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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 09:40

 

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  • IL EST TRES IMPORTANT DE VOUS FAIRE SUIVRE

LE CONTEXTE

Les traitements lourds de la maladie s’achèvent. Vous poussez un « ouf » de soulagement et c’est bien naturel….
Cependant, comme il est impossible d'assurer qu'aucune cellule cancéreuse ne subsiste dans l'organisme après les traitements, même si tous les signes de la maladie ont disparu, le spécialiste parlera de rémission et n'utilisera le terme guérison qu'après 5 à 7 ans de suivi. De ce fait, durant cette période, il est crucial pour vous d'être revu régulièrement en consultation.
Les progrès thérapeutiques ont permis que beaucoup de femmes atteintes de cancer du sein soient guéries. Néanmoins, il peut parfois arriver que le cancer réapparaisse dans le même sein ou qu’un nouveau cancer fasse son apparition dans l'autre. Le cancer controlatéral est synchrone s’il est diagnostiqué en même temps (simultané ou dans les 6 mois qui suivent), ou métachrone s’il survient au-delà de ce délai.

CE QUE L'ON SAIT DE L'HISTOIRE NATURELLE DE LA MALADIE

Les études épidémiologiques ont montré qu'il est surtout augmenté en cas :

  • D'une atteinte ganglionnaire (N1 et plus)
  • D'une tumeur de grosse taille (T2 et plus)
  • D'un indice de prolifération Ki67 élevé

Les cancers du sein ont un pic de récidive précoce les 5 premières années et un taux de récidive annuel constant par la suite qui semble plus important pour les patientes RH+ve que les patientes RH-ve.
En cas de récidive, tout n'est pas perdu car il existe maintenant des traitements très efficaces dans cette situation. Il est cependant important de savoir que :

  • Tout type de récidive, locale, loco-régionale ou métastatique augmente le risque d'évolution non favorable
  • Les deux tiers des récidives sont métastatiques
  • La récidive locorégionale augmente le risque de mortalité de façon moins importante que les récidives métastatiques

LES SYMPTOMES D'ALERTE QUE VOUS DEVEZ SIGNALER A VOTRE MEDECIN

  • Tout symptôme qui persiste …
    • Une douleur nouvelle
    • Une toux
    • Une sensation de fatigue
    • Une perte d'appétit, etc.
  • La découverte d'une masse dans un ou l'autre sein
  • Des modifications d’aspect de la cicatrice de l'intervention
  • Des picotements ou des engourdissements dans le bras ou la main, …..
  • LES VISITES DE CONTROLE

LE RYTHME DES CONSULTATIONS

Au terme du traitement, il est donc très important de continuer à programmer des consultations de suivi médical. Vous établirez, avec vos médecins, un calendrier de soins. En général, vous sera proposé, le calendrier des visites de suivi suivant :

  • Une première visite, 4 mois après la fin des traitements locorégionaux, avec une mammographie au 6 ème mois
  • Puis, tous les 6 mois pendant 5 ans, avec une mammographie par an
  • Ensuite, une seule visite par an

LA PREMIÈRE CONSULTATION APRÈS...


Elle vous permettra de discuter de problèmes et des effets secondaires du traitement et des moyens d’y palier. Cette visite vous aidera à trouver l'appui affectif ou social dont vous avez besoin. Vous pourrez, à cette occasion, parler de vos projets futurs, notamment professionnels, à l’équipe soignante.

 

 QUELS EXAMENS ?


- Habituellement

Environ quatre à six mois après le traitement, lorsque l'inflammation du sein aura disparu, il est possible que votre médecin vous propose une mammographie et un examen médical.
On peut aussi vous proposer un dosage de CA 15-3 qui est un marqueur tumoral, si votre cancer le surexprime, pour suivre l’effet des traitements et diagnostiquer, précocement, une éventuelle récidive.
Ces examens permettront de faire le bilan après le traitement et serviront de point de repère pour établir des comparaisons si des changements se produisent par la suite.
Si vous ne pratiquez pas déjà l'auto-examen des seins, vous voudrez peut-être apprendre à le faire à ce moment-là.

- Parfois

L’existence de certains symptômes ou de résultats d'examens de contrôle peuvent mériter des investigations supplémentaires pour s’assurer de l’absence de récidive. Ainsi, votre médecin peut être amené à vous prescrire une radiographie du thorax, un scanner ou une échographie abdominale, une scintigraphie osseuse ou une nouvelle biopsie du sein.

NE PAS PERDRE DE VUE...

  • Premier point : la surveillance constitue un stress, une fois passée la visite confirmant que tout se passe bien, n’y pensez plus jusqu’à la visite suivante !
  • Second point : à la troisième année après le traitement, le risque de récidive devient faible ; 85 %  des récidives ont lieu dans les 5 premières années.

 

 

Mise à jour

8 février 2011

 

 

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 09:22

 

 

           photo-NANTES

 

                    Merci aux nantaises et aux nantais


Malgré une météo capricieuse, les Nantaises et Nantais étaient au rendez-vous pour prendre le départ du 1km enfants et du 5km ODYSSEA au profit de la lutte contre le cancer du sein.
5.000 participants dont 400 enfants ont bravé les éléments et permis de collecter 34.000 euros qui seront reversés au Centre René Gauducheau et au comité Loire-Atlantique de la Ligue Nationale contre le cancer.
Un petit coup de pouce sera également donné à l'association AOPA.
Merci et bravo à tous.
A l'année prochaine.

 

 

Consulter les photos de l'évènement. 

 

 

 

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 12:29

 

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Elue le jeudi 10 mai, à la présidence de la Ligue contre le cancer, le Professeur Jacqueline Godet exercera son mandat bénévolement pour une durée de 4 ans.
 

 


(10/05/2012)

 

 

Bénévole, administratrice nationale et vice-présidente de La Ligue contre le cancer depuis 2004, le Pr Jacqueline Godet, généticienne, a présidé le conseil scientifique de l’association jusqu’en 2011. Elle a assuré depuis la coordination des missions sociales : recherche, accompagnement des malades, prévention-dépistage.


La nouvelle présidente souhaite « face à la crise économique et sociale et aux nouveaux enjeux sanitaires (…) œuvrer pour la mise en place d’un Plan Cancer 3 », indiquant notamment que « la situation socio-économique rend la maladie encore plus douloureuse et difficile à vivre ».


