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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 10:16

santelog

 

Actualité publiée le 31-12-2013  

The Journal of Clinical Investigation

Le métabolisme du glucose en présence d'oxygène est lui-même cause de malignité et non seulement, comme on le pensait jusqu’alors, une simple conséquence de l'activité des cellules cancéreuses, conclut cette recherche du Laboratoire de Berkeley. En synthèse, une augmentation spectaculaire de l'absorption de sucre pourrait être une cause de l'oncogenèse. Ces résultats, publiés dans le Journal of Clinical Investigation, expliquent pourquoi l'hyperglycémie caractéristique de l'obésité et du diabète peut augmenter le risque de cancer du sein et d'autres cancers et pourquoi aussi, les médicaments antidiabétiques, tels que la metformine sont associés à un risque de décès par cancer moins élevé.

 

Le processus mis en cause est la glycolyse aérobie ou le métabolisme, en présence d'oxygène, du glucose transformé en acétyl-CoA et en gaz carbonique (CO2), en même temps qu’en énergie.

Cette hypothèse de la glycolyse aérobie cause de cancérogenèse est controversée car de précédentes recherches ont pu identifier une glycolyse aérobie accrue, aussi dans les cellules saines. Toujours aujourd’hui, la majorité des scientifiques considère que l'augmentation de l'absorption du sucre dans les cellules est la conséquence d’une demande métabolique accrue de la tumeur et non une cause de développement de la tumeur.

  

L’auteur principal de l’étude, Mina Bissell, un expert du cancer du sein depuis 40 ans, chercheur à Berkeley montre ici la responsabilité, dans l’oncogenèse, d’une glycolyse aérobie accrue. Cette augmentation de la glycolyse aérobie et donc de l'absorption de sucre va activer 2 voies de signalisation oncogénique et donc favoriser le développement du cancer.

Les chercheurs ont examiné l'expression de protéines de transport du glucose dans les cellules du sein humaines et, en particulier un transporteur de glucose, appelé GLUT3, dont les concentrations s’avèrent 400 fois plus élevées dans les cellules malignes du sein. Ils montrent que la surexpression de GLUT3 dans des cellules non malignes active des voies de signalisation oncogénique et conduit à l'apparition d’une tumeur cancéreuse (Visuel de gauche). A l'inverse, la réduction de GLUT3 dans les cellules malignes conduit à la suppression de ces voies de signalisation oncogénique et les cellules se comportent alors comme des cellules non cancéreuses, même si elles contiennent encore de l’ADN « cancéreux ».

Ainsi, la suppression de l'absorption du glucose conduit à une réversion des cellules malignes sans affecter les cellules non malignes (Voir visuel en haut à droite).

 

Une découverte majeure qui non seulement apporte un éclairage nouveau sur l'importance de l'absorption du glucose et du métabolisme dans le développement du cancer, contribue à expliquer la relation entre les maladies métaboliques et le cancer et enfin révèle de nouvelles cibles possibles pour le diagnostic et le traitement de la maladie.

 

Site Santé log

 

Source: The Journal of Clinical Investigation October 3, 2013 doi:10.1172/JCI63146 Increased sugar uptake promotes oncogenesis via EPAC/RAP1 and O-GlcNAc pathways

Lire aussi :

CANCER de l’OVAIRE: L’antidiabétique metformine multiplie par 4 la durée de survie 

DIABÈTE et CANCER: Découverte d'un lien moléculaire 

 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 09:44

 

De nouveaux travaux renforcent le lien soupçonné entre sels d'aluminium et augmentation des cancers du sein, a annoncé l'oncologue genevois André-Pascal Sappino sur la RTS.

AUTORITÉS RÉTICENTES

Les inquiétudes des chercheurs genevois face aux sels d'aluminium ont été exposées à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), "qui a répondu pour l'instant de manière très évasive", explique André-Pascal Sappino.

"L'OFSP considère que les sels d'aluminium ne sont pas plus dangereux pour les organismes humains que de regarder la télévision".

CONFÉRENCE PUBLIQUE

Quatre médecins proposent une conférence publique sur le rôle des substances telles que le diesel, les OGM, les sels d’aluminium et les rayons X dans le cancer.

Mercredi 20 novembre de 17h45 à 20h15 à la Salle communale de Chêne-Bougeries (GE).
  • Le dossier de RTSdécouverte

    Nous vous proposons dans ce dossier une analyse des aspects psychologiques du cancer, un état des lieux de la recherche, le point sur la prévention, un témoignage ainsi que des avis de spécialistes.

ARCHIVES

  • Attention aux sels d'aluminium dans les déodorants

    01:36 | A Bon Entendeur | 22 février 2012

  • Zoom sur les sels d'aluminium

    09:13 | On en parle | 17 janvier 2012

  • Les sels d'aluminium des déodorants sont nocifs

    06 janvier 2012

Video sur ce SITE

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 09:20

 

<p>L’équipe du biologiste Luc Gaudreau teste des pesticides couramment utilisés en agriculture.</p>

L’équipe du biologiste Luc Gaudreau teste des pesticides couramment utilisés en agriculture.

Photo : Michel Caron

17 septembre 2013

Sophie Payeur

Le cancer du sein est le cancer le plus courant chez les femmes. L’équipe du biologiste Luc Gaudreau vient de mettre en évidence un mécanisme qui explique comment certains pesticides contribuent au développement de la maladie.

