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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 10:00

europadonna france petit

La chirurgie est le traitement le plus anciennement utilisé pour soigner les cancers du sein. C’est un traitement standard.

La chirurgie du cancer du sein a quatre objectifs :
  • confirmer le diagnostic et préciser le stade d’évolution du cancer, notamment examiner si les ganglions ont été atteints par des cellules cancéreuses
  • enlever la tumeur
  • prélever et examiner certains ganglions
  • conserver ou restaurer la taille et la forme du sein après l’ablation de la tumeur ou de la totalité du sein

QUELLE CHIRURGIE AU NIVEAU DU SEIN ?

Deux types de chirurgie peuvent être pratiqués : une chirurgie conservatrice ou une mastectomie (mammectomie) totale.

La chirurgie conservatrice a pour but d’enlever la totalité de la tumeur sans enlever la totalité du sein. On parle aussi de tumorectomie, d’exérèse, ou encore de mastectomie partielle. La tumeur est enlevée avec une large marge de tissu autour d’elle. Cette marge de sécurité limite ainsi le risque de récidive. Le mamelon et l’aréole sont conservés (sauf pour certaines tumeurs, situées derrière le mamelon et l’aréole). Dans certains cas, l’analyse de la tumeur et du tissu autour d’elle montre que la marge de sécurité est insuffisante, le chirurgien est alors amené à proposer une seconde intervention. Elle est toujours associée à un examen des ganglions (voir « Le curage axillaire »).

Cette technique n’entraîne pas une déformation du sein trop importante.
marges_tumeur.png
La chirurgie conservatrice s’accompagne toujours d’une radiothérapie.

La mastectomie totale consiste à enlever la glande mammaire dans son intégralité y compris l’aréole et le mamelon. Après cette intervention, le chirurgien prescrit une prothèse mammaire externe. La reconstruction est possible environ un an après la fin du traitement de radiothérapie (voir « Qu’est-il possible de faire après une mastectomie ? »). Parfois, elle est réalisée en même temps que la mastectomie (reconstruction immédiate). La reconstruction est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.

Que ce soit en cas de mastectomie totale ou de chirurgie conservatrice, une partie des ganglions de l’aisselle est le plus souvent enlevée (voir « Le curage axillaire. Pourquoi? Comment ? »).

Chaque cancer est particulier et nécessite une chirurgie appropriée.

COMMENT DÉCIDER ?

La possibilité de réaliser une chirurgie conservatrice et d’obtenir un résultat esthétique satisfaisant dépend notamment de la taille de la tumeur et du volume du sein.

Pour des tumeurs du sein de moins de 5 centimètres, les études montrent que la mastectomie ou la chirurgie conservatrice accompagnée d’une radiothérapie ont la même efficacité : après plusieurs années, on ne constate ni plus ni moins de réapparition du cancer dans un cas comme dans l’autre. Les deux techniques offrent les mêmes chances de guérison. Chez la femme qui a une poitrine de petit volume, une mastectomie totale peut néanmoins être nécessaire. Une reconstruction permettra par la suite de retrouver le volume du sein.

Lorsque la tumeur est de taille plus importante, une mastectomie totale est souvent nécessaire.

Certaines situations ne permettent toutefois pas d’envisager une chirurgie conservatrice, la mastectomie est alors inévitable, on parle d’indications à la mastectomie.

Dans certains cas (tumeur dont la taille ne permet pas de traitement conservateur, par exemple), le médecin propose une chimiothérapie avant la chirurgie (appelée chimiothérapie néoadjuvante) afin de diminuer la taille de la tumeur et d’envisager par la suite une chirurgie conservatrice. Chez la patiente âgée, une hormonothérapie néoadjuvante est parfois proposée.

Après le bilan diagnostique, le chirurgien propose et explique à la patiente le ou les types de chirurgie les mieux adaptés à sa situation. Le choix du traitement prend également en compte le souhait de la patiente. La patiente a le temps de réfléchir et d’en discuter avec le chirurgien ou son médecin traitant.

Dans certaines situations, le choix du type de chirurgie n’est pas possible avant l’intervention, notamment lorsque la tumeur n’est pas palpable ou pas visible sur les mammographies. Le chirurgien informe la patiente systématiquement avant l’intervention de la nécessité d’adapter la chirurgie au cours de l’opération. C’est uniquement après avoir obtenu l’accord de la patiente que le chirurgien réalise l’opération.
Le chirurgien enlève alors la tumeur et fait réaliser immédiatement par l’anatomopathologiste (voir « Les professionnels au service du patient ») une première analyse au microscope, appelée examen extemporané. Les résultats de cet examen, reçus pendant l’opération, lui permettent de choisir la chirurgie la mieux adaptée à la situation (chirurgie conservatrice ou mastectomie). L’examen extemporané ne remplace pas l’examen anatomopathologique définitif systématiquement réalisé après l’opération (voir « Les prélèvements mammaires »).