Jacqueline Godet est la 9e personnalité à accéder à la Présidence de la Ligue depuis sa création en 1918 et la première femme à ce poste. Elle succède à Gilbert Lenoir.

 

 

 

 

 

 

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 10:10

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 21:04

 

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  • CE N'EST PAS RARE...

LES CHIFFRES

L'association cancer du sein et grossesse est définie par la survenue d'un cancer du sein durant la grossesse ou durant l'année suivant l'accouchement.
Il s'agit d'un évènement rare mais qui devient plus fréquent du fait de grossesses de plus en plus tardives, et notamment de la première grossesse.
Les statistiques révèlent qu’un cancer du sein est diagnostiqué chez environ 3 000 femmes enceintes ou en cours d'allaitement. Ceci représente, en France, environ 750 cas par an.
 L'âge moyen de survenue de la maladie se situant entre 31 et 35 ans, ces cancers doivent faire évoquer une prédisposition génétique et une consultation d'oncogénétique vous sera proposée.

CE QUI EST ÉTABLI SCIENTIFIQUEMENT...

- Une influence de la grossesse sur l’évolution du cancer

Elle est très souvent discutée mais plusieurs études récentes ont montré qu’à âge et à stade égaux, le pronostic de ces cancers n’est pas modifié significativement.
La plupart de ces études soulignent que ces cancers se caractérisent par les mêmes types histologiques qu'en dehors de la grossesse. Cependant, elles notent, une fréquence plus élevée des cancers inflammatoires, de cancers avec un grade histo-pronostique (sbr) plus élevé, par un envahissement ganglionnaire plus fréquent et par une évolution métastatique plus fréquente.

- Il ne faut pas oublier que la grossesse exerce une influence indirecte...

Sur la précocité du diagnostic
Les modifications du sein peuvent retarder le diagnostic.
La lecture des clichés de mammographie dans les cancers du sein est parfois délicate et certaines explorations radiologiques ou isotopiques sont impossibles Ceci explique que 65 à 90 %, selon les études, des cancers chez les femmes enceintes sont diagnostiqués à un stade II et III contre 45 à 66 % chez les témoins non enceintes.
Lorsque le diagnostic est posé avant la douzième semaine et que le traitement chirurgical n'est pas possible, la préservation de la grossesse entraîne un retard thérapeutique.

Le traitement diffère peu de celui hors grossesse  mais la grossesse n’autorise pas certains traitements..
La chirurgie, tumorectomie ou mastectomie avec curage axillaire, si à distance du terme, il n’y a pas de contre-indication, les interventions le sont au cours du troisième trimestre.
La chimiothérapie ne pourra être entreprise qu'après le 1 er trimestre de grossesse car elle fait courir un risque pour l’enfant à naître. Ce risque dépend des drogues utilisées, maximal avec les antifolates, les antipuriques et les alkylants, et surtout de la période d’administration.
L'hormonothérapie est contrindiquée car tératogène.
La radiothérapie implique un risque tératogène qui est majeur pendant l’organogenèse. Le risque mutagène apparaît dès la dose de rayons de 0,2 Gy. L’irradiation sous-diaphragmatique et les radio-isotopes sont donc contre-indiqués. Au-dessus du diaphragme, une radiothérapie est envisageable après le premier trimestre, et une cobaltothérapie focale lors du troisième trimestre.

 

LE PRONOSTIC


- Pour la mère


Le pronostic maternel est globalement plus défavorable, étant donné le retard au diagnostic, donc un stade plus avancé, et l'association plus fréquente avec les formes familiales des mutations BRCA1 ou BRCA2 .
Dans la majorité des cas, l'interruption de grossesse ne modifie pas le pronostic.

- Pour l'enfant à naître

Aucun effet néfaste direct du cancer sur le fœtus n’a été documenté. Aucun cas de transmission de la maladie au fœtus n’est rapporté. Le taux de malformation est identique à celui de la population générale, s’il n’y a pas eu exposition à la chimiothérapie au cours du premier trimestre.

 

  • LES OPTIONS DE TRAITEMENT

LA RADIOTHERAPIE

Le champ d’irradiation concerne le sein, la paroi thoracique et les aires ganglionnaires.
Durant les deux premières semaines, le risque de l’irradiation est la fausse couche spontanée.
Entre deux et huit semaines le risque fœtal est malformatif.
Après huit semaines, le fœtus est à risque de retard psychomoteur et l’enfant à naître aurait un risque accru de présenter un cancer durant sa vie. De ce fait, cette option n'est pas recommandée.


LA CHIRURGIE

La biopsie du sein et la mammectomie sont, elles, sans danger pour la mère et le fœtus.
Le traitement conservateur du sein (tumorectomie et radiothérapie) n'est pas considéré comme une option si le traitement ou une partie du traitement ne peut pas être retardé jusqu'à ce qu'il soit sans danger pour le bébé.

 

LA CHIMIOTHÉRAPIE

Jusqu'à récemment, on pensait que la chimiothérapie était dangereuse pour le fœtus et donc contre-indiquée.

L’effet tératogène des agents anticancéreux est majeur au premier trimestre, contre-indiquant leur utilisation pendant le premier trimestre. De plus, durant le premier trimestre, le risque d’avortement spontané ou de malformations est supérieur à 17 % tandis qu'au cours du troisième trimestre, il est de moins de 1,5 %.
Plusieurs études récentes ont montré que la chimiothérapie au cours du deuxième et du troisième trimestre (entre le quatrième mois jusqu'au neuvième mois) n'augmente pas le risque d'anomalies à la naissance ou de bébés mort-nés.

Quels médicaments ?

De nombreuses études ont montré que l'épirubicine, du protocole FEC et les taxanes, des protocoles TAC, pouvaient être utilisés sans aggravation des risques liés à ces médicaments.

