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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 22:06

 

 

logoEurocancer

 

 

 

Conférences Eurocancer, Paris, 21, 22, 23, juin 2011

DOULEUR ET CANCER


sous l’égide de la Société Française d’Étude et de Traitement de la Douleur (SFETD), du Collège National des Médecins de la Douleur et la participation du Club de REflexion et d’INnovation dans la prise en charge de la dOuleur (CREINO)

Coordinateurs (représentant le CREINO) : S. Laurent, R. Deleens

Modérateurs : B. George, D. Delfieu, A. Serrié, P. Poulaine

 

 

Les accès douloureux paroxystiques : un défi de la douleur en oncologie

E. Treillet, S. Laurent

EUROCANCER 2011

 

Les accès douloureux paroxystiques (ADP) sont une problématique d’actualité de par la prévalence des douleurs du cancer, l’augmentation de la survie des patients et la multiplication des traitements actuellement disponibles pour les traiter [1,2].

La définition des ADP est en soi déjà une problématique : les ADP ou breakthrough pain (BTP) ont été définis par Portenoy en 1990 [3] comme une « exacerbation transitoire de la douleur qui apparaît sur un fond de douleur stable chez un patient recevant un traitement de fond ».

Un débat existe sur les limites de la définition des ADP : en effet, doit-on englober toutes les exacerbations douloureuses des patients atteints de cancer ? Peut-on parler d’ADP sans traitement de fond par opioïdes ?

L’HAS retient une définition moins large, en particulier différentiant l’effet fin de dose et les ADP, ce qui semble faire consensus actuellement [4] : « Les accès douloureux paroxystiques surviennent sans lien ni avec la dose, ni avec le rythme d’administration du traitement de fond (...) Les ADP doivent être distingués des accès douloureux survenant en fin de dose et qui justifient une augmentation de la dose ou du nombre d’inter doses de morphiniques » [5].

Les caractéristiques cliniques des ADP sont diverses : il peut s’agir de douleurs somatiques, neuropathiques ou viscérales, liées ou non aux mouvements, spontanées ou prévisibles.

Une des caractéristiques cliniques importantes est la rapidité d’installation des ADP (moins de 10 minutes) et la brièveté de la crise (moins d’une heure) [6] rendant la prise en charge médicamenteuse complexe.

Les ADP sont, quoi qu’il en soit, une réalité clinique certaine et une source d’inconfort et de perte fonctionnelle pour le patient.

Le premier traitement des ADP est le traitement de fond [7] : « Avant de commencer le traitement d’un ADP, le traitement de fond doit être stabilisé » [5].

Il faut ensuite trouver un traitement adapté à la cinétique des ADP, ce qui n’est pas le cas des formes LI des opioïdes habituellement utilisées, qui ont un délai d’action de 30 minutes avec un effet de 4 à 6 heures [8].

Les efforts récents de la recherche médicale sur la douleur du cancer ont permis que 4 traitements spécifiques, et bientôt 5, soient disponibles dans cette indication. Tous sont du fentanyl transmuqueux de délai d’action plus court (10-30 minutes), avec un pic d’efficacité plus rapide (15-45 minutes) et de demi-vie courte, pour une tolérance identique [9], et se présentent sous des formes différentes :
– Abstral® (100, 200, 300, 400, 600 ou 800 µg), comprimé sublingual à dissolution rapide ;
– Actiq® (200, 400, 600, 800, 1 200 ou 1 600 µg), comprimé avec applicateur buccal ;
– Effentora® (100, 200, 400, 600 ou 800 µg), comprimé gingival utilisant la technique de diffusion de principe actif Oravescent® ;
– Instanyl® (50, 100 ou 200 µg/dose), solution pour pulvérisation nasale.

L’absence d’équianalgésie des fentanyl transmuqueux nécessite de manière systématique une titration en début de traitement et ce sur plusieurs ADP. Le choix thérapeutique repose sur les données scientifiques, l’état clinique du patient, ses préférences et les connaissances du prescripteur. Les formes LI des opioïdes classiques restent un traitement possible, la méthadone en sublingual pourrait également être intéressante pour certains patients [10]. Outre les opioïdes, le traitement des ADP repose également sur des techniques non médicamenteuses, invasives ou non, ou des co-antalgiques [7].

