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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 10:22

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Le Pr Jean-Paul Vernant a remis à la ministre des Affaires sociales et de la Santé et à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche,

ses recommandations pour le troisième Plan cancer.

(30/08/2013)

Ce rapport comprend trois parties :

  • la formulation d'objectifs stratégiques pour le troisième Plan cancer : réduire effectivement les inégalités liées au cancer ; adapter le système de santé aux évolutions de la prise en charge ; simplifier l'organisation pour une meilleure efficacité.
  • des propositions d'objectifs et de recommandations organisées par axe thématique, à savoir le développement de la prévention et du dépistage ; la recherche ; les métiers, les formations et les pratiques de la cancérologie ; le parcours de soins ; la vie pendant et après le cancer
  • des propositions sur cinq axes transversaux : la place des médecins généralistes ; l'évolution des modalités d'implication des patients ; l'évolution des organisations; les systèmes d'information ; les problèmes économiques que pose le cancer.

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 09:32

 

1ère Etape du RUBAN DE L'ESPOIR 2013

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 10:09

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Onze jours de soins intensifs sont préférables à quatre

Le lymphœdème du membre supérieur touche 15 à 20% des femmes après cancer du sein.

Le traitement repose sur la physiothérapie complète décongestive (bandages peu élastiques monotypes avec des bandes à allongement court < 100%, exercices sous bandages, drainages lymphatiques manuels, soins de peau) dont la durée n'est pas bien codifiée. 

L'objectif de cette étude était de déterminer la durée optimale pour la réduction pour la phase intensive de traitement et les facteurs prédictifs de succès pour espérer réduire la durée de traitement de 11 jours (du lundi de la première semaine au vendredi de la deuxième semaine) à 4 jours. 

Toutes les femmes ayant un lymphœdème étaient traitées en hospitalisation où en plus du traitement, elles étaient intégrées dans un programme d'éducation thérapeutique sous forme d'atelier. 

Une réduction de volume de 75% du total du volume obtenu lors de la première semaine était considérée comme cliniquement pertinente pour espérer réduire la durée du traitement de 11 à 4 jours. 

Cent vingt neuf femmes, d'âge médian 64 ans avaient un volume médian initial de 907 ml (calculé par la méthode des troncs de cônes), et significativement réduit à 712 ml après 4 jours et à 606 ml après 11 jours de traitement, correspondant à une réduction totale de 33%. 

Un seul facteur prédictif de réduction d'au moins 75% du total du volume obtenu après 4 jours de traitement était la survenue du lymphœdème plus de 2 ans après le traitement du cancer. 

Une durée de traitement de 11 jours entraine une diminution de volume du lymphœdème du membre supérieur plus importante que 4 jours. 


Rédigé par Stéphane Vignes sur sollicitation d'ActuKiné le Dimanche 18 Août 2013

 

Référence bibliographique : 

Vignes S, Blanchard M, Arrault M, Porcher R. Intensive complete decongestive physiotherapy for cancer-related upper-limb lymphedema: 11days achieved greater volume reduction than 4. Gynecol Oncol. 2013 Jul 29. pii: S0090-8258(13)01021-4. doi: 10.1016/j.ygyno.2013.07.101. Article sous presse. 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 10:00

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Derrière son bureau, en blouse blanche, le cancérologue livre le bilan tant espéré de fin de traitement : c’est une rémission complète, l’absence de tout signe pparent de la maladie.

Entre soulagement et angoisse d’une rechute, épuisement physique et désir d’aller de l’avant, comment reprendre petit à petit le cours d’une vie normale quand pendant de nombreux mois, la maladie a imposé son rythme ?

Plus de deux millions de personnes en France ont un jour eu à se poser la question de l’après-traitement pour un cancer (Commission d’orientation sur le cancer 2003).

Affaiblis sur les plans musculaire et articulaire, carencés sur le plan nutritionnel, elles se sont souvent retrouvées bien seules pour affronter cette période difficile. « La qualité de la prise en charge médicale ayant énormément progressé ces dernières années, le contrecoup est d’autant plus important au moment où les personnes quittent le cocon hospitalier. Certains patients disent : ça y est, je suis guéri, il faut que ça reparte. D’autres éprouvent un sentiment d’abandon notamment vis-à-vis de l’équipe hospitalière qui les a tellement aidés à surmonter l’épreuve de la maladie », analyse Giulietta Poillerat, déléguée au service actions pour les malades à la Ligue contre le cancer.


Perte d’autonomie

En bonne place parmi les premières préoccupations des malades après un traitement figure le besoin de se reconstruire : soutien psychologique, prise en compte des séquelles physiques, redéfinition d’un projet de vie en particulier sur le plan professionnel, etc.

Ce processus doit souvent prendre en compte la fatigue qui peut revenir pendant plusieurs années.

Par ailleurs, certaines personnes vont devoir affronter les conséquences de la perte d’autonomie sur le plan de leurs capacités physiques ou sur le plan social.

Enfin, s’agissant de la reprise du travail, si des solutions existent pour permettre des adaptations de l’emploi, la question de la réinsertion professionnelle demeure complexe : « Une femme qui a subi un curage ganglionnaire suite à un cancer du sein ne pourra plus réaliser des tâches pénibles avec son bras. De même, un chauffeur routier rencontrant des problèmes d’incontinence après le traitement chirurgical d’un cancer de la vessie ne pourra plus exercer son métier », témoigne le Dr Bruno Audhuy, cancérologue et administrateur de la Ligue.

Certains salariés pourront bénéficier d’un aménagement de poste au sein de leur entreprise ou d’un reclassement.

D’autres devront subir l’épreuve d’un licenciement et entamer une requalification professionnelle.

Rappelons qu’aujourd’hui 40 % des personnes soignées pour un cancer font partie de la tranche d’âge des actifs.

Mais l’épreuve du cancer n’a pas que des effets négatifs ainsi que l’attestent des cancérologues et des psychologues : elle peut être l’occasion de repenser son projet professionnel, voire son projet de vie.

 


Surveillance alternée

Face à l’affaiblissement physique, les activités physiques peuvent également contribuer à retrouver confiance en soi : « Souvent après un traitement, les personnes ne souhaitent pas se rendre dans une salle de gym traditionnelle ni même à la piscine. Mais à partir du moment où l’activité se déroule dans un cadre un peu médicalisé, elles reprennent confiance et découvrent que leur corps n’a pas perdu sa capacité à faire des efforts », poursuit le cancérologue.

D’ailleurs, de plus en plus d’établissements proposent ce type de prise en charge. Quant à la surveillance médicale, elle varie bien entendu d’une personne à l’autre, d’une pathologie à l’autre. Bâtie « sur-mesure », elle est amenée à être coconduite par un médecin généraliste en lien avec un cancérologue.

Une mesure préconisée par le Plan cancer 2. A titre d’exemple, le centre hospitalier de Colmar a mis en place un protocole de surveillance alternée pour les personnes qui ont été soignées pour un cancer du côlon, du sein et bientôt de la prostate.

La vie sociale peut également se trouver modifiée. Les proches peuvent avoir été affectés.

De même, l’impact corporel de la maladie et des traitements peut causer des difficultés dans la vie intime.

