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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 09:45

 

Au cancer du sein est souvent associée la peur de perdre tout ce qui nous rend femme, que ce soit physiquement mais aussi psychologiquement. Les traitements (ablation, chimio) marquent en effet autant le corps que l'esprit. Pourtant, la féminité ne doit pas être incompatible avec la maladie. Alors comment surmonter cette épreuve ? Réponse d'une spécialiste.

A l'occasion d'Octobre Rose, aufeminin.com se mobilise contre le cancer du sein, qui touche chaque année 53 000 femmes (selon l'Institut National du Cancer). En plus des actions de sensibilisation lancées et relayées sur le site, nous vous proposons chaque semaine des réponses. Des réponses aux questions que les femmes, qu'elles soient atteintes du cancer ou pas, se posent sur la maladie, ses conséquences, son pendant, son après... Ces questions, nous les avons posées à Carole Louvel, psychopraticienne et sexothérapeute qui a elle-même subi un cancer du sein il y a 8 ans. Elle aide aujourd'hui les femmes atteintes de cette maladie à en surmonter les répercussions dans leur vie personnelle, leur vie de couple et leur vie de famille. Elle anime également des ateliers pour aider ces femmes à se reconstruire après le cancer.

Quelle est la réaction des femmes à l'annonce de leur cancer ?

 
Les femmes reçoivent cette annonce comme un choc violent, elles voient un risque imminent, redoutent les changements qui vont forcément intervenir dans leur corps et affecter leur féminité.

En quoi le cancer du sein atteint-il la féminité ?


Le sein est l'organe externe symbole de la féminité. Il est dans l'inconscient collectif indissociable de l'image de la femme. Lorsque ce symbole est atteint c'est toute la représentation de celle-ci qui est touchée. Qu'on leur ait retiré leur tumeur ou leur sein les femmes peuvent se sentir atteintes dans leur féminité. Il n'y a heureusement rien de systématique, d'autres femmes se sentent moins affectées par l'atteinte de leur sein. Elles vivent leur féminité autrement, elles ont pu subir une ablation, ne pas souhaiter de reconstruction et bien le vivre.
Lorsqu'une femme ne se sent plus femme, cela a bien évidemment des répercussions sur sa confiance en elle, son estime d'elle, son bien-être personnel, mais également sur ses relations amoureuses, sexuelles et sociales. Même si la féminité ne recouvre pas que le physique, on ne peut nier son importance et malheureusement les traitements peuvent l'affecter de plusieurs façons.

Quelles peuvent-être les atteintes physiques provoquées par les traitements et sont-elles systématiques ?


Les traitements contre le cancer du sein ont plusieurs conséquences :
- Au niveau du sein tout d'abord. Il peut y avoir une ablation du sein atteint lorsque c'est nécessaire, ce n'est pas systématique, cela dépendra de chaque cas, tout est fait pour le préserver.
Lorsqu'il y a ablation, il est parfois possible de le reconstruire immédiatement ou bien quelques mois plus tard si la peau est trop abîmée.
- Au niveau des cheveux, cils et sourcils. Lorsqu'elles suivent une chimiothérapie les femmes perdent leurs cheveux, leurs cils et leurs sourcils dès les premières séances. Le traitement peut aussi avoir des répercussions sur la qualité de leurs ongles et de leur peau. Il n'y a pas de chimiothérapie systématique, cela dépendra aussi de chaque cas.
- Au niveau du poids. Les femmes sous chimiothérapie peuvent prendre du poids car le traitement contient de la cortisone et car il provoque une ménopause anticipée et provisoire (pour les femmes non ménopausées). Cette phase peut-être rallongée lorsqu'une hormonothérapie est suivie. A ces facteurs s'ajoutent souvent l'inactivité et un changement d'habitudes alimentaires. Certaines femmes vont au contraire perdre du poids car elles n'ont plus l'envie de manger à cause du goût métallique dans la bouche dû à la chimiothérapie ou parfois à cause d'une dépression.

Quelles sont les réactions des femmes et quels sont vos conseils pour gérer cette phase difficile ?


