Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 09:31

HAS.jpg

19 mai 2014 | Communiqué de Presse

En France, les femmes âgées de 50 à 74 ans sont invitées à participer au programme national de dépistage organisé du cancer du sein et celles porteuses d’une mutation génétique (BRCA1 et 2) bénéficient d’un suivi spécifique défini par l’Institut National du Cancer (INCa). Pourtant, d’autres facteurs de risque de cancer du sein existent. Ils peuvent inquiéter les femmes et donner lieu à des pratiques de dépistage hétérogènes.

La Haute Autorité de Santé (HAS) publie aujourd’hui des recommandations sur ces facteurs de risque et identifie ceux nécessitant un dépistage spécifique. L’objectif est d’améliorer les pratiques médicales, aider les professionnels à repérer et dépister les femmes à haut risque et permettre aux femmes de s’informer et lever les idées reçues.

En France, une femme sur 8 sera confrontée au cancer du sein au cours de sa vie. Plus il est détecté tôt et plus un cancer du sein a de chances d’être guéri. Si un dépistage organisé a été mis en place pour l’ensemble des femmes âgées de 50 à 74 ans et que les femmes porteuses d’une mutation génétique (BRCA1 et 2) sont ciblées par des recommandations particulières, la question du dépistage des femmes présentant un autre facteur de risque se pose. A la demande de l’INCa et dans le cadre du Plan Cancer, la HAS a élaboré des recommandations sur les modalités de dépistage des femmes à haut risque de cancer du sein. La HAS a analysé tous les facteurs potentiellement associés au cancer du sein recensés dans la littérature scientifique, puis à déterminé ceux qui nécessitent un dépistage spécifique et enfin, a défini les modalités de dépistage à mettre en place pour chaque situation.

La plupart des facteurs étudiés ne nécessitent pas de dépistage spécifique

L’analyse des études épidémiologiques retrouvées dans la littérature scientifique a permis à la HAS d’identifier 69 facteurs de risque présumés. Elle a déterminé, pour chacun, s’ils étaient liés ou non à la survenue du cancer du sein et si oui, le niveau de risque auquel ils étaient associés. Ce travail a permis d’écarter des situations pour lesquelles il n’est pas recommandé de dépistage spécifique, autrement dit les femmes concernées par un de ces facteurs de risque n’ont pas besoin d’un dépistage autre que celui proposé à toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans et qui consiste en une mammographie tous les 2 ans. Les facteurs de risque écartés par la HAS sont notamment :

  • certains aliments (thé, café, etc.) ou les prothèses en silicone = facteurs de risque prétendus mais dont l’analyse de la littérature montre qu’ils n’en sont pas ;
  • l’utilisation de déodorants, la taille des seins, une densité mammaire élevée après la ménopause = facteurs de risque pour lesquels les données scientifiques disponibles ne sont pas suffisamment fiables pour les définir comme tels ;
  • le traitement hormonal substitutif, la prise de contraception hormonale, certaines lésions mammaires, une grossesse tardive, une obésité après la ménopause = facteurs de risque associés à une augmentation modérée voire modeste du risque de survenue du cancer du sein. 

7 situations pour lesquelles un dépistage spécifique est recommandé

vignette animation cancer du seinLa HAS a retenu 7 facteurs de risque qui sont :

- soit associés à  une augmentation majeure du risque de survenue du cancer du sein,
- soit associés à une augmentation modérée voire modeste de ce risque mais liés à un mauvais pronostic du cancer.

Pour ces facteurs, la HAS a approfondi son travail et défini les modalités d’un dépistage spécifique à mettre en place :

  • Antécédent personnel de cancer du sein invasif ou de carcinome canalaire in situ ;
  • Antécédent d’hyperplasie canalaire atypique, d’hyperplasie lobulaire atypique ou de carcinome lobulaire in situ ;
  • Antécédent de radiothérapie thoracique (irradiation thoracique médicale à haute dose pour maladie de Hodgkin) ;
  • Antécédents familiaux de cancer du sein avec score d’indication à la consultation d’oncogénétique ≥ 3 selon le score d’Eisinger* en l’absence de mutation génétique identifiée dans la famille. 

Pour chacun de ces facteurs de risque, la HAS a précisé :

  • L’âge de début du dépistage ;
  • Les examens de dépistage à mettre en œuvre ;
  • La fréquence des examens de dépistage ;
  • La durée du suivi spécifique.

Voir les modalités de dépistage recommandées en p. 4 du question-réponse de la HAS.

 

Améliorer les pratiques et proposer les meilleures garanties de qualité aux femmes

L’enjeu de ces recommandations est d’améliorer et d’homogénéiser les pratiques de dépistage chez ces femmes, notamment afin d’éviter des examens radiologiques trop fréquents, trop rapprochés, ou à un âge trop jeune. Toutes les femmes qui ne sont pas concernées par le dépistage spécifique sont invitées à participer au dépistage organisé, à partir de l’âge de 50 ans et jusqu’à 74 ans.

 

*Score d’Eisinger : score obtenu après analyse de l’arbre généalogique et de l’histoire familiale permettant d’évaluer la nécessité d’une consultation avec un oncogénéticien.


Documents

  

Repost 0
Published by Association-Essentielles - dans DÉPISTAGE ET PREVENTION CANCER DU SEIN
commenter cet article
13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 08:47

 

 

avec AFP
le 12 mai 2014 à 07h55 , mis à jour le 12 mai 2014 à 10h34.
TEMPS DE LECTURE
 4min
mammographie cancer du sein radio médecine hôpital infirmière

Dépistage du cancer du sein / Crédits : AFP


 

SANTÉ

 Des scientifiques américains ont identifié les substances chimiques les plus cancérigènes présentes dans l'environnement quotidien que les femmes devraient éviter pour réduire les risques de cancer du sein, une piste jugée prometteuse pour sa prévention.