Les fentanyl transmuqueux représentent une réelle avancée dans la prise en charge des ADP, dans la mesure où ces ADP sont clairement identifiés, le traitement de fond équilibré, et qu’une titration attentive est réalisée.

Le respect de l’AMM en cours et des recommandations des sociétés savantes existantes est le meilleur garant de dérives éventuelles d’utilisation qui remettraient en cause la disponibilité de ces produits.

 

Douleurs séquellaires du cancer. À partir d’un cas clinique en ORL

Progressivement, à force de communications, de formations et de recommandations [1-4], la prise en charge de la douleur en cancérologie s’améliore, notamment durant les phases de traitements ou durant la période palliative. Des progrès restent cependant à faire, notamment concernant les douleurs dites « séquellaires » de l’après cancer puisque la prévalence des douleurs après traitement curatif est de 33 % [5], mais elles sont probablement sous-évaluées et sous-traitées [6,7].

Depuis plusieurs années, le développement des soins oncologiques de support (SOS) en cancérologie est porté par des équipes de professionnels d’horizons variés, cette multidisciplinarité en fait sa richesse ; et si l’abord des problématiques psychologiques, sociales, nutritionnelles, professionnelles, esthétiques ou même sportives se développe de façon efficace, la douleur reste un des symptômes handicapant le patient atteint de cancer, même durant les phases de rémission ou guérison.

Ces douleurs séquellaires ont différentes étiologies, bien connues dorénavant : liées aux actes de chirurgie, à la radiothérapie, aux chimiothérapies, elles s’expriment sous forme de douleurs nociceptives ou neuropathiques. Leurs fréquences, leurs intensités et surtout leur impact sur la vie quotidienne, sur la qualité de vie en font un réel enjeu de santé publique, nécessitant une prévention adaptée et une anticipation systématique. Tous les acteurs de la prise en charge sont alors concernés : le médecin généraliste, l’oncologue, le spécialiste d’organe et le spécialiste de la douleur.

Il n’est pas rare de rencontrer des patients, en fin de prise en charge curative, se sentir soudainement seuls, après une longue et lourde période de traitements, de rendezvous, d’hospitalisations. Ils se retrouvent même parfois démunis avec leurs problèmes quotidiens, dont la douleur, ne sachant plus qui consulter.

Les douleurs décrites sont de différents types (et leurs fréquences fonction de la localisation du cancer) : douleur neuropathiques, douleurs musculo-articulaires, douleurs liées aux perturbations des fonctions essentielles. Ici, l’exemple des douleurs séquellaires ORL illustre tout à fait les différents items précédemment cités, ainsi que l’approche thérapeutique pouvant être proposée [8]. Durant cette session d’Eurocancer, le développement de ces thèmes se fera à partir d’un cas clinique pratique.

Les douleurs neuropathiques ont fait et font encore l’objet de nombreuses recherches et publications. Leur diagnostic est simplifié grâce à l’utilisation de l’outil d’aide au diagnostic, le DN4. Leurs traitements sont maintenant bien codifiés, notamment depuis la publication des recommandations de la SFETD et la proposition d’un algorithme décisionnel [9].

Les douleurs nociceptives requièrent souvent le recours aux antalgiques de palier II (dont les pratiques d’utilisation ont été modifiées depuis le retrait du dextropropoxyphène en 2011) ou de paliers III, morphiniques qui continuent à faire peur, autant aux patients qu’à certains médecins en douleur chroniques (en cancérologie : en dehors des phases curatives ou palliatives), peur de la dépendance au long cours. Quelques conseils, recommandations sont alors utiles à diffuser.

Enfin, il est indispensable de penser « parcours de soins » du patient, quel que soit le stade d’évolution de la maladie. Ainsi, il sera possible d’améliorer l’efficacité, la rapidité et l’efficience de leur prise en charge [10]. L’intérêt est alors de définir le rôle de chacun (oncologue, médecin généraliste, médecin de la douleur, infirmiers, kinésithérapeutes, etc.), en plaçant toujours le patient au coeur du système et en le rendant le plus actif et le plus autonome possible dans une démarche de qualité de vie et de qualité de soins.