Les réactions sont très différentes d'une femme à l'autre. Pour certaines l'ablation de leur sein est dramatique et elles ont du mal à s'en remettre même si elles bénéficient d'une reconstruction immédiate. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les reconstructions immédiates ne sont pas toujours bien vécues . En effet, les patientes espèrent sortir de la salle d'opération telles qu'elles y sont entrées or il est rare qu'une reconstruction immédiate soit totalement satisfaisante. Il y a beaucoup de déceptions. Lorsque la reconstruction a lieu quelques mois après elles peuvent prendre conscience de la perte de leur sein et en faire le deuil. Elles peuvent alors envisager la reconstruction comme un vrai bénéfice. Même avec une tumorectomie, c'est à dire juste l'ablation de la tumeur, les femmes peuvent être choquées et mal le vivre. Elles peuvent avoir l'impression que leur sein est mort surtout quand il a subit des rayons ou le voir comme un danger de récidive. Lorsqu'une reconstruction est possible il est essentiel que les femmes se renseignent sur les conséquences de celle-ci (douleurs, sensations, esthétisme) afin de faire un choix conscient et respectueux de leur ressenti.
D'autres vivent très bien sans leur sein, elles l'assument et cela n'affecte ni leur image d'elles-même ni l'intimité de leur couple (nous y reviendrons dans une prochaine rubrique). Elles se disent qu'elles ne récupéreront pas leurs sensations, mais juste une forme et cela ne leur donne pas envie. Elles ne se sentent pas moins femmes sans un sein. Leur compagnon peut également contribuer à cette acceptation.

Et concernant la chimiothérapie ?


Certaines femmes appréhendent beaucoup plus la chimiothérapie que l'ablation. Pour d'autres, la chimiothérapie n'est pas trop mal vécue.
Etant donné que la chimiothérapie fait perdre les cheveux, il peut être conseillé aux patientes de se les couper très courts avant le début des séances pour éviter d'être trop choquées au moment de leur chute. Celle-ci intervient très vite et peut être impressionnante, il est important de s'y préparer et de se demander comment on veut la gérer… veut-on porter une perruque, un turban ou autre ? Tout est possible il suffit juste d'être en accord avec soi pour faciliter cette période délicate. Certaines femmes peuvent vivre cette phase de manière ludique en s'amusant à changer de tête. Elle n'est pas toujours vécue de manière dramatique surtout au début. Elle est plus difficilement vécue lorsqu'elle perdure dans le temps. A la perte des cheveux s'ajoute la perte des cils et des sourcils, autres attributs de la féminité. Le tatouage des sourcils peut aider à garder l'esthétisme de son visage.
Evidemment il y a aussi d'autres effets secondaires à la chimiothérapie telles que les nausées, la fatigue et la prise de poids qui seront différemment vécues en fonction de leur intensité. Les femmes peuvent limiter le risque de prise de poids en étant vigilantes sur leur alimentation si elles le désirent. Ce n'est pas toujours évident dans une phase délicate durant laquelle la nourriture peut être vécue comme un réconfort. C'est donc à chacune de juger ce qui est le mieux pour elle. En tout cas il n'y a pas de fatalité et s'il y a des kilos en trop ils pourront être perdus à l'issue du traitement.

Vers qui ces femmes peuvent-elles se tourner pour les aider à gérer cette atteinte à leur féminité et surmonter cette épreuve ?


Même si l'entourage peut être soutenant et essayer d'être compréhensif, il ne peut se mettre à la place des femmes concernées. Beaucoup se sentent seules face à la maladie, sont angoissées par rapport à l'avenir, ont honte de leur transformation physique, n'ont plus de désir sexuel, peuvent se sentir coupables et sous pression. Il est très important de se faire soutenir par un professionnel apte à entendre et à gérer leur souffrance, leur mal-être et leurs émotions qu'elles gardent trop souvent pour elles-mêmes et qui ne les aident ni dans leur combat contre la maladie, ni après dans la phase de reconstruction.

Retrouvez les conseils de Carole Louvel sur son site mieuxdansmavie.com

Article du site

 http://www.aufeminin.com/shim.giffeminin.giffeminin

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 09:20

 

<p>L’équipe du biologiste Luc Gaudreau teste des pesticides couramment utilisés en agriculture.</p>

L’équipe du biologiste Luc Gaudreau teste des pesticides couramment utilisés en agriculture.

Photo : Michel Caron

17 septembre 2013

Sophie Payeur

Le cancer du sein est le cancer le plus courant chez les femmes. L’équipe du biologiste Luc Gaudreau vient de mettre en évidence un mécanisme qui explique comment certains pesticides contribuent au développement de la maladie.