Dans une étude publiée lundi dans la revue Environmental Health Perspectives, des chercheurs américains attestent que les produits chimiques qui provoquent des tumeurs cancéreuses des glandes mammaires chez les rats, sont également liés aucancerdu sein chez les humains. Ils publient une liste de 17 substances cancérigènes hautement prioritaires parce qu'elles provoquent des tumeurs mammaires chez les animaux et que de nombreuses femmes y sont exposées. Il s'agit de produits chimiques présents dans l'essence, le gasoil et autres substances d'échappement des véhicules, ainsi que des ignifuges, des textiles anti-taches, des dissolvants, des décapants à peinture et des dérivés de désinfectants utilisés dans le traitement de l'eau potable.

"Cette recherche offre une feuille de route pour la préventiondu cancer du sein en identifiant des produits chimiques hautement prioritaires auxquels les femmes sont le plus communément exposées et montre également comment mesurer cette exposition", explique le Dr Ruthann Rudel, directeur de la recherche au Silent Spring Institute à Newton (Massachusetts, nord-est), co-auteur de ces travaux. "Ces informations guideront les efforts pour réduire le contact avec ces substances liées au cancer du sein et aideront les chercheurs à étudier comment les femmes sont affectées", ajoute-t-il.

Deuxième cause de mortalité par cancer chez les femmes

Les recherches effectuées jusqu'alors sur le cancer du sein ne prenaient pas en compte l'exposition des femmes à un grand nombre de cancérigènes chimiques, en raison surtout du manque d'information quant aux substances sur lesquelles se concentrer et pour les tester. Ces chercheurs soulignent que des groupes consultatifs d'experts de la Maison Blanche, l'Institut américain de médecine et le Comité de coordination pour la recherche environnementale et le cancer du sein, ont tous souligné que les substances chimiques présentes dans l'environnement de tous les jours étaient une piste prometteuse pour la prévention des tumeurs malignes mammaires.

Pour Dale Sandler, principal épidémiologiste de l'Institut national américain des sciences de la santé environnementale (NIEHS), "cette recherche examine de façon étendue et approfondie les données toxicologiques et les biomarqueurs concernant le cancer du sein". Elle donne ainsi une "importante source d'informations" pour étudier les liens environnement-cancer, dit-il. Les Instituts nationaux de la santé (NIH) vont incorporer les recommandations de l'étude alors qu'ils se préparent à tester des prélèvements mammaires provenant de quelque 50.000 femmes, dans le cadre d'une recherche sur des soeurs pour déterminer les causes du cancer du sein.

La cancer du sein est la deuxième cause de mortalité par cancer chez les femmes aux Etats-Unisavec 40.000 décès estimés en 2014 et 232.670 nouveaux cas diagnostiqués, selon l'Institut National du Cancer qui chiffre à 2,89 millions au total le nombre de femmes actuellement touchées par ce cancer.

Liste des principales recommandations 

- Limiter autant que possible l'exposition aux émanations d'essence ou de gasoil et aux gaz d'échappement des véhicules.
- Utiliser une hotte de cuisine en cuisinant et réduire la consommation d'aliments carbonisés (barbecue).
- Ne pas acheter de meubles (sofa, fauteuils...) contenant de la mousse de polyuréthane et s'assurer qu'ils n'aient pas été traités avec des ignifuges.
- Eviter les tapis et autres tissus d'ameublement résistants aux taches.
- Trouver un teinturier qui n'utilise pas de perchloroéthylène ou d'autres solvants.
- Se procurer un bon filtre à charbon pour filtrer l'eau avant de la consommer.
- Réduire l'exposition aux substances chimiques contenues dans la poussière de l'habitation en retirant ses chaussures à l'entrée de la maison, et en utilisant un aspirateur doté d'un filtre HEPA à particules.

Repost 0
Published by Association-Essentielles - dans DÉPISTAGE ET PREVENTION CANCER DU SEIN
commenter cet article
7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 10:34

 

L’opération Octobre rose nous rappelle l’importance du dépistage du cancer du sein. Mais se faire dépister n’empêche pas de rester vigilante au cours des deux années qui suivent la mammographie car des « cancers de l’intervalle » peuvent se déclarer.

le cancer entre deux dépistages

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1980 on dénombrait 22 000 nouveaux cas de cancer du sein en France. Trente ans plus tard ce chiffre a plus que doublé puisque 53 000 nouveaux cas ont été enregistrés en 2011 ( dont 31 000 chez les femmes âgées de moins de 65 ans). Le cancer du sein est désormais le cancer le plus fréquent chez la femme devant le cancer colorectal (18 900 nouveaux cas) et le cancer du poumon (11 300 nouveaux cas).

Depuis 2004 en France, le dépistage organisé du cancer du sein prévoit une mammographie tous les deux ans, pour les  femmes de 50 à 74 ans. Mais, comme l’explique le Dr  Brigitte Séradour, radiologue à l’hôpital Beauregard à Marseille, 15 femmes pour 10 000 environ vont déclarer un "cancer de l’intervalle". c’est-à-un cancer qui apparaît dans les deux ans qui suivent  un examen de dépistage organisé.

« Il faut bien comprendre que ce ne sont pas des cancers "loupés" ou des faux négatifs. Mais ce sont en majorité des cancers qui revêtaient une forme difficilement détectable au moment du dépistage et qui ont surtout une évolution plus agressive » insiste la radiologue.