 

 

 

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 21:11

Prise en charge de l’après-cancer : l’INCa publie ses propositions

 

Le Programme Personnalisé de l’après-cancer (PPAC) est inscrit dans les actions du Plan Cancer 2. L’INCa vient de publier ses propositions pour sa mise en place. Il s’inscrit dans deux grandes priorités du Plan Cancer : la personnalisation du parcours de soins et l’accompagnement de l’après-cancer, sur le plan médical et sur le plan social.


En voici la synthèse :


La surveillance médicale, qui fait la synthèse des traitements reçus, leurs éventuels effets indésirables, les traitements à poursuivre et leurs possibles effets indésirables, et le calendrier des consultations et examens de surveillance, pour que le patient puisse l’inclure dans son emploi du temps.

  • La qualité de vie et l’accès aux soins de support : prise en charge des séquelles de la maladie et des traitements, prise en charge de la douleur, soutien psychologique pour le patient et ses proches, diététique, soins esthétiques, accès aux ERI…
  • L’accompagnement social : reprise du travail, arrêt d’activité, reclassement professionnel, démarches en cours et coordonnées des professionnels impliqués
  • Les contacts utiles pour le patient, et tous ses relais de proximité.

Ce PPAC sera établi en concertation avec l’oncologue référent et le médecin traitant.
Dès qu’il sera finalisé, nous vous en informerons pour que vous puissiez en bénéficier pleinement.

 

 

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 21:07

 

 

europadonna france petit

 

 

A l’occasion de la journée mondiale contre le cancer, le 4 février 2012, l’ARC, l’Inserm et l’INCa présentent un web documentaire « Recherche sur les cancers : tout s’accélère».  Ce documentaire interactif éclaire les axes de recherche actuels les plus prometteurs, avec pour fil rouge les avancées concourant au développement d’une approche individualisée du traitement des cancers.  Il présente des témoignages de patients, des interviews de chercheurs et de médecins, illustrées de reportages sur leurs lieux de travail. Il met en lien la recherche et la réalité du cancer, telle qu’elle est vécue par les malades.

Ce web documentaire présente les avancées réalisées sur la compréhension de la maladie, les progrès des thérapies ciblées, l’accompagnement des personnes tout au long de leur parcours de soin et de leur réinsertion professionnelle, la prévention et la détection, la mutualisation des efforts faits par toutes les équipes travaillant sur la maladie.

On compte aujourd’hui 365000 nouveaux cas de cancer chaque année en France. Plus d’un sur deux est guéris, en grande partie grâce aux efforts des chercheurs et des médecins. Ce documentaire pousse la porte des laboratoires où s’élaborent les traitements de demain.

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 18:21

 

PASSER L'HIVER

Notre amie Maryse Khoriaty nous a quittés.
 

Maryse était une directrice artistique et une graphiste de talent. Maryse était aussi une maman passionnée, fière de l'éducation qu'elle avait donnée, seule, à sa fille Claire ; une femme magnifique, tignasse rousse, peau et regard translucides ;  une amie généreuse qui malgré le mélanome qui a fini par gagner la course, a accompagné avec passion les premiers pas de Rose Magazine.
 

L'été dernier, lorsque nous additionnions les nuits blanches pour sortir notre premier numéro, Maryse, depuis sa chambre de l'hôpital Saint Louis, téléphonait à toute heure pour donner son avis, des conseils, nous recommandant tel ou tel photographe.
Il y a un mois, hospitalisée en soins palliatifs
, elle continuait à projeter des voyages, des lectures, guettant, à la fenêtre enneigée, le printemps qui finirait bien par arriver.
 

Il y a quelques semaines, Delphine nous a également quittés. Delphine avait témoigné dans Rose numéro 1 de son quotidien de maman malade, parlant avec justesse et sensibilité de ses enfants, de son mari Michael et du grand amour qui les liait.

Aucune condoléance, aucun mot, ne suffisent à dire notre profonde peine.
 

Et puis il y a nous toutes, journalistes, lectrices,  amies et familles, qui sommes toujours en vie. Une vie fragile, certes, parfois suspendue au fil d'un traitement chimique, aux mains d'un chirurgien qu'on espère compétent. Une vie remise, malgré nous, à la sagacité, à la technique d'un autre. Une vie « confiée ».
 

