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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 09:28

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Une équipe de chercheurs de l'UCL a identifié comment se formaient les métastases et comment éviter qu'elles apparaissent. Les métastases sont responsables de 90 % des 27 000 décès annuels liés au cancer.

 

Pendant cinq ans, l'équipe de 17 chercheurs pilotée par le professeur Pierre Sonveaux a tenté de découvrir d'où viennent les métastases et comment prévenir leur apparition.

Les résultats de leur étude publiées dans la prestigieuse revue Cell Reports, valaient manifestement le temps et l'investissement consentis. Les chercheurs ont identifié des composés prometteurs qui pourraient, à l'avenir, empêcher le développement de métastases chez des patients atteints d'une tumeur cancéreuse.

"Nous pouvons être fiers, s'enorgueillit Pierre Sonveaux. 

Car nous sommes les premiers, au niveau mondial, à avoir identifié une voie qui est responsable des métastases." L'équipe a étudié longuement les cellules cancéreuses et découvert qu'elles produisent un déchet."C'est le superoxyde.  Et nous avons imaginé qu'il était possible d'inactiver le superoxyde afin de bloquer les métastases."

Testé sur la souris

"Nous avons testé notre traitement sur la souris, dans des modèles de mélanomes - ces tumeurs de la peau induites par des expositions au soleil - et dans des modèles de cancer du sein humain injecté chez la souris, précise-t-il. Dans ces deux cas, nous avons pu bloquer les métastases grâce à un traitement qui inactive le superoxyde."

Les résultats ont montré qu'une injection quotidienne d'un tel traitement était efficace dans ce cadre: cela a empêché l'apparition de métastases chez la souris en inhibant le superoxyde.

Un traitement transposable à l'être humain?

"Nous sommes très enthousiastes, mais d'un autre côté nous sommes des académiques, donc il faut raison garder. Des tests supplémentaires sur l’animal sont encore nécessaires, avant de passer chez l'homme. Nous voulons identifier si les stratégies fonctionnent aussi pour d'autres types de cancer. Ensuite, il faut faire des tests cliniques."

La décision de mener des tests cliniques est entre les mains des firmes pharmaceutiques qui possèdent les molécules nécessaires. Car un autre bon point: c'est que ces molécules existent déjà.

"Les composés, qui ont donné des résultats probants lors de nos tests, existaient déjà. Ils appartiennent à des groupes pharmaceutiques, qui les testent actuellement en phase 2 pour traiter la maladie de Parkinson ou l'hépatite C, ajoute Pierre Sonveaux. Nous savons donc que ces molécules ne sont pas toxiques pour l'homme. Cela ouvre la porte à une éventuelle validation relativement rapide d'un traitement préventif qui bloquerait les métastases cancéreuses humaines".

RTBF avec Belga  (Mis à jour le vendredi 25 juillet 2014 à 8h59)


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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 10:33

 

 

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20 juin 2014 à 08h49/ Catherine Le Guen / 

 

Georgette Brière, la patiente opérée sous hypnose d'un cancer du sein, en compagnie de son infirmière anesthésiste, Gisèle Laot.

Durant son opération d'un cancer du sein, Georgette Brière était dans son jardin et regardait ses petits-enfants jouer ! Sous hypnose. Un excellent souvenir, après 13 anesthésies générales.

« J'étais tout de suite partante quand le chirurgien m'a proposé d'être opérée sous hypnose. J'y pensais depuis longtemps parce que j'ai vécu 13 anesthésies générales qui n'ont pas toutes été faciles. Je n'ai pas été déçue, la consultation, l'accueil et la prise en charge n'ont rien à voir. On vient vous chercher avec le sourire et tout le monde vient se présenter. Arrivée à l'hôpital à jeun à 7 h 30, j'étais rentrée chez moi à 14 h après avoir déjeuné, je n'étais même pas fatiguée ! En plus c'est idéal pour faire faire des économies à la sécurité sociale », s'enthousiasme Georgette Brière, 70 ans, l'une des 109 patients de l'hôpital Morvan qui ont bénéficié d'une prise en charge sous hypnose depuis mars 2012.

« Deux infirmières anesthésistes ont souhaité se former après avoir assisté à l'intervention d'un médecin anesthésiste rennais qui pratiquait l'hypnose », explique Françoise Mazé, cadre IADE (Infirmier anesthésiste diplômé d'État) au bloc opératoire.

Quatre infirmières formées 

Aujourd'hui, quatre IADE et un médecin anesthésiste sont formés et pratiquent l'hypnose en différentes circonstances. Tous les actes chirurgicaux ne peuvent se faire sous hypnose, mais elle est possible pour la chirurgie simple du sein, la chirurgie plastique, ou pour accompagner des soins comme la curiethérapie, la ponction d'ovocytes chez les femmes en PMA (procréation médicalement assistée) ou en salle d'accouchement pour une pose de péridurale, ou la prise en charge des enfants à partir de 8 ans en pédiatrie. « Nous l'avons même pratiquée une fois lors d'un accouchement, la femme était arrivée trop tard pour poser une péridurale. Et comme elle avait bénéficié de l'hypnose pour une ponction d'ovocyte, on a pu réutiliser ce qui avait été prévu à ce moment-là », précise Laurence Duros, IADE.

L'hypnose suppose une consultation de trois quarts d'heure, au cours de laquelle le praticien va demander au patient de choisir un bon souvenir et de lui en raconter les détails pour le restituer au cours de l'opération. L'hypnose évite le passage en salle de réveil, moment où les patients souffrent parfois de nausées.

Au-delà des économies de produits anesthésiants pour le CHRU, les infirmières y voient aussi un avantage pour les équipes soignantes, en terme de cohésion (des études ont montré qu'il y avait moins d'épuisement).

Anesthésie locale 

« Une perfusion est toujours posée pour pouvoir administrer une sédation. Ce n'est pas une anesthésie, la personne reste consciente, elle entend tout ce qui se passe. Une anesthésie locale permet d'éviter la douleur. Le patient est acteur et pas spectateur », indique Gisèle Laot, l'IADE qui a hypnotisé Georgette Brière.

« On a recherché la position la plus confortable sur la table d'opération. Puis Gisèle m'a pris la main et a commencé à me parler doucement des souvenirs agréables que je lui avais racontés. J'y étais, c'était vraiment formidable, j'étais complètement décontractée, je n'ai même pas fait de hausse de tension comme avant », ajoute Georgette Brière qui s'est réveill

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 09:09

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Grâce à vos dons, les mécanismes d’invasion tumorale sont mieux connus. En effet les dernières découvertes de Carine Rossé dans le laboratoire de Philippe Chavrier et de leurs collègues ont été réalisées dans la cadre du programme « Cancer du sein : invasion et motilité », financé par la générosité du public.

Cancer : comprendre comment les cellules tumorales disséminent…

Comprendre comment les tumeurs primaires s’infiltrent dans les tissus, comment certaines cellules s’en détachent et migrent à distance pour former des métastases constitue un enjeu majeur de la cancérologie actuelle. C’est pourquoi l’Institut Curie a lancé un Programme incitatif et coopératif (PIC) entièrement financé par la générosité public, intitulé "Cancer du sein : invasion et motilité", afin de mettre des moyens importants à la disposition des équipes qui se battent sur ce terrain. 