 

Cancers de l’intervalle : les facteurs de risque

 

Selon les chiffres de l’Association des médecins coordonnateurs du dépistage des cancers (ACORDE), les femmes ayant eu un cancer de l’intervalle ont légèrement plus d’antécédents familiaux, plus de traitements hormonaux et une densité mammaire radiologique plus élevée. 31% des cas sont survenus la première année suivant la mammographie et 69% des cas entre 12 et 24 mois.

Rester vigilante, même entre deux dépistages du cancer du sein, c’est donc le message de la Société française de sénologie et de pathologie mammaire (SFSPM) qui insiste pour que les femmes ayant des facteurs de risque n’hésitent pas à consulter leur médecin ou leur gynécologue entre deux mammographies.

 

Après le dépistage : rester vigilante

 

 « Bien que régulièrement remis en cause par certains experts, le dépistage a démontré son efficacité. Et le choix d’un intervalle de 2 ans entre les dépistages demeure raisonnable. Car à vouloir trop réduire les cancers de l'intervalle, on risque d'augmenter le surdiagnostic et la multiplication des bilans » insiste le Dr Séradour.

Elle estime toutefois que le sentiment de ré-assurance qui suit une mammographie qui ne montre rien de suspect  ne favorise pas la vigilance des femmes. Après le stress de la mammographie, celles qui se sont fait dépister ont tout simplement envie de chasser ce moment bien peu agréable de leur mémoire, et oublient rapidement que la palpation des seins est un geste qu’elles devraient faire tous les mois, au tout début du cycle, pour vérifier qu’aucun élément suspect (grosseur nouvelle au sein ou à l'aisselle, modification de la forme ou de la taille du sein, écoulement par le mamelon) n’apparaît.

 

 

 

Le 06 octobre 2013 à 16h00 - par Catherine Cordonnier

 

 

Repost 0
Published by Association-Essentielles - dans DÉPISTAGE ET PREVENTION CANCER DU SEIN
commenter cet article
30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 14:09
Octobre rose
par | Publié le 30 Septembre 2013
Solitude, angoisse dans l'attente des résultats, deux enquêtes de l'Institut du cancer montrent que les femmes qui participent au dépistage organisé du cancer du sein ont besoin d'être plus soutenues. 
Dépistage du cancer du sein : les femmes ont besoin d'être rassurées
L'affiche de la campagne Octobre rose 2013

Neuf ans après le lancement du programme de dépistage organisé du cancer du sein, la participation des femmes de 50 à 74 ans ne progresse plus. Si l’existence de ce programme est connue du grand public, la participation s’est stabilisée autour de 53 %, alors que les experts de santé publique aimeraient atteindre un taux de 65 à 70 %. Quelles sont les questions ou les craintes des femmes concernées par le dépistage organisé du cancer du sein ? 

D’après deux études menées par l’Institut national du cancer (INCa), les femmes s’inquiètent surtout des modalités pratiques du dépistage organisé. « Elles soulignent un manque d’informations avant leur premier examen, elles décrivent le stress et l’angoisse générés par l’attente des résultats, certaines évoquent aussi la douleur occasionnée par la mammographie », a constaté le Dr Frédéric de Bels, responsable du département dépistage à l’INCa à la suite d'une série d’entretiens qualitatifs auprès d’une cinquantaine de femmes. 

La peur du cancer induit par les radiations des mammos
Elles évoquent aussi une certaine solitude ressentie entre la mammographie et les résultats. « Nous allons donc renforcer l’information et l’accompagnement des femmes pendant cette période, informer les centres de dépistage et faire en sorte que les professionnels de santé soient plus impliqués. Cela va dans le sens du troisième plan cancer », a souligné le Dr de Bels. Autre inquiétude des femmes : le risque de faire un cancer induit par les radiations de la mammographie. Sur ce sujet, Frédéric de Bels indique que les données actuelles sont largement en faveur du dépistage. Les cancers radio-induits sont estimés de 1 à 5 pour 100 000 femmes participant au dépistage pendant 10 ans alors que le dépistage organisé permet d’éviter 150 à 300 décès.

Ce que dit  le Dr Frédéric de Bels, responsable du département dépistage à l’INCa.:

« La balance bénéfice/risque est largement en faveur du dépistage organisé. »


Les femmes se demandent aussi si la mammographie est fiable, si le risque de passer à côté d’un cancer n’est pas trop important. « C’est pour limiter ce risque que le dépistage organisé prévoit systématiquement une seconde lecture de la mammographie par des radiologues spécialement formés », rappelle le Dr Frédéric de Bels. 6 à 7 % des cancers détectés dans le cadre du dépistage organisé le sont grâce à cette seconde lecture des clichés radiographiques.


Pas d'inquiétude concernant le surdiagnostic

La crainte du surdiagnostic ? « L’enquête qualitative montre que le concept de surdiagnostic n’est pas bien connu, et que c’est une préoccupation qui arrive bien après les modalités pratiques, souligne le responsable du département dépistage de l’INCa. Et une fois informées, leur réaction est de considérer le surdiagnostic et le surtraitement inhérent plus comme une précaution que comme une cause d’angoisse ». Selon les études, les estimations de surdiagnostic lié au dépistage du cancer du sein varient entre 10 et 20 % des cas de cancers diagnostiqués.