 Exposés à plus de 7000 pesticides

Les quantités de pesticides utilisées en agriculture augmentent régulièrement depuis des décennies. Plus de 7000 produits sont commercialisés au Canada et chacun d’eux contient un ou plusieurs des 500 ingrédients actifs homologués. En ville ou à la campagne, nous sommes tous exposés à de faibles niveaux de pesticides. Leurs effets à long terme, mal connus, suscitent de sérieuses inquiétudes.

Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les mécanismes de transcription génique, Luc Gaudreau étudie les mécanismes qui orchestrent la communication et la transmission de l'information génétique dans les cellules. Le biologiste moléculaire est aussi chercheur à l'Institut de pharmacologie de Sherbrooke. Il s’affaire notamment à mieux comprendre de quelle manière les polluants incorporent la machinerie moléculaire pour amorcer certains cancers, dont le cancer du sein. Un chantier complexe pour lequel Luc Gaudreau vient de décrocher une subvention de recherche auprès de la Société de recherche sur le cancer. Le chercheur croit d’ailleurs avoir trouvé un suspect : Dnmt3B, une enzyme impliquée dans la transformation de notre ADN.

Quand l’équilibre est rompu

«Lorsque les polluants entrent dans les cellules du corps, ces dernières enclenchent un mécanisme de défense, explique le biologiste moléculaire. Elles activent le récepteur AhR». Ce récepteur – une protéine – est aussi un important régulateur de l’expression des gènes. Activé, AhR entraîne l’expression des deux enzymes qui procèdent à la détoxification. «L’ennui, c’est que ces mêmes enzymes peuvent également métaboliser les œstrogènes», signale Luc Gaudreau. Les œstrogènes sont depuis longtemps reconnus comme un facteur impliqué dans le développement du cancer du sein.

La première enzyme (CYP1A1) transforme l’œstrogène en un composé inoffensif. Mais la seconde (CYP1B1) convertit l’œstrogène en 4-hydroxy-estradiol – un composé dont les effets sur le génome sont néfastes. L’équilibre naturel de ces deux métabolites est précieux : il doit être en faveur du composé non néfaste, et donc empêcher une surproduction de 4-hydroxy-estradiol. Malheureusement, la présence de polluants dans le corps et les mécanismes qui régissent les actions de l’œstrogène rompt cet équilibre salutaire. Résultat : une surproduction de 4-hydroxy-estradiol, fortement génotoxique, dans la glande mammaire. Dans certain cas, cet engrenage peut aboutir au développement d’un cancer.

Une percée pleine d’espoir

Photo : fournie

Si ces rouages étaient généralement bien admis par la communauté scientifique, Luc Gaudreau et son équipe ont découvert ce qui empêche CYP1A1 d’agir en présence de polluants : le métabolisme de l’ œstrogène recrute l’enzyme Dnmt3B, ce qui bloque l’expression de CYP1A1. Qui plus est, l’enzyme Dnmt3B est impliquée dans la méthylation de l’ADN – une modification chimique de notre bagage génétique qui a le potentiel d’atténuer l’expression des gènes. Une percée riche en promesses thérapeutiques, percée à laquelle a grandement contribué la doctorante Maud Marques, qui en a fait l’objet de sa thèse.

«Ce mécanisme nous donne une idée de la manière dont les polluants interagissent avec le système endocrinien, précise Luc Gaudreau. Même si les pesticides n’entraînent pas le cancer à court terme, ce mécanisme peut révéler comment ça se passe à moyen et long termes. Dorénavant, Dnmt3B est une cible thérapeutique potentielle.» Selon le biologiste, les mêmes mécanismes moléculaires pourraient aussi être impliqués dans le système endocrinien mâle, de même que dans l’évolution d’autres cancers hormono-dépendants tels que le cancer de la prostate.

À l’assaut des pesticides

Avec la collaboration de ses collègues écologistes Marc Bélisle, Fanie Pelletier et Dany Garant, du Département de biologie, Luc Gaudreau a entrepris de tester une variété de pesticides couramment utilisés en agriculture. Les substances à l’étude sont celles dont on retrouve des niveaux appréciables sur les fruits et légumes ainsi que dans les sources d’eau potable du Québec.