 Exposés à plus de 7000 pesticides

Les quantités de pesticides utilisées en agriculture augmentent régulièrement depuis des décennies. Plus de 7000 produits sont commercialisés au Canada et chacun d’eux contient un ou plusieurs des 500 ingrédients actifs homologués. En ville ou à la campagne, nous sommes tous exposés à de faibles niveaux de pesticides. Leurs effets à long terme, mal connus, suscitent de sérieuses inquiétudes.

Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les mécanismes de transcription génique, Luc Gaudreau étudie les mécanismes qui orchestrent la communication et la transmission de l'information génétique dans les cellules. Le biologiste moléculaire est aussi chercheur à l'Institut de pharmacologie de Sherbrooke. Il s’affaire notamment à mieux comprendre de quelle manière les polluants incorporent la machinerie moléculaire pour amorcer certains cancers, dont le cancer du sein. Un chantier complexe pour lequel Luc Gaudreau vient de décrocher une subvention de recherche auprès de la Société de recherche sur le cancer. Le chercheur croit d’ailleurs avoir trouvé un suspect : Dnmt3B, une enzyme impliquée dans la transformation de notre ADN.

Quand l’équilibre est rompu

«Lorsque les polluants entrent dans les cellules du corps, ces dernières enclenchent un mécanisme de défense, explique le biologiste moléculaire. Elles activent le récepteur AhR». Ce récepteur – une protéine – est aussi un important régulateur de l’expression des gènes. Activé, AhR entraîne l’expression des deux enzymes qui procèdent à la détoxification. «L’ennui, c’est que ces mêmes enzymes peuvent également métaboliser les œstrogènes», signale Luc Gaudreau. Les œstrogènes sont depuis longtemps reconnus comme un facteur impliqué dans le développement du cancer du sein.

La première enzyme (CYP1A1) transforme l’œstrogène en un composé inoffensif. Mais la seconde (CYP1B1) convertit l’œstrogène en 4-hydroxy-estradiol – un composé dont les effets sur le génome sont néfastes. L’équilibre naturel de ces deux métabolites est précieux : il doit être en faveur du composé non néfaste, et donc empêcher une surproduction de 4-hydroxy-estradiol. Malheureusement, la présence de polluants dans le corps et les mécanismes qui régissent les actions de l’œstrogène rompt cet équilibre salutaire. Résultat : une surproduction de 4-hydroxy-estradiol, fortement génotoxique, dans la glande mammaire. Dans certain cas, cet engrenage peut aboutir au développement d’un cancer.

Une percée pleine d’espoir

Photo : fournie

Si ces rouages étaient généralement bien admis par la communauté scientifique, Luc Gaudreau et son équipe ont découvert ce qui empêche CYP1A1 d’agir en présence de polluants : le métabolisme de l’ œstrogène recrute l’enzyme Dnmt3B, ce qui bloque l’expression de CYP1A1. Qui plus est, l’enzyme Dnmt3B est impliquée dans la méthylation de l’ADN – une modification chimique de notre bagage génétique qui a le potentiel d’atténuer l’expression des gènes. Une percée riche en promesses thérapeutiques, percée à laquelle a grandement contribué la doctorante Maud Marques, qui en a fait l’objet de sa thèse.

«Ce mécanisme nous donne une idée de la manière dont les polluants interagissent avec le système endocrinien, précise Luc Gaudreau. Même si les pesticides n’entraînent pas le cancer à court terme, ce mécanisme peut révéler comment ça se passe à moyen et long termes. Dorénavant, Dnmt3B est une cible thérapeutique potentielle.» Selon le biologiste, les mêmes mécanismes moléculaires pourraient aussi être impliqués dans le système endocrinien mâle, de même que dans l’évolution d’autres cancers hormono-dépendants tels que le cancer de la prostate.

À l’assaut des pesticides

Avec la collaboration de ses collègues écologistes Marc Bélisle, Fanie Pelletier et Dany Garant, du Département de biologie, Luc Gaudreau a entrepris de tester une variété de pesticides couramment utilisés en agriculture. Les substances à l’étude sont celles dont on retrouve des niveaux appréciables sur les fruits et légumes ainsi que dans les sources d’eau potable du Québec.

Parmi les pesticides étudiés : le MCPA, un herbicide, et le chlorpyrifos, un insecticide couramment utilisé. L’équipe tient mordicus à analyser les produits tels qu’ils sont vendus et utilisés dans les champs, car malgré les recommandations des autorités, les formules commerciales sont pures à 99 % approximativement. Or, qu’est-ce qui compose le reste de ces produits?

Lorsque des ingrédients inconnus sont trouvés, des experts chimistes sont appelés à l’aide pour identifier les intrus, afin de connaître exactement ce à quoi la faune, la flore et les humains sont exposés. Les niveaux d’enzymes CYP1B1 et de métabolites 4-hydroxy-estradiol sont ensuite mesurés auprès de certains mammifères et oiseaux qui font l’objet d’études par les confrères biologistes du chercheur. «Ça m’excite énormément! confie Luc Gaudreau. Je veux connaître la composition exacte de ce que nous mangeons et comprendre comment cela interfère avec la machinerie moléculaire. C’est de notre santé qu’il s’agit.»