Les enquêtes de l’INCa indiquent que les femmes sont assez peu sensibles au débat sur l’élargissement du dépistage organisé à d’autres tranches d’âge, comme les femmes de 40-49 ans, ou de 70 à 75 ans. « Aucune question sur ces sujets n’est remontée dans nos enquêtes, remarque le Dr de Bels, mais cela ne signifie pas que le débat ne doit pas avoir lieu. La Haute Autorité de santé a été saisie de cette question. Elle devrait se prononcer sur les bénéfices ou les risques d’un élargissement des bornes d’âge du dépistage ou d’un ciblage plus spécifique de femmes à risque d’ici la fin de l’année. » Le spécialiste rappelle que le risque de cancer radio-induit augmente lorsque les mammographies sont réalisées à partir de 40 ans : le sein est à cet âge plus radiosensible et plus dense, ce qui nécessite une plus forte dose de rayons pour obtenir une image lisible.

Ce que dit le Dr Frédéric de Bels, responsable du département dépistage à l’INCa.

« On sait que plus on va faire des mammographies tôt dans la vie des femmes, plus on augmente le risque de cancer radio-induit. »

Autant d’informations qui seront débattues à l’occasion d’Octobre rose, la mobilisation nationale contre le cancer du sein. C’est aussi l’occasion de rappeler que le cancer du sein reste chez la femme le cancer le plus fréquent et la première cause de décès par cancer. Une femme sur 8 sera concernée dans sa vie par le cancer du sein. Détecté à un stade précoce, le cancer du sein peut non seulement être guéri dans plus de 90 % des cas mais aussi être soigné par des traitements moins agressifs entraînant moins de séquelles. 

Repost 0
Published by Association-Essentielles - dans DÉPISTAGE ET PREVENTION CANCER DU SEIN
commenter cet article
1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 10:02

 

Emission du vendredi 26 avril 2013

RCF

Invités de l’émission

  • Dr David Benayoun
    médecin au service de chirurgie gynécologique et cancérologique obstétrique au Centre hospitalier Lyon-Sud

Détails de l'émission

 

Le cancer du sein est le plus répandu dans la population féminine française ; il est aussi parmi ceux qui se traitent le mieux... Posez vos questions en direct au Dr David Benayoun, invité d'Olivier Tonnelier.

 


 

Repost 0
Published by Association-Essentielles - dans DÉPISTAGE ET PREVENTION CANCER DU SEIN
commenter cet article
22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 07:33

 

logoInfCancer

QUI, QUAND ET COMMENT ?

L'AUTOPALPATION DES SEINS

  • Autopalpation du sein
  • Sens de la palpation

L'OBJECTIF 

Le but de la pratique régulière de l'autopalpation est de permettre à une femme de noter tout changement dans ses seins, dès son apparition.

QUAND ? 

La meilleure période pour pratiquer cette palpation se situe environ une semaine après la fin de vos règles quand vos seins ne sont plus gonflés. Si votre cycle menstruel est régulier, il est préférable de les examiner le même jour de chaque mois. 

COMMENT ? 

Presser assez fort pour bien sentir le tissu mammaire. Un rebord ferme sur la courbe basse de chaque sein est normal. 
Tourner autour du sein, vers le haut et vers le bas de la même façon chaque fois. Il faut balayer la zone du sein entière et se rappeler la consistance d'une palpation à l'autre le mois suivant. 
Examiner de la même façon le sein gauche, en utilisant les doigts de la main droite (placer alors l'oreiller sous l'épaule gauche). Répéter l'examen debout cette fois en plaçant un bras opposé au sein examiné derrière la tête. Cette position facilite l'examen des parties supérieure et extérieure des seins (vers les aisselles), là où presque la moitié des cancers des seins sont détectés. Vous pouvez pratiquer cette autopalpation sous la douche car elle est facilitée lorsque la peau est mouillée et savonnée. Pour plus de sûreté, vous pouvez vérifier vos seins devant un miroir pour noter tout changement d'aspect de la peau du sein ou du mamelon.

VOUS NOTEZ "QUELQUE CHOSE"... 

Si un changement intervient, tel le développement d'une grosseur ou un gonflement dans le sein ou sous l'aisselle, une irritation ou une irrégularité de la peau, une douleur ou une rétraction du mamelon, une rougeur ou la formation de squames sur le mamelon ou sur la peau du sein ou un écoulement autre que du lait, vous devez consulter votre médecin dès que possible. 
Il faut savoir que, la plupart du temps, les changements qui se produisent sur ou dans les seins ne sont pas dus à un cancer.


  • Taille des nodules & palpation

L'EXAMEN CLINIQUE DES SEINS

C'EST UN EXAMEN PRATIQUÉ PAR UN MÉDECIN... 

L'examen clinique des seins est un examen des seins pratiqué par un médecin. Le premier temps consiste en une observation des seins pour examiner leur aspect général (leur forme et leur taille), et l'aspect du mamelon (rétracté ou non). Le second temps de l'examen consiste en une palpation des deux seins qui est réalisée à mains nues pour examiner leur consistance, c'est-à-dire leur texture, rechercher et localiser toute grosseur. 

UNE "BOULE" 

La situation d'une grosseur, en surface ou en profondeur et ses relations avec les tissus adjacents, adhérence ou pas, seront précisées. Les aisselles sont aussi examinées au cours de cet examen. Le médecin peut aussi profiter de cette consultation pour apprendre à sa patiente à pratiquer l'autopalpation.
Le schéma ci-contre  regroupe les phases de l'évolution de la taille des nodules dans le sein. 


POUR LES FEMMES ÂGÉES DE 50 À 74 ANS..