Enfin, il arrive que les ressources financières diminuent après un cancer : « Les revenus peuvent baisser, les personnes peuvent avoir un reste à charge en raison de dépenses non couvertes par l’assurance maladie : dépassements d’honoraires dans le cadre de reconstructions mammaires, achats de perruques, etc. De même, les personnes de moins de 60 ans ne bénéficient pas de l’aide personnalisée à l’autonomie, si elles souhaitent embaucher une aide à domicile », pointe la déléguée au service actions pour les malades.

Afin de mieux comprendre ces phénomènes, la Ligue a lancé une enquête baptisée Dopas (voir encadré p.36 et lire aussi p.40).

« On s’imagine que les personnes vont savoir de manière innée comment repartir alors qu’elles ont besoin d’un accompagnement post thérapeutique mené par des professionnels. »


Pour un accompagnement global

L’année dernière, les commissions sociales des Comités départementaux de la Ligue ont consacré 6 millions d’euros pour venir en aide aux personnes (aide alimentaire, soutien au paiement des loyers, achat de prothèses, financement d’aide-ménagères, etc.).

Mais, au-delà des aides ponctuelles qu’elle peut apporter, la Ligue est favorable à l’instauration d’un accompagnement global dans le cadre de l’après-traitement en France.

C’est déjà le cas en Allemagne où les patients ont la possibilité d’effectuer un séjour dans un centre de réadaptation, séjour pris en charge par une mutuelle.

Ils y bénéficient d’un accompagnement sur les plans de la nutrition, du bien-être physique et psychologique pendant quatre semaines.

«On s’imagine que les personnes vont savoir de manière innée comment repartir.

Or elles ont besoin d’un accompagnement post thérapeutique par des professionnels.

Et ce d’autant plus que, vulnérables, elles sont sensibles aux arguments de tous les mauvais conseilleurs », conclut le Dr Audhy.

Aujourd’hui, grâce aux progrès thérapeutiques, pour 42 % des patients, le taux de survie à cinq ans après un cancer est de 80 %.

Des chiffres qui incitent à se préoccuper davantage de la prise en charge après traitement.

Philippe Bohlinger

 

 

Trois questions à…

Denis Azoulay, 52 ans, administrateur du Comité départemental de la Ligue du Rhône.

 

Après votre traitement pour un cancer, quelles difficultés avez-vous rencontré ?

Mon traitement pour un cancer de l’estomac par chirurgie, chimio et radiothérapie il y a six ans, m’a beaucoup affaibli.

J’ai perdu 22 kg et me suis retrouvé très démuni face aux difficultés quotidiennes d’alimentation.

A l’époque, je n’ai eu aucune incitation médicale à consulter un nutritionniste. Je souffre également d’un dumping syndrome, des évanouissements, un handicap qui complique mon existence.

Sur le plan professionnel, en tant que dentiste, il n’existe pas de possibilités de mi-temps thérapeutique.

J’ai bien tenté de reprendre le travail, mais c’était dur car je n’arrivais pas à retrouver la concentration nécessaire.

J’ai fini par accepter l’invalidité professionnelle qui me permet de subvenir à mes besoins.

Sur le plan financier, ça n’a pas été évident, car il y a un décalage entre la déclaration d’invalidité et le moment où on perçoit la rente.

Ce qui est encore plus difficile à accepter, c’est le refus des banques de m’accorder le moindre prêt.

Du coup, c’est mon épouse qui prend tout à sa charge.


Comment s’est passé votre suivi médical ?

Malheureusement, j’ai fait une septicémie après ma radiothérapie.

J’ai tenté d’en savoir davantage auprès de mon cancérologue.

Mais, embarrassé par mes questions, celui-ci a préféré rompre la relation de soins.

Pendant quinze jours j’ai eu des pensées suicidaires.

La médiation auprès du conseil de l’ordre n’a pas arrangé les choses.

Finalement, j’ai trouvé un autre établissement qui a accepté un peu à reculons de me suivre.

Actuellement, j’ai rendez-vous avec un cancérologue tous les six mois et je passe un scanner tous les ans, mais c’est une période d’angoisse pour moi.


Qu’est-ce qui vous a aidé à vous relever après le cancer ?

Mon épouse a été d’une grande force, car cette période a été aussi très difficile pour elle.

Je me suis également mis à l’écriture (Mal et fils, éditions Persée, 2009).

Surtout, j’ai découvert l’extraordinaire Comité départemental de la Ligue du Rhône.

Pour moi, la réinsertion dans la vie active est passée par ce Comité.

J’ai eu le sentiment d’être utile notamment en animant des ateliers d’écriture pour les malades.

 

- See more at: http://www.ligue-cancer.net/vivre/article/26475_lapres-traitement-une-nouvelle-etape#.UfklUm06T5M

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Derrière son bureau, en blouse blanche, le cancérologue livre le bilan tant espéré de fin de traitement : c’est une rémission complète, l’absence de tout signe apparent de la maladie. Entre soulagement et angoisse d’une rechute, épuisement physique et désir d’aller de l’avant, comment reprendre petit à petit le cours d’une vie normale quand pendant de nombreux mois, la maladie a imposé son rythme ? Plus de deux millions de personnes en France ont un jour eu à se poser la question de l’après-traitement pour un cancer (Commission d’orientation sur le cancer 2003). Affaiblis sur les plans musculaire et articulaire, carencés sur le plan nutritionnel, elles se sont souvent retrouvées bien seules pour affronter cette période difficile. « La qualité de la prise en charge médicale ayant énormément progressé ces dernières années, le contrecoup est d’autant plus important au moment où les personnes quittent le cocon hospitalier. Certains patients disent : ça y est, je suis guéri, il faut que ça reparte. D’autres éprouvent un sentiment d’abandon notamment vis-à-vis de l’équipe hospitalière qui les a tellement aidés à surmonter l’épreuve de la maladie », analyse Giulietta Poillerat, déléguée au service actions pour les malades à la Ligue contre le cancer.

Perte d’autonomie

En bonne place parmi les premières préoccupations des malades après un traitement figure le besoin de se reconstruire : soutien psychologique, prise en compte des séquelles physiques, redéfinition d’un projet de vie en particulier sur le plan professionnel, etc. Ce processus doit souvent prendre en compte la fatigue qui peut revenir pendant plusieurs années. Par ailleurs, certaines personnes vont devoir affronter les conséquences de la perte d’autonomie sur le plan de leurs capacités physiques ou sur le plan social. Enfin, s’agissant de la reprise du travail, si des solutions existent pour permettre des adaptations de l’emploi, la question de la réinsertion professionnelle demeure complexe : « Une femme qui a subi un curage ganglionnaire suite à un cancer du sein ne pourra plus réaliser des tâches pénibles avec son bras. De même, un chauffeur routier rencontrant des problèmes d’incontinence après le traitement chirurgical d’un cancer de la vessie ne pourra plus exercer son métier », témoigne le Dr Bruno Audhuy, cancérologue et administrateur de la Ligue. Certains salariés pourront bénéficier d’un aménagement de poste au sein de leur entreprise ou d’un reclassement. D’autres devront subir l’épreuve d’un licenciement et entamer une requalification professionnelle. Rappelons qu’aujourd’hui 40 % des personnes soignées pour un cancer font partie de la tranche d’âge des actifs. Mais l’épreuve du cancer n’a pas que des effets négatifs ainsi que l’attestent des cancérologues et des psychologues : elle peut être l’occasion de repenser son projet professionnel, voire son projet de vie.

Les activités physiques contribuent à retrouver confiance en soi.