Les deux coordinateurs de ce programme, Philippe Chavrier, chef d’une équipe de recherche, et Anne Vincent-Salomon, médecin pathologiste et chercheuse, se sont associés pour mieux comprendre comment les cellules d’un cancer du sein rompent les amarres pour commencer à envahir d’autres tissus.

Et c’est sur l’une des formes de cancer du sein les plus agressives à ce jour, les cancers du sein triple négatif, que porte leur dernière découverte. "Ces cancers du sein sont dénués de récepteurs aux œstrogènes, de récepteurs à la progestérone et ne surexpriment pas HER2. Les femmes porteuses de ce type de cancer ne peuvent donc ni bénéficier d’une hormonothérapie, ni de thérapies ciblées anti-HER2 comme l’ Herceptin", explique le Dr Anne Vincent-Salomon.

La grande invasion

L’équipe de Philippe Chavrier vient de découvrir comment les cellules de ces cancers du sein brisent les liens qui les relient à leur tissu d’origine. "Pour s’échapper, les cellules tumorales doivent creuser un tunnel dans la membrane basale qui délimite la glande mammaire", explique Philippe Chavrier. Son équipe montre que la protéine PKC, et la protéase MT1-MMP sont des moteurs de cette "invasion" cellulaire.

Si on "éteint" PKC dans des lignées de cellules issues de cancer du sein agressif, l’approvisionnement en MT1-MMP au niveau de la surface des cellules est bloqué.

Mais comme les chercheurs peuvent compter sur le Centre de ressources biologiques de l’Institut Curie où sont conservés près de 60 000 échantillons de tumeurs, ils ont également étudié ces protéines directement dans des prélèvements tumoraux. "Nous montrons des corrélations d’expression entre ces deux protéines dans les cancers du sein associés à un pronostic défavorable, explique le chercheur. Nous avons également identifié un mécanisme dans lequel ces deux protéines fonctionnent de concert pour augmenter le pouvoir invasif des cellules tumorales mammaires."

Grâce au Programme incitatif et coopératif (PIC), les chercheurs viennent de franchir une étape essentielle pour identifier précocement les tumeurs au fort pouvoir invasif, voire bloquer la formation des métastases.

"Nous avons identifié des cibles intéressantes pour d’éventuels traitements, mais elles restent à valider", tempère le biologiste. Viendra donc ensuite le temps de la mise au point, avec l’aide de chimistes, de médicaments capables d’enrayer ces mécanismes.

SITE INSTITUT CURIE

 

En savoir plus

Control of MT1-MMP transport by atypical PKC during breast-cancer progression 

Carine Rossé, Catalina Lodillinsky, Laetitia Fuhrmann, Maya Nourieh, Pedro Monteiro, Marie Irondelle, Emilie Lagoutte, Sophie Vacher, François Waharte, Perrine Paul-Gilloteaux, Maryse Romao,

Lucie Sengmanivong, Mark Linch, Johan van Linti, Graça Raposo, Anne Vincent-Salomon, Ivan Bièche, Peter J. Parker, Philippe Chavrier

PNAS, 21 avril 2014, doi:10.1073/pnas.1400749111

Le programme "Cancer du sein : invasion et motilité"

Vidéo : "Comment la cellule devient-elle cancéreuse ?"

Vidéo : "Comment la cellule fait-elle son nid dans l’organisme ?"

L’équipe de Philippe Chavrier

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 09:54

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La prise en charge des patientes atteintes d’un cancer du sein triple-négatif est rendue difficile par l’absence de thérapies ciblées et des résultats souvent insatisfaisants en chimiothérapie. Les lymphocytes tueurs pourraient bien éclaircir ce tableau.

ImmunothérapieParmi les différents types de cancers du sein, les « triple-négatifs » sont les plus sont difficiles à prendre en charge et les thérapies développées pour les autres cancers du sein ne sont malheureusement pas efficaces. Pourquoi « triple-négatifs » ? Parce que les cellulescancéreuses n’expriment aucuns des trois marqueurs présents dans les autres types de cancers : les protéines réceptrices d’hormonesféminines EP et RP, et le récepteur au facteur de croissance HER2. Une absence qui explique l’insensibilité de ces tumeurs aux nouveaux traitements… conçus pour cibler les cellulesexprimant l’un de ces trois marqueurs. Pour l’instant, aucun marqueur spécifique de ces cancers n’a été découvert, rendant vaine toute approche de thérapie ciblée.

Une équipe chinoise a choisi d’évaluer l’effet de l’action non spécifique de celluleslymphocytaires tueuses, dont l’activité est stimulée in vitro par un cocktail de molécules immunitaires présentes naturellement dans la circulation sanguine, les cytokines. Selon plusieurs études, ces cellules salutaires seraient capables d’identifier différents types decellules tumorales et de les détruire.

Combiné au traitement standard de chimiothérapie puis de radiothérapie, faisant suite à une mastectomie, l’injection en intraveineuse de ces cellules a montré des résultats très positifs, puisque la survie des patientes a été améliorée de manière très significative (+20% environ) et que les risques de rechute ont été réduits. Ce traitement d’immunothérapie s’est révélé efficace notamment chez des patientes présentant desmétastases dans les ganglions lymphatiques drainants le sein et dont la tumeur était à un stade avancé.

R.D.

Source : Pan, K. et al ; Clinical activity of adjuvant cytokine-induced killer cell (CIK) immunotherapy in post-mastectomy triple-negative breast cancer patients; Clin Cancer Res; Publié en ligne le 25 mars 2014

 

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 10:27

 

UN NOUVEAU TRAITEMENT CONTRE LE CANCER

Un Nouveau traitement contre le cancer

Le Pr Jacques Balosso© Emmanuel Bonnet
Le 03 décembre 2013 | Mise à jour le 03 décembre 2013
PAR SABINE DE LA BROSSE

Le Pr Jacques Balosso est Chef du service de radiothérapie du CHU de Grenoble, directeur du Groupement de coopération sanitaire Etoile. explique l’action de cette nouvelle arme contre les tumeurs inopérables, radio ou chimiorésistantes

Paris Match.

 Quel est le principe de  l’hadronthérapie contre le cancer ?

 
Pr Jacques Balosso.

  Cette technique de radiothérapie ciblée utilise des noyaux d’atome légers, des ions carbone qui ont la capacité de pénétrer à une vitesse extrême dans une tumeur pour s’arrêter à une profondeur très précisément programmée. Là, en fin de parcours, ils délivrent leur dose maximale d’énergie dans le but de détruire les cellules cancéreuses tout en préservant les tissus sains environnants. Ce qui est particulièrement important quand la tumeur est située devant ou à côté d’un organe vital.

Dans quels cas envisage-t-on cette nouvelle radiothérapie ciblée ?

Ce traitement est destiné à traiter des tumeurs inopérables (car très mal situées, comme celles développées dans certaines structures osseuses telle la base du crâne) et surtout radiorésistantes.