 

Quelques stratégies thérapeutiques

  • Tumeur T1 à T4a–c, N0 ou N1

 

  • La chirurgie identique à celle de la femme non enceinte excepté le prélèvement du ganglion sentinelle
  • S’il y a indication de chimiothérapie, l’âge de la grossesse sera l’élément décisif :
    • Au premier trimestre : l’interruption de la grossesse sera proposée pour mettre en route au plus vite la chimiothérapie
    • Au deuxième trimestre : une interruption de grossesse est parfois souhaitée par la patiente avant la mise en route de la chimiothérapie, sinon chimiothérapie selon le protocole FEC
    • Au troisième trimestre : l’accouchement sera provoqué dès la maturité fœtale puis chimiothérapie. S’il y a indication de radiothérapie et d’hormonothérapie, elles seront mises en œuvre après l’accouchement.
  •  

  • T4d
    • Au premier trimestre : la grossesse sera interrompue avant la chimiothérapie
    • Au deuxième trimestre : deux options seront discutées
      • Interruption de grossesse puis chimiothérapie
      • Chimiothérapie et continuation de la grossesse
    •  

    • Au troisième trimestre : l’accouchement sera provoqué à maturité fœtale pour mettre en route la chimiothérapie rapidement
    • Le traitement locorégional sera proposé secondairement
  • POUR EN SAVOIR PLUS ...

CALG

Le Centre de Référence
Cancer et Grossesse


Il a été créé en France en 2008 pour optimiser la prise en charge des patientes chez qui un cancer est découvert lors de leur grossesse. Sur le site Internet, vous trouverez des réponses à la plupart des questions que vous vous posez...

Hôpital Tenon - 4 rue de la Chine 75020 Paris
Tél. 01 56 01 60 19
Courriel : cancer.grossesse@tnn.aphp.fr


Témoignage : « j’ai appris mon cancer pendant ma grossesse »

http://www.la-maison-du-cancer.com/magazine/les-chambres/les-parents/j-ai-appris-mon-cancer-pendant-ma-grossesse


Mise à jour

12 avril 2012 

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 18:25

 

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Mise à jour le 11.04.2012

 

De la prise de rendez-vous le jour même pour une mammographie à la reconstruction mammaire et au programme d’activité physique, le CHU de Lyon propose aux femmes un parcours complet de soins individualisés. Les patientes apprécient le diagnostic rapide qui réduit le temps de doute et d'errance, les traitements concentrés, l'expertise des équipes et l’accès aux toutes dernières innovations. Visite d'une organisation qui se veut plus la plus fluide et la plus efficiente possible.

 

Cet article a été publié par le Réseau CHU le 2 avril 2012 que nous remercions de cet échange productif.

 

 

Depuis janvier 2012, la nouvelle plateforme à l’hôpital de la Croix-Rousse, à Lyon, met à la disposition des patients un numéro d’appel unique pour les urgences sein, un plateau ultra moderne d’imagerie de la femme où sont réalisées les mammographies numérisées, les échographies, les IRM, les cytoponctions, les macrobiopsies notamment avec l’Intact System®. Les interventions chirurgicales de sénologie et de chirurgie plastique sont réalisées sur le même site par des équipes rompues aux techniques de reconstruction naturelle et évolutive. L’offre comprend aussi un hôpital de jour d’oncologie médicale et un service de réhabilitation à l’effort.

Prise de rendez-vous le jour même sur simple appel. Le service de gynécologie-sénologie-obstétrique de l’hôpital de la Croix-Rousse a créé un numéro d’appel unique, pour les urgences du sein. Pour le Pr Dubernard, chef de service, l’objectif est clair : « Ce numéro s’adresse à des patientes inquiètes, qui ont parfois reçu un premier avis, et auxquelles nous programmons un rendez-vous dans la journée pour une mammographie. Si besoin, des examens complémentaires peuvent être faits le même jour ». Pour plus de rapidité, la consultation de gynécologie se fait dans le service de radiologie. Les résultats sont communiqués au médecin traitant et à la patiente dans les 48h. Tél : 04 72 07 19 36 (du lundi au vendredi, de 8h30 à 18h).

Une nouvelle plateforme d’imagerie de la femme pour un diagnostic sûr et plus rapide

L’hôpital de la Croix-Rousse s’est doté d’une nouvelle plateforme d’imagerie de la femme. Des équipements de pointe qui permettent de démultiplier les moyens d’investigation pour s’adapter aux différentes situations cliniques :

  • La mammographie numérisée est un examen radiologique des seins qui permet de révéler des lésions de très petite taille (à partir de quelques millimètres), dont la présence peut signifier l’existence d’un cancer. La numérisation des mammographies permet de diminuer l’irradiation des patientes et offre la possibilité d’un stockage illimité des clichés, accessibles directement à l’ensemble des médecins HCL sur chaque poste informatique
  • L’échographie est un examen complémentaire à celui de la mammographie utilisé pour affiner le diagnostic. Il s’agit d’ultrasons non irradiants qui permettent d’analyser plus en détails une tache (« opacité ») ou une anomalie architecturale qui a été détectée par une mammographie.
  • L’IRM peut aussi être utilisée dans certains cas (femme jeune avec sein dense, femme à haut risque de cancer du sein ou prothèse mammaire) afin de préciser la nature de lésions mammaires mal caractérisées par la mammographie ou l’échographie. L’IRM permet également de rechercher des lésions multiples et de réaliser des biopsies sur des lésions visibles qu’en IRM.
  • La cytoponction est un prélèvement de quelques cellules fait avec une aiguille très fine, ne nécessitant pas d’anesthésie locale, et permettant une analyse de ces quelques cellules au microscope. La durée globale de cet examen est d'environ 20 minutes.
  • La macrobiopsie est un prélèvement du tissu mammaire réalisé avec une aiguille de diamètre plus important ou à l’aide petit pistolet automatique. Ce prélèvement se fait sous anesthésie locale. L’aiguille est introduite dans la lésion qui a été détectée par un examen clinique, mammographique ou échographique. Plusieurs prélèvements sont réalisés au sein d’une même lésion sous forme de petites « carottes ».