C'est aussi parce que la perte et la peur sont devenues notre quotidien que nous aimons toutes autant la vie.
 

Certains, à la sortie du magazine, nous ont reproché de mettre en scène dans Rose un monde sucré et guimauve, loin de la réalité des malades.
 

C'est vrai, la réalité du cancer, la réalité de nos vies, n'est pas toujours rose.
 

Mais nous ne cessons de  guetter, comme le faisait notre amie, en plein cœur de l'hiver, l'arrivée du printemps.
 

Céline Lis-Raoux
Directrice de la rédaction

00003Rose magazine

 

 


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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 16:44

logo thermes la Roche Posay

 

 

1er Centre européen de Dermatologie Thermale, La Roche Posay est la référence en matière de cure dédiée aux soins de la peau.


 Près de 8000 curistes français et européens sont accueillis chaque année pour traiter leurs problèmes de peau : eczéma, psoriasis, séquelles cicatricielles de brûlure, suites cutanées de traitements contre le cancer...
La Roche Posay propose une prise en charge globale, efficace et sans effet secondaire pour le soin de la peau.

 

 


Les suites cutanées de traitement de cancer

Le centre de cure thermale de La Roche Posay accueille désormais les patients en suites cutanées de traitement de cancer. Ce sont déjà près de 2 000 peersonnes qui y ont eu recours depuis 2009. La cure thermale post-cancer est une nouvelle approche thérapeutique pour vous accompagner dans la récupération cutanée et psychologique après un traitement anti-cancéreux.
Cette cure de 3 semaines prise en charge par la Sécurité Sociale permet d'obtenir de réels bénéfices cutanés ainsi qu'un mieux être personnel.

 

Onglet

- Cure Thermale

puis onglet

- Cure post-cancer

 

 

 

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 16:20

 

 

 

 

Affiche le cancer n'a pas d'âge (programme)

 

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 16:47

 

 

 

 

Affiche le cancer n'a pas d'âge (conférence)

 

 

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 09:08

 

Conférence sur le cancer du sein - ICO Nantes

 

 

ERI René Gauducheau(2)

 

 

 

Plus d'informations

Lieu des conférences :

Institut de Cancérologie de l'Ouest - Centre René Gauducheau
Boulevard Jacques Monod
44805 Nantes St-Herblain Cedex
Téléphone : 02 40 67 99 00

 

 

 

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 08:53

 

 

 

ERI René Gauducheau(1)

 

 

 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 17:31

 

 

logoFrance5 Allodocteurs

Ch@t : le cancer du sein

 

rédigé le 4 octobre 2011 par La rédaction de Bonjour-docteur.com / 4

Chat du 04/10/2011 :
Les réponses à vos questions avec le Dr Marc Espié, cancérologue et le Dr Corinne Pachet, chirurgien plasticien.

Sommaire

 

Les réponses du Dr Marc Espié, cancérologue

 

  • A la palpation du sein, comment faire la différence entre de la graisse et une tumeur ?

Une tumeur est plus ferme, la graisse étant plus "molle".

 

Les allaitements longs, de plus d'un an au total réduisent en effet le risque de cancer du sein.

 

  • Comment faire la différence entre mastite inflammatoire et mastite cancéreuse ?

Une mastite inflammatoire est généralement de survenue plus brutale, elle est plus douloureuse qu'une mastite cancéreuse, mais c'est souvent la biopsie qui va permettre de faire la différence.

 

  • Mon arrière grand-mère et ma grand mère ont eu un cancer du sein avant 50 ans mais pas ma mère ni mes tantes, ai-je un risque plus important de développer ce cancer et une seule  mammographie tous les deux est-elle suffisante ?

Il est difficile de répondre, il faudrait faire un arbre généalogique recensant tous les cancers quels qu'ils soient et présenter cet arbre à un oncogénéticien qui pourra alors vous renseigner.

 

  • Dommage que vous ne parliez pas souvent du cancer du sein chez l'homme ! Si j'avais été prévenu il y a 4 ans je n'en serais peut-être pas où j'en suis maintenant. Signalez s'il vous plait que cette maladie peut aussi atteindre les hommes !