Pour remplacer le scalpel, il existe d’autres radiothérapies ciblées : le GammaKnife pour les tumeurs du cerveau, le CyberKnife pour celles du poumon et du foie, ou encore les protons chez l’enfant… Quel est l’avantage de l’hadronthérapie carbone ?

 Cette thérapie est capable de détruire les tumeurs les plus résistantes car la concentration microscopique de l’énergie déposée dans les cellules cancéreuses est cent fois plus grande que celle délivrée avec les autres techniques.

Pour quelles tumeurs l’hadronthérapie carbone est-elle surtout indiquée ?
Principalement pour traiter les tumeurs radiorésistantes ou chimiorésistantes de la tête, de la face, du cou, du rachis, du bassin, des membres, les sarcomes et certaines tumeurs du foie ou du poumon qui ont résisté à un traitement conventionnel anticancéreux.

"LES TRAITEMENTS ONT DÉJÀ CONCERNÉ PLUS DE 10 000 PATIENTS."

Dans quels cas cette approche n’est pas envisageable ?
Il faut d’abord commencer par des traitements conventionnels efficaces. Ce n’est qu’en cas d’échec des protocoles classiques que l’on peut recourir, dans certains cas, à cette nouvelle technique de radiothérapie. Lorsque la tumeur n’est pas unique (en cas de cancers métastasés), le traitement relève d’autres protocoles.

Combien de temps faut-il pour constater l’efficacité du traitement par un examen d’imagerie ?
Les tumeurs résistantes ont souvent une croissance lente et, de ce fait, le résultat est obtenu très progressivement, après trois à douze mois selon les cas.

Quels résultats a-t-on obtenus avec ce nouveau traitement ?
Les résultats sont régulièrement publiés dans “International Journal of Radiation Oncology Biology-Physics”, “Radiotherapy and Oncology” et “International Journal of Clinical Oncology”. Ces publications ont montré une augmentation de 20 % à 25 % de chances de guérison. Une tumeur que l’on détruisait dans 50 % des cas peut, avec cette technique, l’être dans 75 %. C’est un progrès considérable !

Quel recul a-t-on avec l’hadronthérapie carbone ?
Les traitements ont déjà concerné plus de 10 000 patients. Ils ont débuté en 1994 au Japon et en 1998 en Europe : en Allemagne, à Darmstadt, puis à Heidelberg. En Italie, à Pavie. Un centre,en Autriche, sera fonctionnel en 2017. Un autre pourrait ouvrir à Würzburg, en Allemagne, dans quelques mois.

En France, quand peut-on espérer bénéficier de ce traitement ?
Il existe un projet : le Centre Etoile, à Lyon, destiné à la seule utilisation de l’hadronthérapie carbone. Il fait actuellement l’objet d’une offre industrielle qui attend le feu vert de l’Etat. Ce centre recevra jusqu’à 2 000 malades par an. Un nombre suffisant pour pouvoir traiter tous les patients français.

Après avoir obtenu le feu vert de l’Etat, combien de temps faudra-t-il avant qu’il soit fonctionnel ?
Environ quatre à cinq ans avant qu’il puisse ouvrir ses portes. Les diverses autorisations officielles sont très nombreuses, et la construction nécessite deux à trois ans. Les essais et mises au point avant ouverture demanderont environ une année de plus.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 09:28

 

 

Voici les principales nouveautés mises en avant lors du 35e congrès des spécialistes du sein, concernant à la fois le diagnostic et le traitement.

La mammo progresse

En attendant la mammographie en 3D, que certains médecins jugent prometteuse, 87% des mammographies réalisées sont désormais numériques… On les accuse pourtant régulièrement de provoquer des surdiagnostics inutiles. 

« S’il faut freiner quelque chose, ce n’est pas le surdiagnostic, mais le surtraitement », rétorque une radiologue. Le dépistage permet en effet de révéler des précancers (in situ, soit 15 à 18% des cancers) indétectables à la palpation, et qui ne laissent apparaître que des microcalcifications à l’image. Généralement de bons pronostics, ils peuvent être traités correctement dans 95% des cas. Mais petit cancer de moins de 10 mm ne veut pas forcément dire gentil : « 15% se révèlent très agressifs et de mauvais pronostic », révèle Brigitte Serandour, qui a participé à la mise en place du dépistage organisé à la fin des années 1990.

Opérée le matin, sortie le soir

En théorie, toute la chirurgie du cancer du sein pourrait se faire en ambulatoire, sans passer plusieurs jours à l’hôpital. En , ce traitement n’en est qu’à ses balbutiements et ne concerne aujourd’hui que 8% des actes de chirurgie mammaire contre 80% aux Etats-Unis. Une piste d’avenir pourtant pour certaines indications, si l’on considère, comme l’équipe du Dr Philippe Rouanet, à Montpellier, qui s’y met depuis deux ans, que ces opérations n’entraînent pas plus de complications.

Elles limitent même les douleurs postopératoires, diminuent le stress d’une hospitalisation. « Neuf patientes sur dix le recommanderaient », souligne le médecin, qui prévient : il ne faut surtout pas que les hôpitaux l’envisagent comme un moyen commode de vider des lits. « Cela implique au contraire une grosse organisation de toute l’équipe, radiochirurgien, psychologue, et même secrétaires aux côtés de la patiente. »

Sous péridurale

La patiente a les yeux ouverts pendant que derrière un grand champ bleu, l’équipe de chirurgiens s’active au-dessus de son sein pour enlever la tumeur. Elle ne sent rien : seul le torse de la malade a été endormi par une anesthésie administrée sous péridurale, entre ses côtés. « La technique est délicate, et nécessite que les anesthésistes y soient formés », convient Ophélie Grimaud, chirurgien à Marseille, qui la juge pourtant très prometteuse. La chirurgie sous anesthésie générale présente en effet des inconvénients : « Avec certains anesthésiques, la fonction immunitaire du corps diminue », explique la médecin, qui estime le confort postopératoire, « époustouflant », nécessitant notamment moins de morphine.

Deux en un

En jargon médical cela s’appelle la radiothérapie per-opératoire, c’est-à-dire pendant l’opération. La technique est réservée à certaines petites tumeurs, de bon pronostic clinique et biologique, qu’on ne prévoit pas de traiter ensuite par chimio, mais seulement par radiothérapie suivie d’hormonothérapie. L’idée : faire intervenir le radiothérapeute pendant l’opération, programmée en ambulatoire. Il cible précisément la cavité d’où le chirurgien vient d’extraire la tumeur, pour délivrer une forte dose, en une seule séance de vingt à trente minutes. Avantage, outre que la patiente n’est pas soumise ensuite à une vingtaine de séances, cela préserve le reste de son torse des effets secondaires et délétères des rayons. Neuf centres et CHU sont déjà équipés, mais la technique est pour l’instant réservée aux patientes qui entrent dans le cadre de deux essais cliniques autorisés à Nantes et à Montpellier.