Enfin, dans un nombre limité de cas, après une première chirurgie conservatrice, les résultats définitifs de l’examen anatomopathologique conduisent le chirurgien à proposer par la suite une mastectomie totale afin de compléter le traitement. Une mastectomie totale est toujours réalisée avec l’accord de la patiente.

LES PRINCIPALES INDICATIONS D’UNE MASTECTOMIE:

  • Plusieurs tumeurs dans le même sein.
  • Un cancer qui présente des signes d’inflammation d’abord traité par une chimiothérapie néoadjuvante.
  • Un cancer volumineux par rapport au volume du sein sans possibilité de faire une chimiothérapie néoadjuvante.
  • Une lésion susceptible de se transformer en cancer étendu.
  • Une récidive.
  • Une contre-indication à réaliser une radiothérapie (radiothérapie du thorax effectuée dans le passé)

À QUEL MOMENT LE CHOIX DE LA PATIENTE INTERVIENT-IL ?

Pour des tumeurs du sein de moins de 5 centimètres et si le volume du sein le permet, les études scientifiques montrent que les deux types de chirurgie (mastectomie ou chirurgie conservatrice accompagnée d’une radiothérapie) ont la même efficacité. Le chirurgien propose alors à la patiente de choisir le type de chirurgie dont elle souhaite bénéficier. Certaines patientes se sentent embarrassées face à la prise d’une telle décision et préfèrent s’en remettre au choix du chirurgien. D’autres, au contraire, sont très satisfaites de la possibilité qu’il leur est donné de participer activement au choix de leur traitement. Le chirurgien donne à la patiente toutes les informations nécessaires (effets secondaires, etc.) pour participer à cette décision. Un outil d’aide à la décision peut être utilisé par le médecin avec la patiente pour accompagner cette prise de décision de traitement. Un temps de réflexion est toujours laissé à la patiente. Sa famille peut l’aider à prendre cette décision si elle le souhaite.

« L’étape du choix du traitement est importante. Il ne faut pas se précipiter mais prendre le temps pour oser poser des questions »

« Nous avons choisi avec mon cancérologue le traitement le mieux adapté à ma situation »

Pour les patientes et anciennes patientes qui ont participé à la rédaction de ce document, la rémission et la guérison sont les résultats les plus importants de la chirurgie.

« La mastectomie est une épreuve difficile. J’ai eu besoin d’un soutien psychologique pour y faire face »

Des études scientifiques ont cherché à savoir ce que les patientes ressentaient après l’un ou l’autre type de chirurgie. Ces études montrent que la plupart des patientes qui ont eu une chirurgie conservatrice sont satisfaites des résultats esthétiques. Elles ont pu préserver leur sein et leur image corporelle et éviter ainsi le recours à une prothèse externe ou à une reconstruction du sein. En revanche, certaines se sentent angoissées à l’idée que le cancer puisse revenir.

« Grâce à la reconstruction de mon sein, j’ai pu retrouver confiance en moi »

Les patientes qui ont eu une mastectomie semblent moins s’inquiéter d’une éventuelle récidive du cancer. Cependant, certaines acceptent difficilement la perte de leur sein.

« J’ai beaucoup de mal à accepter la mastectomie, même si je sais que c’est le prix de la guérison »

QU’EN PENSENT LES PATIENTES ?

Pour les patientes et anciennes patientes qui ont participé à la rédaction de ce document, la rémission et la guérison sont les résultats les plus importants de la chirurgie.

« La mastectomie est une épreuve difficile. J’ai eu besoin d’un soutien psychologique pour y faire face »

Des études scientifiques ont cherché à savoir ce que les patientes ressentaient après l’un ou l’autre type de chirurgie. Ces études montrent que la plupart des patientes qui ont eu une chirurgie conservatrice sont satisfaites des résultats esthétiques. Elles ont pu préserver leur sein et leur image corporelle et éviter ainsi le recours à une prothèse externe ou à une reconstruction du sein. En revanche, certaines se sentent angoissées à l’idée que le cancer puisse revenir.

