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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 09:12

 Ce questionnaire s’adresse à vous.


Il est diffusé par le Dr Michel Schmitt dans le cadre d’un travail de recherche sur son sujet de prédilection, la Bientaitance, pour la publication d’un ouvrage à venir.

 

Michel Schmitt est médecin chef d'un pôle hospitalier.

Diplômé de psychologie, de santé publique et de sciences économiques et sociales, il exerce en outre des fonctions de juge assesseur près les tribunaux pour enfants.

Il travaille sur le thème de la promotion de la bientraitance et de la prévention de la maltraitance depuis 1995 dans le champ médicosocial, depuis 2007 dans le champ sanitaire.

Il a piloté avec Martine Chriqui-Reinecke et Michèle Bressand la mission ministérielle « Bientraitance en établissements de santé : 2011, année des patients et de leurs droits », dont il a été rapporteur. 

 

Cette étude s’adresse à tous ceux qui souhaitent s’exprimer sur le monde de la santé et son évolution actuelle (personnes malades, personnes soignantes, proches)

 

Son but est essentiellement d’apprécier le vécu de chacun sur des thèmes identifiés, de dégager des consensus ou de préciser des écarts d’analyse, et d’essayer, tous ensemble de faire changer les choses.

 

Pourriez-vous répondre aux questions par voie numérique (internet) ? Il n’est pas obligatoire de répondre à toutes les questions. Ne vous limitez pas en volume.

 

Pour répondre directement en ligne, facile, il suffit de suivre ce lien: 

 Clic Directeur des soins


Les critères de l’étude rendent nécessaire de connaitre votre âge, votre sexe, votre profession, votre domiciliation (ville ou campagne)

Voici les questions auxquelles vous aurez à répondre :

 

1. Que veulent dire pour vous les notions de «  bon soin » et de « bientraitance » ?

 

2. Quelles sont vos attentes face au monde du soin, enparticulier lors de moments difficiles (urgences, fin de vie, annonce du diagnostic ou du handicap, dépendance, difficultés d’accès aux soins, admission à l’hôpital…) ?

 

3. Qu’attendez-vous des soignants (et pour les professionnels : qu’attendez-vous de la part des personnes soignées et de leurs proches) ?

4. Quelles sont les situations, comportements qui vous inquiètent le plus à l’hôpital ?

 

5. Pensez-vous que les dysfonctionnements sont uniquement liés à des manques de moyens (personnels, matériels, etc …)

 

6. Observez-vous actuellement un changement dans la qualité de la prise en soin ? Vers un mieux ? Vers une dégradation ? Pourquoi selon vous ?

 

7. Avez-vous vécu des situations de violence dans le monde de la santé ? Lesquelles ? Les expliquez-vous ?

 

8. Pouvez-vous  décrire une situation que vous avez vécue, comme :

  • 41. Bientraitante
  • 42. Non bientraitante
  • 43. Maltraitante

 

9. Que vous évoque le concept de « qualité de vie au travail » des personnes soignantes et des autres professionnels de l’aide à la personne?

 

10. Pensez-vous qu’il existe un lien entre la qualité du soin délivré et la qualité de vie au travail des professionnels ? Pourquoi ? Lequel ?

 

11. Quel rôle doivent selon vous jouer les malades et leurs familles, les associations de malades dans l’évolution de la médecine dans notre pays ?

 

12. Comment donner à tous les acteurs, dont les malades, la formation nécessaire pour participer efficacement à un processus de décision dans le domaine de la santé ? Pour leur cas personnel ? Dans des choix de société ?

 

13. Merci de décrire une situation de soin qui vous a particulièrement marquée

 

 

Merci de nous indiquer :

  • Votre âge : - votre sexe : - profession :

 

  • Ancienneté dans la profession :

 

  • Répondez-vous en qualité de : - personne soignée - proche

 

  • - professionnel

 

  • Habitez-vous la ville ou la campagne ?


Vos témoignages et vos vécus sont les conditions de notre travail sur la bientraitance. Nous vous remercions pour votre confiance, votre investissement à nos côtés et le partage de vos expériences.