PLUS DE DISCUSSION APRÈS 50 ANS 

 Le cancer du sein peut être détecté, de manière simple, à un stade précoce, ce qui augmente considérablement les chances de succès du traitement et de guérison. On estime qu'en dépistant tôt la maladie, 3 000 vies pourraient être sauvées.

LE DÉPISTAGE ORGANISÉ EN FRANCE

Pourquoi entre 50 à 74 ans ? 


L’âge auquel doit commencer le dépistage par la mammographie reste controversé mais les spécialistes s’accordent pour dire que le dépistage doit commencer vers 50 ans. C'est l'âge à partir duquel commence le dépistage organisé en France.
Depuis 2004, 4 millions de femmes de cette tranche d'âge ont été  invitées à participer au programme de dépistage organisé, donc gratuit, du cancer du sein par mammographie tous les deux ans.

Les résultats... 

 En 2011, 53 % des femmes concernées par le dépistage organisé, ont participé. A ce taux, il faut ajouter les femmes qui l'ont fait à titre individuel. On estime, ainsi que le taux de couverture serait compris entre 68 et 75 %. Ces taux sont proches de l'objectif fixé par le Plan Cancer de 70 % de dépistage dans cette tranche d'âge...


POUR LES FEMMES ÂGÉES DE 40 À 50 ANS

LE CONTEXTE 

Les résultats récemment publiés d'études épidémiologiques 

Elles tendent à montrer qu'il serait souhaitable d'élargir l'accès à une mammographie de dépistage à toutes les femmes, sans facteur de risque, âgées de 40 et 50 ans. Ces résultats ont déjà été pris compte par certains pays. 

Les problèmes à résoudre... 

La baisse de performance de la mammographie de dépistage, au fur et à mesure que l’âge décroît, explique les appréciations variables selon les pays. En effet, la densité des seins est plus importante chez les femmes jeunes ce qui rend plus difficile la détection de nodules anormaux dans la glande par la mammographie. Cet obstacle peut être contourné en couplant la mammographie avec une échographie des seins.

Ce qui se fait en France... 

Les données de l'Observatoire de sénologie et de l'Assurance Maladie montrent, qu'environ 30 % des femmes de cette tranche d'âge ont eu une mammographie de dépistage à titre individuel.


LES RECOMMANDATIONS EN FRANCE 

Elles sont résumées dans l'encadré ci dessous.


CE QUI EST SUGGÉRÉ EN FRANCE

 

  • Dès 20 ans : autopalpation des seins tous les mois
  • De 20 et 39 ans : examen clinique du sein par un spécialiste tous les 3 ans
  • De 40 à 50 ans : examen clinique du sein tous les ans par un spécialiste et mammographie tous les 2 ans, si facteur de risque
  • De 50 à 74 ans : dépistage organisé par mammographie de dépistage, gratuite, tous les 2 ans 2 incidences ; double lecture ; clichés rendus à la patiente

 


 ClicVOIR LE SITE

MISE À JOUR

18 novembre 2012

 

 

Repost 0
Published by Association-Essentielles - dans DÉPISTAGE ET PREVENTION CANCER DU SEIN
commenter cet article
1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 08:11

 

 logoInfCancer

QUELQUES PISTES

LE POINT SUR LA QUESTION

A ce jour, il n'y existe pas de moyens sûrs pour éviter un cancer du sein. Cependant, un certain nombre règle d'hygiène de vie peuvent y contribuer.

La sédentarité 

Elle serait responsable de 11 % des cancers du sein, risque qu’une activité physique régulière diminue de 20 à 30 %.  

Faire de l’exercice... 

Il est recommandé, en particulier après la ménopause , 30 minutes d’activité physique cinq jours sur sept, ce qui entraîne une diminution des graisses (et donc de la conversion androgènes-œstrogènes par l’aromatase située dans la graisse) et du taux d'insuline. 

Les régimes pauvres en graisses 

Si les résultats des études sont divergentes concernant l’apport en viande rouge, le risque de cancer du sein est augmenté pour les graisses saturées d’origine animale, et au contraire diminué pour l’apport en fibres.

UNE RÉPONSE : LE DÉPISTAGE... 

Pour le moment, le plus important est de suivre attentivement les propositions faites pour le dépistage ou une détection précoce. Ceci ne va pas forcément éviter un cancer du sein mais peut contribuer à le découvrir lorsque les chances de traitement avec succès sont les plus grandes.


QUELQUES CONSEILS SIMPLES DE PRÉVENTION

  • Avoir une grossesse tôt, si possible...
  • Allaiter
  • Arrêter le tabac
  • Faire de l’exercice physique
  • Lutter contre le surpoids
  • Réduire sa consommation d’alcool

 


LE SUIVI EN CAS DE MUTATION GÉNÉTIQUE BRCA


LE CONTEXTE

Lors de la consultation d’oncogénétique, on vous suggérera une  analyse moléculaire pour les gènes BRCA1 et BRCA2 . 
Il s'agit d'une simple  prise de sang qui permet l’étude de l ’ADN génomique lymphocytaire. Sa sensibilité n'est actuellement que de 80 %, de ce fait, un résultat négatif n’exclue pas totalement le risque de cancer du sein pour vous et votre descendance. Pour plus de détails, allez au chapitre ONCOGENETIQUE. 

LE RISQUE

1) Mammaire 

Les modalités de suivi et de prise en charge de ce risque comprennent : 

  • Un examen clinique bisannuel, à partir de 20 ans, 
  • Annuellement, une mammographie de dépistage, une échographie et une IRM mammaire, à partir de 35 ans, ou 5 ans avant l'âge du diagnostic d'un cancer du sein dans la fratrie


L’alternative est une mastectomie bilatérale prophylactique avec reconstruction. 