« Grâce à la reconstruction de mon sein, j’ai pu retrouver confiance en moi »

Les patientes qui ont eu une mastectomie semblent moins s’inquiéter d’une éventuelle récidive du cancer. Cependant, certaines acceptent difficilement la perte de leur sein.

« J’ai beaucoup de mal à accepter la mastectomie, même si je sais que c’est le prix de la guérison »

Mise à jour : 25/06/08

LE CURAGE AXILLAIRE, POURQUOI, COMMENT

Les cancers infiltrants* risquent de se propager vers les ganglions lymphatiques*. Les ganglions qui peuvent être atteints par le cancer du sein sont principalement ceux qui se trouvent sous le bras au niveau de l’aisselle. On les appelle les ganglions axillaires*.
Le risque de trouver des cellules cancéreuses dans les ganglions axillaires dépend de la taille de la tumeur dans le sein. Plus la tumeur est grosse, plus il y a de risques que les cellules se soient propagées vers les ganglions.
Afin de savoir si des ganglions axillaires sont atteints par le cancer, le chirurgien en enlève certains. Ce curage axillaire est réalisé au cours de l’opération du sein. Il s’agit d’une courte incision limitée à l’aisselle qui permet de prélever des ganglions afin de les analyser.
Certaines équipes chirurgicales mettent en place un drain* dans l’aisselle, à la fin de l’intervention, qui permet d’évacuer du sang ou des sécrétions et d’éviter une infection.
Le curage axillaire présente l’avantage de détecter la présence de cellules cancéreuses, mais il entraîne parfois un lymphœdème.

LE GANGLION SENTINELLE

Les ganglions axillaires les plus proches de la tumeur sont les premiers ganglions à être envahis par les cellules cancéreuses lorsque le cancer du sein a atteint les ganglions axillaires. Ces ganglions ont été dénommés ganglions sentinelles. Pour les tumeurs de petite taille qui présentent un risque faible d’extension vers les ganglions,
il est parfois possible de prélever uniquement ces ganglions sentinelles. On parle alors de technique du ganglion sentinelle.
On injecte un produit au voisinage de la tumeur ou près de l’aréole du sein. Ce produit est collecté par le système lymphatique* pour se concentrer au niveau des premiers ganglions axillaires. Une scintigraphie permet de bien les repérer; le prélèvement est ainsi facilité.
Deux produits sont le plus souvent utilisés en France : un colorant appelé bleu patenté ou un produit radioactif injecté quelques heures avant l’opération. Ce produit radioactif est sans danger pour la patiente.
L’avantage de la technique du ganglion sentinelle est d’éviter les conséquences gênantes d’un curage axillaire. En effet, lorsque les ganglions prélevés et analysés ne sont pas envahis par les cellules cancéreuses, il est inutile de réaliser un curage axillaire. Cette technique permet d’éviter le curage axillaire chez la moitié des patientes dont la tumeur est inférieure à 3 centimètres et chez trois quarts des patientes dont la tumeur mesure moins de 1 centimètre.
La technique du ganglion sentinelle consiste donc à enlever et examiner uniquement un à deux ganglions. Cette technique innovante n’est pas proposée par toutes les équipes médicales. Ses résultats sont régulièrement validés.

LES RÉSULTATS DE L'ANALYSE

On parle de ganglions positifs lorsqu’ils sont atteints par les cellules cancéreuses et de ganglions négatifs lorsqu’ils ne le sont pas.
S’il n’y a pas de ganglion sentinelle détecté ou si l’analyse des ganglions sentinelles prélevés révèle la présence de cellules cancéreuses, un curage axillaire est réalisé soit pendant la chirurgie du cancer du sein soit lors d’une seconde intervention.
Grâce à la technique du ganglion sentinelle, la chirurgie est ainsi adaptée à l’agressivité de la tumeur.
Si les ganglions sont atteints, le médecin propose un traitement supplémentaire (appelé traitement adjuvant) pour compléter la chirurgie : radiothérapie*, chimiothérapie*, anticorps monoclonaux ou hormonothérapie
Sources INCa Curage axillaire

Mise à jour le 8/11/2012
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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 07:30

 

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  • LES NOUVELLES TECHNIQUES 

L'UTILITÉ  DU CURAGE GANGLIONNAIRE 

Grâce au développement de la technique du ganglion sentinelle, les indications du curage ganglionnaire se sont précisées et permettent actuellement d'éviter les gestes inutiles.
Pour les ganglions de tumeurs T1 ou T2 présentant un ou deux ganglions sentinelles envahis par très peu de cellules tumorales, une étude récente portant sur 900 patientes, tend à montrer que le curage systématique n'apporterait qu'un gain marginal en termes de survie à long terme. Des études sont en cours pour confirmer ces résultats.

