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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 11:30

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Le point sur le cancer du sein métastasique

Le cancer du sein métastatique est très peu connu. Comme son nom l’indique, il se caractérise par la présence de métastases, celles-ci pouvant se manifester lors d’une récidive ou être présentes d’emblée lors du diagnostic du cancer du sein.  

Que faut-il savoir sur le cancer du sein métastasique ?

 

Quand le cancer du sein donne lieu à des métastases…

 

Les métastases sont des tumeurs se formant à partir de cellules cancéreusesqui se sont détachées de la tumeur d’origine (dite primitive). Dans le cas ducancer du sein, ce sont donc des cellules cancéreuses du tissu mammaire qui migrent via les vaisseaux lymphatiques ou les vaisseaux sanguins jusque dans d’autres organes où elles s’installent, se multiplient et donnent naissance à de nouvelles tumeurs : les métastases. Parfois, les cellules cancéreuses restent comme endormies dans un organe, pour ne se réveiller qu’à un moment donné sous l’action de facteurs en grande partie indéterminés.

Même si la nouvelle tumeur se situe dans un autre organe comme les os par exemple, les cellules cancéreuses qui la composent sont les mêmes que celles de la tumeur primitive, en l’occurrence des cellules cancéreuses du sein et non des cellules cancéreuses des os. Mais il s’agit bien d’une métastase d’un cancer du sein et non d’un cancer des os.

Les organes où s’installent le plus souvent les métastases du cancer du sein sont les os, suivis par le foie, les poumons, la plèvre et le cerveau, mais parfois aussi la peau et les ganglions.

 

Les métastases : d’emblée ou récidive d’un cancer du sein ?

 Ces métastases peuvent s’installer d’emblée et donc être diagnostiquées en même temps que le cancer du sein primitif, ou bien résulter d’une rechute d’un premier cancer du sein.

Indépendamment de l’âge, ces métastases peuvent apparaître 5, 10 ou 15 ans après le diagnostic initial et ce malgré le succès des traitements, des bilans et des mammographies annuelles.

On ne connaît pas la prévalence exacte du cancer du sein métastatiquecar les registres du cancer incluent le nombre de décès total sans différencier ceux qui résultent d’une rechute.

On estime cependant qu’environ 20 à 30 % des patientes traitées pour un cancer du sein développeront dans un second temps des métastases, tandis que 5 % des cancers du sein seraient métastasiques d’emblée.


 Métastases : quels sont les signes d’alerte ? 

Il n’existe pas de symptômes spécifiques témoignant de la présence de métastases. Seulement des signes cliniques d’apparition récente doivent alerter : mal de dosmal de tête, ganglion, toux, etc. Tout comme des résultats d’examens suspects : ganglion ou poumon anormal, augmentation de volume du foie, etc., qui amèneront à des examens complémentaires ciblés : radio, scanner thoracique, abdominal, scintigraphie osseuse, IRM cérébrale, dosages de marqueurs tumoraux, hormonaux, biopsie, etc.

 

Quels sont les traitements du cancer du sein métastasique ?

 

Le principal traitement d’un cancer du sein métastatique est médicamenteux : chimiothérapie, thérapie ciblée, hormonothérapie si la tumeur est hormonosensible. C’est seulement dans certains cas qu’une chirurgie peut être envisagée, toujours en association avec un des traitements cités ci-dessous. Il en est de même de la radiothérapie.

Les traitements du cancer du sein métastatique durent toute la vie. Ils ne visent pas la guérison, mais permettent de contrôler la maladie et la qualité de vie très altérée. Autrement dit, les métastases transforment le cancer en maladie chronique, un phénomène qui a un fort retentissement sur les patientes et sur leur vécu psychologique : colère, détresse, dépression, incertitude, peur, résignation… En effet, cette maladie méconnue évoque notamment la peur et renforce l’isolement des patientes. Outre les effets secondaires des traitements (douleurs, gênes quotidiennes…) et les conséquences psychologiques, le cancer métastasique entraîne des difficultés sociales et économiques. La famille et les proches se retrouvent également fortement ébranlés.

Article publié par Isabelle Eustache le 14/01/2015

Sources : Rapport Here & Now, La femme invisible, Pamela Abbott, Novartis Oncology, 2013. Onco Languedoc-Roussillon, Référentiel cancers du sein localement avancés et métastasiques, janvier 2013, http://www.oncolr.org/upload/Espace_patients/Referentiels_regionaux/ONCO_LR_Referentiel_sein_localement_avance_et_metastatique_janv_2013.pdf. 