Surveillance alternée

Face à l’affaiblissement physique, les activités physiques peuvent également contribuer à retrouver confiance en soi : « Souvent après un traitement, les personnes ne souhaitent pas se rendre dans une salle de gym traditionnelle ni même à la piscine. Mais à partir du moment où l’activité se déroule dans un cadre un peu médicalisé, elles reprennent confiance et découvrent que leur corps n’a pas perdu sa capacité à faire des efforts », poursuit le cancérologue. D’ailleurs, de plus en plus d’établissements proposent ce type de prise en charge. Quant à la surveillance médicale, elle varie bien entendu d’une personne à l’autre, d’une pathologie à l’autre. Bâtie « sur-mesure », elle est amenée à être coconduite par un médecin généraliste en lien avec un cancérologue. Une mesure préconisée par le Plan cancer 2. A titre d’exemple, le centre hospitalier de Colmar a mis en place un protocole de surveillance alternée pour les personnes qui ont été soignées pour un cancer du côlon, du sein et bientôt de la prostate. La vie sociale peut également se trouver modifiée. Les proches peuvent avoir été affectés. De même, l’impact corporel de la maladie et des traitements peut causer des difficultés dans la vie intime. Enfin, il arrive que les ressources financières diminuent après un cancer : « Les revenus peuvent baisser, les personnes peuvent avoir un reste à charge en raison de dépenses non couvertes par l’assurance maladie : dépassements d’honoraires dans le cadre de reconstructions mammaires, achats de perruques, etc. De même, les personnes de moins de 60 ans ne bénéficient pas de l’aide personnalisée à l’autonomie, si elles souhaitent embaucher une aide à domicile », pointe la déléguée au service actions pour les malades. Afin de mieux comprendre ces phénomènes, la Ligue a lancé une enquête baptisée Dopas (voir encadré p.36 et lire aussi p.40).

« On s’imagine que les personnes vont savoir de manière innée comment repartir alors qu’elles ont besoin d’un accompagnement post thérapeutique mené par des professionnels. »

Après un traitement figure le besoin de se reconstruire : soutien psychologique, prise en compte des séquelles physiques, redéfinition d’un projet de vie.

Pour un accompagnement global

L’année dernière, les commissions sociales des Comités départementaux de la Ligue ont consacré 6 millions d’euros pour venir en aide aux personnes (aide alimentaire, soutien au paiement des loyers, achat de prothèses, financement d’aide-ménagères, etc.). Mais, au-delà des aides ponctuelles qu’elle peut apporter, la Ligue est favorable à l’instauration d’un accompagnement global dans le cadre de l’après-traitement en France. C’est déjà le cas en Allemagne où les patients ont la possibilité d’effectuer un séjour dans un centre de réadaptation, séjour pris en charge par une mutuelle. Ils y bénéficient d’un accompagnement sur les plans de la nutrition, du bien-être physique et psychologique pendant quatre semaines. «On s’imagine que les personnes vont savoir de manière innée comment repartir. Or elles ont besoin d’un accompagnement post thérapeutique par des professionnels. Et ce d’autant plus que, vulnérables, elles sont sensibles aux arguments de tous les mauvais conseilleurs », conclut le Dr Audhy. Aujourd’hui, grâce aux progrès thérapeutiques, pour 42 % des patients, le taux de survie à cinq ans après un cancer est de 80 %. Des chiffres qui incitent à se préoccuper davantage de la prise en charge après traitement.

Philippe Bohlinger

 

 

Trois questions à…

Denis Azoulay, 52 ans, administrateur du Comité départemental de la Ligue du Rhône.

 

Après votre traitement pour un cancer, quelles difficultés avez-vous rencontré ?

Mon traitement pour un cancer de l’estomac par chirurgie, chimio et radiothérapie il y a six ans, m’a beaucoup affaibli. J’ai perdu 22 kg et me suis retrouvé très démuni face aux difficultés quotidiennes d’alimentation. A l’époque, je n’ai eu aucune incitation médicale à consulter un nutritionniste. Je souffre également d’un dumping syndrome, des évanouissements, un handicap qui complique mon existence. Sur le plan professionnel, en tant que dentiste, il n’existe pas de possibilités de mi-temps thérapeutique. J’ai bien tenté de reprendre le travail, mais c’était dur car je n’arrivais pas à retrouver la concentration nécessaire. J’ai fini par accepter l’invalidité professionnelle qui me permet de subvenir à mes besoins. Sur le plan financier, ça n’a pas été évident, car il y a un décalage entre la déclaration d’invalidité et le moment où on perçoit la rente. Ce qui est encore plus difficile à accepter, c’est le refus des banques de m’accorder le moindre prêt. Du coup, c’est mon épouse qui prend tout à sa charge. Comment s’est passé votre suivi médical ?

Malheureusement, j’ai fait une septicémie après ma radiothérapie. J’ai tenté d’en savoir davantage auprès de mon cancérologue. Mais, embarrassé par mes questions, celui-ci a préféré rompre la relation de soins. Pendant quinze jours j’ai eu des pensées suicidaires. La médiation auprès du conseil de l’ordre n’a pas arrangé les choses. Finalement, j’ai trouvé un autre établissement qui a accepté un peu à reculons de me suivre. Actuellement, j’ai rendez-vous avec un cancérologue tous les six mois et je passe un scanner tous les ans, mais c’est une période d’angoisse pour moi.

Qu’est-ce qui vous a aidé à vous relever après le cancer ?

Mon épouse a été d’une grande force, car cette période a été aussi très difficile pour elle. Je me suis également mis à l’écriture (Mal et fils, éditions Persée, 2009).Surtout, j’ai découvert l’extraordinaire Comité départemental de la Ligue du Rhône. Pour moi, la réinsertion dans la vie active est passée par ce Comité. J’ai eu le sentiment d’être utile notamment en animant des ateliers d’écriture pour les malades.

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Derrière son bureau, en blouse blanche, le cancérologue livre le bilan tant espéré de fin de traitement : c’est une rémission complète, l’absence de tout signe apparent de la maladie. Entre soulagement et angoisse d’une rechute, épuisement physique et désir d’aller de l’avant, comment reprendre petit à petit le cours d’une vie normale quand pendant de nombreux mois, la maladie a imposé son rythme ? Plus de deux millions de personnes en France ont un jour eu à se poser la question de l’après-traitement pour un cancer (Commission d’orientation sur le cancer 2003). Affaiblis sur les plans musculaire et articulaire, carencés sur le plan nutritionnel, elles se sont souvent retrouvées bien seules pour affronter cette période difficile. « La qualité de la prise en charge médicale ayant énormément progressé ces dernières années, le contrecoup est d’autant plus important au moment où les personnes quittent le cocon hospitalier. Certains patients disent : ça y est, je suis guéri, il faut que ça reparte. D’autres éprouvent un sentiment d’abandon notamment vis-à-vis de l’équipe hospitalière qui les a tellement aidés à surmonter l’épreuve de la maladie », analyse Giulietta Poillerat, déléguée au service actions pour les malades à la Ligue contre le cancer.