 

LA CHIRURGIE STÉRÉOTAXIQUE

C’est une technique décrite en 1996. Pour les petites tumeurs, détectées par l’imagerie médicale, elle permet d’enlever une tumeur en un seul morceau, « monobloc ». L’exérèse de petits cancers ne nécessitant pas de curage ganglionnaire est maintenant envisageable par cette technique. Le système Site Select™ est en cours d’évaluation.


LES NOUVEAUTÉS EN MATIÈRE DE RECONSTRUCTION DU SEIN

- Le contexte

 
La majorité des cancers du sein est traitée par la chirurgie. Bien que le nombre de femmes ayant un cancer du sein qui choisissent ou qui sont candidates à un traitement conservateur du sein ait régulièrement augmenté, de nombreuses femmes subissent une mammectomie pour des raisons personnelles ou médicales.


- La micro-chirurgie

 
Les avancées techniques de la microchirurgie ont permis la mise au point de nouvelles méthodes de reconstruction mammaire plus performantes.


- L’expansion tissulaire


C'est une technique de reconstruction mammaire qui consiste à créer une loge en arrière du grand pectoral et du grand dentelé, puis à gonfler progressivement l’implant inséré. Celui-ci est remplacé 6 mois après par une prothèse en silicone. Cette technique est à réserver aux patientes avec un volume de sein faible, peu de radio-lésions et une épaisseur de tissus sous-cutanés graisseux suffisante au niveau du thorax.

  • LES IMPLANTS MAMMAIRES

Pendant plusieurs années, la polémique autour du lien éventuel entre les implants mammaires en silicone et l'apparition de maladies du système immunitaire a détourné certaines femmes du choix des implants comme procédé de reconstruction. Bien que les patientes doivent être averties sur la possibilité d'effets secondaires, comme la formation d'un tissu cicatriciel ferme ou dur, elles peuvent être assurées qu'elles n'ont pas plus de risque de maladies du système immunitaire que les femmes n'ayant pas eu recours à ce type de chirurgie. De même, l'influence des implants mammaires sur le risque de récidive de cancer du sein ou la formation de nouveaux cancers n'est pas prouvée.


Mise à jour

10 février 2011

 

 


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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 14:49
 

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  • CELA DEMEURE LA BASE DU TRAITEMENT...

Différentes techniques sont employées pour enlever la tumeur :

- La chirurgie conservatrice du sein comprend la tumorectomie ou la quadrantectomie

- La mammectomie, dans ce cas, vous pouvez décider d'avoir une chirurgie reconstructrice soit au moment de la mammectomie, soit plus tard.


Ces interventions sont souvent complétées par l'ablation de ganglions lymphatiques axillaires sous le bras (curage axillaire).

  • LES TECHNIQUES CHIRURGICALES CONSERVATRICES

LES TECHNIQUES

Plusieurs techniques peuvent vous êtes proposées.

  • La zonectomie s’applique en cas de tumeur impalpable, infraclinique, après repérage
  • La tumorectomie s’adresse à une tumeur palpable, accessible à exérèse limitée au large de la tumeur
  • La quadrantectomie consiste en une exérèse d’un quadrant selon taille tumorale
  • La pyramidectomie est envisagée en cas d’écoulement mamelonnaire. 

La tumorectomie 

schemas-tumorectomie

 

 

 

Elle fait partie des traitements chirurgicaux du cancer du sein dits « conservateurs ».
C’est une opération de plus en plus souvent proposée, seule ou, souvent, en association avec un traitement adjuvant. Elle consiste à enlever la tumeur avec autour d’elle une collerette de tissu qui doit être « sain ». Si l'examen du tissu enlevé montre l'existence de cellules cancéreuses sur le rebord du tissu enlevé (les « marges » en jargon médical), le chirurgien peut devoir enlever un supplément de tissus. Cette opération est appelée une ré-excision. Si des cellules cancéreuses sont encore retrouvées sur le bord du tissu de la ré-excision ou recoupe, le chirurgien pourra être amené à réaliser une mammectomie.
La tumorectomie simple est presque toujours complétée par un traitement de radiothérapie de 6 à 7 semaines.