Lu sur ce SITE

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 08:00

Mercredi 22 août 2012

 


Selon les résultats du dernier « Baromètre Cancer », les Français évaluent encore mal l’importance des différents facteurs de risque de cancer.
L’Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) et l’Institut national du cancer (INCa) viennent de publier le Baromètre Cancer 2010, fruit d’une étude visant á faire le point sur le regard que les Français portent sur le cancer.
Ce travail indique notamment que les Français ont du mal à évaluer l’importance des différents facteurs de risque de cancer. On observe « une sous-évaluation des vrais risques et une surévaluation des risques environnementaux » a souligné le Pr Agnès Buzin, présidente de l’INCa.

Certains risques sont désormais bien connus, en particulier ceux liés au tabagisme ou á l’exposition au soleil. Mais d’autres sont encore trop souvent négligés, notamment la consommation de boissons alcoolisées, quels que soient le type d’alcool et la quantité consommés.
L’importance des risques environnementaux, tels que la consommation d’aliments traités par des produits chimiques ou le fait de vivre á proximité d’une antenne relais, est souvent surévaluée. Il en est de même concernant le rôle de facteurs psychologiques (stress de la vie moderne, déceptions amoureuses ou professionnelles, difficultés á exprimer ses émotions), alors qu’il n’existe pas d’argument scientifique pour les relier á un risque avéré de cancer.

 

 

 

Les Français face au cancer : Résultats du Baromètre Cancer Inpes / INCa 2010

 

 

En savoir plus sur les facteurs de risque de cancer

 

 

Dernière mise à jour : 24-07-2012

 

 

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 16:24

 

 

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On n’hérite pas d’un cancer mais d’une prédisposition à développer un cancer...

Le cancer est une maladie dont le point de départ est, selon toute vraisemblance, une altération de l'ADN qui est le composant essentiel des gènes. Les altérations de l’ADN peuvent être :

  • Congénitales, c’est à dire transmises à la naissance par l'hérédité
  • Acquises, le plus fréquemment, c’est à dire apparaître après la naissance et sont le résultat d'une erreur dans la reproduction des cellules, favorisée, souvent, par l'exposition à des substances cancérogènes, c'est-à-dire des substances causant l'apparition d'un cancer

 

 

 

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Les cancers génétiques vrais ou cancers héréditaires ou familiaux

CE N'EST PAS FRÉQUENT...

Lorsque plusieurs personnes d’une même fratrie sont atteintes du même cancer, il s’agit, vraisemblablement, d’un cancer héréditaire dû à une anomalie génétique (mutation) qui se transmet d’une génération à une autre.
On estime qu'environ 5 % des cancers du sein ont une prédisposition génétique, alors que 20 % ont une histoire familiale.
En France, cela représente 2 000 nouveaux cas de cancers du sein et 200 cancers de l’ovaire.

LES MUTATIONS OBSERVÉES

Des études récentes ont montré que la plupart de ces cancers sont dus à des mutations héréditaires de certains gènes.
Dans 20 à 40 % des cas, il s'agit du gèneBRCA1 porté par le chromosome13q12-13
Dans 10 à 30 % des cas, le gène en cause est le BRCA2 porté par le chromosome 17q12-21.
Dans moins de 5 % des cas, il s'agit des gènes : Tp53 (chromosome 17p12-21), PTEN (chromosome 17q23), ATM (chromosome 11q21), CHK2 ou STK11 (chromosome 17q12-21).

LES CONSÉQUENCES...

Si ces mutations sont connues, à l'occasion, par exemple d'une  consultation d'oncogénétique , leur connaissance implique un certain nombre de mesures bien codifiées, comme, une stratégie de dépistage adaptée au niveau de risque, des modalités thérapeutiques particulières, dans certains cas, une chimioprévention et un dépistage chez les individus à risque. 

Quand doit-on évoquer un risque génétique ?

  • Un cancer du sein découvert chez une femme jeune ; en moyenne, 43 ans pour les formes familiales
  • En cas de formes familiales : au moins 2 ou 3 cas au premier degré dans une branche familiale
  • Un cancer du sein bilatéral
  • Un cancer de l’ovaire associé au cancer du sein
  • Un cancer du sein de type médullaire (mutation du gène BRCA1 )

Les gènes BRCA1 et BRCA2

ASSURER LA STABILITÉ DU GÉNOME ...

En dépit des multiples attaques de la part de l’environnement, le génome, c’est-à-dire, l’ADN, est remarquablement stable car on estime que chaque cellule reçoit des milliers de lésions.
La stabilité du génome est assurée par des protéines synthétisées par les gènes de réparation de l’ADN, dont font partie le BRCA1 ( BR east CA ncer ), découvert en 1990. Isolé en 1995, le gène BRCA2 est situé sur le chromosome 13q12-13 et n’a aucune homologie avec le gène BRCA1 .


DES GÈNES SUPPRESSEURS DE TUMEUR

Ils agissent comme des gardiens du génome...


La mutation ou la déficience de ces gènes, ainsi que de l’ ATM, associé au BRCA1, peut aboutir à la non-réparation de l’ADN lésé, entraînant une mutation de la cellule qui peut, par la suite, évoluer vers un phénotype cancéreux.

Il existe un très grand nombre de mutations constitutionnelles des gènes BRCA1 et BRCA2 . Ces mutations sont dites inactivatrices, c’est-à-dire qu’elles empêchent le bon fonctionnement du gène.

Un rôle physiologique important...