C.P. | 15 nov. 2013, 17h53 sur ce SITE

 

 

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 10:36

 

Alors qu'Octobre rose -mois dédié au cancer du sein- vient de se terminer, médecins et chercheurs de l'Institut Curie continuent à faire progresser la prise en charge des femmes atteintes de cette maladie. De fait, dans un récent communiqué, le centre de recherche annonce qu’il est désormais possible d'identifier les patientes dont le risque de récidiver est élevé et de préciser les indications de chimiothérapie pour celles qui sont atteintes du type de cancer le plus fréquent. Détails:

 

En 2010, des médecins et des chercheurs de l'Institut Curie avaient découvert une « signature ADN » -un ensemble d'altérations du matériel génétique- prédictive du risque de récidive chez les femmes atteintes de cancer du sein.
 
Aujourd'hui, trois ans plus tard, ces mêmes scientifiques montrent que cette signature apporte des informations plus précises sur les risques de récidive que les marqueurs actuellement utilisés, et ce dans le sous-type de cancers du sein le plus fréquent, les cancers du sein luminaux ne présentant pas de surexpression du récepteur HER2.
 
Les patientes porteuses de ces cancers ne peuvent pas être traitées par Herceptin, un anticorps qui bloque la prolifération des cellules cancéreuses. Les médecins ont donc moins d'outils thérapeutiques à leur disposition pour enrayer les risques de dissémination tumorale.
 
« Avec cette signature, nous sommes à même de mieux prédire le risque de survenue de métastases chez les patientes ne présentant aucun signe avant-coureur d'un risque de dissémination », précise le Dr Anne Vincent-Salomon, pathologiste et chercheuse dans le laboratoire d'Olivier Delattre à l'Institut Curie.
 
Grâce au développement du dépistage, une grande majorité des patientes sont diagnostiquées alors que leurs tumeurs du sein sont de petite taille et sans envahissement ganglionnaire. Chez ces femmes, une question cruciale se pose quant au choix thérapeutique : doit-on, après traitement local (chirurgie et/ou radiothérapie), leur prescrire une chimiothérapie pour réduire le risque de récidive ?
 
« Chez les patientes porteuses de cancers du sein luminaux, ne présentant pas de récepteur HER2, il est d'autant plus important de préciser le risque de récidive pour ajuster les prescriptions de chimiothérapie », ajoute Anne Vincent Salomon. Ce test pourra être utilisé au cas par cas pour des tumeurs du sein pour lesquelles les indications de chimiothérapie sont délicates à poser avec les outils pronostiques disponibles en routine.
 
Cette signature « Curie » permet d'identifier les femmes auxquelles une chimiothérapie doit être prescrite, en épargnant aux autres un traitement inutile… 
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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 09:53

Crédit photo : S. Toubon

La cancérologie en général, et la pathologie mammaire en particulier, connaît une révolution avec l’avènement des signatures moléculaires ou génomiques qui apportent l’espoir d’un traitement personnalisé du cancer du sein.

La signature moléculaire permet une autre approche, au-delà des paramètres classiques de décision. En effet, les paramètres anatomo-clinico-histologiques classiques (âge, ganglions, taille de la tumeur, grade tumoral, récepteurs hormonaux, surexpression de HER2…) couramment utilisés sont imparfaits. « Peut-on se satisfaire des outils classiques ? Non, répond le Dr Eric-Charles Antoine (clinique Hartmann) trop de patientes se voient proposer de la chimiothérapie, ce qui n’est pas sans toxicité, ni sans impact sur la qualité de vie des patientes. Il est nécessaire d’optimiser notre décision. »

Oncotype DX

Dans ce contexte, un test génomique, tel qu’Oncotype DX qui permet de déterminer l’expression de 21 gènes dans le tissu tumoral pour définir un score de récurrence, semble intéressant. La pertinence d’Oncotype DX a été vérifiée sur des patientes enrôlées dans deux essais concernant le tamoxifène chez des patientes RH +, N - : NSABP B-14 (tam vsplacebo) et NSABP B-20 (tam vs tam+ chimio). Il quantifie la probabilité de récidive à 10 ans (valeur pronostique) et évalue le bénéfice anticipé de la chimiothérapie (valeur prédictive). Oncotype DX a été validé dans 13 études cliniques chez plus de 4 000 patientes. Il est indiqué chez les patientes ayant un cancer du sein de stade précoce ER +, HER2 -, sans envahissement ganglionnaire. « Dernièrement, l’étude TransATAC a montré que ce test pourrait certainement être intéressant chez des patientes post-ménopausées, N+ », a souligné le Dr Antoine.

Le test Oncotype DX a été intégré dans les recommandations internationales (ASCO, ESMO, NICE). Il permet de guider et de modifier la décision thérapeutique. D’après une étude coût/efficacité effectuée à l’hôpital Tenon, le test est associé à une diminution des coûts par patiente de 570 €. « Oncotype DX présente une pertinence certaine en cas de situations indécises pouvant représenter jusqu’à un tiers de nos décisions en traitement adjuvant », a conclu le Dr Antoine.

Évaluation du risque génétique

« 15 000 femmes ont été diagnostiquées comme porteuses du gène BRCA1/2, mais au moins 50 000 femmes seraient porteuses de ce gène en France », a expliqué le Pr Pascal Pujol (CHU Montpellier). « La notion d’un risque familial de cancer du sein doit être évoquée lorsque 3 cas sont identifiés dans une même famille ou en présence d’un cas de cancer du sein associé à un cancer de l’ovaire. » En pratique, face à une patiente porteuse d’un gène BRCA1/2, la prévention ovarienne, c’est-à-dire une annexectomie bilatérale est l’action la plus importante. « La mastectomie prophylactique, comme l’a subie Angelina Jolie à 41 ans, ne réduirait le risque de cancer du sein que de 3,5 %. »

En conclusion, Eliette Abecassis (écrivain, philosophe) a montré comment notre perception du risque avait changé avec « le fantasme du risque zéro » et les nombreux enjeux éthiques posés aujourd’hui à la médecine.

› CHRISTINE FALLET

3e réunion de Sénologie parisienne, présidée par les Dr Alain Toledano et Marc Spielmann, a permis de faire le point sur les nouvelles perspectives de la génomique et de la génétique dans le cancer du sein.

Article sur ce SITE

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 09:39

 

Le Centre Léon Bérard vient d’ouvrir un des blocs les plus modernes d’Europe : 11 salles disposant de l’informatique pour un accès facilité au dossier du patient, des caméras, des écrans permettant de suivre l’intervention et une salle de soins post-interventionnels disposant aussi des dernières avancées technologiques mais également accueillante pour le patient.

Cet équipement a été présenté lors du salon Hôpital Expo, en mai dernier à Paris, ainsi qu’au 5congrès de la Société Française de chirurgie oncologique qui s’est déroulé à Lyon les 25 et 26 octobre dernier.

Ce nouveau bloc dispose de 11 salles d’intervention dont une dédiée à l’endoscopie, d’une salle de soins post- interventionnels (SSPI ou salle de réveil) de 16 places et d’un salon d’attente.

En effet, 96 % des patients opérés au CLB se rendent au bloc à pied et non dans un lit comme dans les autres

blocs français.