L’Intact System®, une technique d’imagerie innovante

Intact System est une nouvelle technique de macrobiopsie permettant une exérèse monobloc. Le service de radiologie de la Croix-Rousse est le seul à utiliser ce dispositif en Rhône-Alpes. Cette technique est utilisée pour les anomalies mammographiques sous contrôle stéréotaxique. La patiente est installée à plat ventre sur une table de radiographie, qui présente un orifice pour laisser passer le sein à biopsier. Sous cette table se situe un appareil de mammographie, couplé à un ordinateur qui va guider le prélèvement. Après repérage de l’image, une incision cutanée de 6 à 8 mm, selon le calibre de l’aiguille, est pratiquée. Le principe de prélèvement est celui d’une pince à sucre. Le dispositif Intact est mis au contact de la cible grâce à une lame tranchante, qui permet la découpe du tissu mammaire. Le démarrage électro-commandé de la procédure permet un déploiement d’un « panier » tout autour de la lésion. Ce panier est constitué par plusieurs anses métalliques reliées entre elles par un filament électrique permettant le passage d’un courant de radiofréquence et ainsi la découpe du tissu mammaire (jusqu’à 2-3 cm de matière prélevée). Le prélèvement en mono-bloc est emprisonné dans le panier et l’ensemble est retiré du sein. Le temps de la procédure est court, 5 minutes pour l’anesthésie locale et quelques minutes pour le prélèvement.

L’examen dure au total, avec le ciblage et pansement, environ 30 minutes. Les avantages de l’Intact System :

  • Alors que dans le cas d’une macrobiopsie classique, plusieurs morceaux de tissu (ou « carottes ») sont prélevés, l’Intact system ne prélève qu’un seul gros fragment. D’où une meilleure qualité des marges due à l’absence de fragmentation du tissu prélevé, une meilleure fiabilité du diagnostic, du fait de la masse plus importante de matière prélevée et la possibilité de ne pas forcément recourir à une intervention ultérieure, pour certaines petites lésions précancéreuses.
  • En retirant le tissu atteint, l’examen peut servir de traitement dans certains cas, et ne nécessite pas d’exérèse chirurgicale supplémentaire.

Chirurgie et chirurgie réparatrice

L’équipe chirurgicale de gynécologie, sénologie et obstétrique de l’hôpital de la Croix-Rousse, forte de son expérience en pathologie mammaire, maîtrise l’ensemble des techniques spécifiques à la cancérologie mammaire avec notamment la procédure du ganglion sentinelle. Cette équipe va être renforcée par la venue sur la l’hôpital de la Croix-Rousse du service de chirurgie plastique, esthétique et réparatrice des HCL initialement basé à l’hôpital Edouard Herriot (Pr F. Braye). L’équipe de chirurgie plastique des HCL propose toutes les techniques de reconstruction mammaire allant de la reconstruction par prothèses jusqu’aux techniques autologues utilisant les propres tissus de la patiente. Cette équipe est initiatrice de plusieurs techniques innovantes permettant de diminuer les séquelles liées à la réparation, parmi lesquelles le DIEP, le LDPM et TTAM. Le DIEP (Deep Inferior Epigastric Perforator) permet de reconstruire un sein en utilisant la peau et la graisse abdominale. Les muscles abdominaux sont préservés et le ventre retrouve un aspect ‘lifté’ après l’intervention. Cette graisse sera alimentée par un segment d’artère et de veine prélevées dans le ventre et «raccordées» sous microscope en région mammaire. Le sein reconstruit présente un aspect naturel et évolue symétriquement au sein opposé (en cas de prise ou de perte de poids, lors du vieillissement…).

Le LDPM (Lambeau Dorsal à Prélèvement Minimal) est une technique nouvelle utilisant les tissus de la région dorsale de la patiente. Dans cette technique, le muscle grand dorsal est épargné dans sa grande majorité, ce qui a pour effet de diminuer les séquelles liées au prélèvement de ce dernier. La reconstruction est également naturelle et évolutive avec les variations pondérales de la patiente. Dans le cas du TTAM (Transfert de Tissu Adipeux Mammaire), il s’agit de réaliser des injections de graisse de la patiente. Cette graisse est prélevée dans des endroits en excès pour être injectée dans le sein. Cette technique peut être utilisée seule ou en combinaison avec les autres techniques de reconstruction. Et permet d’obtenir des résultats naturels. Elle permet la reconstruction des seins naturels après mastectomies totales ou partielles sans séquelles à l’endroit du prélèvement.

Une plateforme multidisciplinaire d’oncologie médicale

Les chimiothérapies y sont effectuées en hôpital de jour. Cette plateforme est placée sous la responsabilité d’un oncologue médical dépendant du service d’oncologie médicale du Pr V. Trillet-Lenoir.

Un service de réhabilitation à l’effort

A proximité de la plateforme d’oncologie médicale, les patientes traitées par chimiothérapie pourront bénéficier d’un programme personnalisé d’activité physique adaptée, plusieurs fois par semaine. Cette activité offre à des patientes affaiblies par leur traitement, la possibilité de pratiquer une activité physique régulière améliorant la tolérance du traitement et facilitant le retour à la vie active et leurs chances de survie. Concrètement, une évaluation pré-thérapeutique est réalisée pour chaque patiente, suivie de la mise en place d’un programme personnalisé s’appuyant sur différents dispositifs (séances de gymnastique, marche ou running sur tapis roulant, vélo d’appartement…). Les séances d’activité physique adaptée réunissent des patients atteints de différentes pathologies (cancéreuses et autres comme par exemple des insuffisances cardiaques ou respiratoires), encadrés par une équipe multidisciplinaire composée d’un physiologiste, d’un cardiologue, d’un pneumologue, d’un médecin du sport, d’un kinésithérapeute et d’une infirmière. Les bénéfices pour les patients sont multiples et démontrés scientifiquement : effet favorable sur la qualité de vie et la fatigue - +5% sur la survie à 5 ans (selon des études de cohorte), limite la prise de poids, prévient l’ostéoporose, restaure la confiance en soi. Les patientes atteintes d’un cancer du sein profitent généralement de 25 séances, à raison de 2 à 3 séances d’une 1h30 par semaine, selon leurs capacités. Une activité que le Pr Dubernard souhaite développer ce type de prise en charge pendant la période de chimiothérapie.

Le cancer du sein en France

Avec plus de 50.000 nouveaux cas chaque année, le cancer du sein est le 1er cancer de la femme et la principale cause de mortalité chez les femmes de 35 à 65 ans.

