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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 10:38

 

43 % des Français considèrent que la réinsertion professionnelle est la principale difficulté rencontrée après un cancer


 

Chaque année, en France, près de 350 000 personnes sont touchées par un cancer. 100 000 d’entre elles travaillent. Une situation qui, avec le recul de l’âge de la retraite, risque d’être de plus en plus fréquente.

Selon le sondage VIAVOICE pour l’Institut Curie, la réinsertion dans le monde professionnel est pour 43 % des personnes interrogées la principale difficulté des personnes ayant été traitées pour un cancer.

Viennent ensuite « la difficulté d’affronter le regard des autres » pour 24 % des Français, « un suivi médical lourd et une santé encore fragile » pour 18 % d’entre eux, « la reprise d’une vie sociale » pour 20 % et « les difficultés psychologiques, notamment liées à une crainte de rechute » pour 18 %.

 


> Téléchargez le communiqué de presse
http://www.curie.fr/sites/default/files/cp-sondage-travailcancer_0.pdf



> Téléchargez la note de presse : 8 salariés sur 10 retravaillent après un cancer : comment préparer leur retour dans le monde professionnel ?
http://www.curie.fr/sites/default/files/note-presse-retour-au-travail-28avril2011.pdf


> Retrouvez l'interview de Monique Sevellec, psychosociologue à la maison des patients de l'Institut Curie, sur le blog de Jean-Daniel Flaysakier
http://blog.france2.fr/mon-blog-medical/2011/01/18/retravailler-apres-un-cancer-il-faut-savoir-preparer-son-retour-tres-tot/

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 13:28

 

humanite2010 logo

 

 

 

marie peze web

 

 

 

 

L'humanité des débats

Souffrances au travail : entretien avec Marie Pezé, psychologue

http://www.humanite.fr/19_05_2011-souffrances-au-travail-entretien-avec-marie-pez%C3%A9-psychologue-472565

 

 

« On a oublié ce qu’est vraiment l’activité de travail dans ce pays ».  La psychologue clinicienne Marie Pezé, à l’origine de la création de la première consultation hospitalière « souffrance et travail », alerte sur l’aggravation des pathologies psychiques dans le monde du travail.  Avec son dernier livre, Travailler à armes égales, elle met à disposition des salariés des outils pour affronter le fléau. 

 

Maints indices l’attestent, 
le phénomène des souffrances 
au travail s’amplifie. Vous ouvrez votre dernier livre, "Travailler à armes égales", sur cette affirmation : 
« Si le travail peut faire souffrir, c’est d’abord parce qu’il est porteur de nombreuses promesses. » Pouvez-vous l’expliciter  ?

 


Marie Pezé. 


 Si le travail peut rendre aussi malade, c’est parce qu’il engage de manière absolument centrale la santé physique et mentale en termes de promesses. On a complètement oublié ce que c’était vraiment que l’activité de travail dans ce pays. On a eu des idéologues qui, décennie après décennie, ont dit : « Ça y est, c’est la fin du travail, on va être libéré de ce fardeau épouvantable », et on a oublié ce qu’était le travail. Moi, je ne peux l’oublier, je suis psychanalyste, je crois au travail psychique, mais je suis surtout psychosomaticienne. Quand on s’intéresse aux raisons pour lesquelles les gens tombent gravement malades, on est immédiatement renvoyé à la manière dont ils arrivent, ou pas, à faire avec des situations difficiles. C’est souvent en lien avec une incapacité à effectuer le travail mental nécessaire. J’ai été confrontée (dans la consultation « souffrance et travail » de l’hôpital de Nanterre – NDLR) à des patients qui arrivaient avec des états de stress post-traumatique, ou de névrose traumatique, c’est-à-dire un fonctionnement mental en suspens, sidéré, grippé comme un moteur, incapables de penser, les yeux écarquillés par l’horreur. Des tableaux de temps de guerre. Des tableaux de patients que je recevais quand je travaillais dans le service de chirurgie de la main : leur main avait été broyée dans la machine sous leurs yeux, et ils étaient, devant un moignon mutilé, pétrifiés d’horreur. Là, c’était du trauma réel. Mais devant les salariés que l’on voyait dans la consultation « souffrance et travail », on se disait : « Elle est secrétaire dans un service, pourquoi se met-elle dans un état pareil ? Comment peut-elle présenter ce tableau qui n’est lié qu’à un risque de mort potentiel ? » 
On a très vite compris que se jouaient là des choses absolument fondamentales. En revenant vers les moments où ils avaient eu de bons moments au travail, les salariés étaient capables de développer ce que le travail apporte : essentiellement la mise à l’épreuve de nos compétences sensorielles, cognitives, manuelles, intellectuelles. Le travail nous travaille en retour. Si nous travaillons la réalité, en retour elle nous permet de découvrir des parties de nous-mêmes absolument extraordinaires. Même quand le travail est difficile, si on rentre fatigué, et qu’on a vu que le travail fourni avait servi à quelque chose, cette fatigue s’évanouit parce qu’on peut rapatrier le savoir-faire qu’on a développé dans la construction de son identité. Encore plus si la hiérarchie, les collègues, les usagers pour qui on travaille, nous renvoient la reconnaissance du travail accompli : ça dit de nous que nous sommes des professionnels compétents, que nous apportons notre pierre à l’œuvre sociale. Le travail doit tenir toutes ces promesses : pouvoir gagner notre vie, quitter notre famille, être indépendant financièrement, fonder notre famille et, surtout, vivre avec les autres. Le travail fabrique du vivre ensemble, des gens qui sont obligés de travailler ensemble et qui, pour travailler ensemble, sont obligés de s’entendre.

 

 

Ce qui fait obstacle à la réalisation des promesses du travail, c’est, montrez-vous, un ensemble de techniques de management. Pourquoi sont-elles si destructrices ?


Marie Pezé. 