Ce bloc high tech, lumineux et décoré permet non seulement de mieux accueillir la personne malade, mais également d’optimiser la prise en charge chirurgicale.

 

Un accueil humaniste au bloc

Symbole de la démarche humaniste engagée par le Centre Léon Bérard, plus de 90% des patients se rendent au bloc opératoire à pied. Cette démarche innovante a été récompensée par le Groupe UNICANCER en mars 2013 dans le cadre des Prix Initiatives pour la performance économique, dans la catégorie Organisation.

Depuis le 1er décembre 2010, le bloc opératoire du Centre Léon Bérard, centre de lutte contre le cancer de Lyon et Rhône-Alpes, accueille les patients « debout ». Inspirée des pratiques nord-américaines, cette nouvelle organisation, unique en Rhône-Alpes, correspond aux attentes de la quasi-totalité des personnes malades qui ont depuis été prises en charge. Plus de 90% des patients interrogés sont satisfaits de cette organisation qu’ils estiment moins stressante.

Cette nouvelle organisation, proposée en 2010 par le Département d’anesthésie réanimation, satisfait à la fois les personnes malades et les professionnels du bloc opératoire.

 

 

Si des problèmes d’ergonomie et de stockage des lits ont constitué les prémices de réflexion, très vite, nous avons orienté notre travail vers l’amélioration de la prise en charge du patient, qui reste au cœur des priorités de chacun d’entre nous au Centre Léon Bérard.

Nous avons souhaité offrir une autre vision de la personne malade au bloc, la rendant actrice de sa prise en charge.

Ainsi, plutôt que de voir arriver les personnes passives, transies de froid et nues sous une blouse ouverte qui est aujourd’hui décriée, nous leur proposons désormais d’arriver debout, habillées et avec leurs prothèses capillaires, dentaires et/ou auditives.

Nous leur parlons et leur expliquons la suite de leur prise en charge pendant leur installation. Depuis le lancement de ce dispositif, le retour des personnes malades est d’ailleurs très favorable.

Dr Hervé Rosay, responsable du Département d’anesthésie réanimation

 

 

Comment cela se passe concrètement ?

Les patients arrivent en tenue à usage unique, chaude et confortable. A l’entrée du bloc, des surchaussures et une coiffe de protection leur sont fournis. Les mains sont désinfectées avec une solution hydro-alcoolique.

Ce dispositif concerne 96% des patients pris en charge au bloc opératoire du CLB. Les 4% restant sont les patients à mobilité réduite ou pris en urgence ou bien les personnes qui refusent ce dispositif lorsqu’il leur est proposé.

Les acteurs du bloc sont également heureux de découvrir « leurs patients autonomes et fiers de cette possibilité d’accueil ».

Depuis 2010, plus de 7000 patients se sont ainsi rendus à pied au bloc au lieu d’être conduits dans un lit.

 

 

Ce projet favorise l’autonomie et la participation de la personne malade.

L’objectif est d’améliorer la dignité du patient en renforçant la logistique intra hospitalière et intra bloc. La sécurité y est renforcée avec un respect de la fluidité des voies d’accès.

Enfin, cette démarche permet de diminuer le taux de retard au début des interventions chirurgicales et les délais d’attente entre deux interventions.

Dr Hervé Rosay, responsable du Département d’anesthésie réanimation

 
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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 09:53

 

UNICANCER, le groupe des Centres de lutte contre le cancer, vient de rendre publics les résultats de son étude prospective « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? ».

UNICANCER

 

Cette étude montre que la prise en charge du patient évoluera vers des séjours hospitaliers plus courts, dus notamment à l’augmentation de la chirurgie ambulatoire, à la réduction du nombre des séances de radiothérapie et au développement des chimiothérapies orales ou en hospitalisation à domicile.

 

Le rôle de l’hôpital dans la prise en charge des cancers évoluera pour être moins centré sur le séjour hospitalier et plus focalisé sur la coordination.

La prise en charge des patients atteints de cancer se caractérisera par une succession d’interventions très spécialisées lors des épisodes aigus, suivi de phases d’accompagnement et de surveillance.

Les établissements de santé spécialisés devront devenir le pivot de l’organisation du parcours des patients atteints d’un cancer.

Le Pr Josy Reiffers, président d’UNICANCER

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » avait pour but d’identifier et qualifier les principales évolutions de la cancérologie dans les années à venir afin de permettre aux Centres de lutte contre le cancer de mieux orienter leur offre de soins.

De février à juin 2013, UNICANCER a réalisé 40 entretiens avec des experts intervenant dans les Centres de lutte contre le cancer, mais aussi, afin d’avoir la vision la plus large possible, des professionnels issus d’autres structures de soins en France (CHU, cliniques privées) et à l’étranger (hôpitaux spécialisés dans les traitements des cancers aux Pays Bas, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni).

 

De la chirurgie ambulatoire aux soins de support : six grandes évolutions identifiées 

Six pistes d‘évolution les plus structurantes à l’avenir pour la prise en charge des patients atteints d’un cancer ont été retenues (1) :

 

Lever le frein du financement inadapté de la cancérologie

Ces six évolutions majeures sont déjà en marche dans les Centres de lutte contre le cancer, mais elles sont freinées par un financement public de la santé inadapté à l’innovation.

 

 

L’étude UNICANCER a identifié des évolutions très bénéfiques pour les patients et sources d’économie pour l’Assurance maladie.

Cependant, le système de santé actuel n’encourage pas leur développement, et ces évolutions auront un impact particulièrement négatif sur la situation économique des établissements de santé, si rien n'est fait par les pouvoirs publics pour mieux les financer.

Le Pr Josy Reiffers, Président d'UNICANCER

 

 


 

 


De la chirurgie ambulatoire aux soins de support : les six tendances les plus structurantes pour la prise en charge des patients atteints d’un cancer à horizon 2020

 

 

Pour plus d'informations sur la méthodologie, et des exemples de ces initiative sen marche, merci detélécharger le dossier de presse complet.

 

Tendance 1 : Le développement de la chirurgie ambulatoire : faire sortir le patient de l’hôpital
le jour même de son admission

NT1.1.Lyon_.jpgouveau paradigme de la chirurgie, la chirurgie ambulatoire en cancérologie offre des bénéfices reconnus pour les patients en termes de confort et de sécurité des soins, ainsi qu’un gain d’efficacité pour les établissements de santé.

Les Centres de lutte contre le cancer l’ont inscrite comme un axe stratégique prioritaire de développement. L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » montre qu’elle devrait représenter la moitié des chirurgies du cancer du sein en 2020.

Dans le domaine de la cancérologie, la chirurgie ambulatoire est déjà développée pour certains organes et notamment pour la chirurgie conservatrice du sein. Dans les Centres de lutte contre le cancer, 17 % des patientes opérées pour un cancer du sein en 2012 ont bénéficié de cette modalité (vs moyenne nationale de 12 %) (1).

Le développement de la chirurgie ambulatoire fait partie des axes stratégiques inscrits dans le projet médico-scientifique du groupe UNICANCER. Son développement représente un enjeu médico-économique majeur pour les établissements de santé.

