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News du 26/01/2008 | ||
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Article publié sur Information hospitalière |
Même les plus petites tumeurs du sein peuvent être agressives et exiger une thérapie optimale Les tumeurs du sein d’au plus 1 centimètre peuvent s’avérer très agressives et nécessiter une thérapie plus intensive que celle ordinairement proposée, déclarent les chercheurs de la Mayo Clinic de Jacksonville, en Floride. L’étude, présentée lors du Symposium sur le cancer du sein à San Antonio, est l’une des rares ayant examiné les résultats présentés par les femmes atteintes de minuscules tumeurs non étendues aux nœuds lymphatiques. Les conclusions indiquent que l’issue de deux types de cancer du sein – répertoriés comme HER2 positif (HER2+) et triple négatif – peuvent ne pas dépendre de la seule taille. « Il s'agit d'une étude à petite échelle, aussi ne pouvons-nous émettre aucune recommandation thérapeutique sur son fondement, mais il semble que la biologie, et pas seulement la taille, importe lorsqu'il s'agit de sélectionner la thérapie pour les petites tumeurs invasives, » indique le premier chercheur de l’étude, Surabhi Amar, M.D., médecin en Hématologie/Oncologie à la Mayo Clinic de Jacksonville. Actuellement, il n’existe aucune directive thérapeutique définitive pour les tumeurs de moins d’un centimètre car les essais cliniques sont toujours réalisés sur des femmes dont les tumeurs sont plus importantes ou associées à une propagation aux nœuds lymphatiques, indique le Docteur Amar. « Nous ne disposons pas de données conséquentes sur d’aussi petites tumeurs, aussi le choix du traitement est-il fait à la discrétion du médecin. » Les chercheurs des trois sites de Mayo — Jacksonville; Scottsdale, Ariz.; et Rochester, Minn. — ont participé à l’étude, qui a porté sur 401 femmes traitées pour un cancer du sein entre 2001 et 2005 dans les centres d’oncologie du sein à Jacksonville et Scottdale. La grande majorité (87%, soit 350 femmes) présentait des tumeurs répertoriées ER/PR positives et HER2 négatives (en résumé, HER2 négative/ER/PR+). Vingt-sept femmes (6,7%) présentaient des tumeurs HER2+ et un cancer triple négatif - soit ER/PR négatif et HER2 négatif – fut diagnostiqué chez 24 patientes (5,9%). Ces classifications font référence aux récepteurs présents à l’extérieur de la cellule tumorale qui en alimentent la croissance, et le cancer ER/PR+ est considéré comme le moins agressif des trois catégories. En général, les études ont révélé que chez toutes les patientes chez lesquelles un cancer du sein avait été diagnostiqué, 15 à 20% des cancers étaient HER2+ et 10 à 15% triples négatifs. Les patientes furent suivies pendant environ trois ans, et jusqu’à présent, les chercheurs disposent de données sur toutes les patientes atteintes de cancers triples négatifs et sur 219 femmes atteintes d’un cancer HER2 négatif/ER/PR+ Les chercheurs ont observé que : · Les tumeurs de grade 2 et 3 étaient plus présentes chez les femmes présentant les deux sous-types les plus rares — 92% pour le cancer HER2+ et 91% pour le cancer triple négatif — par rapport au cancer HER2 négatif/ER/PR+ (36%). Les tumeurs sont classées en grades 1 à 3, et les tumeurs de grade supérieur sont plus susceptibles d’évoluer rapidement et d’être plus difficiles à traiter que les tumeurs de grade inférieur. · Le cancer est réapparu plus souvent avec les tumeurs HER2+ (7,4% de rechutes) et les cancers triples négatifs (12,5%), par rapport aux cancers HER2 négatif/ER/PR+ (1,3%). · Même si les résultats généraux de ces petites tumeurs non propagées aux nœuds lymphatiques furent excellents (survie générale de 97,4%, survie sans maladie 95,1%), ils ont été différents dans les trois sous-groupes étudiés. Le taux de mortalité a été supérieur pour le cancer du sein triple négatif : un décès a été déploré parmi les 24 patientes atteintes de tumeurs triples négatives, aucun parmi le groupe de 27 femmes HER2+, et un décès après rechute a été dénombré sur les 219 femmes atteintes d’un cancer HER2 négatif/ER/PR+. Bien qu'un très faible nombre de femmes ait présenté les sous-types de cancer les plus rares de cette étude, les conclusions indiquent que les femmes atteintes de tumeurs HER2+ et triples négatives doivent être traitées autant que possible pour éviter les récidives, affirme le Docteur Amar. Les chercheurs ont constaté que seuls 35% des femmes à cancer triple négatif étaient traitées par chimiothérapie adjuvante (chimiothérapie après intervention chirurgicale) malgré le grade élevé des tumeurs. « La chimiothérapie peut ne pas fonctionner aussi bien que nous le souhaiterions sur ces tumeurs mais, néanmoins, les médecins qui traitent les patientes atteintes d’un cancer triple négatif doivent être conscients du taux élevé de rechute, même si les tumeurs sont très petites, » a-t-elle ajouté. La chimiothérapie adjuvante a été proposée à 28% des patientes atteintes de tumeurs HER2+ et seuls 4% ont reçu la thérapie ciblée à l’Herceptine, spécifiquement conçue pour traiter cette catégorie de tumeurs. « L’Herceptine doit-elle être proposée pour traiter ces tumeurs non propagées de si petite taille ? Nous ne disposons actuellement d’aucune donnée suffisante pour répondre à cette question, » précise le Docteur Amar. « Mais cette étude souligne résolument le fait que les tumeurs HER2+, même très petites, peuvent exiger une thérapie plus agressive. » Seuls 3,9% des patientes atteintes d’un cancer HER2 négatif/ER/PR+ ont été traités par chimiothérapie. « Ainsi, bien que les niveaux de chimiothérapie adjuvante utilisés aient été considérablement supérieurs chez les sous-groupes HER2+ et triples négatifs, ces groupes ont présenté un taux de rechute supérieur," indique-t-elle. Le premier chercheur de cette étude est Edith A. Perez, M.D., Directeur de la Multidisciplinary Breast Clinic de la Mayo Clinic de Jacksonville. Parmi les autres chercheurs ayant contribué à cette étude, Ann E. McCullough, M.D. ; Xochiquetzal J. Geiger, M.D. ; Rebecca B. McNeil, Ph.D ; Winston Tan, M.D. ; Kyle E. Coppola ; Beiyun Chen, M.D. et Judy C. Boughey, M.D. En savoir plus: Article écrit le 2008-01-03 par Mayo Clinic - "EurekAlert!, a service of AAAS" - InformationHospitaliere.com Source: Mayo Clinic - "EurekAlert!, a service of AAAS" - InformationHospitaliere.com |
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