L’idée essentielle, c’est que toutes ces techniques de management n’ont plus de théorie du travail. On ne peut pas aller au travail sans avoir une théorie : le travail, ça sert à quoi ? Quelle est sa fonction psychologique individuelle, sa fonction sociale ? Peut-on ne pas voir que le travail tient le monde tous les jours ? La plaie actuelle majeure dans le monde du management… Maintenant, on ne parle plus d’organisation du travail, mais de management, et ça veut tout dire: le mot travail et le mot organisation sont évacués, comme on a évacué le mot direction du personnel pour mettre le mot direction des ressources humaines. Comme si les ressources humaines étaient des ressources comme les autres, et non des ressources irremplaçables, contrairement à ce qu’on a l’air de penser… Cette absence de théorie du travail est évidente dans les guides du management, qui ne sont plus que sur une sémantique stratégique, manipulatoire, visant à obtenir que n’importe qui fasse n’importe quoi, pourvu que ça soit vite fait et qu’on attrape la niche qui se libère dans cette macroéconomie mondiale.

 Dans cette évolution du capitalisme – je ne fais pas de critique politique, mais un constat par rapport à ma position de soignante –, ce qui s’est perdu, c’est l’investissement de tout le monde dans le travail. De l’ouvrier de base au cadre supérieur en passant par le chef de l’entreprise, tout le monde avait l’amour et le respect du travail bien fait. Bien sûr avec une gestion des coûts minimale, personne ne le conteste. Mais à force de ne vouloir qu’avoir des profits à deux chiffres et des marges de manœuvre prises uniquement sur l’activité de travail, on a fini par tenter d’évacuer le travail. Et on l’évacue avec des manipulations managériales extrêmement efficaces. Toutes ces organisations visent essentiellement à une programmation de la solitude. Quand on empêche les gens de constituer des équipes de travail, quand on les fait tourner sur des postes différents, quand la comptabilité est à un bout de la capitale pendant que le service technique est à l’autre bout, si ce n’est dans un autre pays, c’est fait bien sûr pour qu’il n’y ait pas de riposte de leur part vis-à-vis de ce qu’on va leur demander de faire.

Le drame dans cette histoire, c’est qu’on abîme le travail. Le génie français, qui permet à ce pays de créer, sur le plan technologique, des choses extraordinaires, va finir par se perdre. Ce pays qui se caractérisait par la qualité du travail accompli, l’investissement de ses salariés – nous sommes en 3e position mondiale pour la productivité horaire en 35 heures –, à force d’abîmer la qualité du travail, passe en travail en « mode dégradé ».

 

 

Les salariés en souffrance l’expriment 
souvent en termes de harcèlement moral. Or, cette notion fait obstacle à la compréhension du problème, soulignez-vous. Pourquoi  ?


Marie Pezé.


Le harcèlement, c’est l’arbre qui cache la forêt. Cette notion est maintenant un délit dans le Code pénal. Au pénal, on est avec une victime et un délinquant, et donc l’organisation du travail ne sera jamais poursuivie. Je n’écris jamais le mot harcèlement dans une expertise : la qualification, cela revient aux juges. Parlons de la description du travail. Là, on tombe sur un premier drame. Le salarié dit : « je suis harcelé » parce qu’il ne sait pas comment parler de son travail. Pour l’aider, il faut revenir en arrière, lui demander d’expliquer avec force détails ce qu’il fait. Si vous saviez à quel point les gens se réaniment dès qu’ils parlent de cet engagement au travail, quand on leur pointe que c’est à partir du moment où on a changé la machine, l’organisation du travail, que les choses se sont défaites, qu’il n’y avait pas forcément un harceleur pervers…

 

 

Avec votre livre, vous apportez aux salariés des outils pour affronter les souffrances au travail. Le rapport des forces est en effet aujourd’hui très déséquilibré entre ces organisations pathogènes et les travailleurs.

Marie Pezé.


On a des organisations du travail très sophistiquées, avec des docteurs en psychologie, des criminologues, des neurophysiologistes… Les guides internes qu’on voit sont élaborés par des scientifiques extrêmement pointus, mis en œuvre par des managers qui ne savent plus ce qu’est le travail. On est dans une schizophrénie par rapport au réel quotidien. Et on rend les gens fous. Le salarié, sur le terrain, qui se coltine la panne de la machine, n’ose même plus la faire remonter dans la hiérarchie parce que ça va à l’encontre de la certitude qu’avait le bureau des méthodes qu’il n’y aurait pas de problème. Il y a beaucoup de conflit éthique dans ce pays.

 

 

Le médecin du travail a un rôle essentiel à jouer, rappelez-vous, pour pointer les causes des souffrances des salariés. A-t-il les moyens, l’indépendance nécessaire, pour le jouer  ?


Marie Pezé.


Non. Et puis, ils vont voir les salariés tous les 2, 3 ans, ils ne vont donc pas y arriver. Ils n’ont plus le temps de faire des analyses de situation individuelle assez poussées pour tirer les gens d’affaire. En ce moment, les gens vont tellement mal qu’on leur conseille d’avoir des visites spontanées auprès du médecin du travail, de ne pas hésiter, s’il s’est passé quelque chose, d’aller le voir pour l’en informer, que ce soit noté dans le dossier médical. Mais si ça s’aggrave encore sur le terrain, ils ne pourront assumer une telle charge.

 

 

La création des consultations hospitalières de souffrance au travail, dont vous êtes pionnière, a constitué un progrès...


Marie Pezé. Il n’y en a que 35. Elles ne sont pas financées. Il n’y a pas de crédits pour avancer sur ces questions-là. C’est même l’Agence régionale de santé qui a demandé qu’on me licencie parce qu’il fallait me faire taire. C’est aussi pour ça que j’ai écrit ce livre. Croyez qu’on a une opposition extrêmement importante à tout ce qu’on fait. On gêne puisqu’on parle des guides de management.