Maintenant, on sait que l’une des fonctions essentielles du BRCA1 , durant la puberté et la grossesse, pourrait être de protéger le sein contre l’instabilité génétique secondaire à la prolifération des cellules de la glande mammaire induite la sécrétion des œstrogènes. Ce gène permettrait la réparation des cassures de l’ADN. Ceci expliquerait que, dans la plupart des cancers héréditaires, le développement de la maladie ne serait pas dû à la succession des événements hormonaux de la vie, comme la puberté, les cycles menstruels, les grossesses mais, plutôt, à une puberté précoce associée à une sensibilité anormale du sein aux œstrogènes.

 

Leur rôle dans la cancérogenèse

Ces mutations génétiques sont à l'origine de certaines spécificités retrouvées dans la plupart des cancers du sein familiaux.

  • Une mutation du BRCA1 (chromosome 17 - 17q21) est associée à :
    • Un cancer du sein avant 50 ans
    • Un index mitotique élevé et à un haut grade
    • Une faible expression dans moins de 20 % des cas des récepteurs aux œstrogènes (RE) et à la progestérone (RP),
    • Une surexpression de l’EGFR, sans surexpression HER2/neu ,
    • 50 % des familles de cancer du sein seul et 90 % des familles de cancers sein et ovaire
  •  

  • Une mutation du BRCA2 (chromosome 13 - 13q12-13) est corrélée à :
    • Une atteinte ganglionnaire marquée
    • Une expression élevée, dans plus de 60 % des cas, des récepteurs œstrogènes (RE+),
    • Un syndrome du cancer du sein seul et des cancers associés du sein et de l'ovaire
    • Un cancer du sein chez l'homme
    • Une mutation du BRCA3 (chromosome 8) va de paire avec des familles de cancer du sein seul

CE QU'IL FAUT RETENIR...

UN ORDRE DE GRANDEUR...

On estime que dans la population générale est variable selon les ethnies. Par exemple, elle est de 1 sur 40 chez les ashkénazes, 1 sur 170 chez les islandais et 1 sur 133 chez les hollandais.
En France, la fréquence des personnes porteuses d’une mutation de BRCA1 et BRCA2 est estimée à environ 2 femmes sur 1 000 .
Comme il y a en France environ 20 millions de femmes âgées de 20 à 70 ans, 40 000 environ sont porteuses de mutations et donc à haut risque de développer la maladie. On peut donc estimer que le nombre de cas incidents, chaque année est de 1 pour 420 femmes (intervalle de confiance de 188 à 925), soit 596.

LE RISQUE...

Les mutations des gènes BRCA , augmentent le risque de développer la maladie de 35 à 87 % avant l’âge de 80 ans. Plus précisément, ce risque est augmenté dans les proportions suivantes ( Antoniou et al – Am. J. Hum. Genet. 2003 ;72 :117-30 ) :


  • Risque de cancer avant 70 ans :
    • Sein : 40 à 85 % contre 10 % dans la population générale
    • Ovaire : 10 à 63 % contre 1 % dans la population générale
  •  

  • Risque en fonction du gène touché
    • BRCA1 : sein 65 % et ovaire 45 %
    • BRCA2 : sein 45 % et ovaire 11 %
  •  

  • Risque de cancer avant 45 ans
    • B RCA1 : sein 25 % et ovaire 10 %
    • BRCA2 : sein 7 % et ovaire 1 %
  •  

  • Risque annuel de cancer du sein controlatéral
    • BRCA1 de 3,8 à 6,4 %
    • BRCA2 de 2,1 à 4,2 %
  •  

  • Risque de cancer de l’ovaire associé
    • BRCA1 de 24 %
    • BRCA2 de 8 %
  •  

 

Pour nous résumer...

Bien que la mutation des gènes BRCA n’explique pas toutes les formes dominantes observées, si une femme a une mutation d'un gène héréditaire provenant de l'un ou l'autre de ses parents, le risque de développer un cancer du sein augmente de façon importante. Le risque estimé est alors de :

  • 80 % d’avoir un cancer du sein au cours de la vie
  • 60 % d’avoir un cancer controlatéral

 

LES INDICATIONS DE RECHERCHE DE MUTATION BRCA

  • Au moins 3 cancers du sein chez des sujets apparentés
  • Au moins 2 cancers du sein chez des sujets unis par un lien de premier degré et dont l’âge au moment du diagnostic, pour l’un des deux, est inférieur à 40 ans ou dont l’un des deux est bilatéral
  • Un âge au moment du diagnostic inférieure ou égal à 35 ans
  • Parmi les cas familiaux, l'existence de cancers bilatéraux ou multi-focaux, surtout s'ils sont de survenue précoce
  • Un cancer du sein chez l’homme
  • Des de cas familiaux de cancers liés au cancer du sein dans le cadre de syndromes identifiés en particulier des cancers des ovaires

 

 

Le maître mot est : dépistage...

Si vous appartenez à cette population à haut risque, les différentes sociétés savantes recommandent les méthodes de dépistage suivantes

  • Un auto-examen des seins régulier,
  • Dès 35 ans ou 5 ans plus tôt que l’âge de découverte d’un cancer du sein dans la fratrie
    • Un examen clinique des seins tous les 6 à 12 mois
    • Une mammographie annuelle avec échographie si les seins sont denses, ou plutôt une IRM.
  •  


Il faut souligner que le pronostic des cancers avec mutation du BRCA n’est pas significativement différent de celui des cancers du sein sporadiques.