Oui le cancer du sein chez l'homme existe mais il est très rare, on observe 1 à 3% de cancers du sein chez les hommes, le risque est plus important en cas d'antécédents familiaux multiples.

 

  • Un cancer du sein triple négatif au stade 1 sans ganglion sentinelle atteint et traité par chimio a t-il plus de risque de métastaser ?

Les cancers du sein triple négatifs sont plus agressifs mais également plus sensibles à la chimiothérapie pour un stade I les chances de guérison sont excellentes.

 

C'est parfois nécessaire si la tumeur était volumineuse ou si elle était profonde près du muscle pectoral...

  • Ma mère ayant eu un cancer à chaque seins, une mammographie tous les 2 ans est-elle suffisante pour moi ?( J'ai 43 ans).

Il faudrait faire un arbre généalogique pour vérifier s'il existe d'autres cas dans la famille, si votre mère est la seule une surveillance habituelle tous les deux ans peut en effet suffire.

 

  • Ai subi une mastectomie avec reconstruction immédiate en 2007 (je n'ai pas eu d'autre traitement à l'époque). En 2009, j'ai eu une rechute avec cette fois-ci des méta osseuses. La reconstruction immédiate peut-elle être responsable de cette récidive ?

Non la reconstruction, immédiate ou non, n'augmente pas le risque de métastases.

 

  • Le chirurgien qui m'a opéré pour une ablation de tumeur m'a dit qu'à moins de 35 ans, le traitement qui suit est toujours constitué de chimiothérapie et de  radiothérapie, pourquoi ?

Si le chirurgien a gardé le sein et retiré la tumeur la radiothérapie est nécessaire pour éviter les rechutes locales (au niveau du sein) on propose souvent une chimiothérapie aux femmes jeunes pour réduire au maximum le risque de métastases et donc augmenter les chances de guérison.

 

  • Est-ce que la pilule provoque un adénofibrome ?

Non la pilule ne provoque pas les adénofibromes, les femmes qui prennent la pilule en développent plutôt moins.

 

Non la pilule ne provoque pas le cancer du sein. Cependant lorsque le cancer du sein se développe il peut pousser plus vite sous l'action d'hormones c'est pourquoi on ne conseille pas la pilule aux femmes qui ont eu un cancer du sein.

 

  • Des microcalcifications malignes d'un sein (carcinome intracanalaire = mastectomie totale) et d'autres microcalcifications mais bénignes dans l'autre sein peuvent-elles évoluer en carcinome intracanalaires à +/- court terme ?

Il existe en effet divers variétés de microcalcifications les unes toujours bénignes et certaines parfois associées à un cancer. Les bénignes ne se transforment pas en malignes, il faut cependant surveiller qu'il n'en apparaissent pas d'autres.

 

A priori non, les pathologies thyroïdiennes sont très fréquentes et il n'est pas rare d'avoir une pathologie mammaire et une pathologie thyroïdienne mais c'est une coïncidence.

 

  • Le risque génétique BRCA 1 ou 2 concerne-t-il le fils de mon épouse décédée d'un  cancer du sein métastasé ?

Pas obligatoirement mais peut-être, il y a un risque sur deux si sa mère était porteuse d'une mutation BRCA.

 

  • Peut-on suivre une stimulation ovarienne dans le but d'une AMP après un carcinome intracanalaire ayant entrainé une mastectomie totale ?

A priori cela doit être possible après avoir fait un examen clinique, une mammographie, une échographie et éventuellement une IRM pour être certain que l'autre sein est normal.

 

Oui l'ovariectomie, en fait l'ablation des ovaires et des trompes réduit le risque de développer un cancer de l'ovaire mais également le risque de développer un cancer du sein.

 

  • Quels sont mes risques si toutes les femmes du côté de mon père (grand-mère, tantes, cousine qui a 30 ans) ont un cancer ?

Le risque passe également par la lignée paternelle, une consultation avec un oncogénéticien peut être envisagé.

 

  • Après une mastectomie lors de la reconstruction peut-on augmenter le volume du sein contro-latéral en cas de petits seins ?

C'est en effet possible et souvent proposé.