 

La quadrantectomie

schemas-quadranectomie

                                             

Lors de cette intervention, le chirurgien enlève une plus grande partie de la glande mammaire que lors d'une tumorectomie. Les effets secondaires de cette opération comprennent : un gonflement temporaire, une sensibilité et une induration due au tissu cicatriciel qui se forme à l'endroit de la chirurgie.

Une radiothérapie de 6 à 7 semaines est généralement administrée à la suite de cette chirurgie.  

                                                                             

La chirurgie oncoplastique

Les objectifs de ces nouvelles techniques chirurgicales sont d'éviter les déformations inévitables de la chirurgie classique, de conserver de le galbe du sein et de pouvoir recentrer la plaque aréolo-mamelonnaire.
Elle utilise les techniques issues de la chirurgie plastique de réduction mammaire. Actuellement, la chirurgie oncoplastique est utilisée dans plus de 20 % des traitements chirurgicaux.

 
LES INDICATIONS RECONNUES


C’est le traitement de référence du cancer du sein T1 ou T2 non inflammatoires.
Il comporte trois étapes indissociables :

  • L’exérèse complète de la tumeur
  • Le traitement des ganglions axillaires
  • La radiothérapie du sein conservé


VOUS NE POUVEZ PAS bénéficier D’UNE TUMORECTOMIE, POURQUOI ?

- La tumeur fait plus de 5 cm

- La tumeur est grosse par rapport à la taille de votre sein

- Vous avez deux tumeurs ou plus dans le même sein, trop éloignées pour être enlevées par une seule incision

- La tumorectomie ou la ré-excision, n'a pas complètement enlevé le cancer

- Il s’agit d’une récidive de la maladie

- Vous avez déjà reçu une radiothérapie sur le sein

- Vous souffrez d'une maladie du tissu conjonctif qui vous rend sensible aux effets secondaires de la radiothérapie

- Vous êtes enceinte et vous avez besoin d’une radiothérapie (risque pour le fœtus)


  • LA CHIRURGIE NON CONSERVATRICE

schemas-mastectomie.jpg

 

 LE PRINCIPE

Elle consiste à enlever toute la glande mammaire touchée par le cancer, ainsi que la peau en regard de la glande.

 

 

 

 

 

 

 

LES TECHNIQUES HABITUELLES

La mammectomie simple ou totale


Cette intervention consiste en l'ablation du sein entier mais sans l'ablation des ganglions lymphatiques axillaires, ni du tissu musculaire (muscles pectoraux) au-dessous du sein.

 

La mammectomie radicale : le Halsted
 

Elle porte le nom du chirurgien américain W.S. Halsted (1852-1922) qui la décrit au début du siècle dernier.
C'est une opération importante enlevant le sein entier, les ganglions lymphatiques axillaires et les muscles pectoraux sous le sein.
Cette chirurgie était très pratiquée autrefois. Elle est actuellement rarement pratiquée en raison de la mutilation et des effets secondaires qu'elle entraîne et parce que la mammectomie radicale modifiée s'avère aussi efficace que la mammectomie radicale.

La mammectomie radicale modifiée

Cette intervention comprend l'ablation du sein entier et la dissection d'une partie des ganglions axillaires (curage axillaire) mais n'enlève pas le muscle pectoral.
C'est la chirurgie la plus habituelle pour les femmes ayant un cancer du sein et dont le sein doit être enlevé en totalité.

  • LA CHIRURGIE DES GANGLIONS AXILLAIRES

schema-chaine-ganglionnaire-sein-1186405.jpg L'APPROCHE TRADITIONNELLE

Comment ?

Afin de déterminer si le cancer du sein s'est étendu aux ganglions lymphatiques axillaires (sous les bras), certains de ces ganglions sont enlevés, au cours d'une opération appelée curage axillaire. Ils sont ensuite examinés au microscope durant l’opération. On parle, alors, d’examen « extemporané ».

En pratique...
 

Pendant longtemps on a pensé que l'ablation du plus grand nombre possible de ganglions pouvait réduire le risque d'extension du cancer à d'autres parties du corps et en améliorer les chances de guérison. Il est maintenant reconnu que les cellules cancéreuses qui se sont disséminées au-delà du sein et des ganglions axillaires sont mieux détruites par un traitement systémique.
Dans le traitement moderne du cancer du sein, le but principal du curage axillaire est de permettre une classification précise du stade d'évolution du cancer et de choisir le meilleur traitement complémentaire. Enfin, l’élimination des ganglions envahis est un moyen efficace de lutter contre le risque, bien que faible, d'une récidive locale de la maladie.