Vous savez combien est payé un expert judiciaire pour faire une expertise de harcèlement ? 170,30 euros. Pour six mois de travail, auditionner toute la hiérarchie, tous les membres du Chsct, éplucher tous les PV, toute l’enquête préliminaire… C’est obscène, ce qui se passe. Ils ont tort. Parce que la violence va augmenter. L’aggravation des pathologies dans les consultations est très préoccupante. Maintenant, on ne voit plus que des crises psychiques aiguës, de la violence contre soi – vous vous rendez compte : s’immoler par le feu ! –, ou la violence contre l’outil de travail, ou les séquestrations. On détruit la société, pour une pathologie qui, métaphoriquement, est vraiment une pathologie liée à la rétention de l’argent. L’argent n’est plus un moyen mais un but en lui-même. Vous savez que nous, dans les consultations, on tombe malades, tellement c’est dur ?

 

 

Ce qui est primordial, en dernière instance, pour protéger la santé des salariés, c’est de réinstaurer un temps, un espace pour discuter du travail, insistez-vous en conclusion de votre livre...


Marie Pezé.


Tout à fait. Dans un système aussi productiviste, où les temps de répit sont considérés comme des temps morts, les temps de célébration du lien social ont été complètement évacués. On vous collera des stages de team building dans des super relais & châteaux le week-end : on ne fabrique plus des équipes en les laissant échanger leurs règles de métier délibérées, on les fabrique avec de la dynamique de groupe, où chacun révèle ses secrets d’enfance, et, paraît-il, grâce à cette intimité fabriquée, le lundi matin, tout va bien, on fait une équipe soudée… On est dans la stratégie managériale, on a oublié la réalité du travail.

 

 

Face aux suicides de salariés, les directions d’entreprise tentent encore d’esquiver leur responsabilité, en relativisant le rôle du travail dans ces gestes désespérés. On invoque 
la dimension multifactorielle du suicide…


Marie Pezé.

 

Un tel événement qui a lieu sur le lieu du travail est, de toute façon, administrativement, un accident du travail. Une enquête est faite par la Sécurité sociale mais, à partir du moment où le travail est un des facteurs, ça devient un accident du travail et c’est imputable à l’entreprise. Ensuite, il revient aux avocats de faire la preuve que cet accident relève d’une faute inexcusable de l’employeur.

Bien évidemment, un suicide, c’est toujours plurifactoriel. Sauf que, lorsque quelqu’un va se suicider devant la maison de son grand amour qui vient de le quitter, tout le monde dit : « Il s’est tué pour l’amour de cette femme. » Quand un salarié va se mettre le feu sur le parking de France Télécom, c’est aussi adressé. C’est ce que nous appelons des suicides dédicacés. On ne peut pas vider de son sens le fait d’aller se faire brûler sur un parking ! Pas plus que, pour un inspecteur du travail, d’aller se suicider au ministère du Travail. Il vaut mieux pour l’entreprise arrêter de vouloir s’arc-bouter sur une non-responsabilité. Cela pousse d’autres salariés à passer à l’acte de manière encore plus violente pour qu’enfin la souffrance soit entendue. Nous allons vers une inflation des modes suicidaires qui vont, je le crains, devenir de plus en plus effrayants. Le déni de l’entreprise ne fait qu’accroître le désespoir de ne pas être entendu.

 

Entretien réalisé par Yves Housson

 

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 11:34
Dimanche 3 juin 2012 la " Montpellier Reine "

Tout ce qu'il faut savoir sur la course !

 

 

9h30/ 10h00 : Remise des t-shirts et dossards à tous les participants
10h00/ 10h15 : Échauffement collectif en musique
10h30 : Départ de la course à travers l' Ecusson (4 km)
11h30 : Remise des prix

 
Les animations :
 
Pour les grands :


- Échauffement collectif avant la course, (organisé par Club 7)
- Concours du meilleur déguisement
- Animations autour du sport (organisé par Club 7)
- Tombola en fin de course
 
Pour les petits :


- Échauffement collectif avant la course, (organisé par Club 7)
- Maquillage organisé par l'Ecole Giorgifont
- Jeux de piste et fabrication de couronnes organisé par les Ateliers d'Arthur
- Concours du meilleur déguisement
- Animations autour du sport (organisé par Club 7)
- Tombola en fin de course

 

Originalité, imagination et bonne humeur sont des mots qui vous correspondent? Participez à notre concours du meilleur déguisement !


La Montpellier-Reine en 7 questions !

 

 

C'est quoi ?
Une course à pied pour lutter ensemble contre le cancer du sein


Pourquoi ?
L'idée était de créer un évènement unique de solidarité pour les femmes atteintes d'un cancer



 Pourquoi ce jeu de mots ?
Nous sommes toutes les Reines de ce jour, et le jeu de mots était facile



 C'est où ?
La course se déroule dans l'écusson de Montpellier sur un parcours balisé par nos soins



 C'est pour qui ?
Tout le monde peut participer de 0 à 99 ans... Femmes, hommes et enfants

 


C'est combien?
10 euros par adulte, 15 euros par adulte / enfant. Gratuit pour les moins de 10 ans.

 


C'est quand?
Chaque année, le jour de la fête des mères

 



Inscriptions 2012
Inscription en ligne !


http://www.montpellier-reine.org/inscriptions.html

 

 


Attention ! Inscription du 26 Janvier au 27 Mai 2012 aucune inscription ne sera prise en compte le jour même.
ON COMPTE SUR VOUS !!