Parmi les pesticides étudiés : le MCPA, un herbicide, et le chlorpyrifos, un insecticide couramment utilisé. L’équipe tient mordicus à analyser les produits tels qu’ils sont vendus et utilisés dans les champs, car malgré les recommandations des autorités, les formules commerciales sont pures à 99 % approximativement. Or, qu’est-ce qui compose le reste de ces produits?

Lorsque des ingrédients inconnus sont trouvés, des experts chimistes sont appelés à l’aide pour identifier les intrus, afin de connaître exactement ce à quoi la faune, la flore et les humains sont exposés. Les niveaux d’enzymes CYP1B1 et de métabolites 4-hydroxy-estradiol sont ensuite mesurés auprès de certains mammifères et oiseaux qui font l’objet d’études par les confrères biologistes du chercheur. «Ça m’excite énormément! confie Luc Gaudreau. Je veux connaître la composition exacte de ce que nous mangeons et comprendre comment cela interfère avec la machinerie moléculaire. C’est de notre santé qu’il s’agit.»

Lu sur ce SITE

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 10:53

TRIBU CANCER PROPOSE LE RME

VENDREDI, 13 SEPTEMBRE 2013 15:39

tribu-cancer

Ce programme s’adresse aux femmes et aux hommes atteints d’un cancer élevant seuls leurs enfants et en situation de grande précarité financière. 

C’est au titre de personne touchée par le cancer et au nom de l’association Tribu Cancer que Lydia TODESCHI  a adressé une contribution au Pr Vernant et fait une proposition au ministre de la santé Marisol TOURAINE : Création d’un Revenu Minimum d’Existence (RME) pour permettre aux personnes atteintes d’un cancer en situation de parents isolés de faire face aux difficultés du quotiden et d’assurer le meilleur avenir possible à leurs enfants. 

Cette initiative est menée par Lydia Todeschi, 48 ans, atteinte d'un cancer depuis octobre 2009. Lydia vit seule avec ses 2 enfants de 14 ans et 10 ans depuis le décès de leur père en 2010. Comme de nombreuses personnes dans sa situation, elle doit faire face à de grandes difficultés financières dûes à son incapacité actuelle d’exercer sa profession. Le Revenu Minimum Existence (RME)  serait une prestation complémentaire garantissant un niveau minimum de revenus aux personnes malades élevant seuls leurs enfants, sans ressource ou disposant de faibles ressources. 

Son montant serait le suivant un smic pour le parent et ½ smic par enfant à charge. 
Cette prestation serait non imposable et cumulable avec les autres prestations éventuellement perçues de type CAF, MSA, RSI. 

Cette mesure s’inscrit dans un des grands axes du prochain Plan Cancer : «lutter contre les inégalités face au cancer » et elle est en totale adéquation avec les priorités énoncées par le Président François Hollande lors de sa campagne électorale : « lutter contre l’injustice et les inégalités sociales » et « assurer un meilleur avenir à la jeunesse de notre pays ».   Aujourd’hui Lydia Todeschi et Tribu Cancer s’adressent à Madame Marisol TOURAINE, Ministre des Affaires Sociales et de la Santé et lui demandent, au nom de tous les parents malades isolés et de leurs enfants, que cette mesure soit inscrite dans le prochain Plan Cancer.   Lydia Todeschi et Tribu Cancer appellent tous les professionnels de  santé et les membres du monde associatif de notre pays à les rejoindre et à s’associer à leur combat. 

A propos de Tribu Cancer 

Association de malades et de proches, reconnue d’intérêt général, spécialisée dans le soutien des personnes touchées par le cancer. Née en Août 2004, à l'initiative de Nathalie Laporte, elle-même atteinte d'un cancer, Tribu Cancer est une association qui lutte contre l’isolement  et offre des  espaces d’évasion aux personnes atteintes de cancer. L’association a développé plusieurs services gratuits notamment un service de soutien psychologique la nuit, par mail, « Mail de Nuit ». Elle met en œuvre actuellement une radio internet pour les personnes malades. L’association apporte aussi de l’évasion avec une activité de plongée sous-marine et des sorties en mer à bord de son voilier « Tribu Cancer ». Tribu Cancer est partenaire de la plateforme nationale Cancer Info.

Contact Presse
→  Lydia TODESCHI 

Contact Tribu Cancer
→ Jean Louis LAPORTE, Président - 06 08 00 26 22

Clic Article sur le Site Cancer Contribution

 

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 10:11

 

Petits bibis pour le confort et le réconfort - Saint-Herblain

samedi 05 octobre 2013


Dans le hall de l'ICO, Gaëlle Le Corvec a fait une démonstration d'un bonnet de lutin aux côtés de Dolorès Mari, l'une des couturières. 