 

Pour contacter directement l'auteur de cette étude mschmitt.bientraitance@gmail.com


Cet article provient Clic du Blog d'Hélène Bernardeau

  • Description : Petit manuel à l'usage des patientes atteintes du cancer du sein, de leurs proches, de leurs soignants...


 

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 09:53

 

UNICANCER, le groupe des Centres de lutte contre le cancer, vient de rendre publics les résultats de son étude prospective « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? ».

UNICANCER

 

Cette étude montre que la prise en charge du patient évoluera vers des séjours hospitaliers plus courts, dus notamment à l’augmentation de la chirurgie ambulatoire, à la réduction du nombre des séances de radiothérapie et au développement des chimiothérapies orales ou en hospitalisation à domicile.

 

Le rôle de l’hôpital dans la prise en charge des cancers évoluera pour être moins centré sur le séjour hospitalier et plus focalisé sur la coordination.

La prise en charge des patients atteints de cancer se caractérisera par une succession d’interventions très spécialisées lors des épisodes aigus, suivi de phases d’accompagnement et de surveillance.

Les établissements de santé spécialisés devront devenir le pivot de l’organisation du parcours des patients atteints d’un cancer.

Le Pr Josy Reiffers, président d’UNICANCER

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » avait pour but d’identifier et qualifier les principales évolutions de la cancérologie dans les années à venir afin de permettre aux Centres de lutte contre le cancer de mieux orienter leur offre de soins.

De février à juin 2013, UNICANCER a réalisé 40 entretiens avec des experts intervenant dans les Centres de lutte contre le cancer, mais aussi, afin d’avoir la vision la plus large possible, des professionnels issus d’autres structures de soins en France (CHU, cliniques privées) et à l’étranger (hôpitaux spécialisés dans les traitements des cancers aux Pays Bas, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni).

 

De la chirurgie ambulatoire aux soins de support : six grandes évolutions identifiées 

Six pistes d‘évolution les plus structurantes à l’avenir pour la prise en charge des patients atteints d’un cancer ont été retenues (1) :

 

Lever le frein du financement inadapté de la cancérologie

Ces six évolutions majeures sont déjà en marche dans les Centres de lutte contre le cancer, mais elles sont freinées par un financement public de la santé inadapté à l’innovation.

 

 

L’étude UNICANCER a identifié des évolutions très bénéfiques pour les patients et sources d’économie pour l’Assurance maladie.

Cependant, le système de santé actuel n’encourage pas leur développement, et ces évolutions auront un impact particulièrement négatif sur la situation économique des établissements de santé, si rien n'est fait par les pouvoirs publics pour mieux les financer.

Le Pr Josy Reiffers, Président d'UNICANCER

 

 


 

 


De la chirurgie ambulatoire aux soins de support : les six tendances les plus structurantes pour la prise en charge des patients atteints d’un cancer à horizon 2020

 

 

Pour plus d'informations sur la méthodologie, et des exemples de ces initiative sen marche, merci detélécharger le dossier de presse complet.

 

Tendance 1 : Le développement de la chirurgie ambulatoire : faire sortir le patient de l’hôpital
le jour même de son admission

NT1.1.Lyon_.jpgouveau paradigme de la chirurgie, la chirurgie ambulatoire en cancérologie offre des bénéfices reconnus pour les patients en termes de confort et de sécurité des soins, ainsi qu’un gain d’efficacité pour les établissements de santé.

Les Centres de lutte contre le cancer l’ont inscrite comme un axe stratégique prioritaire de développement. L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » montre qu’elle devrait représenter la moitié des chirurgies du cancer du sein en 2020.

Dans le domaine de la cancérologie, la chirurgie ambulatoire est déjà développée pour certains organes et notamment pour la chirurgie conservatrice du sein. Dans les Centres de lutte contre le cancer, 17 % des patientes opérées pour un cancer du sein en 2012 ont bénéficié de cette modalité (vs moyenne nationale de 12 %) (1).