 


 
www.montpellier-reine.org
Betty MERCIER
MCU-HDR
laboratoire EPSYLON EA4556
Dynamique des Capacités Humaines et des Conduites de Santé
UFR Médecine, Sciences du Sujet et de la Société, STAPS
Universités Montpellier et St-Etienne
betty.mercier@univ-montp1.fr
www.lab-epsylon.fr

 


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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 19:18

 

 

  logoCISS

 

 

 

 

 

http://www.leciss.org/publications-documentation/fiches-pratiques?p=1

 

 

 

Fiches pratiques 2012

 

 

 

Liste des fiches CISS Pratique

Liste des fiches CISS Pratique - 2012

Vous trouverez dans le fichier Pdf suivant, classés par thèmes, l'ensemble des fiches proposées ci-après en téléchargement.

Un code couleur permet de distinguer les thématiques des fiches :

Bleu = Droits des malades. Violet = Assurance maladie. Rose = Organisation du système de santé/démocratie sanitaire. Jaune = Santé et travail. Orange = Handicap.


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La loi HPST et la nouvelle organisation régionale du système de santé

La loi HPST et la nouvelle organisation régionale du système de santé - 2012

Cette fiche présente les modifications de l’organisation du système de santé, en particulier aux échelons régionaux et territoriaux, suite à la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST).


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Aide à l'acquisition d'une complémentaire santé

Aide à l'acquisition d'une complémentaire santé - 2012

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Les revenus des salariés en arrêt maladie

Les revenus des salariés en arrêt maladie - 2012

En cas d’arrêt maladie, il n’est pas toujours simple en tant que salarié de connaître ses droits et de savoir quel est le montant de l’indemnisation à laquelle on peut prétendre [...].


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L'impact de la maladie et du handicap sur la retraite des salariés

L'impact de la maladie et du handicap sur la retraite des salariés - 2012

Les règles liées à la retraite se caractérisent par une très grande complexité. Celle-ci s’explique à la fois par la diversité des régimes de retraite, la multitude des facteurs à prendre en considération, l’amplitude de la période prise en compte pour l’établissement du calcul de la retraite et enfin le caractère très mouvant de la législation...


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Accès au dossier médical : lettres types de demande de communication auprès d'un établissement de santé

Accès au dossier médical : lettres types de demande de communication auprès d'un établissement de santé - 2012

La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité de la prise en charge a facilité pour les usagers du système de santé l’accès aux informations médicales en prévoyant l’accès direct au dossier médical.

 

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Couverture Maladie Universelle II : CMU complémentaire

Couverture Maladie Universelle II : CMU complémentaire - 2012

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 19:07

 

 

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Honoraires abusifs : les associations de patients espèrent plus de contrôle


rédigé le 24 février 2012 par Géraldine Zamansky, mis à jour le 24 février 2012

 

Tandis que l'Ordre des médecins et l'Assurance-maladie s'accusent réciproquement d'être responsables des abus d'honoraires persistants de certains médecins hospitaliers, les associations de patients pointent des responsabilités partagées et appellent à une meilleure application des moyens de contrôle existants.

 

 

"Nous sommes surtout contactés, après coup, par des personnes qui ont l'impression de ne pas avoir vraiment eu le choix et se demandent si c'était légal", raconte Marc Paris, responsable de l'animation des réseaux du Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS). "Ils sont choqués devant l'existence de ces activités à l'hôpital et de la différence des délais de prise en charge entre le côté privé et le côté public."

L'association leur explique alors qu'il n'y a rien d'illégal sur le fond, mais que l'écart entre les délais est anormal et qu'ils auraient dû avoir une meilleure information, avec un devis et un délai de réflexion. "Le facteur temps est particulièrement choquant lorsqu'il se traduit par une perte de chance", poursuit Marc Paris.

L'enquête du magazine 60 millions de consommateurs du mois de mars 2012 sur les dépassements d'honoraires abusifs de la part de médecins hospitaliers ayant une clientèle privée (lire "Des tarifs chirurgicaux abusifs à l'hôpital public") a ainsi relevé un exemple inquiétant dans la prise en charge d'un cancer…

 

 

 

Responsabilités partagées


Pourtant, souligne responsable associatif, "les outils de contrôle existent théoriquement avec les commissions d'activité libérale au sein des établissements… Nous comptons sur l'arrivée des représentants des usagers en leur sein depuis un an pour faire en sorte qu'elles fonctionnent réellement." Et de relever "les responsabilités partagées par l'Assurance-maladie, l'Ordre des médecins et les directions hospitalières" dans la persistance d'abus.

Car les honoraires libres jouent en quelque sorte un rôle de soupape, de compensation générale en cette période de restriction financière : la Sécu fermait jusqu'ici les yeux pour mieux "faire passer" l'absence de revalorisation des actes remboursés, l'Ordre des médecins se gardait alors bien d'être "plus royaliste que le roi" et ne contrôlait pas plus qu'en ville le "tact et la mesure" théorique des pratiques, tandis que les directeurs d'hôpitaux ont toujours apprécié les pourcentages de l'activité privée reversés dans leurs comptes... "Ce n'était visiblement pas prioritaire jusque là, mais cela risque de mettre en danger l'image des hôpitaux au point d'être finalement remis en cause, alerte Marc Paris. Il faut surveiller cette activité et oser mettre les pieds dans le plat en cas d'excès, même si c'est un grand médecin."

 

 

Des "dépassements démesurés"


Les temps changent certainement puisque l'Assurance-maladie demande aujourd'hui des comptes aux praticiens soupçonnés d'abus (lire "Des tarifs chirurgicaux abusifs à l'hôpital public"). Dans une interview au journal Le Parisien du 23 février 2012, son directeur général a d'ailleurs regretté la passivité de l'Ordre des médecins en la matière.

Celui-ci a répondu le jour même dans un communiqué qu'il n'en était rien. Au contraire "conscient des problèmes posés par les dépassements démesurés et parfois hors norme", le Conseil national se dit partie prenante des procédures créées par la loi HPST de 2009 pour mettre rapidement "leurs auteurs devant leurs responsabilités et les amener soit à rentrer dans des normes raisonnables et admissibles, soit à encourir des sanctions disciplinaires sévères". Il renvoie surtout la balle dans le camp de la Sécu en lui reprochant justement de freiner la mise en place de ces nouvelles dispositions !