 

 

 

Risque cumulé à 80 ans en % Cancer du sein avant 50 ans Cancer du sein après 50 ans
Une parente 1er degré 13 à 21% 9 à 11 %
Deux parentes 1er degré 35 à 48 % 11 à 24 %
Une parente 2nd degré 10 à 14% 8 à 9%
Deux parentes 2nd degré 21 à 26% 9 à 16 %

 

 

Vos questions légitimes et les réponses que l'on peut apporter ...

Il y a des cas de cancers du sein dans la famille, est-ce une forme familiale ?

Les formes familiales de cancer du sein pourraient représenter de 15 à 20 % des cas. Le risque de cancer du sein est plus grand chez les femmes dont un proche parent a ou a eu cette maladie. Les membres d'une famille peuvent être du côté paternel ou maternel.
Le fait d'avoir un seul parent au premier degré (mère, sœur ou fille) atteint d'un cancer du sein double presque le risque de développer un cancer du sein.  S’il existe plus d’une femme touchée de la famille, au premier et au second degré, on parle d’une forme familiale de cancer du sein.

Il faut se rappeler que certaines patientes peuvent avoir dans leur famille une autre personne ayant été touchée par la maladie. Cela ne signifie pas pour autant que leur cancer est héréditaire. Il peut s’agir d’un simple effet du hasard, en particulier pour des cancers très fréquents, comme le cancer du sein ou du colon.

Est-ce une forme familiale ou simple hasard ?

Il peut aussi s’agir d’une susceptibilité familiale qui accroît légèrement le risque à ce cancer. Cette susceptibilité familiale peut être :

  • Parfois génétique… Le facteur génétique peut, par exemple, déterminer l’âge de la puberté et des premières règles et celui de la ménopause, facteurs de risque pour le cancer du sein.
  • Souvent, elle est liée au fait que les membres de la famille sont soumis aux mêmes facteurs de risque venant de l’environnement ou d’habitudes familiales alimentaires ou toxiques (tabac, alcool).

 

En résumé, les formes génétiques de cancer du sein...

  • Un mode de transmission autosomique dominant
  • Une pénétrance incomplète
  • Deux gènes majeurs : BRCA1 et BRCA2
  • En France
    • 2 000 à 3 000 nouveaux cas/an
    • 50 000 femmes prédisposées
    • 1 000 décès

 

Les autres facteurs

LE SEXE

Le simple fait d'être une femme est le facteur de risque principal de développer un cancer du sein. Bien que le cancer du sein puisse affecter un homme, son incidence est environ 100 fois moindre que chez la femme.

L' AGE

Le risque qu’a une femme de développer un cancer du sein augmente avec l'âge. Les trois quarts des femmes souffrant d’un cancer du sein ont plus de 50 ans au moment du diagnostic. Les femmes de moins de 30 ans représentent 0,3% des cas de cancers du sein. Les femmes de la trentaine représentent 3,5% des cas.

 

 

Mise à jour

13 juin 2010

 

 

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 14:33

 

 

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Facteurs de risque

Augmentation du risque
Mutation BRCA1-BRCA2
> 10
Cas de cancers du sein dans la famille
- 1 cas au premier degré
- 2 cas au premier degré
- 3 ou plus cas au premier degré
- 1 cas au second degré

1,5 à 2
3
4
1,2 à 1,5
Irradiation thoracique avant 30 ans 7 à 17
Facteurs hormonaux
- Plus de 30 ans lors de la première grossesse ou nullipare
- Règles avant 12 ans ou ménopause tardive (>55 ans)
- Traitement substitutif de la ménopause pendant 10 ans ou plus
- Obésité après la ménopause

1,2 à 1,7
1,2 à 1,3
1,5
1,2 à 1,9
Consommation d’alcool (2 verre contre abstinence) 1,2
Sédentarité 1,1 à 1,8
Race blanche 1,1 à 1,5
Densité des seins: très denses contre ceux de consistance graisseuse 5
Existence de lésions atypiques canalaires ou hyperplasie lobulaires ou carcinome in situ lobulaire ou antécédents de biopsies du sein 4

 

 

AVEZ-VOUS UNE AUGMENTATION DU RISQUE ?

Aux USA, l’Institut National du Cancer met à la disposition des médecins et des femmes un outil permettant une évaluation individuelle du risque de développer la maladie.
Le score dit de Gail* comporte les informations suivantes :

  • Votre âge
  • L'âge de vos première règles
  • A quel âge avez-vous eu votre premier enfant
  • Le nombre de cancers du sein dans la famille du premier degré
  • Avez-vous eu une biopsie mammaire ? Si oui
    • Le nombre de biopsies
    • Y-a-t-il eu au moins une biopsie avec une hyperplasie atypique
  •  

  • Votre race ou ethnie


Si vous lisez l'anglais vous pouvez calculer votre score en allant sur le site du National Cancer Institute (NCI ).