Cette pathologie est l’une des priorités des Hospices Civils de Lyon qui ont mis en place un numéro d’appel unique afin de faciliter la prise de rendez-vous pour des mammographies de dépistage réalisés à l’HFME, au Centre Hospitalier Lyon-Sud et à l’hôpital de la Croix-Rousse. Le délai est inférieur à 10 jours, ou dans la journée pour les urgences. Composer  le 0825 825 35 (n° Indigo : 0,15 €/min)


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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 13:06

 

Courir pour Elles petite affiche

 

Quelques points TRES importants concernant le 27 mai :

- Le retrait des dossards : Vous avez de la chance, vous avez le choix entre 3 endroits géographiquement différents pour les retirer :
- Maison des Associations de CHARBONNIERES mercredi 23/05 de 14h à 17h
- MAIRIE DU 7e, Place Jean Macé, samedi 26/05 de 14h à 17h
- Parc LACROIX LAVAL dimanche 27 à partir de 8h
Nous remettrons à chacune son dossard et un Tshirt à porter IMPERATIVEMENT le jour de la course. 

Plus vite vous récupérer votre Tshirt, plus de choix vous aurez entre toutes les tailles…

- Accès au Parc le jour J : Notre partenaire le Sytral, augmente POUR VOUS la fréquence de LA LIGNE 98 : munissez-vous de votre ticket de métro et prenez le bus 98 ! Il vous mènera directement de Gorge du Loup à la porte du Parc de Lacroix-Laval. Petite précision : un vide grenier est organisé à Marcy l’Etoile, ce même dimanche : il sera juste impossible de se garer : oubliez la voiture et soyez éco-responsables !

- Ne pas oublier de bien déjeuner avant cette matinée sportive. Prenez de l’eau, cette année encore, il va faire chaud !!! Ne pas oublier le pique-nique tiré du sac, la glacière, car Courir POUR ELLES, c’est beaucoup plus qu’un simple parcours : c’est une longue journée solidaire !
Pour la garderie, apporter de l’eau et à manger pour votre petit !! La garderie fonctionnera de 9h à 13h.

- Les horaires : Le village ouvre à partir de 08h00
L’échauffement collectif en musique est à 9h30
Ensuite, à 9 h 55, juste avant le 1er départ, toutes ensembles, 6000 filles...toutes en rose... pour le fun, nous ferons toutes ensemble la Waka Waka,
comme le 8 mars, place Bellecour ! On vous remet sur notre page facebook les liens pour vous entraîner....
- Le départ du parcours de 10 km est à 10h00
- Le départ du parcours de 5km est donné à 10h40

 

 

Horaires des navettes pour le 27 mai avec notre partenaire SYTRAL/KEOLIS (Ligne 98 renforcée) :
à l'aller (Départ Gorge de Loup) : 7h30 - 8h00 - 8h30 - 9h00 - 9h30 - 10h30 - 11h30, etc.
au retour (Arrivée Gorge de Loup): 12h30 - 13h03 - 13h30 - 14h04 - 14h30 - 14h52 - 15h30 - 15h54 - 16h56, etc
UTILISATION DES NAVETTES TRES FORTEMENT CONSEILLE...SOYEZ ECO RESPONSABLE


Clic :
Fiches horaires TCL

 


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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 11:42

 

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La 5e édition de La Clermontoise était celle de tous les records. Avec plus de 7.000 participantes (contre 5.600 l’an dernier) et des chronomètres défiant toute concurrence, la maladie n’a qu’à bien se tenir !

Plus de 75.000 € ont été récoltés dimanche et seront reversés aux associations locales de prévention et de lutte contre le cancer du sein.?


Les participantes étaient venues seules, entre copine ou en famille pour allier l'utile à l'agréable sous une matinée ensoleillée, profitant, à leur rythme, des charmes du centre-ville, de la place de Jaude et du jardin Lecoq tout au long du parcours.

 

Clic.gif :

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 17:40

 

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18/04/2012

 
Si 30% des cancers du sein d’origine familiale ont aujourd’hui une cause connue, la grande majorité d’entre eux demeurent inexpliqués. Dans une vaste étude, le Professeur Melissa Southey de l’université de Melbourne en collaboration avec les Professeurs Sean Tavtigian et David Goldgar de l’université de l’Utah, ont découvert que des mutations dans le gène XRCC2, bien que rares, expliquent un certain nombre de cas de cancers du sein d’apparition précoce dans des familles sans cause génétique connue.

Il s’agit là d’une découverte majeure, XRCC2 étant le premier gène de prédisposition décelé grâce au séquençage de nouvelle génération, technologie qui permet d’analyser la séquence d’ADN de l’ensemble des gènes du génome en une seule expérience (séquençage de l’exome).

Lors d’une phase exploratoire, les collaborateurs du Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) ont réalisé le séquençage de l’exome de patientes issues de familles aux forts antécédents de cancer du sein chez qui les gènes de prédisposition connus à ce jour ne portent pas de mutations.
A partir des résultats du séquençage de l’exome, deux types de mutations du gène XRCC2 ont été identifiés dans deux familles originaires d’Australie et des Pays-B as. L’une de ces mutations contraint le gène à créer une version incomplète et dysfonctionnelle de la protéine; l’autre survient  quand un seul acide aminé est modifié dans la protéine, ce qui affecte probablement sa fonction.  Comme la plupart des gènes du cancer du sein connus,  XRCC2 est impliqué dans un mécanisme particulier de réparation de l’ADN. Les chercheurs ont ainsi été amenés à approfondir leur étude du gène XRCC2 : A Melbourne, le gène a été entièrement séquencé en utilisant l’ADN d’échantillons sanguins de 689 familles à cas multiples de cancer du sein ; au CIRC, l’étude portait sur des échantillons de 1120 témoins  et de 1308 femmes affectées par la maladie à un âge précoce et recrutées dans la population générale. Davantage de mutations du gène XRCC2 ont été détectées chez les cas, mais aucune chez les témoins, ce qui confirme l’implication de ce gène dans la prédisposition à la maladie.

Une initiative mondiale a déjà été lancée pour déterminer la proportion du cancer du sein attribuable aux mutations de ce gène et le degré de risque que celles-ci représentent.

En termes d’applications cliniques, cette découverte permettrait peut-être de contrôler le risque de cancer du sein dans les familles aux forts antécédents de la maladie sans cause génétique connue. Elle permettrait à certaines familles d’évaluer le risque individuel et ainsi d’identifier les individus présentant un risque élevé de développer le cancer en question. Les personnes non affectées mais porteuses d’une mutation sur ce gène pourraient se voir proposer des tests prédictifs, un conseil génétique et une prise en charge clinique selon les mutations. Les patientes dont le cancer du sein est associé aux mutations du gène XRCC2 pourraient également bénéficier de traitements spécifiques ciblant le gène défectueux, comme les inhibiteurs de PARP.