Derrière ces débats, il y a de difficiles négociations en cours sur les conventions médecins-Assurance maladie… Espérons surtout que grâce à la révélation des tarifs prohibitifs pratiqués par certains, les patients ne feront bientôt plus les frais du mauvais statu quo de ces dernières années.

 

En savoir plus

  • Conseil National de l'Ordre des médecins
    Informations sur la définition des honoraires avec "tact et mesure".

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 19:00

 

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Les génériques : qui croire ?

rédigé le 28 février 2012 par La rédaction de Bonjour-docteur, mis à jour le 28 février 2012 

 

Les médicaments génériques se retrouvent à nouveau au centre de la polémique. Remis par l'Académie de médecine, un rapport invite à la prudence. Pourtant les instances de santé incitent régulièrement les médecins à prescrire des génériques à leurs patients. Alors, qui doit-on croire ?

 

 

 

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-les-generiques-qui-croire--6254.asp?1=1

 

Interview du Pr. Jean-François Bergmann, médecin et professeur de thérapeutique à l'université Paris VII - Diderot, sur le plateau du "Magazine de la santé", le 28 février 2012.

 

 


Les génériques sont des copies de médicament dont le brevet est tombé dans le domaine public. Mais selon l'Académie de médecine, ils ne seraient pas si conformes à leur modèle et certains présenteraient même des risques allergiques.

Le Pr. Jean-François Bergmann revient sur la polémique. Selon lui,  "il ne faut pas [se méfier des génériques] plus qu'il ne faut se méfier des médicaments. Il y a des petites différences, mais elles sont parfois en faveur du générique, parfois en faveur du princeps. Mais le produit de base est le même". "C'est un sujet extrêmement polémique", mais le rôle du médecin est "d'éduquer son patient à la prise de génériques sans pour autant le forcer à en prendre".


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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 18:51

 

 

 

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Un nouvel anticancéreux qui met la tumeur sous contrôle

rédigé le 28 février 2012 par Héloïse Rambert, mis à jour le 28 février 2012

 

Un nouveau médicament fait preuve d'un grand potentiel dans le contrôle du développement des tumeurs cancéreuses et la diminution des douleurs. Il a donné des résultats particulièrement encourageants à la fois chez la souris et l'homme. Des essais à plus grande échelle ont été entrepris.


 

Un cancer, pour se développer et s'étendre dans l'organisme a besoin d'être nourri. Il est donc logique que les chercheurs en cancérologie cherche à produire des médicaments capables de "couper les vivres" des cellules cancéreuses.



Un double verrouillage


C'est sur ce principe que fonctionne le cabozantinib, une nouvelle molécule qui agit à deux niveaux dans le mécanisme de la cancérisation : sur le récepteur VEGF, impliqué dans la croissance de nouveaux vaisseaux chargés d'irriguer les métastases, mais aussi sur le récepteur c-MET, qui lui participe à la prolifération cellulaire.

Cette action sur les deux types de récepteurs semble indispensable pour maîtriser le développement cancéreux. Des essais chez l'animal ont en effet montré que si seuls les récepteurs VEGF étaient inhibés, le cancer pouvait se "défendre" de manière agressive en envahissant d'autres tissus et en faisant des tumeurs secondaires. Mais le blocage simultané des récepteurs c-MET, comme le fait le cabozantinib, permet de déjouer cette stratégie de défense…

 


Tumeurs confinées


Une équipe de l'Université de San Francisco a testé la molécule sur des cellules cancéreuses de souris. Après 14 semaines de développement du cancer chez les animaux, ceux-ci ont reçu de doses quotidiennes de cabozantinib. Les résultats sont parus dans la revue NewScientist : toutes les souris traitées ont survécu jusqu'à l'âge de 20 semaines après la fin de l'étude, alors que toutes les autres sont mortes.

Ces bons résultats sont dus au contrôle par la molécule des tumeurs inoculées chez la souris. Chez les rongeurs non traités, le cancer s'est étendu, générant des métastases jusqu'à les tuer. En revanche, chez les souris sous cabozantinib, les chercheurs ont observé une absence de métastases et le confinement de la tumeur, sous forme d'une masse cellulaire lisse et compacte. A en croire l'équipe de recherche, aucuns résultats de ce type, associés à une telle longévité des animaux n'avaient été jusque-là observés dans ce type de cancer avancé chez la souris.

D'autres études, qui associent des molécules connues pour couper l'irrigation des cellules cancéreuses sont actuellement testées en association avec des bloqueurs du récepteur c-MET, dans le traitement de cancers avancés du sein, du côlon et du foie. Toujours est-il que le cabozantinib molécule "2 en 1" a donné ensuite des résultats impressionnants chez l'homme.

 


"Nettoyage" des tumeurs et réduction des douleurs


Le nouveau médicament a en effet été administré à 108 hommes atteints d'un cancer de la prostate récemment métastasé dans les os, pendant 3 mois. Les tumeurs cancéreuses des os des patients ont été réduites ou ont totalement disparu et trois-quarts des hommes ont vu leurs tumeurs primaires réduites. Enfin, deux-tiers des patients traités ont déclaré que leurs douleurs s'étaient calmées, certains ayant même cessé de prendre de la morphine…

 


Une molécule polyvalente


Selon un des chercheurs, de l'université catholique de Louvain-la-Neuve, qui a participé à quelques essais, les résultats obtenus avec le cabozantinib sont inattendus et très prometteurs, aussi en raison du très large champs d'action apparent du médicament. Habituellement, les nouveaux médicaments testés ne fonctionnent pas contre différents types de tumeurs. Le cabozantinib, lui, a produit des résultats probants dans 12 des 13 cancers testés.