2) Ovarien 

Les modalités de suivi et de prise en charge de ce risque associé impliquent les mesures suivantes : 

  • Dès 35 ans, annuellement, un examen clinique avec échographie pelvienne et mesure du marqueur tumoral CA125
  • Dès 35-40 ans, en cas de mutation BRCA1 ou à 50 ans, en cas de mutation BRCA2 , une ovariectomie associée e à une annexectomie prophylactique par coelioscopie sans hystérectomie

 


INTÉGRER LES LIMITES DE LA SURVEILLANCE EN CAS DE MUTATION BRCA1 OU BRCA2

 

  • La surveillance ne permet pas d’éviter la maladie 
  • La plupart des lésions identifiées lors de cette surveillance seront des cancers invasifs associés à un risque faible mais non nul de décès
  • La surveillance mammaire régulière ne garantit pas la découverte d’une tumeur de petite taille
  • Les cancers de l’intervalle, c'est-à-dire entre deux examens, sont possibles en particulier pour les porteuses de mutationsBRCA1

 


LES OPTIONS POUR LES FEMMES À HAUT RISQUE


LA CHIRURGIE

La mastectomie bilatérale préventive 

La mastectomie préventive bilatérale avec reconstruction mammaire immédiate est une option parfois choisie par certaines femmes qui ont un très haut risque de cancer du sein comme une mutation confirmée BRCA1 et BRCA2 . Le but de l'intervention est de réduire ce risque par l'ablation des deux seins avant le diagnostic d'un cancer du sein. 
L’âge de réalisation de l'opération relève de votre choix mais, de toutes façons, pas avant 30 ans. 
L'équipe médicale vous informera en détail sur les avantages, les risques, les inconvénients et les complications inhérentes à la reconstruction mammaire. Vous aurez une consultation avec un psychologue clinicien, si possible avec votre conjoint. 
Au terme de cette procédure, vous aurez un délai de réflexion d'au moins 4 mois.

L'ablation des ovaires 

L'annexectomie bilatérale en pré-ménopause réduit le risque de cancer du sein de moitié. 
La chirurgie ovarienne réduit probablement le risque de cancer du sein associé à une mutation BRCA1 mais cet effet est surtout le fait des tumeurs qui expriment les récepteurs hormonaux.

L'HORMONOTHÉRAPIE 

Les modulateurs sélectifs des récepteurs aux estrogènes (SERM) 

Le tamoxifène 
C’est un médicament antiœstrogène utilisé depuis de nombreuses années comme traitement adjuvant du cancer du sein, notamment pour réduire le risque de récidive dans les cancers du sein opérés et de deuxième cancer du sein controlatéral. 

Les résultats de l'étude  NSABP1 publiés en 2005 ont montré que les femmes à haut risque (patientes avec antécédents familiaux) développent moins souvent la maladie (réduction du risque de cancer de 45%) après environ 4 ans de prise régulière de tamoxifène. Il est encore trop tôt pour savoir si ce traitement empêche vraiment le développement de nouveaux cancers du sein ou si l’effet du tamoxifène, dans cette étude, n'a été que de traiter de petits cancers encore indétectables, mais qui auraient pu être guéris par le tamoxifène si on les avait laissé évoluer pour devenir détectables. Pour l'instant, le recul de cette étude est trop faible pour démontrer une diminution de la mortalité par cancer du sein par la prise préventive de tamoxifène chez les femmes à haut risque. 

Le raloxifène (Evista™) 
Tout comme le tamoxifène, ce médicament bloque l'effet des œstrogènes sur le tissu mammaire. Il est utilisé pour prévenir l'ostéoporose et diminuer le risque de fractures. 

Dans l'étude MORE  (JAMA 1999;281:2189-97) , destinée à évaluer l'influence du raloxifène sur la perte osseuse (ostéoporose), les investigateurs ont également noté que ce médicament semblait diminuer le risque relatif de cancer du sein de 65% (Intervalle de confiance de 42 à 79%). 

L’étude STAR (Study of TAmoxifen and Raloxifene) , portant sur 22 000 femmes ménopausées et à haut risque de cancer du sein a comparé l'efficacité du raloxifène et du tamoxifène donné pour la prévention des cancers du sein. 
Les auteurs n’ont pas observé entre les deux groupes de patientes de différence d’incidence des cancers invasifs du sein  ainsi que le nombre et les causes de décès. 
Le nombre de cancers du sein non invasifs a été plus faible dans le groupe tamoxifène que dans le groupe raloxifène mais l’analyse ne montre pas de différence significative. 
Une différence non significative a été également observée pour l’incidence des cancers de l'endomètre avec 36 cas dans le groupe tamoxifène et 23 dans le bras raloxifène. 

Ce qu’il faut en penser… 
Les SERM (tamoxifène ou raloxifène) pourraient, à terme, être autorisés pour certaines femmes à très haut risque, comme par exemple, en cas : 

  • D'un cancer in situ
  • D'une hyperplasie mammaire avec atypies
  • De patientes à risque héréditaire élevé, avec deux antécédents familiaux du 1 er degré
  • De la présence d’une mutation du gène BRCA1 ou BRCA2


Cependant cette indication d’utilisation, en préventif chez les patientes à haut risque, n’est pas encore homologuée en France. De plus, il faut prendre en compte le rapport bénéfice-risque de ce type de traitement en raison de l’augmentation, liée au traitement du risque thromboembolique et de cancer de l’endomètre. 