Article de Ouest France

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 10:34

 

L’opération Octobre rose nous rappelle l’importance du dépistage du cancer du sein. Mais se faire dépister n’empêche pas de rester vigilante au cours des deux années qui suivent la mammographie car des « cancers de l’intervalle » peuvent se déclarer.

le cancer entre deux dépistages

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1980 on dénombrait 22 000 nouveaux cas de cancer du sein en France. Trente ans plus tard ce chiffre a plus que doublé puisque 53 000 nouveaux cas ont été enregistrés en 2011 ( dont 31 000 chez les femmes âgées de moins de 65 ans). Le cancer du sein est désormais le cancer le plus fréquent chez la femme devant le cancer colorectal (18 900 nouveaux cas) et le cancer du poumon (11 300 nouveaux cas).

Depuis 2004 en France, le dépistage organisé du cancer du sein prévoit une mammographie tous les deux ans, pour les  femmes de 50 à 74 ans. Mais, comme l’explique le Dr  Brigitte Séradour, radiologue à l’hôpital Beauregard à Marseille, 15 femmes pour 10 000 environ vont déclarer un "cancer de l’intervalle". c’est-à-un cancer qui apparaît dans les deux ans qui suivent  un examen de dépistage organisé.

« Il faut bien comprendre que ce ne sont pas des cancers "loupés" ou des faux négatifs. Mais ce sont en majorité des cancers qui revêtaient une forme difficilement détectable au moment du dépistage et qui ont surtout une évolution plus agressive » insiste la radiologue.

 

Cancers de l’intervalle : les facteurs de risque

 

Selon les chiffres de l’Association des médecins coordonnateurs du dépistage des cancers (ACORDE), les femmes ayant eu un cancer de l’intervalle ont légèrement plus d’antécédents familiaux, plus de traitements hormonaux et une densité mammaire radiologique plus élevée. 31% des cas sont survenus la première année suivant la mammographie et 69% des cas entre 12 et 24 mois.

Rester vigilante, même entre deux dépistages du cancer du sein, c’est donc le message de la Société française de sénologie et de pathologie mammaire (SFSPM) qui insiste pour que les femmes ayant des facteurs de risque n’hésitent pas à consulter leur médecin ou leur gynécologue entre deux mammographies.

 

Après le dépistage : rester vigilante

 

 « Bien que régulièrement remis en cause par certains experts, le dépistage a démontré son efficacité. Et le choix d’un intervalle de 2 ans entre les dépistages demeure raisonnable. Car à vouloir trop réduire les cancers de l'intervalle, on risque d'augmenter le surdiagnostic et la multiplication des bilans » insiste le Dr Séradour.

Elle estime toutefois que le sentiment de ré-assurance qui suit une mammographie qui ne montre rien de suspect  ne favorise pas la vigilance des femmes. Après le stress de la mammographie, celles qui se sont fait dépister ont tout simplement envie de chasser ce moment bien peu agréable de leur mémoire, et oublient rapidement que la palpation des seins est un geste qu’elles devraient faire tous les mois, au tout début du cycle, pour vérifier qu’aucun élément suspect (grosseur nouvelle au sein ou à l'aisselle, modification de la forme ou de la taille du sein, écoulement par le mamelon) n’apparaît.

 

 

 

Le 06 octobre 2013 à 16h00 - par Catherine Cordonnier

 

 

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 08:06

 

 

 

 

 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 12:15

Publié le 04 octobre 2013 à 16h40 | Mis à jour le 04 octobre 2013 à 16h40

Sur ce SITE

Il n'y a ni gagnant ni perdant. Il... (photo: relaxnews)

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Il n'y a ni gagnant ni perdant. Il n'y a que des victimes du cancer.

PHOTO: RELAXNEWS

 

 

 

 

 

 

 

GENEVIÈVE LAJOIE

L'auteure est en rémission d'un cancer du sein. Elle réside à Montréal.

Je m'adresse à toi qui viens de recevoir un diagnostic de cancer du sein, ou à toi qui tentes de survivre entre deux traitements de chimiothérapie. Je m'adresse à toi qui, tout comme moi, es en rémission et qui vis désormais les doigts croisés. Ce n'est pas rose. Tu le sais et je le sais aussi.