 


Prudence et poursuite des essais


Face à ces données, deux essais plus larges ont été lancés avec la molécule : le premier, qui implique 246 patients, vise à réduire les douleurs cancéreuses. L'autre, mené avec 960 patients tentera de prolonger la survie des patients.

Malgré les résultats obtenus, la compagnie qui développe le médicament tient à minimiser son potentiel et à mettre en garde : la molécule ralentit seulement le cancer en l'isolant et n'a pas montré de potentiel de guérison de la maladie.

De plus, nous savons que le cancer est plein de ressources : la possibilité pour qu'il évolue de manière à surmonter la double-attaque du cabo existe toujours… En attendant, la molécule fait beaucoup parler d'elle.

Etude de référence : Cancer Discovery, DOI: 10.1158/2159-8290.CD-11-0240


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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 18:44

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Radiothérapie : une nouvelle technique très performante

rédigé le 27 février 2012 par La rédaction d'Allodocteurs.fr, mis à jour le 27 février 2012

 

Il s'agit d'un appareil dernier cri pour soigner le cancer. Le Novalis TX, c'est son nom, est encore peu répandu en France, et son efficacité serait sans précédent. Grâce à cette nouvelle technique de radiochirurgie, l'espérance de vie de certains patients serait doublée voire triplée.


 

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-radiotherapie-une-nouvelle-technique-tres-performante-6234.asp?1=1

 

 

Capable de délivrer, en une seule fois, de très hautes doses de rayons, cet appareil permet de localiser très précisément les tumeurs et de les traiter par irradiations avec une précision de quelques millimètres.

Destiné au traitement de pathologies crâniennes et extra-crâniennes, ce système est principalement indiqué pour lutter contre les tumeurs cérébrales, pulmonaires ou hépatiques. Il représente une alternative à la chirurgie traditionnelle lorsqu'elle n'est pas une option ou quand la maladie a été diagnostiquée comme étant incurable.

Au Centre de lutte contre le cancer Paul-Strauss, à Strasbourg, voilà un an et demi qu'on l'utilise...


En savoir plus

 

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 18:29
8 MARS 2012 : CONFERENCE SANTE - LES CANCERS FEMININS

 

 

les cancers féminins :

quelle qualité de vie pendant la maladie ,et après ?

 

Organisée par l'Association COURIR POUR ELLES

CONFERENCE A LA MAIRIE DU 7ème ARRONDISSEMENT DE LYON
16 PLACE JEAN MACE  -  LYON
DE 14H à 16H30


Modérateurs :

P. Romestaing- Europa Donna Forum France ;

R. Trivier et C.Simi - Courir pour Elles

-Dr G. Dubernard  (oncologue chirurgien  - Centre Hospitalier  Croix Rousse)

Parcours d’une femme :de l’annonce d’un cancer à la prise en charge chirurgicale

-Dr J.P. Martin (oncologue médical - Hôpital Privé Jean Mermoz)

Pourquoi des traitements complémentaires à la chirurgie ?

-Dr M.Pavic (oncologue médical- Hôpital d'Instruction des Armées Desgenettes) 

La fatigue : enfin des solutions efficaces

-S. Berthouze-Aranda  ,   (enseignant chercheur - Université Lyon 1)

 L’activité physique adaptée, une solution efficace pour se (re)mettre en activité 

-Dr B.Fervers (oncologue médicale - Centre  Léon Bérard  )

 Pendant les traitements : le programme RESTER ACTIVE du Centre Léon Bérard. »

-Dr P. Romestaing (oncologue radiothérapeute - Hôpital Privé Jean Mermoz )

Après la fin des traitements: le  programme ARTEMIS  du Centre IRIS

 

 

 

*****************************

 

 

 

-       17h45 : Une Flash Mob.
 Les informations et les inscriptions se font auprès flashmob@courirpourelles.com 
ou sur https://www.facebook.com/pages/Courir-Pour-Elles-danse/264470360276069 .

Commencez, à vous entrainer, en suivant ce lien : http://youtu.be/k3Y9avEzFtYhttp://youtu.be/NAHF7flT6vQ

 

-       19h30 : Une soirée festive ROSE à AKGB, juste derrière la mairie du 7eme arrondissement.
Soirée ouverte à tous à partir de 21h30. Les bénéfices de cette soirée seront reversés à notre association.

 

Voilà, pour le 8 mars ! Merci infiniment à vous d’essayer d’être là!

 

 


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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 11:58

 

 

europadonna france petit

 

 

 

 

 

 

Fiche élaborée par Agnès Bourassin

Europa Donna Forum France

Masseur-kinésithérapeute libérale

Secrétaire association de kinésithérapeutes AKTL

Enseignante DLM en école de kinésithérapie

 

 

 

Mars 2010

Lymphœdème du bras après cancer du sein : risques, conseils et prise en  charge.

 

Pourquoi peut-on avoir un « gros bras » ?

L'apparition du lymphœdème  du bras (familièrement appelé « gros bras ») est liée à l’altération de ses voie superficielles de drainage lymphatique.


Les  ganglions lymphatiques, situés dans le creux de l’aisselle, représentent  le passage principal des vaisseaux  lymphatiques du sein, du thorax et du bras côté opéré. Le prélèvement de ces ganglions est nécessaire pour connaître le stade de l’évolution du cancer du sein. Les séquelles cicatricielles de ce geste chirurgical et les effets secondaires du traitement par radiothérapie  peuvent, à court ou long terme, atténuer le bon drainage du bras. Il en résulte :


- un déséquilibre entre l’apport de liquide nourricier, par notre sang artériel, et son drainage, par les voies de retour veineuses et lymphatiques ;


- un déficit d’évacuation d’éléments « hydrophiles » (qui attirent l’eau) créant le  lymphœdème chronique, voire évolutif ;


- un déficit d’évacuation des déchets de notre fonctionnement cellulaire, sensés être filtrés par les ganglions de l’aisselle.