(* Gail MH et al. J Natl Cancer Inst  1989;81:1879-86 ; Costantino JP et al. J Natl Cancer Inst 1999;91:1541-8)

 

Génétique et cancer du sein

  • Loi du risque
    • Cancer du sein chez sa mère : risque double
    • Cancer du sein chez une sœur : risque triple
    • Cancer du sein chez sa mère et chez une sœur : risque multiplié par 15
  •  

  • Loi du côté
    • La tumeur du même côté que sa mère ou que sa sœur
  •  

  • Loi de l’anticipation
    • La fille fait un cancer du sein 10 ans plus tôt que sa mère ou sa tante
  •  

  • Loi de la bilatéralité
    • S'il y a un antécédent familial de cancer du sein avant la ménopause, la patiente à 5 fois plus de risque de présenter un cancer du sein bilatéral

 

Mise à jour

15 septembre 2011

 

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 14:01

 

 

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Gynécologiques

LES CYCLES MENSTRUELS…

La réduction de la durée totale de la période ovulatoire conduit à un risque de cancer plus faible.

Les femmes ayant eu leurs règles très jeunes, avant l'âge de 12 ans (puberté précoce), ou qui ont eu leur ménopause après 50 ans ont un risque légèrement accru de cancer du sein.

AVOIR EU OU PAS DES ENFANTS…

Les faits

Depuis longtemps, chez les religieuses, il a été noté depuis longtemps que la mortalité par cancer du sein était environ sept fois plus élevée par rapport à la population générale

La première étude cas-témoins moderne menée par Janet Lane-Claypon sur le cancer du sein en 1926 a montré une incidence plus élevée chez les femmes célibataires.
Les femmes n'ayant jamais eu d'enfants ou qui ont eu leur premier enfant tardivement, après l'âge de 30 ans, ont un risque légèrement accru de cancer du sein.
Les femmes n'ayant jamais allaité ont un risque légèrement accru de cancer du sein.

En résumé...

Le risque de cancer du sein diminue à chaque naissance et avec un allaitement long. Cet effet protecteur apparait après 10 ans et persiste ensuite dans le temps.

 

Les hormones

LA PILULE

Les faits


Le rôle des contraceptifs oraux (pilule contraceptive) dans le cancer du sein n'est pas encore bien défini. Une récente analyse, rassemblant les données des études contrôlées publiées, a révélé que les femmes utilisant des contraceptifs oraux ont un risque légèrement accru de cancer du sein par rapport aux femmes ne les utilisant pas. Cependant, cette augmentation n’est observée que pendant la période d’utilisation et quelques années après l’arrêt. Les femmes qui ont arrêté la prise de contraceptifs oraux depuis plus de 10 ans ne semblent pas avoir de risque augmenté de cancer du sein.

De plus, les cancers du sein diagnostiqués chez les femmes sous contraception orale, ou peu après son arrêt, se présentent à un stade plus précoce que les cancers du sein diagnostiqués chez les non-utilisatrices. L’augmentation observée des cancers du sein pourrait être simplement la conséquence d’une meilleure surveillance des femmes utilisant un contraceptif oral, conduisant à un diagnostic plus précoce.

Que pensez de ces études ?

Les femmes désirant utiliser des contraceptifs oraux doivent discuter avec leur médecin de leurs autres facteurs de risque de cancer du sein.

 

 

LE TRAITEMENT HORMONAL SUBSTITUTIF (THS) APRÈS LA MÉNOPAUSE…

Ce que l'on sait aujourd'hui...

Les œstrogènes sont prescrits pour atténuer ou prévenir les symptômes de la ménopause, comme les bouffées de chaleur ou la sécheresse vaginale. Ils sont aussi utilisés pour prévenir l'ostéoporose et les fractures des vertèbres et de la hanche. L’intérêt du THS dans la prévention des accidents cardio-vasculaires et de la maladie d’Alzheimer n’a pas été confirmé par des études récemment publiées.

Les faits

La plupart des études suggèrent que l'usage prolongé, au-delà de 5 ans après la ménopause, d'hormones de remplacement, augmente le risque de cancer du sein d'environ 1,4 fois. Il est important de savoir que le risque accru de cancer du sein lié au traitement substitutif disparaît 5 ans après son arrêt.

Qu’en penser ?

La décision de prendre un traitement hormonal substitutif doit être prise entre vous et votre médecin. Elle doit prendre en compte l’effet bénéfique du THS sur les symptômes de la ménopause et sur la prévention de l’ostéoporose et du risque de fractures. Dans tous les cas, la durée du traitement substitutif ne doit pas dépasser 5 ans, car ces effets bénéfiques ne doivent pas faire oublier la légère augmentation du risque de cancer du sein !

 

LES QUESTIONS QUE VOUS DEVEZ VOUS POSER...

  • Ai-je été réglé avant 12 ans ?

  • Ai-je pris une pilule contraceptive ?

  • Ai-je été enceinte ?

  • Ai-je allaité ?

  • Ai-je été ménopausée avant 50 ans ?

  • Ai-je pris des hormones, après la ménopause ?

 

 

 

 

Certaines maladies des seins

CERTAINES PATHOLOGIES BÉNIGNES

Les mastopathies hyperplasiques épithéliales avec atypies cellulaires et non pas les mastoses fibrokystiques simples non proliférantes sont un facteur de risque reconnu avec un risque relatif est de 4 à 5.
Les femmes, qui ont déjà eu des biopsies ayant permis de diagnostiquer une hyperplasie atypique bénigne , ont un risque plus élevé de cancer du sein. Le risque est 2 à 5 fois plus élevé que chez les autres femmes. En revanche, une biopsie, qui conclut à des modifications fibrokystique sans hyperplasie, ne modifie pas le risque de cancer du sein.