Les inhibiteurs de l’aromatase 

Le premier essai publié concerne l'examestane (Aromasine).
L’essai NCIC CTG MAP 3 publié dans le New England Journal of Medicine (2011;364:2381-91) a inclus 4560 femmes ménopausées d'âge moyen 62 ans à haut risque de cancer du sein entre 2004 et 2010 (cancers in situ, lésions dysplasiques ou atypiques, score de Gail élevé - âge des premières règles, âge à la naissance du premier enfant, l’existence de cas de cancers du sein chez une mère ou une sœur, le fait d’avoir eu une biopsie du sein etc.)
Au terme de 35 mois d’observation, on a constaté 11 cas de cancers invasifs du sein chez les femmes sous exemestane et 32 cas chez les femmes recevant le placebo. 
En termes d’incidence annuelle, la prise d’exemestane permet une réduction du risque relatif de 65 % (Intervalle de Confiance 95 % de 30 à 81 %, p= 0.002 ) des cancers invasifs et une réduction globale (cancers invasifs et non invasifs) du risque relatif de 53 % (Intervalle de Confiance 95 % de 21 à 73 %, p= 0.004). 

Plusieurs autre essais sont en cours chez les femmes ménopausées. L’étude IBIS2 étudie l’anastrozole. L’étude APRES concerne les femmes porteuses d’une mutation des gènes BRCA1 et BRCA2 et étudie l’intérêt de l’exemestane.
  
@ Pour en savoir plus: HORMONOTHÉRAPIE 

L’aspirine et les antinflammatoires (AINS) 

Une étude récemment publiée semble montré une diminution du risque de développée la maladie chez les femmes prenant régulièrement de l’aspirine ou des antiinflammatoires comme l’ibuprofène. 


LA PREVENTION DU CANCER DU SEIN

  • Efficacité reconnue
    • Mastectomie préventive chez les femmes à très haut risque (mutations BRCA1 / BRCA2 )

  • Efficacité probable
    • Les SERM : tamoxifène ou raloxifène
    • Les inhibiteurs de l’aromatase (examestane)
    • L’ovariectomie en pré-ménopause chez les femmes présentant une mutation BRCA1 ou BRCA2
    • Une première grossesse avant 25 ans
    • L’allaitement pendant au moins 6 mois
  •  

  • Efficacité possible
    • L’aspirine et certains anti-inflammatoires
  •  

     

        Clic VOIR LE SITE

 


MISE À JOUR

3 novembre 2012

 

 

 

Repost 0
Published by Association-Essentielles - dans DÉPISTAGE ET PREVENTION CANCER DU SEIN
commenter cet article
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 08:00

 

 

Publié le mercredi 03 octobre

 

 

(Relaxnews) - Alors que le mois d'octobre est dédié à la lutte contre le cancer du sein, la Ligue nationale contre le cancer réclame la mise en place d'une "consultation de dépistage" avec le médecin traitant.

 

D'après la Ligue, ce nouveau type de consultation devrait être effectué au début du parcours de dépistage, pour permettre aux femmes concernées d'être mieux informées sur le dépistage et d'obtenir une analyse personnalisée par l'intermédiaire de leur médecin traitant.


Il s'agirait également de réduire les inégalités existantes entre les femmes, notamment celles liées à l'accès à l'information, à la précarité ou encore à l'accès aux dispositifs.


"Octobre rose doit, plus que jamais, être un moment d'échanges et de mobilisation autour du cancer du sein et du dépistage. (...) Cette année, nous travaillerons sur deux points : l'accélération d'études indépendantes, avec des financements pérennes, en France pour une évaluation complète et sans tabou du dépistage. Et également promouvoir le rôle du médecin traitant dans toute démarche du dépistage", précise Jacqueline Godet, présidente de la Ligue.


Repost 0
Published by Association-Essentielles - dans DÉPISTAGE ET PREVENTION CANCER DU SEIN
commenter cet article
6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 08:00

 

 

Publié le lundi 01 octobre 2012

 

Spécialiste en imagerie à Marseille, elle milite dans le cadre d'"Octobre rose" pour le dépistage

 

Aurélie Jalaguier :

 

Aurélie Jalaguier : "Dans le programme de dépistage, la deuxième lecture permet de détecter 9 % de cancers en plus."

 

Elle a du sourire dans la voix et dit avec humour qu'elle "donne toujours l'impression d'être plus jeune que son âge". Aurélie Jalaguier-Coudray, 32 ans, maman d'un petit Eliott, 1 an, donne une image humaine, profondément humaine dans une discipline où le lien avec la patiente est essentiel. Responsable du centre d'imagerie de la femme au centre Paoli-Calmettes à Marseille, elle s'investit dans l'opération "Octobre rose" sur la prévention et la lutte contre le cancer du sein. "La Provence" s'engage aussi avec détermination (voir notre édition de samedi) dans cette cause de santé publique. Car avec plus de 53 000 nouveaux cas par an et plus de 11 500 décès estimés en 2011, cette pathologie reste au premier rang des décès par cancer chez la femme. Or un cancer du sein détecté à un stade précoce peut être guéri dans plus de 9 cas sur 10.

 

 

Vous êtes spécialiste de la détection. Les femmes peuvent demander des mammographies à leur gynécologue. Pourquoi a-t-on besoin d'un programme national ?
Aurélie Jalaguier : Bien entendu nombre de femmes soucieuses de leur santé vont faire cette démarche pour prévenir un cancer du sein mais un programme de dépistage national systématique est essentiel.