Le développement de la chirurgie ambulatoire fait partie des axes stratégiques inscrits dans le projet médico-scientifique du groupe UNICANCER. Son développement représente un enjeu médico-économique majeur pour les établissements de santé.

Fortement encouragée par l’Etat, l’activité globale de chirurgie ambulatoire progresse en France (41 % de l’activité de chirurgie en 2012) (2). Néanmoins, la France continue d’accuser un retard dans son développement, par rapport à d’autres pays européens.

Pour le ministère de la Santé, il s’agit de changer de paradigme, d’étendre la chirurgie ambulatoire « à l’ensemble des patients éligibles et à l’ensemble de l’activité de chirurgie, la chirurgie ambulatoire devenant la référence » (3).

Cette modalité de chirurgie permet la sortie du patient le jour même de son admission. Elle est pratiquée seulement avec l’accord du patient et sous certaines conditions, tenant compte à la fois du type d’intervention chirurgicale réalisée, des conditions de vie du patient (éloignement du domicile du patient, présence d’un accompagnant) et de l’organisation des services de chirurgie (occupation des blocs opératoires, personnel para médical pour les appels téléphoniques pré- et post opératoires).

De nombreuses études (4) montrent les bénéfices de la chirurgie ambulatoire, dont un taux de satisfaction élevé (souvent supérieur à 90 %) du patient et de sa famille, ainsi que des professionnels de santé (97,3 % l’auraient conseillé à quelqu’un, ou se feraient opérer eux-mêmes en ambulatoire).

De plus, la chirurgie ambulatoire réduit le risque d’infections associées aux soins, car celui-ci augmente avec la durée d’hospitalisation.

Enfin, elle permet un gain d’efficience dans l’organisation et sur les ressources des plateaux techniques de chirurgie, ainsi qu’une réduction des coûts pour les établissements de santé et l’Assurance maladie (5).

La chirurgie ambulatoire en 2020 : nombre de séjours multiplié par deux

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » estime que le nombre de séjours de chirurgie ambulatoire devrait plus que doubler dans les six prochaines années.

La chirurgie ambulatoire représenterait ainsi 50 % de la chirurgie du cancer du sein, 15 % de la chirurgie des cancers de l’ovaire (vs moyenne nationale 2012 de 3 %) et 15 % de la chirurgie des cancers de la thyroïde (vs moyenne nationale 2012 de 1 %).

Le développement de la chirurgie ambulatoire nécessitera une profonde réorganisation des unités de chirurgie. Cela se traduira par une diminution de 20 % de lits en hospitalisation classique en faveur d’une augmentation de 40 % de places de chirurgie ambulatoire.

1. Calcul UNICANCER sur la base PMSI de l’ATIH 2012 sur les séjours avec chirurgie et diagnostic du cancer du sein. Idem pour les chiffres concernant les cancers de l’ovaire et de la
thyroïde cités plus bas.
2. Atih – rapport « L’analyse de l’activité hospitalière 2012 », p. 28
3. Instruction DGOS/R3 n° 2010-457
4. Littérature détaillée dans le rapport « Ensemble pour le développement de la chirurgie ambulatoire » publiée par la HAS et l’ANAP en avril 2012 – P. 70 et P. 73
5. L’ANAP a estimé globalement les gains économiques associés au développement de la chirurgie ambulatoire autour de 5 Md€ par an – Rapport Chirurgie ambulatoire : état des
lieux et perspectives, 2011

 

 

Tendance 2 : Réduire le nombre de séances de radiothérapie grâce à des techniques plus performantes

T2.3.Caen_.JPGLa radiothérapie est une discipline en pleine mutation, tant en termes de techniques utilisées que de protocoles de traitement. Elle est au coeur de la tendance actuelle vers une désescalade dans le traitement des cancers.

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » estime que, dans les années à venir, la réduction du nombre de séances en radiothérapie concernera 50 % des traitements des cancers du poumon, 45 % des traitements du cancer du sein, ainsi que 35 % des cancers de la prostate.