  Société canadienne du cancer, www.cancer.ca. Institut national du cancer, www.e-cancer.fr. Europa Donna, Coalition européenne contre le cancer du sein, http://www.europadonna.org/wp-content/uploads/MetastaticBreastCancer-fr.pdf.

 

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 08:51

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Le rôle d'une protéine dans la formation des métastases vient d'être mis en évidence. C'est une étape de plus dans la compréhension de ce phénomène à l'origine de 90% des décès liés à une tumeur cancéreuse.

 
Métastases : le rôle clé d'une protéine 

 

Pour s'échapper de sa tumeur et coloniser d'autres tissus, une cellule cancéreuse doit d'abord rompre la matrice qui emplit l'espace entre les cellules pour atteindre le vaisseau sanguin le plus proche. Elle le fait en formant une protubérance, une sorte de pied, que l'on nomme invadopodia. En s'étirant dans cette matrice, le pied libère des molécules qui la dégradent en la hachant en petits morceaux.

Le potentiel d'une cellule cancéreuse à envahir des tissus éloignés repose ainsi sur la formation et la déformation de l'invadopodia pour se libérer de la tumeur. Une fois dans le vaisseau sanguin, elle peut voyager vers d'autres tissus pour former une nouvelle tumeur.

Une cellule capable de réaliser cette tâche est appelée "cellule invasive". Plus de 90% des décès liés à une tumeur cancéreuse sont dus à la propagation des ces cellules cancéreuses dans l'organisme - ce que l'on nomme les métastases. Il était donc important de comprendre comment ce mécanisme est orchestré pour pouvoir le mettre en veille.

Rac 1, protéine clé

Des études précédentes ont montré le rôle important d'une protéine, nommée Rac1. Lorsque Rac1 est présente en grande quantité, la cellule cancéreuse affiche de nombreuses caractéristiques de cellules invasives. Les chercheurs du Albert Einstein College of Medicine se sont donc demandés si cette protéine jouait un rôle dans la formation et la déformation d'invadopodia.

Pour ce faire, ils ont spécialement fabriqué un marqueur (une protéine fluorescente) qui permet de savoir où et à quel moment la protéine Rac 1 est présente dans les cellules cancéreuses. 

En appliquant ce marqueur à des cellules de cancer du sein, réputées très invasives, ils se sont aperçus qu'une forte concentration en protéine Rac 1 entraîne la disparition de l'invadopodia et donc un arrêt de la dégradation de la matrice. Inversement, une faible quantité de Rac 1 permet à l'invadopodia de rester en place.  

Les chercheurs ont observé le même phénomène en étudiant directement le gène responsable de la synthèse de Rac 1. Lorsque celui-ci est inactivé, la destruction de la lame basale augmente. Inversement, quand les protéines Rac 1 sont activées par un signal lumineux, l'invadopodia disparaissait.

Rac 1 joue bien un rôle important dans la capacité des cellules tumorales à se propager dans d'autres tissus. Il semble que ce soit l'augmentation et la diminution de sa présence sur un laps de temps précis qui leur donne cette capacité. Rac 1 serait donc une cible clé de nouveaux traitements contre la formation de métastases. Mais le problème est que ces protéines jouent un rôle également dans les cellules saines. Il faudrait donc trouver des traitements qui ciblent uniquement les cellules cancéreuses. Ce qui laisse toutefois un espoir de pouvoir un jour mettre ce mécanisme en veille.

Par Oriane Dioux
rédigé le 28 mai 2014, mis à jour le 29 mai 2014

Source : A Trio–Rac1–Pak1 signalling axis drives invadopodia disassembly. Yasmin Moshfegh. Nature Cell Biology (2014) doi:10.1038/ncb2972 

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 09:55

techno sciences

 

Lorsque les cellules tumorales acquièrent la capacité de se déplacer et d'envahir d'autres tissus, il y a un risque de métastases et le traitement des cancers devient alors plus difficile. Carine Rossé, chargée de recherche Inserm, Philippe Chavrier, directeur de recherche CNRS, en collaboration avec le Dr Anne Vincent-Salomon, médecin-chercheur à l'InstitutCurie, viennent de découvrir un des mécanismes qui permettent aux cellules des cancers dusein triple-négatifs de sortir de la glande mammaire. Ces résultats sont publiés on line par PNAS le 21 avril 2014.

Comprendre comment les tumeurs primaires s'infiltrent dans les tissus, comment certaines cellules s'en détachent et migrent à distance pour former des métastases, constitue un enjeu majeur de la cancérologie actuelle. C'est pourquoi l'Institut Curie a lancé en 2011 un Programme incitatif et coopératif (PIC), intitulé "Cancer du sein: invasion et motilité", afin de mettre des moyens importants à la disposition des équipes qui se battent sur ce terrain.