Perte d’autonomie

En bonne place parmi les premières préoccupations des malades après un traitement figure le besoin de se reconstruire : soutien psychologique, prise en compte des séquelles physiques, redéfinition d’un projet de vie en particulier sur le plan professionnel, etc. Ce processus doit souvent prendre en compte la fatigue qui peut revenir pendant plusieurs années. Par ailleurs, certaines personnes vont devoir affronter les conséquences de la perte d’autonomie sur le plan de leurs capacités physiques ou sur le plan social. Enfin, s’agissant de la reprise du travail, si des solutions existent pour permettre des adaptations de l’emploi, la question de la réinsertion professionnelle demeure complexe : « Une femme qui a subi un curage ganglionnaire suite à un cancer du sein ne pourra plus réaliser des tâches pénibles avec son bras. De même, un chauffeur routier rencontrant des problèmes d’incontinence après le traitement chirurgical d’un cancer de la vessie ne pourra plus exercer son métier », témoigne le Dr Bruno Audhuy, cancérologue et administrateur de la Ligue. Certains salariés pourront bénéficier d’un aménagement de poste au sein de leur entreprise ou d’un reclassement. D’autres devront subir l’épreuve d’un licenciement et entamer une requalification professionnelle. Rappelons qu’aujourd’hui 40 % des personnes soignées pour un cancer font partie de la tranche d’âge des actifs. Mais l’épreuve du cancer n’a pas que des effets négatifs ainsi que l’attestent des cancérologues et des psychologues : elle peut être l’occasion de repenser son projet professionnel, voire son projet de vie.

Les activités physiques contribuent à retrouver confiance en soi.

Surveillance alternée

Face à l’affaiblissement physique, les activités physiques peuvent également contribuer à retrouver confiance en soi : « Souvent après un traitement, les personnes ne souhaitent pas se rendre dans une salle de gym traditionnelle ni même à la piscine. Mais à partir du moment où l’activité se déroule dans un cadre un peu médicalisé, elles reprennent confiance et découvrent que leur corps n’a pas perdu sa capacité à faire des efforts », poursuit le cancérologue. D’ailleurs, de plus en plus d’établissements proposent ce type de prise en charge. Quant à la surveillance médicale, elle varie bien entendu d’une personne à l’autre, d’une pathologie à l’autre. Bâtie « sur-mesure », elle est amenée à être coconduite par un médecin généraliste en lien avec un cancérologue. Une mesure préconisée par le Plan cancer 2. A titre d’exemple, le centre hospitalier de Colmar a mis en place un protocole de surveillance alternée pour les personnes qui ont été soignées pour un cancer du côlon, du sein et bientôt de la prostate. La vie sociale peut également se trouver modifiée. Les proches peuvent avoir été affectés. De même, l’impact corporel de la maladie et des traitements peut causer des difficultés dans la vie intime. Enfin, il arrive que les ressources financières diminuent après un cancer : « Les revenus peuvent baisser, les personnes peuvent avoir un reste à charge en raison de dépenses non couvertes par l’assurance maladie : dépassements d’honoraires dans le cadre de reconstructions mammaires, achats de perruques, etc. De même, les personnes de moins de 60 ans ne bénéficient pas de l’aide personnalisée à l’autonomie, si elles souhaitent embaucher une aide à domicile », pointe la déléguée au service actions pour les malades. Afin de mieux comprendre ces phénomènes, la Ligue a lancé une enquête baptisée Dopas (voir encadré p.36 et lire aussi p.40).

« On s’imagine que les personnes vont savoir de manière innée comment repartir alors qu’elles ont besoin d’un accompagnement post thérapeutique mené par des professionnels. »

Après un traitement figure le besoin de se reconstruire : soutien psychologique, prise en compte des séquelles physiques, redéfinition d’un projet de vie.

Pour un accompagnement global

L’année dernière, les commissions sociales des Comités départementaux de la Ligue ont consacré 6 millions d’euros pour venir en aide aux personnes (aide alimentaire, soutien au paiement des loyers, achat de prothèses, financement d’aide-ménagères, etc.). Mais, au-delà des aides ponctuelles qu’elle peut apporter, la Ligue est favorable à l’instauration d’un accompagnement global dans le cadre de l’après-traitement en France. C’est déjà le cas en Allemagne où les patients ont la possibilité d’effectuer un séjour dans un centre de réadaptation, séjour pris en charge par une mutuelle. Ils y bénéficient d’un accompagnement sur les plans de la nutrition, du bien-être physique et psychologique pendant quatre semaines. «On s’imagine que les personnes vont savoir de manière innée comment repartir. Or elles ont besoin d’un accompagnement post thérapeutique par des professionnels. Et ce d’autant plus que, vulnérables, elles sont sensibles aux arguments de tous les mauvais conseilleurs », conclut le Dr Audhy. Aujourd’hui, grâce aux progrès thérapeutiques, pour 42 % des patients, le taux de survie à cinq ans après un cancer est de 80 %. Des chiffres qui incitent à se préoccuper davantage de la prise en charge après traitement.

Philippe Bohlinger

 

 

Trois questions à…

Denis Azoulay, 52 ans, administrateur du Comité départemental de la Ligue du Rhône.

 

Après votre traitement pour un cancer, quelles difficultés avez-vous rencontré ?

Mon traitement pour un cancer de l’estomac par chirurgie, chimio et radiothérapie il y a six ans, m’a beaucoup affaibli. J’ai perdu 22 kg et me suis retrouvé très démuni face aux difficultés quotidiennes d’alimentation. A l’époque, je n’ai eu aucune incitation médicale à consulter un nutritionniste. Je souffre également d’un dumping syndrome, des évanouissements, un handicap qui complique mon existence. Sur le plan professionnel, en tant que dentiste, il n’existe pas de possibilités de mi-temps thérapeutique. J’ai bien tenté de reprendre le travail, mais c’était dur car je n’arrivais pas à retrouver la concentration nécessaire. J’ai fini par accepter l’invalidité professionnelle qui me permet de subvenir à mes besoins. Sur le plan financier, ça n’a pas été évident, car il y a un décalage entre la déclaration d’invalidité et le moment où on perçoit la rente. Ce qui est encore plus difficile à accepter, c’est le refus des banques de m’accorder le moindre prêt. Du coup, c’est mon épouse qui prend tout à sa charge. Comment s’est passé votre suivi médical ?

Malheureusement, j’ai fait une septicémie après ma radiothérapie. J’ai tenté d’en savoir davantage auprès de mon cancérologue. Mais, embarrassé par mes questions, celui-ci a préféré rompre la relation de soins. Pendant quinze jours j’ai eu des pensées suicidaires. La médiation auprès du conseil de l’ordre n’a pas arrangé les choses. Finalement, j’ai trouvé un autre établissement qui a accepté un peu à reculons de me suivre. Actuellement, j’ai rendez-vous avec un cancérologue tous les six mois et je passe un scanner tous les ans, mais c’est une période d’angoisse pour moi.

Qu’est-ce qui vous a aidé à vous relever après le cancer ?

Mon épouse a été d’une grande force, car cette période a été aussi très difficile pour elle. Je me suis également mis à l’écriture (Mal et fils, éditions Persée, 2009).Surtout, j’ai découvert l’extraordinaire Comité départemental de la Ligue du Rhône. Pour moi, la réinsertion dans la vie active est passée par ce Comité. J’ai eu le sentiment d’être utile notamment en animant des ateliers d’écriture pour les malades.