Fortement encouragée par l’Etat, l’activité globale de chirurgie ambulatoire progresse en France (41 % de l’activité de chirurgie en 2012) (2). Néanmoins, la France continue d’accuser un retard dans son développement, par rapport à d’autres pays européens.

Pour le ministère de la Santé, il s’agit de changer de paradigme, d’étendre la chirurgie ambulatoire « à l’ensemble des patients éligibles et à l’ensemble de l’activité de chirurgie, la chirurgie ambulatoire devenant la référence » (3).

Cette modalité de chirurgie permet la sortie du patient le jour même de son admission. Elle est pratiquée seulement avec l’accord du patient et sous certaines conditions, tenant compte à la fois du type d’intervention chirurgicale réalisée, des conditions de vie du patient (éloignement du domicile du patient, présence d’un accompagnant) et de l’organisation des services de chirurgie (occupation des blocs opératoires, personnel para médical pour les appels téléphoniques pré- et post opératoires).

De nombreuses études (4) montrent les bénéfices de la chirurgie ambulatoire, dont un taux de satisfaction élevé (souvent supérieur à 90 %) du patient et de sa famille, ainsi que des professionnels de santé (97,3 % l’auraient conseillé à quelqu’un, ou se feraient opérer eux-mêmes en ambulatoire).

De plus, la chirurgie ambulatoire réduit le risque d’infections associées aux soins, car celui-ci augmente avec la durée d’hospitalisation.

Enfin, elle permet un gain d’efficience dans l’organisation et sur les ressources des plateaux techniques de chirurgie, ainsi qu’une réduction des coûts pour les établissements de santé et l’Assurance maladie (5).

La chirurgie ambulatoire en 2020 : nombre de séjours multiplié par deux

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » estime que le nombre de séjours de chirurgie ambulatoire devrait plus que doubler dans les six prochaines années.

La chirurgie ambulatoire représenterait ainsi 50 % de la chirurgie du cancer du sein, 15 % de la chirurgie des cancers de l’ovaire (vs moyenne nationale 2012 de 3 %) et 15 % de la chirurgie des cancers de la thyroïde (vs moyenne nationale 2012 de 1 %).

Le développement de la chirurgie ambulatoire nécessitera une profonde réorganisation des unités de chirurgie. Cela se traduira par une diminution de 20 % de lits en hospitalisation classique en faveur d’une augmentation de 40 % de places de chirurgie ambulatoire.

1. Calcul UNICANCER sur la base PMSI de l’ATIH 2012 sur les séjours avec chirurgie et diagnostic du cancer du sein. Idem pour les chiffres concernant les cancers de l’ovaire et de la
thyroïde cités plus bas.
2. Atih – rapport « L’analyse de l’activité hospitalière 2012 », p. 28
3. Instruction DGOS/R3 n° 2010-457
4. Littérature détaillée dans le rapport « Ensemble pour le développement de la chirurgie ambulatoire » publiée par la HAS et l’ANAP en avril 2012 – P. 70 et P. 73
5. L’ANAP a estimé globalement les gains économiques associés au développement de la chirurgie ambulatoire autour de 5 Md€ par an – Rapport Chirurgie ambulatoire : état des
lieux et perspectives, 2011

 

 

Tendance 2 : Réduire le nombre de séances de radiothérapie grâce à des techniques plus performantes

T2.3.Caen_.JPGLa radiothérapie est une discipline en pleine mutation, tant en termes de techniques utilisées que de protocoles de traitement. Elle est au coeur de la tendance actuelle vers une désescalade dans le traitement des cancers.

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » estime que, dans les années à venir, la réduction du nombre de séances en radiothérapie concernera 50 % des traitements des cancers du poumon, 45 % des traitements du cancer du sein, ainsi que 35 % des cancers de la prostate.

Le défi de la radiothérapie d’aujourd’hui est de permettre aux patients de bénéficier de traitements plus ciblés avec des doses délivrées à la zone malade plus efficaces et plus sécurisées car épargnant davantage les zones saines.

Cette évolution est déjà en marche dans les Centres de lutte contre le cancer qui prennent en charge près de 25 % de séances de radiothérapie en France.

Pour cela, ils investissent dans un plateau technique de pointe : 44 % des accélérateurs ont été acquis ou renouvelés au cours des quatre dernières années.

Les progrès de la prise en charge en radiothérapie sont caractérisés par les avancées technologiques et le développement de l’hypofractionnement. La radiothérapie hypofractionnée consiste à intensifier la dose délivrée lors de chaque séance afin de réduire le nombre de séances. L’ hypofractionnement concerne les patients atteints de cancer du sein, de la prostate, du foie, du poumon et de tumeurs intracrâniennes.

La plus grande complexité des techniques et la sophistication des équipements améliorent la qualité des traitements délivrés, mais imposent des temps de préparation et de réalisation des séances plus longs. Ces temps plus longs sont également nécessaires afin de respecter les conditions de sécurité, indispensables pour cette spécialité à risque.

La radiothérapie en 2020 : moins de séances, mais des séances plus longues

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » identifie deux évolutions structurelles de la radiothérapie dans les années à venir : l’accroissement de la demande de traitement par radiothérapie du fait du vieillissement de la population, et les avancées technologiques permettant une réduction du nombre de séances.

Nos experts ont retenu comme hypothèses :

  • L’hypofractionnement concernerait :

- 50 % des traitements du cancer du poumon avec un passage de 30 à 5 séances en moyenne
- 45 % des traitements du cancer du sein, dont 45 % avec un passage de 30 à 20 séances en moyenne
- 35 % des traitements du cancer de la prostate avec un passage de 38 à 10 séances en moyenne
- 20 % des traitements du cancer du cerveau avec un passage de 30 à 10 séances en moyenne
- 15 % des traitements du cancer du foie avec un passage de 30 à 7 séances en moyenne

 

  • L’allongement des durées de séances avec des techniques de radiothérapie plus complexes serait de 60 % à 200 % en fonction des séances
  • Les ressources médicales et de physiciens ne seraient pas impactées
  • Le besoin en accélérateurs serait accru de 9 %.

La question fondamentale du financement devrait être réglée. Actuellement basé sur le nombre de séances, le financement n’incite pas les établissements de santé à développer ces pratiques. Une évolution vers la forfaitisation pourrait lever ce frein.

 

 

 

 

Tendance 3 : Réaliser la chimiothérapie chez soi grâce au développement des traitements oraux et de l’hospitalisation à domicile

T3.1.peroperatoire.jpgSelon l’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? », avec les traitements par voie orale et les chimiothérapies en hospitalisation à domicile, il sera de plus en plus possible pour le patient d’être soigné de son cancer chez lui.

Cette évolution nécessite une meilleure articulation avec les autres acteurs de la médecine de ville et devra s’appuyer sur les programmes d’éducation thérapeutique afin d’assurer une bonne observance des traitements.

Dans les traitements contre le cancer, la chimiothérapie a représenté, selon le dernier rapport de l’Institut national du cancer portant sur l’année 2011 (1), près de 2 250 000 hospitalisations dans les établissements de santé. Les Centres de lutte contre le cancer ont assuré la prise en charge de 17 % des personnes traitées par chimiothérapie.