La genèse d'un cancer: une mutation peut modifier la structure d'un gène réglant le contrôle de lamultiplication. La probabilité qu'une seconde mutation apparaisse et soit sélectionnée est alors plus importante. Une seconde population sera alors générée, plus anormale que la première et va se développer à ses dépens. On peut ainsi accumuler plusieurs mutations, chacune d'entre elles permettant la sélection d'un clone de plus en plus malin pour finir par une cellule hautement cancéreuse.
Illustration: Wikipédia


Les deux coordinateurs de ce programme, Philippe Chavrier, Directeur de recherche CNRS, et Anne Vincent-Salomon, médecin et chercheuse, se sont associés pour mieux comprendre comment les cellules d'un cancer du sein rompent les amarres pour commencer à envahir d'autres tissus. Et c'est sur l'une des formes de cancer du sein les plus agressives à ce jour, les cancers du sein triplenégatifs, que porte leur dernière découverte. "Ces cancers du sein sont dénués de récepteurs aux œstrogènes et à la progestérone, et ne sur-expriment pas HER2. Les femmes porteuses de ce type de cancer ne peuvent donc ni bénéficier d'une hormonothérapie, ni de thérapie ciblée anti-HER2 comme l'Herceptin" explique le Dr Anne Vincent-Salomon.

Un tunnel dans la membrane basale

Carine Rossé et Philippe Chavrier viennent de découvrir comment les cellules de ces cancers du sein brisent les liens qui les relient à leur tissu d'origine. "Pour s'échapper, les cellules tumorales doivent creuser un tunnel dans la membrane basale qui délimite la glande mammaire" explique Philippe Chavrier.

Son équipe montre que la protéine PKC et la protéase MT1-MMP sont des moteurs de cette "invasion" cellulaire. Si on "éteint" PKC dans des lignées de cellules issues de cancer du sein agressif, l'approvisionnement en MT1-MMP au niveau de la surface des cellules est bloqué et l'invasion cellulaire n'est pas possible.

Grâce au Centre de Ressources Biologiques de l'Institut Curie, où sont conservés près de 60 000 échantillons de tumeurs, les chercheurs ont également étudié ces protéines directement dans des prélèvements tumoraux. "Nous montrons, dans les cancers du sein, des corrélations d'expression entre ces deux protéines, associées à un pronostic défavorable", explique le chercheur. "Nous avons également identifié un mécanisme dans lequel ces deux protéines fonctionnent de concert pour augmenter le pouvoir invasif des cellules tumorales mammaires".

Les chercheurs viennent de franchir une étape essentielle pour identifier précocement les tumeurs au fort pouvoir invasif, voire pour envisager de bloquer la formation des métastases. "Nous avons identifié des cibles intéressantes pour d'éventuels traitements, mais elles restent à valider", tempère le biologiste. Viendra donc ensuite le temps de la mise au point, avec l'aide de chimistes, de médicaments Lorsque les cellules tumorales acquièrent la capacité de se déplacer et d'envahir d'autres tissus, il y a un risque de métastases et le traitement des cancers devient alors plus difficile. Carine Rossé, chargée de recherche Inserm, Philippe Chavrier, directeur de rechercheCNRS, en collaboration avec le Dr Anne Vincent-Salomon, médecin-chercheur à l'InstitutCurie, viennent de découvrir un des mécanismes qui permettent aux cellules des cancers dusein triple-négatifs de sortir de la glande mammaire. Ces résultats sont publiés on line par PNAS le 21 avril 2014.


Posté par Adrien le Vendredi 02/05/2014

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 08:36

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 Enquête menée par Rose magazine en octobre 2012 « Comment vivre avec un cancer métastatique ? ». Quatre vingt douze patientes nous ont répondu. Voici ce qu’elles nous ont dit de leur quotidien, de leurs attentes, et de leurs besoins.

« Une maladie à vie »

 Avoir un cancer, ce n’est déjà pas facile. « Mais vivre avec un cancer métastatique, c’est savoir que la maladie ne vous lâchera pas », explique Anne, 42 ans. Brutalement, vous basculez dans un autre monde, celui de la maladie au long cours. Et il vous faudra vivre désormais tout en sachant que la guérison ne sera pas au bout du chemin ». Une situation particulièrement difficile*. A la fois pour les oncologues, pour la société, - notamment les médias qui évitent le sujet-, mais surtout pour les patientes, en première ligne. « Seules face au cancer », « impuissantes », elles se sentent « différentes des autres » et souhaitent, selon les résultats de l’enquête, être davantage écoutées, « prises en considération », « chouchoutées », sans pour autant faire « l’objet de pitié ».