Les chercheurs pensent que, grâce à cette méthode d’analyse des variants de séquences d’ADN, d’autres gènes de prédisposition au cancer du sein ou à d’autres cancers fréquents seront identifiés plus rapidement qu’avant.

La recherche a été menée par un large réseau de collaborateurs basés en Amérique du Nord, en Australie et en Europe. L’étude a été financée par les National Institutes of Health (R01CA155767 and R01CA121245) et plusieurs fondations mondiales de recherche. Elle a aussi bénéficié de ressources recueillies par le Breast Cancer Family Registry, le Kathleen Cuningham Foundation Consortium for Research into Familial Breast Cancer, entre autres initiatives de recherche sur le cancer du sein à travers le monde.

 

 

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 16:04

 

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VOS QUESTIONS LéGITIMES (liste non exhaustive)

  • Pourquoi dois-je suivre une chimiothérapie ?
  • Quels sont les avantages d’une chimiothérapie ? Y a-t-il d’autres traitements possibles pour mon type de cancer ?
  • Quels sont les risques d’une chimiothérapie ? Quels sont les effets secondaires possibles ? Quels sont ceux qui doivent être signalés aussitôt ?
  • Quels médicaments vais-je recevoir ?
  • Comment m'administrera-t-on la chimiothérapie ? Où vais-je recevoir mon traitement ?
  • Quelle est la durée de mon traitement ?
  • C'est un traitement systémique du cancer

DE QUOI S'AGIT-IL ?

La chimiothérapie tiens une place très importante dans le traitement des cancers du sein. Depuis son introduction dans les schémas thérapeutiques, elle a amélioré fondamentalement le pronostic de la maladie.
C’est un traitement du cancer à base de médicaments qui a été découvert en 1943. Ces médicaments ont pour but de détruire les cellules cancéreuses. Ils peuvent être administrés par voie intraveineuse ou par voie orale. Les médicaments circulent dans le sang pour atteindre les cellules cancéreuses dans le corps tout entier.

EN PRATIQUE...

La chimiothérapie est administrée en cycles ou cures.
En général, la chimiothérapie ne nécessite pas d’hospitalisation.

Chaque période de traitement est suivie d'une période de repos thérapeutique permettant la récupération des lignées cellulaires normales affectées par le ou les médicaments.
Un traitement comporte habituellement 4 à 6 cures espacées de 3 semaines. De ce fait, la durée totale d'une chimiothérapie est de 4 à 6 mois selon les schémas thérapeutiques utilisés.

PLUSIEURS MEDICAMENTS... 

Une association de médicaments anticancéreux est généralement plus efficace qu'un médicament seul.
L’équipe peut utiliser certains qualificatifs pour définir le type de chimiothérapie qui vous sera proposée :

  • On parle de chimiothérapie intensive lorsque les doses sont augmentées. C’est le cas d’un FEC 100 par rapport à un FEC 50 (voir plus bas dans le tableau ci-dessous). Cela implique parfois des traitements complémentaires pour parer à une myélosuppression profonde.
  • On parle de chimiothérapie dense , lorsque les cures sont plus rapprochées, toutes les deux semaines au lieu de toutes les trois semaines.
  • Les traitements adjuvants de première ligne

QUAND ?

La chimiothérapie débute normalement dans les 3 à 6 semaines suivant l'intervention chirurgicale.

COMMENT ?

La chimiothérapie de base de  première ligne du cancer du sein fait appel aux médicaments suivants :

  • Les anthracyclines : (A) adriamycine/doxorubicine ; (E) épirubicine 
    • Doxorubicine versus épirubicine : probablement pas de différence
  •  

  • Les taxanes : docétaxel (Taxotère™) ou paclitaxel (Taxol™) (T), surtout si un ganglion est envahi (N+)
    • Paclitaxel versus docétaxel: probablement pas de différence
  •  

  • Le cyclophosphamide (C) (Endoxan™)
    • Adriamycine/Cyclophosphamide (AC) versus Adriamycine/Taxane (AT) : probablement pas de différence
    • Taxane/Cyclophosphamide (TC) versus Adriamycine/Cyclophosphamide (AC) : bénéfice marginal
  •  

  • Le fluorouracile ( F)

Les associations de médicaments les plus utilisées pour le traitement du cancer du sein sont précisées dans le tableau suivant.

UN CONSEIL...

Selon les habitudes des centres et des médecins, des variations de ces protocoles existent.
N’hésitez pas à demander, à votre oncologue, toutes les précisions concernant le protocole de chimiothérapie qui vous est proposé.

 

Les protocoles

En pratique pour vous...

CMF

Cyclophosphamide

Méthotrexate

5-fluorouracile

J1 et J8 : méthotrexate et fluorouracile en perfusion courte
J1 à J14 : cyclophosphamide (Endoxan™) en comprimés
Traitement pour prévenir les nausées, acide folinique (Lederfoline™) à J2 et J9, comme antidote du méthotrexate
Vous recommencerez ce traitement à J28
FEC 50 ou 100
5-fluorouracile
Epirubicine
Cyclophosphamide
J 1 : cyclophosphamide (Endoxan™) et 5-FU (Fluorouracile) en une courte perfusion ; épirubicine injectée directement dans la tubulure
Traitement pour prévenir les nausées
Vous recommencerez ce traitement à J21
6 cures en tout
FUN
5-fluorouracile
Navelbine™
J1 et J5 : vinorelbine en courte perfusion
J1 à J5 : 5-FU (Fluorouracile) en perfusion continue
Traitement pour prévenir les nausées
Vous recommencerez ce traitement à J21
EpiTax
Epirubicine
Taxotère™
La veille du traitement de la cortisone qui sera poursuivie 3 jours de suite, pour éviter le risque d’œdèmes allergiques
J1 : docétaxel (Taxotère™) en perfusion (1 heure) et épirubicine injectée directement dans la tubulure
Traitement pour prévenir les nausées et parfois pour éviter les brûlures d’estomac
Vous recommencerez ce traitement à J21 ou 28
FT
5-fluorouracile
Taxotère™

La veille du traitement de la cortisone qui sera poursuivie 3 jours de suite, pour éviter le risque d’œdèmes
Jour 1 : docétaxel (Taxotère™) en perfusion (1 heure)
De J1 à J 5 : 5-FU (Fluorouracile) en une courte perfusion
Traitement pour prévenir les nausées et pour éviter les brûlures d’estomac
Vous recommencerez ce traitement à J21 ou 28

 

  • DES ALTERNATIVES…

LA CAPECITABINE (XELODA™)

C'est un dérivé du 5-FU (Fluorouracile™) actif par voie orale.
Ce médicament est donné à la dose de 1250 mg/m² deux fois par jour pendant 14 jours. La cure est renouvelée tous les 21 jours, si la numération formule sanguine (NFS) le permet.