 

  • J'ai eu une mastectomie  avec reconstruction immédiate par prothèse il y a 3 semaines. Au bout de quel délai peut-on apprécier le résultat définitif ?

Il faut souvent attendre un an avant d'apprécier le résultat définitif.

 

  • On parle toujours des ganglions lymphatiques mais les cellules cancéreuses ne peuvent-elles pas circuler par la voie sanguine ?

Vous avez raison les cellules cancéreuses peuvent également circuler par voie sanguine.

 

  • Le risque de lymphoedème du bras après mastectomie  totale en 2010 et curetage ganglionnaire (3 ganglions négatif = pas de traitement radio ni hormonaux) est-il présent pour toute la vie comme on me l'a dit lorsque la mastectomie est totale ? Même si actuellement je n'ai aucune douleur quelque soit l'activité ?

Le risque de lymphoedème existe dès que l'on a retiré des ganglions et persiste au long cours, il est cependant plus faible s'il y a eu peu de ganglions retirés (ganglion sentinelle) et s'il n'a pas été effectué de radiothérapie.

 

  • J'ai 36 ans, j'ai un cancer de grade 3, j'ai commencé par la chimio afin d'éviter une ablation    du sein gauche. Après ma  chimiothérapie, lors de l'opération est-ce que je risque d'avoir une ablation ou non du sein ?

Si la tumeur a bien "fondu" sous chimiothérapie et que l'analyse au microscope le confirme on pourra sans doute conserver votre sein.

 

  • Puis-je reprendre le sport en salle après mastectomie   et curage axillaire 15 ganglions, je n'ai pas mal à l'épaule (reconstruction avec prothèses bilatérales par avancement abdominal) cela fait trois mois.

Oui vous pouvez reprendre une activité physique. Si cependant vous avez mal, arrêtez les mouvements qui vous font mal et essayez une autre activité sportive.

 

  • Au bout de combien de temps après un    cancer du sein hormono-dépendant, her 2 ++, intracanalaire infiltrant, peut-on envisager une grossesse ? (sachant que le 1er a été découvert pendant l'allaitement de mon 1er enfant).

On conseille d'attendre trois ans après le diagnostic pour envisager une grossesse ou la fin de l'hormonothérapie (soit 5 ans) tout dépend de votre âge.

 

  • Le   cancer du sein  de ma mère (54 ans) a été révélé lorsque celle a pris un traitement pour la ménopause, est-ce le traitement qui l'a provoqué ou le cancer était déjà là ?

Non je ne pense pas. Le traitement de la ménopause peut cependant accélérer la vitesse de croissance d'un cancer du sein lorsqu'il existe.

 

  • Combien de temps après une  mastectomie on peut reprendre le sport en général ?

Dès que vous n'avez plus mal.

 

  •  Radiothérapie en 2009, sein et mamelon toujours gonflé est-ce normal ?

Oui la radiothérapie peut faciliter la persistance d'un oedème au niveau du sein traité qui finira par s'atténuer à la longue.

 

  • Quels contrôles effectuer après une   mastectomie  faite en 2000 ?

Au minimum un examen clinique et une mammographie annuelle.

 

  • Un    cancer du sein avec KI67 très élevé et non hormono-dépendant est-il chimio sensible ?

Logiquement oui.

 

  • Est-ce que le risque de récidive est plus important avec un cancer her2++ ?

Grâce au nouveaux traitements (herceptine®) le risque de rechute est identique à un cancer non HER2.

 

  • J'ai arrêté le tamoxifène® après 4 ans de prise dois-je craindre une récidive (trop d'effets secondaires) ?

4 ans c'est mieux que rien, auparavant on prescrivait le tamoxifène® pendant deux ans mais des essais ont montré que 5 ans de traitement permettait de réduire davantage le risque de rechute.

 

  • Une  ablation bilatérale préventive protège t-elle complètement d'un cancer ?

 Presque le risque de développer un cancer du sein sur cicatrice est très très faible probablement inférieur à 2%.

 

 

 

 

Les réponses du Dr Corinne Pachet, chirurgien plasticien

 

 

 

 

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-ch-t-le-cancer-du-sein-4766.asp?1=1&IdBloc=2

 

 

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AGENDA DES CHEFS

OLIVIER CHAPUT

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