Le défi de la radiothérapie d’aujourd’hui est de permettre aux patients de bénéficier de traitements plus ciblés avec des doses délivrées à la zone malade plus efficaces et plus sécurisées car épargnant davantage les zones saines.

Cette évolution est déjà en marche dans les Centres de lutte contre le cancer qui prennent en charge près de 25 % de séances de radiothérapie en France.

Pour cela, ils investissent dans un plateau technique de pointe : 44 % des accélérateurs ont été acquis ou renouvelés au cours des quatre dernières années.

Les progrès de la prise en charge en radiothérapie sont caractérisés par les avancées technologiques et le développement de l’hypofractionnement. La radiothérapie hypofractionnée consiste à intensifier la dose délivrée lors de chaque séance afin de réduire le nombre de séances. L’ hypofractionnement concerne les patients atteints de cancer du sein, de la prostate, du foie, du poumon et de tumeurs intracrâniennes.

La plus grande complexité des techniques et la sophistication des équipements améliorent la qualité des traitements délivrés, mais imposent des temps de préparation et de réalisation des séances plus longs. Ces temps plus longs sont également nécessaires afin de respecter les conditions de sécurité, indispensables pour cette spécialité à risque.

La radiothérapie en 2020 : moins de séances, mais des séances plus longues

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » identifie deux évolutions structurelles de la radiothérapie dans les années à venir : l’accroissement de la demande de traitement par radiothérapie du fait du vieillissement de la population, et les avancées technologiques permettant une réduction du nombre de séances.

Nos experts ont retenu comme hypothèses :

  • L’hypofractionnement concernerait :

- 50 % des traitements du cancer du poumon avec un passage de 30 à 5 séances en moyenne
- 45 % des traitements du cancer du sein, dont 45 % avec un passage de 30 à 20 séances en moyenne
- 35 % des traitements du cancer de la prostate avec un passage de 38 à 10 séances en moyenne
- 20 % des traitements du cancer du cerveau avec un passage de 30 à 10 séances en moyenne
- 15 % des traitements du cancer du foie avec un passage de 30 à 7 séances en moyenne

 

  • L’allongement des durées de séances avec des techniques de radiothérapie plus complexes serait de 60 % à 200 % en fonction des séances
  • Les ressources médicales et de physiciens ne seraient pas impactées
  • Le besoin en accélérateurs serait accru de 9 %.

La question fondamentale du financement devrait être réglée. Actuellement basé sur le nombre de séances, le financement n’incite pas les établissements de santé à développer ces pratiques. Une évolution vers la forfaitisation pourrait lever ce frein.

 

 

 

 

Tendance 3 : Réaliser la chimiothérapie chez soi grâce au développement des traitements oraux et de l’hospitalisation à domicile

T3.1.peroperatoire.jpgSelon l’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? », avec les traitements par voie orale et les chimiothérapies en hospitalisation à domicile, il sera de plus en plus possible pour le patient d’être soigné de son cancer chez lui.

Cette évolution nécessite une meilleure articulation avec les autres acteurs de la médecine de ville et devra s’appuyer sur les programmes d’éducation thérapeutique afin d’assurer une bonne observance des traitements.

Dans les traitements contre le cancer, la chimiothérapie a représenté, selon le dernier rapport de l’Institut national du cancer portant sur l’année 2011 (1), près de 2 250 000 hospitalisations dans les établissements de santé. Les Centres de lutte contre le cancer ont assuré la prise en charge de 17 % des personnes traitées par chimiothérapie.

Deux tendances principales se dessinent en chimiothérapie ces dernières années : le développement des chimiothérapies orales et des thérapies ciblées (dont une partie pourra être administrée par voie orale).

La chimiothérapie orale représente aujourd’hui environ 25 % des traitements. Elle concerne tous les traitements qui peuvent être administrés par voie orale (comprimés, solutions buvables) et que le patient peut prendre chez lui.

