence des cancers et les facteurs de risque qui leur sont associés et je travaille aussi pour proposer des études cliniques pour l’amélioration du diagnostic ou du traitement des cancers.

Mes travaux de recherche portent par exemple sur les inégalités dans la prise en charge des patients atteints de cancer et sur les actions pour limiter ces inégalités. Je m’intéresse notamment à l’influence de facteurs socioéconomiques dans la qualité de la prise en charge des femmes souffrant d’un cancer du sein. En comprenant les disparités existantes, il devrait être possible de mettre en place des mesures visant à les réduire et ainsi, à offrir les mêmes chances à tous les patients.

 

A répondu à :

 

«les pesticides et le cancer»

«prévention des cancers professionnels»

«etudes chimiothérapies»

«vous êtes vous penchés sur des profils psychologiques plus à risque ?»

 

http://www.questions-chercheurs.com/users/486240

 

 

 

Dr James McKay

Je suis chercheur, spécialiste en oncogénétique. Je dirige le groupe « Prédispositions génétiques au cancer » du Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC, Lyon).

 

A répondu à :

 

«comment reconnaitre le gene du cancer du sein ?»

«cancer et génétique»

«risque héréditaire dans une famille»

«cancers héréditaires»

«prédisposition génétique et prévention»

 

http://www.questions-chercheurs.com/users/486256 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 20:39

Publiée le 13 février 2012


La FNATH, association des accidentés de la vie, a adressé la semaine dernière à l’ensemble des candidats un document présentant les 7 « règles d’or » sur lesquelles elle souhaite les interpeller.


 

Les 7 règles d’or de la FNATH :

  1. favoriser l’accès à des soins de qualité pour tous, alors que les inégalités sociales, territoriales et financières de santé s’aggravent.
  2. lutter contre la désinsertion professionnelle, alors que tous les ans, plus de 120.000 personnes sont licenciées pour inaptitude.
  3. garantir des revenus de remplacement décents pour tous, alors que les indemnités journalières sont la cible d’attaques récurrentes.
  4. reconnaître enfin la pénibilité au travail, alors que sont actuellement exclues les personnes ayant une espérance de vie réduite en raison de leur travail.
  5. accompagner véritablement les personnes en perte d’autonomie, alors que, cette réforme majeure a été maintes fois annoncée et maintes fois repoussée.
  6. donner les moyens d’une société accessible aux personnes handicapées, alors que la loi impose une mise en accessibilité pour 2015, soit dans 3 ans !

 

7-regles-d-or-fnath.jpg

 

 

 

 

Télécharger le document


Le prochain quinquennat sera marqué par la crise économique et sociale qui va frapper de plein fouet les accidentés de la vie, qui refusent d’être sacrifiés sur l’autel des plans de rigueur successifs.

La FNATH n’attend ni promesses, ni stratégies de communication mais des réponses concrètes à la dégradation des conditions de vie et de travail des personnes qu’elle représente. Elle rendra ainsi publiques les réponses des candidats, auprès de ses adhérents, principalement issus du monde ouvrier et agricole (électorat particulièrement courtisé…), mais aussi au-delà, afin de faire connaître, sur des thématiques souvent ignorées, la position des différents candidats – Eva JOLY est la 1re candidate à s’être engagée en répondant à la demande d’engagements de la FNATH. Voir l’actualité du 9 février sur le site Internet de la FNATH.

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

AGENDA DES CHEFS

OLIVIER CHAPUT

PARRAIN DU RUBAN DE L'ESPOIR 2014

Agenda-des-chefs-2015.jpg

Pour le commander cliquez sur l'image

Rechercher

RUBAN DE L'ESPOIR 2014

Archives

A LIRE

 

ClicRECONSTRUIRE SA VIE

        9782876715523-reconstruire-apres-cancer g        

 

PAGES FACEBOOK

logo-collectif-k.jpg

 

crbst RUBAN 20ESPOIR 20LOGO pour forum

SITES

 

logo collectif k

 

crbst RUBAN 20ESPOIR 20LOGO pour forum