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Derrière son bureau, en blouse blanche, le cancérologue livre le bilan tant espéré de fin de traitement : c’est une rémission complète, l’absence de tout signe apparent de la maladie. Entre soulagement et angoisse d’une rechute, épuisement physique et désir d’aller de l’avant, comment reprendre petit à petit le cours d’une vie normale quand pendant de nombreux mois, la maladie a imposé son rythme ? Plus de deux millions de personnes en France ont un jour eu à se poser la question de l’après-traitement pour un cancer (Commission d’orientation sur le cancer 2003). Affaiblis sur les plans musculaire et articulaire, carencés sur le plan nutritionnel, elles se sont souvent retrouvées bien seules pour affronter cette période difficile. « La qualité de la prise en charge médicale ayant énormément progressé ces dernières années, le contrecoup est d’autant plus important au moment où les personnes quittent le cocon hospitalier. Certains patients disent : ça y est, je suis guéri, il faut que ça reparte. D’autres éprouvent un sentiment d’abandon notamment vis-à-vis de l’équipe hospitalière qui les a tellement aidés à surmonter l’épreuve de la maladie », analyse Giulietta Poillerat, déléguée au service actions pour les malades à la Ligue contre le cancer.

Perte d’autonomie

En bonne place parmi les premières préoccupations des malades après un traitement figure le besoin de se reconstruire : soutien psychologique, prise en compte des séquelles physiques, redéfinition d’un projet de vie en particulier sur le plan professionnel, etc. Ce processus doit souvent prendre en compte la fatigue qui peut revenir pendant plusieurs années. Par ailleurs, certaines personnes vont devoir affronter les conséquences de la perte d’autonomie sur le plan de leurs capacités physiques ou sur le plan social. Enfin, s’agissant de la reprise du travail, si des solutions existent pour permettre des adaptations de l’emploi, la question de la réinsertion professionnelle demeure complexe : « Une femme qui a subi un curage ganglionnaire suite à un cancer du sein ne pourra plus réaliser des tâches pénibles avec son bras. De même, un chauffeur routier rencontrant des problèmes d’incontinence après le traitement chirurgical d’un cancer de la vessie ne pourra plus exercer son métier », témoigne le Dr Bruno Audhuy, cancérologue et administrateur de la Ligue. Certains salariés pourront bénéficier d’un aménagement de poste au sein de leur entreprise ou d’un reclassement. D’autres devront subir l’épreuve d’un licenciement et entamer une requalification professionnelle. Rappelons qu’aujourd’hui 40 % des personnes soignées pour un cancer font partie de la tranche d’âge des actifs. Mais l’épreuve du cancer n’a pas que des effets négatifs ainsi que l’attestent des cancérologues et des psychologues : elle peut être l’occasion de repenser son projet professionnel, voire son projet de vie.

Les activités physiques contribuent à retrouver confiance en soi.

Surveillance alternée

Face à l’affaiblissement physique, les activités physiques peuvent également contribuer à retrouver confiance en soi : « Souvent après un traitement, les personnes ne souhaitent pas se rendre dans une salle de gym traditionnelle ni même à la piscine. Mais à partir du moment où l’activité se déroule dans un cadre un peu médicalisé, elles reprennent confiance et découvrent que leur corps n’a pas perdu sa capacité à faire des efforts », poursuit le cancérologue. D’ailleurs, de plus en plus d’établissements proposent ce type de prise en charge. Quant à la surveillance médicale, elle varie bien entendu d’une personne à l’autre, d’une pathologie à l’autre. Bâtie « sur-mesure », elle est amenée à être coconduite par un médecin généraliste en lien avec un cancérologue. Une mesure préconisée par le Plan cancer 2. A titre d’exemple, le centre hospitalier de Colmar a mis en place un protocole de surveillance alternée pour les personnes qui ont été soignées pour un cancer du côlon, du sein et bientôt de la prostate. La vie sociale peut également se trouver modifiée. Les proches peuvent avoir été affectés. De même, l’impact corporel de la maladie et des traitements peut causer des difficultés dans la vie intime. Enfin, il arrive que les ressources financières diminuent après un cancer : « Les revenus peuvent baisser, les personnes peuvent avoir un reste à charge en raison de dépenses non couvertes par l’assurance maladie : dépassements d’honoraires dans le cadre de reconstructions mammaires, achats de perruques, etc. De même, les personnes de moins de 60 ans ne bénéficient pas de l’aide personnalisée à l’autonomie, si elles souhaitent embaucher une aide à domicile », pointe la déléguée au service actions pour les malades. Afin de mieux comprendre ces phénomènes, la Ligue a lancé une enquête baptisée Dopas (voir encadré p.36 et lire aussi p.40).

« On s’imagine que les personnes vont savoir de manière innée comment repartir alors qu’elles ont besoin d’un accompagnement post thérapeutique mené par des professionnels. »

Après un traitement figure le besoin de se reconstruire : soutien psychologique, prise en compte des séquelles physiques, redéfinition d’un projet de vie.

Pour un accompagnement global

L’année dernière, les commissions sociales des Comités départementaux de la Ligue ont consacré 6 millions d’euros pour venir en aide aux personnes (aide alimentaire, soutien au paiement des loyers, achat de prothèses, financement d’aide-ménagères, etc.). Mais, au-delà des aides ponctuelles qu’elle peut apporter, la Ligue est favorable à l’instauration d’un accompagnement global dans le cadre de l’après-traitement en France. C’est déjà le cas en Allemagne où les patients ont la possibilité d’effectuer un séjour dans un centre de réadaptation, séjour pris en charge par une mutuelle. Ils y bénéficient d’un accompagnement sur les plans de la nutrition, du bien-être physique et psychologique pendant quatre semaines. «On s’imagine que les personnes vont savoir de manière innée comment repartir. Or elles ont besoin d’un accompagnement post thérapeutique par des professionnels. Et ce d’autant plus que, vulnérables, elles sont sensibles aux arguments de tous les mauvais conseilleurs », conclut le Dr Audhy. Aujourd’hui, grâce aux progrès thérapeutiques, pour 42 % des patients, le taux de survie à cinq ans après un cancer est de 80 %. Des chiffres qui incitent à se préoccuper davantage de la prise en charge après traitement.

Philippe Bohlinger

 

 

Trois questions à…

Denis Azoulay, 52 ans, administrateur du Comité départemental de la Ligue du Rhône.

 

Après votre traitement pour un cancer, quelles difficultés avez-vous rencontré ?

Mon traitement pour un cancer de l’estomac par chirurgie, chimio et radiothérapie il y a six ans, m’a beaucoup affaibli. J’ai perdu 22 kg et me suis retrouvé très démuni face aux difficultés quotidiennes d’alimentation. A l’époque, je n’ai eu aucune incitation médicale à consulter un nutritionniste. Je souffre également d’un dumping syndrome, des évanouissements, un handicap qui complique mon existence. Sur le plan professionnel, en tant que dentiste, il n’existe pas de possibilités de mi-temps thérapeutique. J’ai bien tenté de reprendre le travail, mais c’était dur car je n’arrivais pas à retrouver la concentration nécessaire. J’ai fini par accepter l’invalidité professionnelle qui me permet de subvenir à mes besoins. Sur le plan financier, ça n’a pas été évident, car il y a un décalage entre la déclaration d’invalidité et le moment où on perçoit la rente. Ce qui est encore plus difficile à accepter, c’est le refus des banques de m’accorder le moindre prêt. Du coup, c’est mon épouse qui prend tout à sa charge. Comment s’est passé votre suivi médical ?