Les thérapies ciblées sont des traitements à base de médicaments qui agissent électivement sur des mécanismes spécifiques aux cellules cancéreuses. Ces thérapies représentent une part importante de l’innovation en chimiothérapie, soit plus de la moitié des autorisations de mise sur le marché européennes (AMM) obtenues depuis 2004. Pour le patient, ces thérapies présentent une meilleure efficacité et souvent moins d’effets secondaires, et sont ainsi source d’amélioration de la durée et de la qualité de vie.

Ces évolutions impactent les établissements de santé, qui doivent repenser la coordination avec la médecine de ville pour le suivi du malade à domicile (pharmacien, médecin généraliste…), ainsi qu’une nouvelle relation avec le patient, qui devient davantage acteur de son traitement. Les prescriptions des traitements par voie orale demandent aussi des consultations plus longues afin d’améliorer l’observance et d’expliquer les éventuels effets indésirables. Ces consultations sont actuellement mal financées par l’Assurance maladie et doivent être revalorisées.

La chimiothérapie en 2020 – chimiothérapies orales, no chimio et chimiothérapies à domicile

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » démontre que la prise en charge en chimiothérapie dans les prochaines années sera marquée par les alternatives à la chimiothérapie intraveineuse et le passage potentiel, pour une part significative, à domicile, notamment dans le cancer du sein.

Deux tendances de fond se compensent :

  • la baisse relative du nombre de thérapies due à la non prescription de certaines chimiothérapies, notamment dans la prise en charge du cancer du sein du fait de l’apparition de tests prédictifs permettant d’évaluer leur efficacité potentielle,
  • ainsi que l’allongement des durées de traitement et la croissance des volumes des patients du fait de l’accroissement de la démographie et de l’incidence de la maladie.

L’évolution majeure concerne donc l’augmentation du nombre de lignes de traitement : en 2020 les patients continueront à être traités par chimiothérapie sous forme intraveineuse, mais certains d’entre eux recevront en plus des lignes de traitements oraux, notamment les patients présentant des maladies métastatiques.

D’ici à 2020, la proportion de traitements médicamenteux par voie orale pourrait passer des 25 % actuels à 50 %, et les chimiothérapies intraveneuses diminuer de 25 %. Cela demandera également un temps accru de consultation avec les oncologues médicaux. Dans les Centres de lutte contre le cancer, une augmentation de 9 % du nombre d’oncologues serait nécessaire.

D’autre part, nos experts estiment qu’une tendance majeure des années à venir, sous-estimée aujourd’hui, est la possibilité de réaliser les chimiothérapies intraveineuses à domicile. Ils estiment ainsi que 14 % des prises en charge dans le cancer du sein pourront se faire à domicile en 2020 (vs 3 % actuellement).

1. Situation de la chimiothérapie des cancers - Rapport 2012 – Institut national du cancer – Toutes les données concernant la chimiothérapie en 2011 sont issues de ce rapport

 

 

 

Tendance 4 : Caractérisation des tumeurs : mieux connaître les tumeurs pour mieux les soigner de manière ciblée

T4.1.Marseille.jpgLa caractérisation des tumeurs, à l’aide de la biologie moléculaire, se développe fortement au stade diagnostic ainsi que pour le suivi des patients atteints de maladie métastatique.

Les techniques actuelles permettent de déterminer de façon de plus en plus précise les caractéristiques de chaque tumeur afin de préciser le diagnostic, d’identifier les anomalies moléculaires en cause et de les traiter, lorsque cela est possible, avec une thérapie ciblée, c’est-à-dire spécifique de l’anomalie identifiée.

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » prédit une généralisation de la caractérisation des tumeurs et du dépistage génétique des populations à risque.

L’activité de biologie moléculaire prend une importance croissante dans la prise en charge et les traitements des cancers ces dernières années, permettant le développement des dépistages précoces, la détection de tumeurs précliniques et l’essor des thérapies ciblées.

Après le diagnostic, fait par un médecin pathologiste, de la nature maligne de la tumeur, il s’agit d’identifier grâce à des techniques de plus en plus sophistiquées des modifications moléculaires au niveau de la cellule.