Deux tendances principales se dessinent en chimiothérapie ces dernières années : le développement des chimiothérapies orales et des thérapies ciblées (dont une partie pourra être administrée par voie orale).

La chimiothérapie orale représente aujourd’hui environ 25 % des traitements. Elle concerne tous les traitements qui peuvent être administrés par voie orale (comprimés, solutions buvables) et que le patient peut prendre chez lui.

Les thérapies ciblées sont des traitements à base de médicaments qui agissent électivement sur des mécanismes spécifiques aux cellules cancéreuses. Ces thérapies représentent une part importante de l’innovation en chimiothérapie, soit plus de la moitié des autorisations de mise sur le marché européennes (AMM) obtenues depuis 2004. Pour le patient, ces thérapies présentent une meilleure efficacité et souvent moins d’effets secondaires, et sont ainsi source d’amélioration de la durée et de la qualité de vie.

Ces évolutions impactent les établissements de santé, qui doivent repenser la coordination avec la médecine de ville pour le suivi du malade à domicile (pharmacien, médecin généraliste…), ainsi qu’une nouvelle relation avec le patient, qui devient davantage acteur de son traitement. Les prescriptions des traitements par voie orale demandent aussi des consultations plus longues afin d’améliorer l’observance et d’expliquer les éventuels effets indésirables. Ces consultations sont actuellement mal financées par l’Assurance maladie et doivent être revalorisées.

La chimiothérapie en 2020 – chimiothérapies orales, no chimio et chimiothérapies à domicile

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » démontre que la prise en charge en chimiothérapie dans les prochaines années sera marquée par les alternatives à la chimiothérapie intraveineuse et le passage potentiel, pour une part significative, à domicile, notamment dans le cancer du sein.

Deux tendances de fond se compensent :

  • la baisse relative du nombre de thérapies due à la non prescription de certaines chimiothérapies, notamment dans la prise en charge du cancer du sein du fait de l’apparition de tests prédictifs permettant d’évaluer leur efficacité potentielle,
  • ainsi que l’allongement des durées de traitement et la croissance des volumes des patients du fait de l’accroissement de la démographie et de l’incidence de la maladie.

L’évolution majeure concerne donc l’augmentation du nombre de lignes de traitement : en 2020 les patients continueront à être traités par chimiothérapie sous forme intraveineuse, mais certains d’entre eux recevront en plus des lignes de traitements oraux, notamment les patients présentant des maladies métastatiques.

D’ici à 2020, la proportion de traitements médicamenteux par voie orale pourrait passer des 25 % actuels à 50 %, et les chimiothérapies intraveneuses diminuer de 25 %. Cela demandera également un temps accru de consultation avec les oncologues médicaux. Dans les Centres de lutte contre le cancer, une augmentation de 9 % du nombre d’oncologues serait nécessaire.

D’autre part, nos experts estiment qu’une tendance majeure des années à venir, sous-estimée aujourd’hui, est la possibilité de réaliser les chimiothérapies intraveineuses à domicile. Ils estiment ainsi que 14 % des prises en charge dans le cancer du sein pourront se faire à domicile en 2020 (vs 3 % actuellement).

1. Situation de la chimiothérapie des cancers - Rapport 2012 – Institut national du cancer – Toutes les données concernant la chimiothérapie en 2011 sont issues de ce rapport

 

 

 

Tendance 4 : Caractérisation des tumeurs : mieux connaître les tumeurs pour mieux les soigner de manière ciblée

T4.1.Marseille.jpgLa caractérisation des tumeurs, à l’aide de la biologie moléculaire, se développe fortement au stade diagnostic ainsi que pour le suivi des patients atteints de maladie métastatique.

Les techniques actuelles permettent de déterminer de façon de plus en plus précise les caractéristiques de chaque tumeur afin de préciser le diagnostic, d’identifier les anomalies moléculaires en cause et de les traiter, lorsque cela est possible, avec une thérapie ciblée, c’est-à-dire spécifique de l’anomalie identifiée.

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » prédit une généralisation de la caractérisation des tumeurs et du dépistage génétique des populations à risque.

L’activité de biologie moléculaire prend une importance croissante dans la prise en charge et les traitements des cancers ces dernières années, permettant le développement des dépistages précoces, la détection de tumeurs précliniques et l’essor des thérapies ciblées.

Après le diagnostic, fait par un médecin pathologiste, de la nature maligne de la tumeur, il s’agit d’identifier grâce à des techniques de plus en plus sophistiquées des modifications moléculaires au niveau de la cellule.

Au mieux, ces anomalies sont celles spécifiques d’un traitement : c’est la thérapie ciblée. Par ailleurs, ces techniques permettent d’identifier des prédispositions génétiques de certaines populations à risque, ainsi que de caractériser les susceptibilités individuelles des patients afin de prévoir dans certains cas les réponses aux traitements, voire de prévenir certaines toxicités.

Les Centres de lutte contre le cancer développent aujourd’hui la pratique des diagnostics biologiques et génétiques du cancer au niveau à la fois de l’individu et de la tumeur. Ils font tous partie de l’une des 28 plateformes hospitalières de génétique moléculaire des cancers soutenues par l’Institut national du cancer.

La caractérisation des tumeurs en 2020 : vers une pratique de plus en plus large

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » identifie la caractérisation des tumeurs comme une activité incontournable dans la prise en charge des cancers des prochaines années.

D’ici à 2020 :

  • le dépistage devrait se généraliser ou tout du moins se développer sur les populations à risque, la réalisation d’actes de biologie moléculaire devrait se systématiser dans le cadre du diagnostic
  • les patients métastatiques devraient avoir un suivi renforcé nécessitant plus d’examens au cours de cette phase.

Au final, les hypothèses retenues par les experts :

  • Les caractérisations de tumeurs par biologie moléculaire devraient augmenter :

- Dépistage renforcé sur les populations à risque (passage de 1 % à 7 % du volume des patients des Centres de lutte contre le cancer issus de populations héréditairement prédisposées au cancer et qui ont été dépistées)
- Réalisation systématique d’actes de biologie moléculaire dans le cadre du diagnostic (10 % en 2012 à 50 % en 2020)
- Renforcement du suivi des patients atteints de maladie métastatique : entre 1 et 2 examens par an pour 80 % des patients (contre 10 % aujourd’hui)

  • Des équipes communes biopathologistes – onco généticiens devraient se créer : les organisations deviendront plus performantes (avec une augmentation de 40 % des effectifs nécessaires dans les Centres de lutte contre le cancer)
  • Le nombre de machines devrait rester constant du fait des progrès techniques qui permettront d’absorber l’augmentation d’activité (Next Generation Sequencing : NGS)
  • Des biopsies seront réalisées pour la caractérisation des tumeurs des patients héréditairement prédisposés au cancer comme pour le suivi des patients atteints de maladie métastatique (80 % des patients métastatiques avec une à deux biopsies par an), dont 80 % se feraient par radiologie interventionnelle
  • 30 % des biopsies nécessiteront un séjour ambulatoire
  • 60 % des biopsies se feront en salles dédiées et dans des conditions de bloc opératoire (meilleure asepsie, accompagnement et prise en charge des patients plus complète, etc.).
     