Peu satisfaites de leur prise en charge et désarmées

 L’enquête révèle que 34 % des femmes interrogées ne sont pas satisfaites de la prise en charge et de l’écoute de l’équipe médicale lors de l’annonce de ce diagnostic. Bien qu’il s’agisse d’un moment déterminant qui façonne la relation patientes/soignants, le dialogue entre eux reste difficile : « J’ai dû me battre pour avoir une information claire et complète sur l’avancement du cancer, sa dangerosité »« Ils ont tourné autour du pot… ». La façon dont l’annonce a été faite a de quoi les laisser désarmées : entre une « annonce balancée au visage », « brève, en huit minutes », « au téléphone », ou « dans le couloir, entre deux consultations », elles regrettent le manque de temps accordé à ce moment. Selon elles, certains oncologues « ne seraient pas assez clairs » ou « ne donneraient pas suffisamment d’explications ». La pire des situations étant ceux qui ne se prononcent pas, ou pire encore, ceux qui fuient. Résultat, ces patientes se tournent vers « d’autres sources d’informations, comme internet (forums, site spécialisé…), la presse… ».

Une prise en charge globale

L’important selon elles, c’est de pouvoir préserver leur féminité et de leur qualité de vie. Grâce à une prise en charge globale, proposée à 61,37 %d’entre elles. Elles souhaitent avoir rapidement accès à des soins de support (assistante sociale, psychologue, socio-esthétique…). Femmes avant tout, elles jugent les soins de beauté et de détente… essentiels pour conserver une « bonne relation avec leur corps », « accepter les changements physiques qui s’opèrent », et se « sentir mieux dans leur peau ». Se sentir belle et féminine leur donne « le goût de vivre » et pour78%, d’entre elles, contribue à les aider à mieux gérer leur situation. Tout comme le soutien psychologique, auquel 65 % des patientes ont eu recours.

Besoin d’aide

 Outre l’aide de leurs proches, pour les « accompagner lors de leurs examens », ou les seconder « pour les taches quotidiennes, les devoirs ou la garde des enfants », 30 % d’entre elles se sont tournées vers des associations (Les Essentielles ,La maison des patients, Impatientes, Europa Donna, Artic, Ligue contre le c,ancer…).

Ce que souhaitent ces patientes ?

 Etre durablement et efficacement soutenues et accompagnées pour « apprendre à vivre avec cette maladie chronique ». Une maladie que les médecins peuvent davantage contrôler grâce à un traitement au long cours, adapté en fonction de l’évolution de la maladie. A condition de comprendre ce qui se passe et de participer à la décision thérapeutique. En effet, même si elles ont confiance en leur oncologue, 48,86 % des femmes interrogées estiment que les traitements « sont imposés par les soignants » et qu’elles « n’ont pas leur mot à dire ». Or, elles éprouvent le besoin d’être actrices de leur prise en charge, et surtout, d’espérer. Ainsi, elles attendent une aide médicale des professionnels de santé, « des traitements pour guérir », « des informations plus complètes » et pour certaines, « qu’ils trouvent la formule magique ».

Des besoins absolument légitimes pour Anne Lesur, onco-sénolologue au Centre Alexis Vautrin à Nancy : « Il est vital et essentiel de prendre tout l’environnement de ces patientes en compte et d’instaurer un pacte de non abandon, que tout malade est en droit d’attendre et d’espérer ».

Par Céline Dufranc


PROFIL DES FEMMES QUI NOUS ONT REPONDU

63,64 % vivent en couple et 36,36 % sont célibataires. Si 28,41 % indiquent ne pas avoir d’enfants, 71,59 % en ont et dans 70,45 % des cas ils sont encore à leur charge (contre 29,55% pour lesquelles ce n’est plus le cas).

Côté travail, 45,45% des femmes nous ont dit être en activité professionnelle, tandis que 54,55% ne le sont pas.

Pour 55,68% des femmes de notre panel, le diagnostic de métastases a été posé au moment d’une récidive. Pour 42,05% c’était dès la découverte du cancer du sein (elles sont 2,27% à avoir répondu ne pas savoir).

Enfin, 65,91% se déclarent satisfaites de la prise en charge et de l’écoute de l’équipe médicale lors de l’annonce de leur cancer métastatique ou de leur rechute (contre 34,09% d’insatisfaites).

*Les femmes pensent que la maladie métastatique symbolise « la mort » pour la société, et que cette dernière « ne sait pas, ne comprend pas »


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