LES CANCERS

Les cancer in situ

Un cancer in situ dont la malignité est très réduite car il ne donne ni envahissement ganglionnaire ni métastase. Néanmoins, non traité, il évolue dans 50 % des cas vers un  cancer infiltrant.

Un antécédent de cancer du sein


Une femme ayant eu un cancer dans un sein a 3 à 4 fois plus de risque de développer un nouveau cancer dans l'autre sein ou dans une autre partie du même sein. Il s'agit d'un événement différent de la récidive du cancer initial.

 

Une irradiation ayant englobé un sein dans le passé

Les femmes ayant eu une radiothérapie du thorax étant plus jeune ou étant enfant, pour traiter un autre cancer, comme par exemple pour une maladie de Hodgkin ou un lymphome, ont un risque plus élevé de cancer du sein.
Pour en savoir plus, sur cette problématique, cliquez ici, sur Radiothérapie...

 

J' ai eu des problèmes avec mes seins, quel risque de développer un cancer du sein ?

  • Pas d'augmentation du risque, si j’ai eu :

  • Un kyste

  • Un adénofibrome

  • Un papillome

  • Un traumatisme du sein

  • Un risque augmenté, si j’ai eu :

  • Une hyperplasie atypique

  • Une biopsie

  • Des rayons (radiothérapie) sur le sein

  • Un premier cancer du sein guéri

 

Autres facteurs

L'ALCOOL

Plusieurs études, dont l'enquête LACE, ont démontré que la consommation régulière d’alcool (> 6g/jour) augmente le risque de récidive et de décès par cancer du sein sans affecter la survie globale. A l'inverse, il n’y pas d’effet évident délétère pour des consommations quotidiennes moindres
En pratique, l e risque lié à l’alcool de développer la maladie est majoré après la ménopause, si vous êtes en surpoids et si vous êtes porteuse d'une tumeur n'exprimant pas les récepteurs hormonaux (RH -).

 

LE TABAC

Il existe une relation controversée entre le cancer du sein et l’usage du tabac. Cependant, il est clair que le tabac affecte négativement la santé et augmente le risque de plusieurs autres cancers, en particulier du poumon, ainsi que le risque des maladies cardiovasculaires.

L'EXCÈS DE POIDS

L'obésité

L'excès de poids chez les femmes ménopausées est associé à un risque légèrement accru de développer un cancer du sein.
 

Une alimentation riche en graisse

On a longtemps pensé que l'alimentation riche en graisses pouvait augmenter le risque de cancer du sein. Cependant, à ce jour, il n’existe aucune preuve formelle de cette relation.
La consommation de certains types de graisses a une influence certaine sur le risque de maladies cardiovasculaires. Il est donc recommandé de surveiller votre poids afin de maintenir un poids sain et de limiter la consommation de graisses, en particulier celles d'origine animale.

La sédentarité et l’absence d'activité physique

L'étude des rapports entre exercice physique et risque de cancer est un domaine de recherche relativement nouveau.
Des études ont montré que l'exercice physique dans la jeunesse procurerait une protection contre le cancer du sein, et que même une activité physique modérée à l'âge adulte pourrait diminuer le risque de cancer du sein.

Les facteurs psychologiques

Le stress...

Le rôle des événements douloureux de la vie comme un divorce, un décès, une perte d'emploi, et plus généralement le stress, sont réputés pour favoriser la survenue ou la récidive d'un cancer..
Devant ces affirmations, une revue médicale britannique s’est élevé en 2002 contre cette croyance qui pouvait conduire les personnes atteintes d’un cancer à se culpabiliser. Celle-ci soulignait qu’il n’existait pas de preuve sérieuse permettant d’affirmer que le stress puisse être la cause du cancer du sein.
En fait, il semble vraisemblable que le stress soit susceptible d'intervenir par l'intermédiaire de phénomènes hormonaux, de diminution des défenses immunitaires ou autres, dans l'apparition et l'évolution de certains cancers, en particulier du sein.

La dépression
 
En ce qui concerne la dépression ou les états dépressifs, les résultats des travaux scientifiques sont majoritairement négatifs ce qui est confirmé par une analyse de 22 études qui ne révèlent pas d’association significative avec le cancer du sein.

La personnalité

De nombreuses études ont tenté de cerner un éventuel lien entre certaines personnalités et le cancer. Les résultats sont essentiellement contradictoires. Il existe un lien faible entre le cancer du sein et la répression émotionnelle voire des résultats contradictoires. D’autres études prospectives se sont également révélées négatives si ce n’est contraires.

Une liste à la Prévert...

Un virus

Certaines études épidémiologiques ont remis à l’ordre du jour la possibilité d’un virus murin. Cependant, à ce jour, il n’existe aucune preuve formelle pour confirmer cette hypothèse.

L'usage de déodorants...

De récentes rumeurs sur Internet ont suggéré que les composants chimiques des déodorants corporels absorbés par la peau interfèrent avec la circulation de la lymphe et entraînent l'accumulation de toxines dans le sein ce qui peut causer un cancer du sein. Il n'y a pas de preuve épidémiologique ou expérimentale pour alimenter cette rumeur.

Le soutien-gorge à armature

Des rumeurs, véhiculées par courriels sur Internet et au moins un livre, suggèrent que les soutien-gorges à armature pourraient causer un cancer en bloquant la circulation lymphatique. Cette idée n'est prouvée ni scientifiquement ni cliniquement.