 

 

Tendance 5 : La radiologie interventionnelle : des actes plus précis et moins invasifs pour les patients

T5.1.AcSe_.jpgLa radiologie interventionnelle représente aujourd’hui un champ majeur d’innovation, au croisement de l’imagerie et de la chirurgie, de la technologie et de la science, et qui répond à une forte demande sociétale de proposer des traitements de plus en plus efficaces, mais aussi de moins en moins agressifs.

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 » montre que le nombre de séjours pour des actes de radiologie interventionnelle pourra être multiplié par 4 dans les années à venir.

La radiologie interventionnelle comprend les procédures ayant pour but le diagnostic ou le traitement d’une affection, réalisées par un médecin radiologue, sous contrôle d’un moyen d’imagerie (fluoroscopie, échographie, scanner, IRM). Dans les Centres de lutte contre le cancer, ces procédures permettent de réaliser des actes plus précis et moins agressifs pour les patients.

Dans le contexte de la cancérologie, ces techniques peu invasives permettent d’accéder à une tumeur en profondeur en utilisant les voies naturelles (système urinaire, tube digestif…), le réseau vasculaire (artères ou veines) ou en choisissant un chemin court et sans risque au travers d’un organe (ex : voie transcutanée pour le foie ou les vertèbres).

Le champ d’application de la radiologie interventionnelle cancérologique est vaste. À titre d’exemples, il est possible ainsi, par le seul point d’entrée d’une aiguille, de détruire de petites tumeurs du foie ou des métastases du poumon, par un courant électrique (radiofréquence), par le froid (cryoablation) ou en les brûlant par des microondes (thermoablation).

Le guidage de toutes ces interventions par l’imagerie confère une précision jusqu’ici inégalée aux gestes, y compris quand ils sont effectués en profondeur, et en particulier quand ils se déroulent dans des zones à risque élevé.

La radiologie interventionnelle en 2020 : un développement accru dû aux avancées technologiques

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » montre que la radiologie interventionnelle thérapeutique est amenée à croître fortement d’ici à 2020 du fait des avancées technologiques telles que l’amélioration des techniques de guidage (image 3D, robotique permettant de calculer la meilleure trajectoire, cartographies des températures par IRM, ...) ; le développement des technologies non invasives (ultrasons...) et le perfectionnement des techniques de dépôt de médicaments permettant d’augmenter l’efficacité des doses injectées sans augmenter le risque pour le patient.

Les organes cibles sont les métastases osseuses, hépatiques et pulmonaires.

Les hypothèses 2020 retenues par nos experts sont :

  • un nombre de séjours de radiologie interventionnelle multiplié par 4
  • un traitement de 30 % des métastases hépatiques et pulmonaires, et de 50 % des métastases osseuses
  • une ou deux interventions par an et par patient concerné
  • un développement en substitution de la chirurgie, soit une diminution de 5 % des séjours chirurgicaux
  • un tiers des séjours de radiologie interventionnelle sera effectué en ambulatoire
  • ces prises en charge nécessiteront 2 à 3 consultations par un radiologue interventionnel par séjour, 1 à 2 actes de scanner ou IRM en imagerie classique diagnostic par patient pour le suivi post chirurgical

Cependant, les hypothèses retenues sont pensées indépendamment de la tarification de ces activités. La radiologie interventionnelle ne présentera un développement thérapeutique important que sous réserve d’une tarification adaptée.

 

 

 

Tendance 6 : Les soins de support : prendre en charge le patient dans sa globalité

T6.1.Rouen_.JPGLoin d’être secondaires, les soins de support apportent un accompagnement essentiel pour les patients atteints d’un cancer et sont amenés à se développer dans les années à venir.

Pour les Centres de lutte contre le cancer, les soins de support sont indissociables d’une prise en charge de qualité du patient.

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » analyse leur évolution dans les prochaines années.

Les Centres de lutte contre le cancer ont été les premiers à créer des départements de soins de support.

Ces départements proposent aux patients et à leur entourage un accompagnement personnalisé grâce à l’accès à des consultations avec des diététiciens, des psychologues, des socio-esthéticiennes, des assistantes sociales mais aussi à des soins palliatifs.

La notion de soins de support désigne l’ensemble de soins et soutiens nécessaires aux personnes malades tout au long de la maladie conjointement aux traitements oncologiques spécifiques (1) . Ils demandent une organisation coordonnée des différentes compétences impliquées dans la prise en charge des patients tout au long de leur maladie.

Cette approche pluridisciplinaire et globale du patient est plébiscitée par les Français, puisque les approches complémentaires sont jugées importantes par 63 % d’entre eux, selon une enquête récente réalisée par l’Institut Curie (2).

En plus des bénéfices apportés aux patients, les soins de support contribuent également à l’efficacité économique des établissements de santé en réduisant le recours à l’hospitalisation. Les soins de support en 2020 : accompagner le patient pendant et après sa maladie

Selon l’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? », les soins de support devront connaître un développement significatif d’ici à 2020. Dans les Centres de lutte contre le cancer, cela devrait les amener à doubler leurs effectifs consacrés aux soins de support.

Leur développement concerne deux types de prise en charge :

  • Pendant le traitement avec toutes les consultations de suivi
  • Après le traitement avec des propositions de mise en place de programmes après cancer.

Ainsi en 2020, nos experts ont estimé que les unités de soins de support d’un établissement de santé prenant en charge le cancer devraient rassembler une équipe pluridisciplinaire de 18 professionnels par tranche de 10 000 patients :

  • 4 médecins :

- 2 médecins soins palliatifs
- 2 médecins douleur

  • 14 professionnels non médicaux :

- 4 assistantes sociales
- 3 diététiciennes
- 3 kinésithérapeutes
- 3 psychologues
- 1 socio-esthéticienne...
 

Actuellement, il existe de grandes inégalités dans l’accès aux soins de support du fait de l’absence de reconnaissance financière de cette activité.

Pour les développer, il faudrait créer une Mission d’intérêt général (MIG) fléchée sur les soins de support dont l’allocation serait fixée en fonction de l’activité carcinologique des établissements ou les reconnaître comme partie de financement forfaitaire dans le cadre des futurs financements au parcours.

1. Circulaire DHOS n° 2005-101
2. Baromètre cancer Institut Curie Vivavoice 2013 – sondage effectué par téléphone du 8 juin au 3 août 2013 pour l’Institut Curie auprès d’un échantillon représentatif de 1 008 personnes

Plus d'informations

 

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Contacts presse :

Direction de la Communication d’UNICANCER

Viviane Tronel
Tél. : 01 76 64 78 00 - 06 22 19 92 58
E-mail : v-tronel@unicancer.fr

Agence PRPA

Catherine Gros
Tél. : 01 46 99 69 60 - 06 11 72 84 17
E-mail : catherine.gros@prpa.fr

Isabelle Closet
Tél. : 01 77 35 60 95 - 06 28 01 19 76
E-mail : isabelle.closet@prpa.fr

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