 

 

Quel risque a-t-on de développer un lymphœdème ?

 

Actuellement le risque de lymphœdème tend à diminuer grâce à l’évolution des techniques chirurgicales. Les statistiques évaluent à environ 20% le risque de développer un lymphœdème après curage axillaire. Il peut survenir de nombreuses années après les traitements mais, plus fréquemment, vers 18 mois à deux ans après la chirurgie.
Actuellement il n’est pas possible d’identifier les patientes présentant un risque de développer un lymphœdème.


Selon certaines études, la technique ciblée du « ganglion sentinelle »  réduirait ce risque à 3% mais elle n’est pas applicable dans toutes les situations. Le chirurgien peut en expliquer le principe ou la raison.



Un œdème ou des douleurs postopératoires sont-ils signes de lymphœdème ?

 

En post-opératoire immédiat ou durant la radiothérapie, un léger gonflement transitoire peut s’installer, pendant quelques semaines. Le plus souvent, à distance des traitements, il disparaît avec la reprise progressive des activités. Il peut être amélioré par la simple mise au repos du bras, à l’horizontale ou légèrement surélevé, ou nécessiter quelques séances de drainage lymphatique manuel chez un kinésithérapeute connaissant ces techniques qui ont évolué ces dernières années.


Les sensations de bras lourd ou qui « serre », peau épaisse, cartonneuse ou hypersensible ne sont pas des signes annonciateurs de lymphœdème mais, le plus souvent, des troubles de la sensibilité. Ceux-ci sont dus à l’irritation ou section de petits nerfs sensitifs lors du geste chirurgical du curage axillaire ou aux séquelles de la radiothérapie. L’équipe médicale est à la disposition des patientes pour répondre à ces interrogations, naturellement  préoccupantes mais en général sans gravité.

 

 

 

Reprise d’activité après les traitements

 

Environ 80% des femmes n’auront jamais de lymphœdème...

Dans les mois qui suivent la chirurgie, il est bénéfique de reprendre progressivement une vie quotidienne « normale », et d’éviter la sédentarité. Sans aucun signe d’œdème, même transitoire, reprendre progressivement les mêmes activités physiques qu’antérieurement est gage de meilleure qualité de vie. Des études récentes montrent, à ce titre, que l’activité musculaire encadrée par un professionnel de santé, n’augmenterait pas le risque de développer un lymphœdème.

 

 

Anticiper ou réagir en cas d’apparition d’un lymphœdème ?

 

Quelques facteurs déclenchants sont  rapportés par des patientes concernant le début d’augmentation de volume de leur bras : excès de chaleur, application locale de boues chaudes, activité musculaire intense ou répétitive avec la main, piqûre d’insecte, traumatisme, infection cutanée…


Ces patientes avaient-elles des prédispositions ? Auraient-elles finalement déclenché ce lymphœdème un jour ou l’autre? Aucun spécialiste ne peut aujourd’hui répondre à cette question.


Des précautions, quelques connaissances sur le fonctionnement du système lymphatique et un peu de bon sens peuvent aider celles qui le souhaitent, mais la qualité de vie est à privilégier.


L’apparition d’un lymphœdème est en général lente, voire insidieuse en cas de surpoids général. Il peut-être localisé (doigt, main, coude, bras) ou concerner tout le membre. Vigilance et consultation médicale en cas de doute sont la règle. 

 

 

IL N’Y A PAS DE CRITERE D’URGENCE MEDICALE mais le seul moyen de stopper l’évolution d’un lymphœdème ou d’en réduire le volume est une kinésithérapie spécifique.


Une augmentation rapide importante du volume du bras n’est pas nécessairement un lymphœdème mais peut être un début d’infection cutanée (érésipèle) ou une « phlébite » du bras (compression veineuse). Elle peut s’accompagner de douleurs, de plaques rouges sur le bras ou à proximité, de fièvre…

 

 

IL FAUT ALORS CONSULTER SON MEDECIN TRAITANT EN URGENCE

 

 

Conseils d’hygiène de vie

Le réseau lymphatique qui aboutit au creux de l’aisselle intervient à la fois sur le système circulatoire et dans la défense immunitaire (microbienne). Un risque infectieux est donc plus important dans un bras atteint de lymphœdème, car le filtrage n’est plus assuré par les ganglions de l’aisselle, véritables « usines de traitement des déchets ».


Voici quelques précautions et conseils concrets à observer après ablation des ganglions de l’aisselle et ce, notamment, si le bras a déjà eu tendance à gonfler ou s’il est pris en charge pour lymphœdème.


L’apparition du lymphœdème ou son aggravation est parfois consécutive à une infection liée à une blessure, piqûre d’insecte, coupure, brûlure... risquant de provoquer un érésipèle. Il faut donc :


laver à l’eau et au savon toute griffure, égratignure ou plaie sur la main ou le bras, puis mettre un antiseptique, 2 à 3 fois par jour jusqu’à cicatrisation.


Mais l’idéal serait d’anticiper en :


- protégeant la main ou le bras (gants, vêtement protecteur) pour les activités ou situations à risque (jardinage, bricolage, ménage, cuisine, insectes…) ;


- soignant ses ongles, cuticules, crevasses : portes d’entrée aux microbes ;


- évitant les sports violents, une activité longue et répétitive de la main et les risques de traumatismes sur le bras. Si toutefois l’un de ces sports est gage d’un meilleur moral, il sera repris progressivement avec vigilance et surveillance d’un kinésithérapeute formé aux techniques de DLM.


EN CAS DE FRISSONS OU FIEVRE, DOULEUR, CHALEUR OU GONFLEMENT CONSULTER UN MEDECIN EN URGENCE.


L’apparition du lymphœdème ou son aggravation est aussi parfois consécutive à une compression inhabituelle du bras ou de l’épaule.