L'IVG ou les fausses couches...

Une grande étude récemment réalisée au Danemark a démontré que les avortements n'ont aucun effet sur le risque de cancer du sein. Dans la plupart des autres études publiées, il n'y a aucune preuve de relation directe entre l'avortement spontané (fausse-couche) et le risque de cancer du sein.

Les implants mammaires en silicone

Ils peuvent provoquer la formation de tissu cicatriciel dans le sein. Cependant, plusieurs études ont montré qu'ils n'augmentent pas le risque de cancer du sein. Par contre, les implants altèrent la visualisation du tissu mammaire sur les mammographies classiques. Une grande quantité de rayons X supplémentaires peut être nécessaire pour examiner plus en détail le tissu mammaire, et directement influencer le risque de cancer du sein.

La pollution

Les recherches ne montrent pas, en général, de lien direct et clair entre le cancer du sein et l'exposition à des polluants environnementaux comme les pesticides et les PCB (biphényles polychlorés).

MISE A JOUR

8 février 2011

près la ménopause ?

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 21:40

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rédigé le 26 mars 2012 par La rédaction d'Allodocteurs.fr, mis à jour le 26 mars 2012

 

Selon des tests menés par le mensuel 60 millions de consommateurs, certains anti-transpirants contiennent des sels d'aluminium jusqu'à trois fois supérieurs aux recommandations.

 

Sur les quatorze déodorants testés, six contenaient des concentrations en aluminium supérieures au taux préconisé par l'agence des produits de santé (Afssaps). Fixé à 0,6 % par anti-transpirant, ce taux est largement dépassé dans certains produits puisqu'il atteint, selon les tests réalisés par le magazine 60 millions de consommateurs, parfois les "2 % d'aluminium pur".

 

L'utilisation de ces sels dans les produits cosmétiques a fait l'objet d'un rapport de l'Afssaps, qui n'a "relevé aucun élément pertinent ne permettant de considérer l'exposition par voie cutanée à l'aluminium comme présentant un risque cancérogène". Néanmoins et compte tenu des autres effets possibles de l'aluminium sur la santé (neurotoxicité, atteinte osseuse, ou encore anémie), l'Afssaps recommande de "restreindre la concentration d'aluminium dans ces produits" mais également de "ne pas utiliser les produits cosmétiques contenant de l'aluminium sur peau lésée".

 

Dans son enquête, 60 millions de consommateurs relève également qu'aucune référence ne fournit la mention complète recommandée par l'Afssaps : "ne pas utiliser après le rasage ou en cas de lésion de la peau".

 

Utilisés dans ces produits pour réduire la transpiration, les sels d'aluminium ne sont pas présents dans les déodorants classiques, qui eux se contentent de masquer les odeurs.

 

 

En savoir plus


Sur Allodocteurs.fr :

Dans les médias :

Et aussi : 

 

 

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 19:19

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Publié : 26/03/12

Certains déodorants antitranspirants dépasseraient la quantité préconisée de sels d'aluminium.

sipa_erstock45221756_000001.jpg

 

14 déodorants ont été testés par 60 Millions de Consommateurs SIPA/SUPERSTOCK/SUPERSTOCK

Une composition un peu trop salée. Le mensuel 60 Millions de Consommateurs a récemment testé 14 déodorants antitranspirants pour femme et pour homme et montré que 6 d'entre eux contenaient des concentrations en aluminium près de trois fois supérieures au taux préconisé par l'Agence des produits de santé (Afssaps).

A la différence des déodorants classiques qui ne font que masquer les odeurs, les antitranspirants réduisent la transpiration et ce, en utilisant des sels d'aluminium. Les résultats obtenus à l'issu des tests réalisés par 60 millions de consommateurs ont ainsi montré que des déodorants contenaient de l'aluminium dans des teneurs « très variables d'un produit à l'autre » et que celles-ci se situaient « entre 0,19% et 2% d'aluminium pur ». Et alors que l'Afssaps a préconisé en octobre dernier que les concentrations en aluminium n'excèdent pas 0,6%, six références (3 pour femme et 3 pour homme) ont affiché des concentrations supérieures à cette limite.

 

60 Millions de Consommateurs a par ailleurs testé un déodorant à la pierre d'alun naturelle, présentée comme une alternative à l'aluminium, montrant qu'il contenait aussi de l'aluminium (moins de 0,3%).

 

Quels risques ?


Et si dans un rapport intitulé « l'évaluation du risque lié à l'utilisation de l'aluminium dans les produits cosmétiques », l'Afssaps a relevé qu' « aucun élément pertinent ne permet de considérer l'exposition par voie cutanée à l'aluminium comme présentant un risque cancérogène », elle a toutefois recommandé de « restreindre la concentration d'aluminium dans les produits antitranspirants ou déodorants à 0,6% », mais aussi de « ne pas utiliser les produits cosmétiques contenant de l'aluminium sur peau lésée ».

 

De son côté, 60 Millions de Consommateurs a souligné que si « globalement, les modes d'emploi et précautions d'usage figurent bien sur les emballages (…) aucune référence ne fournit la mention complète recommandée par l'Afssaps "ne pas utiliser après le rasage ou en cas de lésion de la peau" ».

 

 

Actu France-Soir
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