Malheureusement, j’ai fait une septicémie après ma radiothérapie. J’ai tenté d’en savoir davantage auprès de mon cancérologue. Mais, embarrassé par mes questions, celui-ci a préféré rompre la relation de soins. Pendant quinze jours j’ai eu des pensées suicidaires. La médiation auprès du conseil de l’ordre n’a pas arrangé les choses. Finalement, j’ai trouvé un autre établissement qui a accepté un peu à reculons de me suivre. Actuellement, j’ai rendez-vous avec un cancérologue tous les six mois et je passe un scanner tous les ans, mais c’est une période d’angoisse pour moi.

Qu’est-ce qui vous a aidé à vous relever après le cancer ?

Mon épouse a été d’une grande force, car cette période a été aussi très difficile pour elle. Je me suis également mis à l’écriture (Mal et fils, éditions Persée, 2009).Surtout, j’ai découvert l’extraordinaire Comité départemental de la Ligue du Rhône. Pour moi, la réinsertion dans la vie active est passée par ce Comité. J’ai eu le sentiment d’être utile notamment en animant des ateliers d’écriture pour les malades.

- See more at: http://www.ligue-cancer.net/vivre/article/26475_lapres-traitement-une-nouvelle-etape#.UfklUm06T5M

Derrière son bureau, en blouse blanche, le cancérologue livre le bilan tant espéré de fin de traitement : c’est une rémission complète, l’absence de tout signe apparent de la maladie. Entre soulagement et angoisse d’une rechute, épuisement physique et désir d’aller de l’avant, comment reprendre petit à petit le cours d’une vie normale quand pendant de nombreux mois, la maladie a imposé son rythme ? Plus de deux millions de personnes en France ont un jour eu à se poser la question de l’après-traitement pour un cancer (Commission d’orientation sur le cancer 2003). Affaiblis sur les plans musculaire et articulaire, carencés sur le plan nutritionnel, elles se sont souvent retrouvées bien seules pour affronter cette période difficile. « La qualité de la prise en charge médicale ayant énormément progressé ces dernières années, le contrecoup est d’autant plus important au moment où les personnes quittent le cocon hospitalier. Certains patients disent : ça y est, je suis guéri, il faut que ça reparte. D’autres éprouvent un sentiment d’abandon notamment vis-à-vis de l’équipe hospitalière qui les a tellement aidés à surmonter l’épreuve de la maladie », analyse Giulietta Poillerat, déléguée au service actions pour les malades à la Ligue contre le cancer.

Perte d’autonomie

En bonne place parmi les premières préoccupations des malades après un traitement figure le besoin de se reconstruire : soutien psychologique, prise en compte des séquelles physiques, redéfinition d’un projet de vie en particulier sur le plan professionnel, etc. Ce processus doit souvent prendre en compte la fatigue qui peut revenir pendant plusieurs années. Par ailleurs, certaines personnes vont devoir affronter les conséquences de la perte d’autonomie sur le plan de leurs capacités physiques ou sur le plan social. Enfin, s’agissant de la reprise du travail, si des solutions existent pour permettre des adaptations de l’emploi, la question de la réinsertion professionnelle demeure complexe : « Une femme qui a subi un curage ganglionnaire suite à un cancer du sein ne pourra plus réaliser des tâches pénibles avec son bras. De même, un chauffeur routier rencontrant des problèmes d’incontinence après le traitement chirurgical d’un cancer de la vessie ne pourra plus exercer son métier », témoigne le Dr Bruno Audhuy, cancérologue et administrateur de la Ligue. Certains salariés pourront bénéficier d’un aménagement de poste au sein de leur entreprise ou d’un reclassement. D’autres devront subir l’épreuve d’un licenciement et entamer une requalification professionnelle. Rappelons qu’aujourd’hui 40 % des personnes soignées pour un cancer font partie de la tranche d’âge des actifs. Mais l’épreuve du cancer n’a pas que des effets négatifs ainsi que l’attestent des cancérologues et des psychologues : elle peut être l’occasion de repenser son projet professionnel, voire son projet de vie.

Les activités physiques contribuent à retrouver confiance en soi.

Surveillance alternée

Face à l’affaiblissement physique, les activités physiques peuvent également contribuer à retrouver confiance en soi : « Souvent après un traitement, les personnes ne souhaitent pas se rendre dans une salle de gym traditionnelle ni même à la piscine. Mais à partir du moment où l’activité se déroule dans un cadre un peu médicalisé, elles reprennent confiance et découvrent que leur corps n’a pas perdu sa capacité à faire des efforts », poursuit le cancérologue. D’ailleurs, de plus en plus d’établissements proposent ce type de prise en charge. Quant à la surveillance médicale, elle varie bien entendu d’une personne à l’autre, d’une pathologie à l’autre. Bâtie « sur-mesure », elle est amenée à être coconduite par un médecin généraliste en lien avec un cancérologue. Une mesure préconisée par le Plan cancer 2. A titre d’exemple, le centre hospitalier de Colmar a mis en place un protocole de surveillance alternée pour les personnes qui ont été soignées pour un cancer du côlon, du sein et bientôt de la prostate. La vie sociale peut également se trouver modifiée. Les proches peuvent avoir été affectés. De même, l’impact corporel de la maladie et des traitements peut causer des difficultés dans la vie intime. Enfin, il arrive que les ressources financières diminuent après un cancer : « Les revenus peuvent baisser, les personnes peuvent avoir un reste à charge en raison de dépenses non couvertes par l’assurance maladie : dépassements d’honoraires dans le cadre de reconstructions mammaires, achats de perruques, etc. De même, les personnes de moins de 60 ans ne bénéficient pas de l’aide personnalisée à l’autonomie, si elles souhaitent embaucher une aide à domicile », pointe la déléguée au service actions pour les malades. Afin de mieux comprendre ces phénomènes, la Ligue a lancé une enquête baptisée Dopas (voir encadré p.36 et lire aussi p.40).

« On s’imagine que les personnes vont savoir de manière innée comment repartir alors qu’elles ont besoin d’un accompagnement post thérapeutique mené par des professionnels. »

Après un traitement figure le besoin de se reconstruire : soutien psychologique, prise en compte des séquelles physiques, redéfinition d’un projet de vie.

Pour un accompagnement global

L’année dernière, les commissions sociales des Comités départementaux de la Ligue ont consacré 6 millions d’euros pour venir en aide aux personnes (aide alimentaire, soutien au paiement des loyers, achat de prothèses, financement d’aide-ménagères, etc.). Mais, au-delà des aides ponctuelles qu’elle peut apporter, la Ligue est favorable à l’instauration d’un accompagnement global dans le cadre de l’après-traitement en France. C’est déjà le cas en Allemagne où les patients ont la possibilité d’effectuer un séjour dans un centre de réadaptation, séjour pris en charge par une mutuelle. Ils y bénéficient d’un accompagnement sur les plans de la nutrition, du bien-être physique et psychologique pendant quatre semaines. «On s’imagine que les personnes vont savoir de manière innée comment repartir. Or elles ont besoin d’un accompagnement post thérapeutique par des professionnels. Et ce d’autant plus que, vulnérables, elles sont sensibles aux arguments de tous les mauvais conseilleurs », conclut le Dr Audhy. Aujourd’hui, grâce aux progrès thérapeutiques, pour 42 % des patients, le taux de survie à cinq ans après un cancer est de 80 %. Des chiffres qui incitent à se préoccuper davantage de la prise en charge après traitement.

Philippe Bohlinger

 

 

Trois questions à…

Denis Azoulay, 52 ans, administrateur du Comité départemental de la Ligue du Rhône.

 

Après votre traitement pour un cancer, quelles difficultés avez-vous rencontré ?