De nouvelles voies pouvant se créer après la chirurgie pour contourner le creux de l’aisselle, il pourrait être risqué de les comprimer trop fortement (bretelle de soutien-gorge, bandoulière de sac…)


TOUJOURS PRESENTER L’AUTRE BRAS POUR LES PRISES DE SANG, INJECTIONS ET LA PRISE DE TENSION ARTERIELLE QUI NECESSITENT UN GARROT DU BRAS.

 

 

 

Prise en charge d’un lymphœdème

 

La prise en charge d’un lymphœdème est essentiellement basée sur la kinésithérapie et la compréhension de cette pathologie. La prise de conscience par la patiente de la conduite à tenir permet de réduire l’œdème ou d’en contenir le volume et d’éviter les situations à risque.

 

Dans un premier temps le drainage lymphatique manuel (DLM) est l’essentiel des séances de kinésithérapie. De nombreuses techniques existent mais il ne s’agira jamais de « vider » l’œdème du bras. Les manipulations visant à stimuler le système lymphatique déficient ou les nouvelles voies de drainage qui pourraient s’être mises en place, il est souhaitable de les effectuer plusieurs fois par semaine au début.

 

Si le lymphœdème ne régresse pas et gêne la patiente, un bilan avec le kinésithérapeute précise le traitement intensif à envisager. Celui-ci est quotidien pendant une à trois semaines et les séances de DLM sont complétées par un bandage spécifique gardé la nuit jusqu’à la séance suivante pour conserver l’effet réducteur sur l’œdème.

 

Il existe différentes techniques selon la formation et la pratique professionnelle du kinésithérapeute et deux sortes de bandages multicouches avec des résultats similaires et validés scientifiquement (voir une étude sur le sujet) à savoir une diminution de 40% à 60% du volume en deux trois semaines :

 

- des bandages multicouches, volumineux et peu fonctionnels, pratiqués en centre de prise en charge des lymphœdèmes et par certains kinésithérapeutes libéraux. Ils sont contraignants mais bien supportés jour et nuit ;

 

- des bandages plus légers « élastorigides » sont envisageables à tous les stades du lymphœdème du bras. Cette technique plus récente, datant des 20 dernières années, permet un meilleur fonctionnement du bras. Pratiqués en cabinet de ville et dans quelques services hospitaliers, ces bandages nécessitent un kinésithérapeute formé à ces techniques. Ils permettent la plupart des activités quotidiennes et se révèlent très efficaces dès les premiers jours.

 

Lorsque le lymphœdème ne régresse plus (2 à 3 semaines selon l’importance initiale), le bandage est relayé par le port d’un manchon compressif prescrit SUR MESURES par le médecin (avec ou sans mitaine, attenante ou non, avec ou sans doigts, avec ou sans antiglisse). Le kinésithérapeute donne au médecin les détails nécessaires pour sa prescription. Le pharmacien orthopédiste  se met en rapport avec l’un des fabricants pour en assurer la confection. S’il est bien adapté, ce manchon exerce une pression externe suffisante qui empêche la réinstallation de l’œdème lors des activités quotidiennes ou du sport. Constitué de tissu élastique, il est plus facile à porter qu’un bandage mais n’est cependant jamais aussi efficace que ce dernier. Il pourra donc être judicieux de porter un bandage de temps en temps.

 

Les bilans avec mesures du bras par le kinésithérapeute ou le médecin permettent de préciser quand il sera utile de changer de manchon afin de maintenir son efficacité (3 à 6 mois).

 

Le rythme du port du manchon, voire de ses adaptations supplémentaires, dépend de l’évolution du lymphœdème et des activités de la patiente.

 

Dans des situations paisibles (soirées, spectacle, lecture…) et lorsque le lymphœdème semble stabilisé,  le manchon n’est pas obligatoire. Le masseur-kinésithérapeute peut aider à identifier les situations où il serait préférable de porter manchon ou bandage.

 

La fréquence et la nécessité de séances d’entretien de kinésithérapie  sont définies par le masseur-kinésithérapeute, le médecin et la patiente.

 

En cas de longue distance en avion, il peut être préférable de porter le manchon habituel.

 

Des recommandations plus récentes préconisent d’interrompre le DLM en cas de crise d’érésipèle (infection) et de fièvre tant que le traitement d’antibiotiques n’a pas débuté. La contention sera reprise lorsque les douleurs auront diminué. Elles peuvent, dans un premier temps, nécessiter la reprise de bandages si le bras a repris du volume lors de cet épisode infectieux.

 

 

 

Lymphœdème et activité sportive

 

Comme il est dit auparavant, les activités sportives peuvent être reprises de manière modérée et progressive. Le kinésithérapeute est la personne la mieux adaptée pour répondre à vos interrogations.


Les activités sportives les plus fréquemment conseillées sont celles qui allient étirement et travail musculaire modéré, tels que la natation, la gymnastique douce, le yoga, le Tai Chi Chuan et, bien sûr, la marche pour la santé en général.


Certaines activités sportives demandent plus de vigilance de la part des thérapeutes qui effectuent des bilans avec mesures comparatives du bras en cas de doute.  Ce sont, par exemple, les activités demandant une force importante des bras ou des mouvements violents, longs ou répétitifs.


L’absence d’activité physique, voire le repos total du bras, sont déconseillés.

 

 

 

 

Cependant chaque personne est unique et vivra différemment le retentissement  de son lymphœdème sur son activité. Le kinésithérapeute peut aider à cibler les risques, bénéfices et adaptations de contention qui permettent de reprendre toutes les activités antérieures sans aggraver le lymphœdème.

 

 

 

Sites

 

AKTL :
Association Française des Masseurs-Kinésithérapeutes
pour la Recherche et le Traitement des Atteintes Lympho-veineuses.

http://www.aktl.org/

 

 

 

 

 

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