 

LA TECHNIQUE DU GANGLION SENTINELLE

Pourquoi ?

Cette technique a été mise au point, essentiellement pour les traitements conservateurs du cancer du sein, pour tenter de réduire les inconvénients d’un curage ganglionnaire, lorsque celui-ci n’est pas absolument nécessaire. En utilisant cette technique, on peut éviter à de nombreuses patientes l'ablation d'un grand nombre de ganglions lymphatiques et de diminuer le risque de lymphœdème (gros bras)

Comment ?

Une injection péri-aréolaire d’un traceur radioactif (Nanocis) est faite la veille de l'intervention, ce qui permet de réaliser une lymphoscintigraphie. Une injection, toujours péri-aréolaire de bleu patent est effectuer, juste avant l’incision par le chirurgien.
Le colorant et le produit radioactif sont transportés par les vaisseaux lymphatiques vers un ganglion appelé « ganglion sentinelle ». C’est le premier à recevoir la lymphe de la tumeur et c’est celui qui est le plus exposé à contenir des métastases, si la tumeur s'est étendue.
Le ganglion sentinelle est détecté dans la salle d'opération par le chirurgien qui peut suivre la coloration bleue et détecter la radioactivité par avec un compteur Geiger.

Son intérêt

Si l’analyse du ganglion sentinelle par l’anatomo-pathologiste montre qu'il n'est pas touché, une ablation complète des ganglions (curage axillaire) peut être évitée.

Si l’analyse du ganglion sentinelle révèle la présence de cellules cancéreuses, un curage axillaire complet est alors réalisé. Il peut donc nécessiter une seconde intervention chirurgicale.

Pour qui ?
 
Cette technique est indiquée pour les tumeurs infiltrantes de petite taille (< 2 cm) et en l’absence d’adénopathie axillaire palpable ou suspecte à l’échographie.

  • LA CHIRURGIE RECONSTRUCTRICE

C'EST IMPORTANT POUR VOUS  !

Son but est de rétablir la forme du sein mais elle ne peut pas restaurer toutes les ses sensations d'avant l'acte chirurgical.
La chirurgie reconstructrice et l'implantation de prothèses mammaires ne sont pas des procédés de traitement du cancer mais de la restauration de l'apparence des seins après une mammectomie. Si vous avez subi une mammectomie et que vous pensez à une reconstruction, il est important de consulter un chirurgien plasticien expert de la reconstruction mammaire.
Les décisions concernant le type de reconstruction choisie et la date de sa réalisation dépendent de votre situation médicale et de vos préférences personnelles.

QUAND ?

La reconstruction mammaire peut être réalisée lors de la mammectomie (reconstruction immédiate) ou à une date ultérieure (reconstruction de seconde intention).

COMMENT ?

Deux grandes techniques sont généralement offertes, la pose d’un implant (prothèse mammaire interne) ou la technique dite de lambeau.

La pose d’un implant ou prothèse mammaire interne

C’est la technique la plus simple.
Les prothèses mammaires peuvent être pré-remplies de sérum physiologique ou d’un gel de silicone. Elles peuvent être gonflables. Dans ce cas, votre chirurgien la rempliera à l’aide de sérum physiologique. Pour la pose d’un implant mammaire le chirurgien utilise le plus souvent la cicatrice de mastectomie pour insérer l’implant qui est placé sous le muscle grand pectoral.
Il faut savoir que le chirurgien est souvent conduit à opérer l’autre sein. C’est une symétrisation qui a pour but de rendre les deux seins symétriques.
C’est une intervention qui dure en moyenne une heure et nécessite une hospitalisation de 24 à 48 heures et un arrêt de travail de 8 à 15 jours.
Les suites de l’opération peuvent être douloureuses, c’est pourquoi, l’équipe médicale vous proposera un traitement spécifique.
Vous devrez attendre deux à trois mois pour juger le résultat de la reconstruction.

La technique dite de lambeau

L’utilisation de tissus provenant d'une autre partie de votre corps. Il s’agit alors d’une reconstruction par la technique dite de lambeau.
Le lambeau est réalisé à partir de muscles dont la fonction n’est pas indispensable dans les mouvements de la vie courante. Deux techniques sont couramment pratiquées.