J'ai 36 ans. J'ai reçu un diagnostic de cancer du sein à l'âge de 33 ans alors que j'étais enceinte. La vie en rose que j'avais jusqu'à ce jour est soudainement passée au noir. Le cancer m'a projeté du côté sombre de la vie. Du côté où l'avenir te semble inaccessible. Du côté où tu imagines tes funérailles plutôt que ta vie de famille. Malgré la couleur qu'on lui a donnée, le cancer du sein est loin d'être rose.

  

Tout comme toi, j'ai été confrontée au côté «glamour» du mois d'octobre. À cette époque de l'année, je recevais une première chimiothérapie après une interruption de grossesse et une chirurgie. Abattue et morte de peur devant cette maladie, j'étais subjuguée par ces rubans roses, ces marches, ces statistiques, ces magazines, ces défis tête rasée. Bref, j'étais choquée par cette mascarade autour de la maladie contre laquelle je me battais avec toutes mes forces et qui était un drame personnel et familial.

Au coeur de la tempête, je considérais secrètement mes chances de survie bien minces. Je dis secrètement parce que les femmes atteintes du cancer rose n'ont pas le droit de douter, d'être faibles. Elles doivent foncer, affronter la maladie avec le courage d'un soldat et faire preuve d'un positivisme sans égal. Tu sais comme moi que ce n'est pas vrai. Qu'on joue la comédie parce qu'on nous le demande. Parce qu'on doit préserver le côté rose du cancer du sein.

 

Trois ans après mon diagnostic, je suis en pleine forme. Je te mentirais si je te disais que j'ai retrouvé ma vie en rose. Disons qu'elle passe d'une couleur à l'autre au rythme des levers du soleil. Je suis toujours avec mon amoureux. Nous ne sommes que deux. Je prie pour que la vie nous réserve l'immense privilège d'être trois un jour. J'ai une famille que je chéris et des amis précieux. J'adore mon travail.

Nul besoin de te dire que la lutte contre cancer du sein est une cause qui m'est chère. Je marche, je cours, je ramasse de l'argent. Tu peux même me voir sur fond rose dans le numéro «spécial cancer du sein» du magazine Clin d'oeil. J'ai accepté de témoigner pour que tu saches qu'il y a une belle vie après le cancer.

Malheureusement, chaque histoire est différente et certaines peuvent se terminer plus tôt que d'autres. La vie s'est bien chargée de me le faire comprendre lorsque j'ai perdu une compagne d'armes il y a un peu plus d'un an. Je défends qui que ce soit de dire qu'elle a perdu son combat contre le cancer du sein. Il n'y a ni gagnant ni perdant. Il n'y a que des victimes.

Avant de partir, elle m'a demandé de réécrire l'histoire. Je commence donc par t'écrire qu'aujourd'hui, je vois le ruban rose d'un autre oeil. Il est le symbole de la féminité et d'une profonde solidarité. Le rose est la couleur de l'espoir que j'ai envie de cultiver.

Ce dimanche, je marcherai pour toi. Je porterai la couleur du ruban non pas pour célébrer le cancer rose, mais parce que j'espère que notre histoire sera au-delà de nos espérances.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 09:44

 

affiche-eri-lyon-oct-2013.jpg

 

 

 

E.R.I. CENTRE LEON BERARD - MERCREDI 16 OCTOBRE

 
Dans le cadre d'Octobre Rose, une rencontre grand public aura lieu mercredi 16

octobre à 17h00 :

"Cancer du sein et métastases : l'Etude SToRM"

- Dr Thomas BACHELOT, Oncologue
- Dr David COX, Chercheur

Salle Oncora, entrée libre.

Pour tout renseignement :

Espace Rencontres Information

 

Tél. 04 78 78 28 64


Email : dominique.cordier@lyon.unicancer.fr

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 09:20

 

PINS ET TSHIRT RUBAN DE L ESPOIR

 

 

 

POUR COMMANDER 

ALLEZ SUR LE SITE DU RUBAN DE L'ESPOIR

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 08:24

 

CANCER-ET-DOULEUR.jpg

 

 

 

Conférence gratuite et ouverte à tous à Lyon:

"Cancer et douleurs" inscrivez-vous: www.fondation-apicil.org

 

 

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AGENDA DES CHEFS

OLIVIER CHAPUT

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