Mon traitement pour un cancer de l’estomac par chirurgie, chimio et radiothérapie il y a six ans, m’a beaucoup affaibli. J’ai perdu 22 kg et me suis retrouvé très démuni face aux difficultés quotidiennes d’alimentation. A l’époque, je n’ai eu aucune incitation médicale à consulter un nutritionniste. Je souffre également d’un dumping syndrome, des évanouissements, un handicap qui complique mon existence. Sur le plan professionnel, en tant que dentiste, il n’existe pas de possibilités de mi-temps thérapeutique. J’ai bien tenté de reprendre le travail, mais c’était dur car je n’arrivais pas à retrouver la concentration nécessaire. J’ai fini par accepter l’invalidité professionnelle qui me permet de subvenir à mes besoins. Sur le plan financier, ça n’a pas été évident, car il y a un décalage entre la déclaration d’invalidité et le moment où on perçoit la rente. Ce qui est encore plus difficile à accepter, c’est le refus des banques de m’accorder le moindre prêt. Du coup, c’est mon épouse qui prend tout à sa charge. Comment s’est passé votre suivi médical ?

Malheureusement, j’ai fait une septicémie après ma radiothérapie. J’ai tenté d’en savoir davantage auprès de mon cancérologue. Mais, embarrassé par mes questions, celui-ci a préféré rompre la relation de soins. Pendant quinze jours j’ai eu des pensées suicidaires. La médiation auprès du conseil de l’ordre n’a pas arrangé les choses. Finalement, j’ai trouvé un autre établissement qui a accepté un peu à reculons de me suivre. Actuellement, j’ai rendez-vous avec un cancérologue tous les six mois et je passe un scanner tous les ans, mais c’est une période d’angoisse pour moi.

Qu’est-ce qui vous a aidé à vous relever après le cancer ?

Mon épouse a été d’une grande force, car cette période a été aussi très difficile pour elle. Je me suis également mis à l’écriture (Mal et fils, éditions Persée, 2009).Surtout, j’ai découvert l’extraordinaire Comité départemental de la Ligue du Rhône. Pour moi, la réinsertion dans la vie active est passée par ce Comité. J’ai eu le sentiment d’être utile notamment en animant des ateliers d’écriture pour les malades.

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 09:44

 

 

 

Pour traiter le cancer du sein, la radiothérapie peut avoir lieu au cours de la tumorectomie.

Institut de Cancérologie de l'Ouest (ICO) site René Gauducheau

 

 

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Une séance unique de radiothérapie et non plus… une trentaine comme c’est actuellement le cas.

C’est la révolution que vivent certaines femmes traitées pour un cancer du sein.

A l’heure actuelle, seules des patientes de plus de 60 ans, traitées pour des tumeurs de petite taille, peuvent bénéficier du système Intrabeam, installé depuis peu au Institut de Cancérologie de l'Ouest (ICO) site René Gauducheau de Nantes.

Cette radiothérapie per-opératoire progresse encore lentement et le plateau technique nantais est le seul dans le pays à en disposer.

En effet, tout se passe pendant le temps chirurgical : celui durant lequel l’équipe procède à la tumorectomie, ou ablation de la tumeur.

A l’extrémité du bras mobile de l’Intrabeam, l’équipe de radiothérapie insère une sphère correspondant à la taille de la tumeur qui vient d’être retirée. Placé dans le lit tumoral, l’appareil irradie pendant 20 à 40 minutes la zone exacte située autour de la sphère.

Résultat : une observance parfaite du traitement et un moindre risque de récidive, grâce à la plus grande précision de l’irradiation.

Un bénéfice pour les patientes

La qualité de vie des patientes s’en trouve considérablement améliorée.

Celles qui bénéficieront de cette méthode n’auront pas à se rendre ensuite, à la trentaine de séances de radiothérapie.

Des séances épuisantes… et coûteuses. « Le coût des déplacements est élevé car les patientes viennent souvent de loin, souligne en effet Magali Leblanc-Onfroy, chef du service de radiothérapie du centre René Gauducheau. Et elles sont également très fatiguées. »

C’est une première en France.

Notre pays intègre enfin l’étude Targit, menée depuis 2000 par 28 centres anticancéreux de 9 pays.

Dans une prochaine étape, ce travail sera élargi à des femmes plus jeunes, présentant d’autres types de tumeurs.

Rappelons qu’avec 50.000 nouveaux cas chaque année en France, le cancer du sein est le plus fréquent des cancers de la femme.


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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 13:42

 

 Nouvelles-Europa-Donna.jpg

 

 

Nouveaute prise en charge

 

 

Le point sur la radiothérapie peropératoire.

 

La radiothérapie peropératoire est une des techniques d'irradiation partielle accélérée du sein (IPAS) qui comptent aussi la curiethérapie et la radiothérapie courte à doses concentrées, justifiées par la préoccupation de ne pas irradier l'ensemble de la glande mammaire pour traiter les tumeurs de bon pronostic.

 

Conceptuellement, la radiothérapie peropératoire présente l'avantage de substituer une séance aux 33 habituelles et s'avère, dans les études américaines, intéressante au plan économique.

 

Mais son efficacité sur l'évitement de la récidive locale reste à prouver : on ne dispose pas encore du recul suffisant sur son utilisation, même si elle est validée dans le cadre d'essais cliniques.

 

 En France, l'INCa pilote des expérimentations dans quelques grands centres anticancéreux.

 

La radiothérapie peropératoire ne concerne qu'une faible minorité de patientes, âgées de 50 à 70 ans, porteuses de petites tumeurs de moins de 1 cm, hormonodépendantes, sans atteinte ganglionnaire.

 

Au niveau pratique, elle allonge le temps de la chirurgie, complique une éventuelle nécessaire reprise et peut influer sur les séquelles esthétiques.

 

Les premiers résultats, plutôt positifs, laissent à penser que la technique pourrait bénéficier à la patiente mais ils restent à affirmer.

 Valider une nouvelle approche thérapeutique demande du recul, beaucoup de recul dans le cancer du sein.

 

 

L’activité physique adaptée (APA)

 

A la façon des programmes de rééducation systématiques après la prise en charge médicale de l'accident cardiaque

(infarctus, pontage, greffe cardiaque) pour redynamiser les patients et les réadapter à l'effort physique, le programme

mis en place depuis 2 ans et demi à Lyon allie activité physique, kinésithérapie, séances d'ergothérapie, prise en charge nutritionnelle (pour éviter la prise de poids et/ou des régimes anti cancer plus ou moins pertinents) prise en charge psychologique et sociale.

 

Un des bienfaits complémentaires de cette prise en charge collective (une dizaine de femmes par groupe) est l'effet du groupe sur chacune : meilleure acceptabilité de ses conditions, reconstruction plus rapide et plus efficace.

 

 Le programme dure 3 mois à raison de 2 jours par semaine, immédiatement à la fin des traitements médicaux et de la radiothérapie. Il agit comme un sas de décompression entre la fin des soins et la reprise de la vie « quotidienne d'avant ». Les femmes qui ont suivi le programme sont très satisfaites et les nouvelles patientes demandeuses.


APA.jpg

Merci aux docteurs Antoine Arnaud et Pascale Romestaing pour leur contribution

 


 

Reconditionnement-physique.jpg

 

L'hôpital de Strasbourg propose aux femmes atteintes d'un cancer du sein un Programme de reconditionnement physique, le PEP'C - Programme d'Endurance Personnalisé sur ergoCycle - pour les aider à retrouver leur niveau d'endurance d'avant la maladie.