Le TRAM ( Transverse Rectus Abdominis Muscle )
Il utilise la peau de l’abdomen (lambeau du muscle « grand droit).
L’opération dure en moyenne 4 heures et nécessite une autrotransfusion et une hospitalisation de 5 à 10 jours.
Des douleurs du ventre sont fréquentes après l’opération. L’équipe soignante vous prescrira des médicaments pour supprimer les douleurs.
Les résultats sont esthétiquement supérieurs

La technique du lambeau du grand dorsal
Elle utilise la peau du dos.
L’intervention dure en moyenne 2 heures et nécessite une hospitalisation de 4 à 8 jours car la vitalité du lambeau doit être surveillée les premiers jours. Elle nécessite souvent l'ajout d'une prothèse interne.
Des douleurs dans le dos peuvent se voir l’opération. L’équipe soignante vous prescrira des calmants.

Pour ces deux techniques, comme pour les prothèses internes, le chirurgien plastique réalisera souvent une symétrisation pour que les deux seins soient symétriques

LA PRISE EN CHARGE

Ces deux types d’intervention sont pris en charge, à 100 %, par l’Assurance Maladie, à condition que vous bénéficiez d’une couverture maladie ou de la Couverture Médicale Universelle (CMU).

  • LA CHIRURGIE, AVANT

Vous pouvez être effrayée à la seule pensée d'une chirurgie. Vos craintes légitimes, grâce à une meilleure compréhension de ce qui sera entrepris pour vous traiter, avant, pendant et après l'opération, pourront être apaisées.
La prise en charge chirurgicale se passe en deux temps.
Les patientes apprennent tout d'abord si elles ont ou non un cancer du sein quelques jours après la ponction biopsie ou la biopsie. Ce résultat permet d'affirmer le diagnostic mais ne permet pas de préciser l'extension exacte du cancer. Le bilan précis de l'extension ne sera connu qu'après l'intervention.

La consultation avec le chirurgien

Vous rencontrez habituellement votre chirurgien quelques jours avant pour discuter de la chirurgie. C'est le bon moment pour lui poser les questions spécifiques au sujet de la chirurgie et des risques potentiels.
Quelquefois, les médecins vous donnent des documents afin que vous puissiez en prendre connaissance avant l'intervention. Ainsi vous avez tout votre temps pour les lire, sans vous sentir pressée.
On peut aussi vous demander votre consentement pour que les chercheurs puissent utiliser tous tissus ou sang qui ont été prélevés, mais qui restent après l’utilisation de ce qui a été nécessaire pour le diagnostic. Si ces recherches ne sont pas forcément directement utiles pour vous, elles peuvent être très utiles pour d'autres femmes dans l'avenir.
On peut aussi vous demander de donner votre sang avant l'opération si une transfusion semble nécessaire. Informez-vous de la nécessité d'une transfusion auprès de votre chirurgien.

La consultation avec l’anesthésiste

Vous allez aussi rencontrer l'anesthésiste qui va vous « endormir ». Il examinera vos documents médicaux et vous demandera quels médicaments vous prenez, afin de s'assurer qu'il n'y a pas d'interférence possible avec la chirurgie. Par exemple, si vous prenez des médicaments qui fluidifient le sang, comme l'aspirine, le Kardégic™, le Tilclid™, le Plavix™, le Sintron™, le Préviscan™ etc., on peut vous demander d'arrêter la prise du médicament environ une semaine ou deux avant l'opération. Le type d'anesthésie utilisée dépend largement du type de chirurgie réalisée et de vos antécédents médicaux. L'anesthésie générale est généralement proposée si l'opération comprend une mammectomie ou un curage axillaire. Dans ce cas, on mettra en place une perfusion intraveineuse pour l'administration de médicaments nécessaires au cours de l'intervention. Généralement, on demande aux patientes de ne pas manger, ni de boire, 8 à 12 heures avant l'opération, si une anesthésie générale est programmée.

  • L'INTERVENTION & LES SUITES OPERATOIRES...

photo-sein-012.jpg

 

 

L'INTERVENTION …

La durée de l'intervention est variable et dépend du type de chirurgie réalisée. Par exemple, une mammectomie avec dissection des ganglions axillaires dure environ trois heures.

 

 

 

 

JUSTE APRÈS L'INTERVENTION

Le réveil

Quand vous vous réveillez après l'opération, vous êtes placée en salle de réveil. Vous y resterez jusqu'à votre réveil complet et jusqu’à ce que vos signes vitaux, tension, pouls et respiration, soient stables.