Ce médicament est relativement bien toléré en dehors d’un syndrome main-pied qui consiste en un rougissement douloureux des pieds et des mains.

LES AUTRES PROTOCOLES

Ils sont très nombreux, à titre d’exemples, les protocoles suivants peuvent vous être proposés :

  • Myocet™ (complexe doxorubicine encapsulé dans des liposomes) 60 à 75 mg/m² en association au cyclophosphamide (600 mg/m²), toutes les trois semaines
  • FEC 75 sur 6 cycles ou le FEC 100 sur 3 cycles, suivis de Taxotère™ pour 3 cycles
  • SIM comprend un FEC en dose-dense suivi de Taxotère™
  • TAC Taxotère™ + Adriamycine + Cyclophosphamide + filgastrine en support pour parer à la diminution des globules blancs administrés en perfusion intraveineuse d’environ 3 heures, à l’hôpital. Cette cure sera répétée tous les 21 jours. 
  • Taxotère™ + Xéloda™
  • GT = gemcitabine (Gemzar™) 1250 mg/m² J1 (après Taxol™) et J8 + paclitaxel (Taxol™) 175 mg/m² J1


EN CAS DE SUR-EXPRESSION HER2

 

En association avec Herceptin™ pour les patientes «  HER2 + » , les médicaments suivants sont souvent proposés : 

 

  • L’association carboplatine + Taxol™ où les médicaments sont administrés en perfusion intraveineuse de 4 heures tous les 21 jours.
  • Le Taxotère™ hebdomadaire
  • La Navelbine™ (vinorelbine)
  • Un bénéfice clairement établi de la chimiothérapie adjuvante...

LES BASES SCIENTIFIQUES

Les études cliniques portant sur plusieurs milliers de femmes ont montré que l’administration d’une chimiothérapie adjuvante réduit très significativement le risque de :

  • Rechutes
    • 5 % pour les femmes de moins de 50 ans
    • 20 % pour celles âgées de plus de 50 ans
  •  

  • Décès
    • 27 % à 10 ans, pour les femmes de moins de 50 ans
    • 11 % pour celles âgées de plus de 50 ans
  •  

  • Bilatéralisation de la maladie (atteinte de l’autre sein) de 20 %


Des études récentes ont montré qu'il était préférable d'utiliser les anthracyclines (épirubicine ou adriamycine) plutôt qu'un schéma n'en contenant pas, lorsque l’utilisation de ce type de molécules est possible, absence de maladies cardiaques et pas d’utilisation d’Herceptin™.

LES MODALITÉS

- Les patientes N+

Le Groupe Français d'Études Adjuvantes (GFEA) a montré qu'il valait mieux :

  • Faire 6 cures de chimiothérapie, plutôt que 3 cures
  • Prescrire un FEC 100 (épirubicine 100 mg/m²), plus efficace, qu’un FEC 50 ce qui explique que ce schéma a été retenu pour la plupart des protocoles usuels.

- Les patientes N0

Pour les patientes avec des facteurs de risque, le traitement de référence est le FEC 100. Des études, comparant 6 cures versus 4 cures de FEC 100, devraient permettre de préciser la durée optimale du traitement.

Il faut savoir, qu’aux États-Unis, le protocole 4 x AC (adriamycine + cyclophosphamide) reste la référence pour les N0.

- L’utilisation des taxanes

Il n'existe pas actuellement d'études démontrant l’intérêt des taxanes (docétaxel ou paclitaxel) en traitement adjuvant pour les patientes N0. Leur indication est réservée aux patientes N+.

 

En résumé, les recommandations actuelles

  • N-/HER 2 -
    • 6 FEC 100
    • Alternatives : 4 AC 60 ; schéma anthracyclines+taxanes
  •  

  • N+/ RH-/HER 2-
    • Schéma séquentiel anthracyclines et taxanes : 3 FEC 100 puis 3 docétaxel (Taxotère™) 100
    • Alternatives : 4 AC 60 + 4 docétaxel 100 ; 4 AC puis 12 Taxol TM  80 hebdomadaire ; protocole  6 TAC
  •  

  • N+/RH+/HER 2 -
    • Schéma séquentiel anthracyclines + taxanes : 3 FEC 100 puis 3 docétaxel 100
    • Alternatives : 4 AC 60 puis 4 Taxol TM 175 ; protocole TAC ; 6 FEC 100
  •  

  • HER2+
    • 3 FEC 100 puis 3 docétaxel (Taxotère™) + Herceptin™
  • La chimiothérapie néoadjuvante (avant la chirurgie)

LE PRINCIPE

C'est une option pour certaines femmes qui souhaitent avoir un traitement conservateur du sein pour des tumeurs ayant entre 2 et 5 cm.
Si la chimiothérapie néoadjuvante est capable de réduire suffisamment la taille de la tumeur, une tumorectomie simple peut être envisagée suivie d'une radiothérapie, éventuellement complétée par un traitement systémique (chimiothérapie, avec ou sans hormonothérapie.)

EN PRATIQUE...

 Le schéma de la chimiothérapie néo-adjuvante est, le plus souvent semblable à celui de la chimiothérapie adjuvante.
Elle contient souvent un taxane et une anthracycline.
Pour les tumeurs HER2+, elle comprend de l'Herceptin.
  • Avant de débuter la chimiothérapie...

IL FAUT PRENDRE CERTAINES PRÉCAUTIONS

Au moment du diagnostic et avant d’entreprendre le traitement de chimiothérapie, des examens sont nécessaires.