En effet, dans ce dispositif destiné aux femmes à partir de 50 ans, les femmes bénéficient d'une seconde lecture de leur mammographie par des experts. Et cela permet de détecter 9 % de cancers de plus. Il ne s'agit nullement de mettre en cause des praticiens. Chacun d'entre nous est faillible. Ce sont des possibilités supplémentaires données aux femmes de détecter précocement un cancer du sein, des chances de vie.


Pensez-vous qu'il faille descendre vers une détection à partir de 40 ans car il semble que le cancer du sein touche des femmes de plus en plus jeunes ?
A.J. : C'est une des questions posées à un congrès auquel je viens de participer mais les chiffres de santé publique ne montrent pas pour l'instant un accroissement spectaculaire des cas dans cette tranche d'âge. Au centre d'imagerie de Paoli-Calmettes, je reçois effectivement des patientes jeunes. Mais comme je suis responsable d'un centre-référence, avec un certain type de malades qui nous est adressé, j'ai un focus, pas une vision globale. En tous les cas, si une femme avant 40 ans a une crainte, elle peut se tourner vers son gynécologue et demander un examen.


L'imagerie a fait des progrès considérables ces dernières années. Mais peut-on espérer encore mieux ?
A.J. : Oui et c'est essentiellement pour améliorer le parcours de santé des patientes, leur prise en charge globale. Lorsque nous faisons des mammographies ou des échographies pour détecter des cancers du sein ou d'autres pathologies cancéreuses spécifiques aux femmes, nous détectons parfois des anomalies pas forcément malignes. Nous les classons ACR4 selon des critères de classification internationaux. Or, dans cette catégorie, il y a entre 2 et 95 % de chances que l'anomalie détectée, selon les cas, se révèle en fait être un cancer ! Et la plupart du temps, il faut faire une biopsie. Or une biopsie, c'est toujours une inquiétude, une atteinte. Les techniques en développement comme l'élastographie et d'autres, vont réduire fortement le recours aux biopsies.


Est-ce vous qui annoncez le diagnostic aux femmes ?
A.J. : Non, l'imagerie est un constat. Il faut que le cancérologue, comme le chirurgie, puisse proposer immédiatement une thérapie pour que le coup de massue ne soit pas trop rude.


Mais dans votre pratique quotidienne, attachez-vous une importante particulière aux liens avec les patientes ?
A.J. : C'est une évidence. Nous sommes au début de la chaîne et j'attache une énorme importance à l'accueil, à rassurer les patientes. Je m'efforce d'être toujours souriante, disponible, de prendre le temps d'expliquer les examens. Certains n'ont pas fait médecine pour cela mais pour moi, c'est une grande partie de ma vie professionnelle. C'est aussi pour cela que je m'engage dans "Octobre Rose". Cette opération s'attache à tous les aspects du cancer du sein.


Est-ce que les patientes sont sensibles au fait d'être accueillis en imagerie par une femme ?
A.J. : Oui, elles me le disent souvent. Certaines se sentent plus à l'aise devant une sénologue. Elles se disent que je partage leurs craintes et leurs espoirs.


Philippe LARUE

 

Repost 0
Published by Association-Essentielles - dans DÉPISTAGE ET PREVENTION CANCER DU SEIN
commenter cet article
11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 08:00

 

 

En Europe, une femme sur dix est menacée par le cancer du sein et déjà une sur huit aux Etats-Unis. Le cancer du sein est le premier cancer féminin, et c’est celui qui se guérit le mieux. Chaque année, en France, 44.000 nouvelles femmes en sont atteintes. Il faut noter que le nombre de jeunes femmes touchées est en croissance.


Auto-examen des seins

Grâce à un auto-examen régulier du corps, le cancer du sein peut la plupart du temps être dépisté au tout début de son développement et être soigné en évitant des conséquences plus graves.
Nous vous donnons ici quelques instructions sur la façon d’examiner vous-même votre poitrine. Votre gynécologue reste la personne compétente pour vous donner de plus amples renseignements.

1.Placez-vous devant un miroir, les mains sur les hanches. Observez si:. la taille ou la place (plus haut ou plus bas) de votre sein a nettement changé. un des deux seins est anormalement différent de l’autre.

2.Levez les bras: Observez si les seins suivent le mouvement, et si la hauteur de l’aréole est la même.


Quand aller chez le médecin ?

Faites une visite annuelle de contrôle chez votre médecin et répondez favorablement à l'invitation de dépistage prise en charge par la Sécurité Sociale.

N’attendez pas et allez impérativement voir le médecin dans les cas suivants :

  • Durcissement sensible du sein
  • Nodule palpable dans le sein
  • Modification de l'aréole
  • Ecoulement liquide provenant de l'aréole
  • Changement récent dans la taille et le volume du sein
  • Tuméfaction des ganglions lymphatiques sous l'aisselle
  • Modification de la peau

 

  • © Amoena.fr 2012

 

Repost 0
Published by Association-Essentielles - dans DÉPISTAGE ET PREVENTION CANCER DU SEIN
commenter cet article

AGENDA DES CHEFS

OLIVIER CHAPUT

PARRAIN DU RUBAN DE L'ESPOIR 2014

Agenda-des-chefs-2015.jpg

Pour le commander cliquez sur l'image

Rechercher

RUBAN DE L'ESPOIR 2014

Archives

A LIRE

 

ClicRECONSTRUIRE SA VIE

        9782876715523-reconstruire-apres-cancer g        

 

PAGES FACEBOOK

logo-collectif-k.jpg

 

crbst RUBAN 20ESPOIR 20LOGO pour forum

SITES

 

logo collectif k

 

crbst RUBAN 20ESPOIR 20LOGO pour forum