 

 

Les « tuyaux » …

Un ou plusieurs drains (tubes en plastique ou en caoutchouc) sont placés sur la zone du sein ou de l'aisselle pour drainer le sang et la lymphe qui s'accumulent au cours du processus de cicatrisation. Ils comprennent l'évacuation des liquides et la mesure des quantités recueillies. La plupart des drains sont placés pendant quelques jours. Si la quantité de liquide drainé par jour est inférieure à 30 cc, le drain peut être enlevé. Assez rapidement, les médecins demandent aux patientes de bouger le bras pour éviter que n’apparaisse une raideur.

APRES LA CHIRURGIE

La plupart des patientes ayant une tumorectomie ou une mammectomie sont surprises de n'éprouver qu'une faible douleur dans la zone du sein opérée. Un pansement est placé sur la zone opérée. On vous demandera de faire des mouvements de l’épaule, car elle peut être enraidie. Ceci est important avant que n’apparaisse une raideur ou qu’elle se transforme en épaule « gelée ». Les soins de la zone opérée et du bras doivent être discutés avec votre médecin.

La durée de votre séjour à l'hôpital


Elle va dépendre de l'intervention pratiquée, de votre état général, de la présence d'autres problèmes médicaux, de votre réaction pendant la chirurgie et des suites opératoires. Les décisions relatives à la durée de votre séjour à l'hôpital dépendent de votre choix et de l'avis de votre médecin. En règle générale, les patientes ayant une mammectomie et/ou une dissection des ganglions axillaires sont hospitalisées quelques nuits puis rentrent chez elles. Certains soins postopératoires peuvent être prodigués par une infirmière rendant visite à la patiente à son domicile pour contrôler et dispenser les soins. La tumorectomie et la biopsie uniquement du ganglion sentinelle demandent généralement une hospitalisation plus courte.

La consultation après l’opération

La plupart des patientes revoient leur chirurgien une ou deux semaines après l'opération. Votre chirurgien vous expliquera les résultats de l'examen du tissu mammaire et vous parlera de votre traitement post-chirurgical. Si un traitement complémentaire est nécessaire, il vous orientera vers un cancérologue médical et/ou un radiothérapeute oncologue.

  • APRES UNE MASTECTOMIE…

LES PROTHÈSES MAMMAIRES EXTERNES

Faites le bon choix...

Certaines femmes souhaitent éviter une autre chirurgie sachant que la reconstruction mammaire peut nécessiter plusieurs interventions avant d’être finalisée.

La plupart des prothèses externes sont constituées de matériaux qui sont très proches de la consistance, de la texture et du poids des tissus naturels du sein. Vous pouvez trouver des informations pratiques complémentaires en consultant le site Internet : http://www.amoena.fr/
Une prothèse ayant un poids correct donne à votre corps l’équilibre dont il a besoin pour une posture correcte et elle maintient votre soutien-gorge en l’empêchant de remonter. Au début, cette prothèse peut sembler trop lourde mais elle devient plus naturelle avec le temps.
Les prix varient considérablement de 150 à plus de 250 €. La Sécurité Sociale, quant à elle, ne rembourse que 60 €. Le complément peut être pris en charge par votre mutuelle. Sachez que les plus chères ne sont pas forcément les meilleures ni les plus appropriées pour vous  !


En pratique…
 

  • Prenez le temps de choisir la prothèse qui vous va le mieux
  • Choisissez celle qui est la plus confortable
  • Préférez, celle qui vous donne l’apparence la plus attirante
  • Sachez que vos vêtements doivent vous aller aussi bien qu’avant la chirurgie

LE CHOIX DU SOUTIEN GORGE

Celui qui vous va peut très bien être celui que vous avez toujours porté, il peut avoir besoin d’être ajusté ou pas. Si la cicatrice reste sensible, vous pouvez augmenter la taille du soutien-gorge pour qu’il ne serre pas trop la poitrine. Les femmes ayant une grosse poitrine peuvent soulager la pression sur les bretelles en utilisant des épaulettes.

Si vous prenez l’option de porter une prothèse située dans une pochette placée dans votre soutien-gorge, vous pouvez faire adapter votre soutien-gorge habituel. Il existe des soutiens-gorges spéciaux pour mammectomie ayant des poches déjà prévues et cousues à l'intérieur. Si la prothèse provoque une irritation de la peau, utilisez alors un soutien-gorge avec poches.
Certaines femmes souhaitent porter leur prothèse sous leur chemise de nuit, mais elles souhaiteraient être plus confortables qu'avec un soutien-gorge normal. On peut trouver dans le commerce des soutien-gorges plus souples, quelques fois appelés soutien-gorges de nuit ou de loisir.

 


Mise à jour

7 octobre 2011

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Published by Association-Essentielles - dans CHIRURGIE
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