 

Ce programme court - 3 mois environ à raison de 2 séances d'entraînement de 36 minutes par semaine - est construit sur le seuil ventilatoire préalablement identifié grâce à une épreuve d'effort

.

Les femmes qui le suivent peuvent retrouver au moins 30% de leur capacité d'endurance.

 

Le PEP'C peut se pratiquer pendant les traitements oncologiques ou à plus ou moins de distance de ceux-ci. L'effet premier ressenti est une moindre fatigabilité.

 

En permettant à la personne de se « retrouver » physiquement, de reprendre confiance en son corps et son organisme le programme amène aussi un mieux-être psychologique.

250 femmes ont pu déjà bénéficier de ce programme.

SITE EUROPA DONNA

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 12:07

 

15 minutes de tendresse,

de rire et d’autodérision !


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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 09:59
logo_toute-une-histoire.png 
Pour une émission de témoignage sur la mastectomie enregistrée à Paris le 2 juillet :

" Pour éviter un cancer, elles ont choisi une solution radicale".


- Pour éviter qu’un cancer du sein ou des ovaires ne se déclare, vous avez choisi l’opération préventive


- Vous venez d’apprendre que vous êtes porteuse d’un gène (BCRA) qui augmente vos risques de développer un cancer, vous hésitez à avoir recours à la chirurgie préventive


- Après avoir subi une mastectomie, vous êtes aujourd’hui soulagée, ou au contraire, vous vivez mal cette opération


- Alors que vous vous savez menacée par un cancer, vous vous refusez à cette solution radicale


Si vous souhaitez témoigner, contactez : 

 
Stéphanie au 01.53.84.29.58 ou par mail : sportier@reservoir-prod.fr

ou Nicolas au 01.53.84.33.36 ou par mail : nmoalic@reservoir-prod.fr

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 11:43

Une analyse des recherches récentes confirme la forte présomption d'un impact des pesticides sur la hausse de certains cancers.

20130614 pesticideL'Inserm vient de rendre public un rapport relatif à l'impact sanitaire des pesticides, réalisé à la demande de la Direction générale de la santé.

Ce rapport s'appuie sur le travail d'un groupe d'experts en épidémiologie et de biologistes spécialistes de la toxicologie cellulaire, qui ont compilé les travaux publiés ces trente dernières années dans le domaine.

Parmi eux, un certain nombre a été soutenu par la Fondation ARC pour leurs travaux sur les liens entre cancers et environnement : le Dr Isabelle Baldi (université Bordeaux Segalen), pour ses recherches sur les tumeurscérébrales, Xavier Coumoul (université Paris-Descartes), spécialiste des dioxines, le Dr Pierre Lebailly (Centre François Baclesse de Caen), qui a mené un important travail de suivi des populations agricoles, et le Dr Luc Multigner (université de Rennes) pour ses travaux sur le cancer de la prostate en Guadeloupe.

L'étude s'est intéressée à huit localisations cancéreuses (lymphomesnon hodgkiniens, leucémies, myélomes multiples, maladie de Hodgkin, cancer de la prostate, cancer du testiculemélanomes malins et tumeurscérébrales), ainsi qu'à trois pathologies neurodégénératives, dont les maladies d’Alzheimer et de Parkinson, et aux troubles cognitifs.

Les experts ont également évalué l'impact d’une exposition aux pesticides sur la grossesse, le développement de l’enfant et l'apparition de certains cancers pédiatriques.

Pour les experts de l'Inserm, il existe une présomption forte d'un lien entre l'exposition aux pesticides et les lymphomes non hodgkiniens pour les populations professionnelles du secteur agricole, de même que pour les myélomes multiples.

Le lien avec les leucémies ne peut être écarté, mais les preuves sont moins concluantes selon les critères définis par les chercheurs.

Concernant le cancer de la prostate, le risque apparaît plus élevé chez les agriculteurs, les ouvriers d’usines de production de pesticides et les populations rurales (avec une hausse entre 7 et 28 % selon les situations), selon les résultats de plusieurs études citées par le rapport.

Pour certains pesticides, un excès de risque est observé uniquement chez les agriculteurs ayant des antécédents familiaux de cancer de la prostate.

Le risque de certains cancers de l'enfant (leucémies et tumeurs cérébrales) semble également plus élevé en cas d'exposition aux pesticides pendant la grossesse.

Enfin, le rapport pointe une présomption forte de lien entre pesticides et maladie de Parkinson.

Au-delà de l'analyse des travaux existants, le rapport de l'Inserm dresse plusieurs recommandations. Parmi elles, il convient d'améliorer le recueil de données sur l'utilisation des pesticides, l'exposition des populations agricoles tout au long de la vie, et les sources d'exposition de la population générale.

Les travaux devront également se porter sur les mécanismes biologiques expliquant le lien entre exposition et pathologies afin de confirmer ces observations.

Enfin, « le groupe d’experts recommande de favoriser, à travers les cohortes mère-enfant avec inclusion pendant la grossesse et suivi longitudinal du développement de l’enfant, l’évaluation des effets des pesticides, qu’il s’agisse de substances actives autorisées ou de substances interdites mais persistantes, en particulier sur le neurodéveloppement, le métabolisme, le système reproducteur, ainsi que des études spécifiques sur les cancers de l’enfant.

Le groupe d’experts recommande une vigilance toute particulière, tant en milieu professionnel qu’en population générale, sur l’exposition aux pesticides pendant la grossesse et une sensibilisation des médecins sur les conséquences possibles d’une exposition aux pesticides pendant la grossesse en vue d’informer. »

 

Les pesticides en France

D'après le recensement effectué par le rapport, 309 molécules phytopharmaceutiques (herbicides, insecticides, fongicides, etc.) sont autorisées en 2012.

Elles représentent chaque année un peu moins de 80 000 tonnes, utilisées principalement pour quatre cultures (céréales à paille, maïs, colza et vigne).

L'exposition aux pesticides concerne ainsi en premier lieu les agriculteurs, les personnes impliquées dans la fabrication et le transport, mais aussi la population générale via « le contact de surfaces contaminées ou la consommation des eaux et denrées alimentaires ».

 

G.F.
Source : Pesticides - Effets sur la santé, Inserm, juin 2013.

 Crédit Photo : IStockPhoto

Dernière mise à jour : 14-06-2013

Article provenant du Site de l'Arc

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 07:25

 

Une conférence ouverte au grand public sur l’homéopathie comme soin de support en cancérologie se tiendra

le jeudi 27 juin à 16h00 au Centre Léon Bérard

  (28, rue Laennec, dans le 8e arrondissement - métro Grange Blanche).

Elle sera assurée par le Dr BESNARD CHARVET, gynécologue.

Cette conférence aura lieu en salles multimédias, 2e étage.

Elle est organisée par l’Espace de rencontres et d’information (ERI) du Centre Léon Bérard.

Renseignements à l’ERI du CLB: Tél. : 04 78 78 28 64 et email : dominique.cordier@lyon.unicancer.fr

 

 

Dominique CORDIER

Accompagnatrice en Santé

Espace Rencontres et Information ERI

 

Centre Léon Bérard

28 rue Laennec

69373 LYON CEDEX 08

 

Tel : 04 78 78 28 64

Courriel : dominique.cordier@lyon.unicancer.fr

 

 

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