Il est préférable d’éliminer toute source d’infection avant de débuter une chimiothérapie. La source d’infection la plus fréquente est dentaire. Si votre traitement de chimiothérapie n’est prévu que dans 2 ou 3 semaines, vous avez le temps de faire examiner et traiter vos dents chez votre dentiste, avant de débuter.

QUELQUES EXAMENS...

- Une prise de sang est indispensable

Elle sera systématiquement réalisée avant la chimiothérapie pour s’assurer du bon fonctionnement d’organes essentiels pour le métabolisme et l’élimination des médicaments, tels que le foie et le rein.
Dans cette prise de sang, il sera également vérifié que les cellules circulantes du sang (globules blancs, globules rouges et plaquettes) sont à un taux satisfaisant, car ce sont les cellules saines de l’organisme dont la production est la plus sensible aux médicaments de la chimiothérapie.
Si le taux de globules rouges (ou plus précisément, le taux d’hémoglobine) est trop bas, il vous sera proposé de recevoir une transfusion de sang (culots globulaires) avant de réaliser la chimiothérapie. Une autre option est l’administration d’érythropoïétine ou EPO en injection sous-cutanée. L’EPO est une hormone naturelle de l’organisme, sécrétée par le rein, qui stimule la production des globules rouges par la moelle des os, site naturel de fabrications de cellules du sang.

- Dans certains cas, des précautions particulières...
Pourquoi ?
Certains médicaments de chimiothérapie peuvent présenter une toxicité orientée vers certains organes précis. Des examens peuvent alors être utiles pour vérifier que cet organe fonctionne de façon satisfaisante chez vous avant d’administrer le médicament.


La fonction cardiaque
Les médicaments, comme les anthracyclines, utilisés dans le traitement de votre cancer ont une toxicité pour le muscle cardiaque. Il est parfois préférable de les éviter chez les patients ayant déjà une maladie cardiaque. Pour s'en assurer, il faut faire un examen de la fonction cardiaque, c'est le calcul de la « fraction d'éjection systolique » (FES) qui mesure la capacité du ventricule gauche à se contracter. Cette mesure peut se faire de deux manières :

  • Par échographie cardiaque
  • Par mesure isotopique qui nécessite l'injection d'un marqueur radioactif et l'examen de son passage dans le cœur par une caméra spéciale (scintigraphie)
CATHÉTER CENTRAL OU PAS ?

- Pourquoi cette question ?
 
La chimiothérapie est souvent administrée directement par voie intraveineuse au moyen d’une aiguille qui est placée temporairement dans une veine du bras. Les médicaments de chimiothérapie sont injectés dans cette veine grâce à une perfusion. Une perfusion est une poche de plastique remplie de liquide et placée en hauteur pour que le liquide coule dans un tube de plastique fin et flexible (ou tubulure) qui relie la poche à l’aiguille de la veine du bras. Les médicaments de chimiothérapie sont soit dilués dans le liquide de la poche, soit injectés dans la tubulure par l’intermédiaire d’une seringue.
L’injection des médicaments de chimiothérapie directement dans les veines du bras est une solution qui peut être proposée dans les cas suivants :

  • Des produits non vésicants
  • Une durée de perfusion courte pour chacun des médicaments
  • Un nombre prévu réduit d’injections
  • Un bon capital veineux

- Les cathéters centraux

De quoi s'agit-il ?
Si un médicament doit être administré sur plusieurs heures et à fortiori sur plusieurs jours, si la durée de la chimiothérapie peut être assez longue, si les veines du (ou des) bras ne sont pas suffisantes ou si les injections précédentes de chimiothérapie ont entraîné une inflammation des veines (veinite), il peut vous être proposé la mise en place d’un cathéter central pour la durée de la chimiothérapie.

Ce type de cathéter est appelé central car une des extrémités du tube fin est située dans une grosse veine centrale, avant que celle-ci rejoigne le cœur (veine cave supérieure). Les cathéters sont composés de matériaux biocompatibles (silicones, polyuréthanes) qui sont bien supportés par l'organisme. Avec un suivi approprié, ces cathéters peuvent rester placés aussi longtemps que nécessaire ce qui évite au patient d’être piqué dans le bras à chaque séance de chimiothérapie. Il existe deux sortes de cathéters.

Les cathéters extériorisés à la peau
Ils ont leur extrémité qui ressort à travers la peau, par une petite incision généralement située sous la clavicule, l’os qui relie le sternum à l’épaule. Ils sont installés sous anesthésie locale. On pose la perfusion directement dans l’extrémité du tube du cathéter qui ressort.

Les chambres implantables
Elles n’ont pas leur extrémité qui ressort à travers la peau, car elles sont reliées à un réservoir ou chambre (Port-A-Cath™, Infusaport™, etc.) qui est inséré sous la peau.
Le cathéter et la chambre sont implantés, au bloc opératoire, sous anesthésie locale ou sous anesthésie générale de courte durée. . Une courte incision permet de découvrir une veine de la base du cou.
La chambre est mise sous la peau du thorax, au-dessous de la clavicule, généralement assez loin du sternum pour des raisons esthétiques.

Dans les 48 heures qui suivent la pose, une douleur à la base du cou est assez fréquente, on vous prescrira des médicaments contre la douleur pour cela.
La chimiothérapie est administrée en piquant dans le réservoir avec des aiguilles spéciales.

  • EN PRATIQUE POUR VOUS...

VOUS VIVEZ NORMALEMENT...

Le pansement peut être retiré au bout de quatre jours, les fils de la suture se résorbent habituellement tout seul. Par la suite, aucun pansement ne sera nécessaire.
Vous pourrez mener avec ce dispositif une vie normale. Seuls les sports violents sont à éviter. Le port de la ceinture de sécurité reste conseillé.
Un carnet de surveillance de la chambre vous sera remis afin de noter les gestes effectués à ce niveau.
Une chambre peut être conservée pendant plusieurs années.
 
QUELQUES INCIDENTS POSSIBLES...

Ils sont rares et liés au dispositif. Ils doivent amener à consulter, en particulier dans les cas suivants :

  • Une douleur et rougeur au niveau du boîtier doivent faire craindre une infection
  • Une douleur et gonflement du bras peuvent faire suspecter une obstruction de la veine
  • Un mauvais fonctionnement de la chambre.


@ Pour en savoir plus sur les chambres implantables : http://www.hopital-dcss.org


Mise à jour

14 avril 2012

 

 

 

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