Au mieux, ces anomalies sont celles spécifiques d’un traitement : c’est la thérapie ciblée. Par ailleurs, ces techniques permettent d’identifier des prédispositions génétiques de certaines populations à risque, ainsi que de caractériser les susceptibilités individuelles des patients afin de prévoir dans certains cas les réponses aux traitements, voire de prévenir certaines toxicités.

Les Centres de lutte contre le cancer développent aujourd’hui la pratique des diagnostics biologiques et génétiques du cancer au niveau à la fois de l’individu et de la tumeur. Ils font tous partie de l’une des 28 plateformes hospitalières de génétique moléculaire des cancers soutenues par l’Institut national du cancer.

La caractérisation des tumeurs en 2020 : vers une pratique de plus en plus large

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » identifie la caractérisation des tumeurs comme une activité incontournable dans la prise en charge des cancers des prochaines années.

D’ici à 2020 :

  • le dépistage devrait se généraliser ou tout du moins se développer sur les populations à risque, la réalisation d’actes de biologie moléculaire devrait se systématiser dans le cadre du diagnostic
  • les patients métastatiques devraient avoir un suivi renforcé nécessitant plus d’examens au cours de cette phase.

Au final, les hypothèses retenues par les experts :

  • Les caractérisations de tumeurs par biologie moléculaire devraient augmenter :

- Dépistage renforcé sur les populations à risque (passage de 1 % à 7 % du volume des patients des Centres de lutte contre le cancer issus de populations héréditairement prédisposées au cancer et qui ont été dépistées)
- Réalisation systématique d’actes de biologie moléculaire dans le cadre du diagnostic (10 % en 2012 à 50 % en 2020)
- Renforcement du suivi des patients atteints de maladie métastatique : entre 1 et 2 examens par an pour 80 % des patients (contre 10 % aujourd’hui)

  • Des équipes communes biopathologistes – onco généticiens devraient se créer : les organisations deviendront plus performantes (avec une augmentation de 40 % des effectifs nécessaires dans les Centres de lutte contre le cancer)
  • Le nombre de machines devrait rester constant du fait des progrès techniques qui permettront d’absorber l’augmentation d’activité (Next Generation Sequencing : NGS)
  • Des biopsies seront réalisées pour la caractérisation des tumeurs des patients héréditairement prédisposés au cancer comme pour le suivi des patients atteints de maladie métastatique (80 % des patients métastatiques avec une à deux biopsies par an), dont 80 % se feraient par radiologie interventionnelle
  • 30 % des biopsies nécessiteront un séjour ambulatoire
  • 60 % des biopsies se feront en salles dédiées et dans des conditions de bloc opératoire (meilleure asepsie, accompagnement et prise en charge des patients plus complète, etc.).
     

 

 

Tendance 5 : La radiologie interventionnelle : des actes plus précis et moins invasifs pour les patients

T5.1.AcSe_.jpgLa radiologie interventionnelle représente aujourd’hui un champ majeur d’innovation, au croisement de l’imagerie et de la chirurgie, de la technologie et de la science, et qui répond à une forte demande sociétale de proposer des traitements de plus en plus efficaces, mais aussi de moins en moins agressifs.

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 » montre que le nombre de séjours pour des actes de radiologie interventionnelle pourra être multiplié par 4 dans les années à venir.

La radiologie interventionnelle comprend les procédures ayant pour but le diagnostic ou le traitement d’une affection, réalisées par un médecin radiologue, sous contrôle d’un moyen d’imagerie (fluoroscopie, échographie, scanner, IRM). Dans les Centres de lutte contre le cancer, ces procédures permettent de réaliser des actes plus précis et moins agressifs pour les patients.

Dans le contexte de la cancérologie, ces techniques peu invasives permettent d’accéder à une tumeur en profondeur en utilisant les voies naturelles (système urinaire, tube digestif…), le réseau vasculaire (artères ou veines) ou en choisissant un chemin court et sans risque au travers d’un organe (ex : voie transcutanée pour le foie ou les vertèbres).

Le champ d’application de la radiologie interventionnelle cancérologique est vaste. À titre d’exemples, il est possible ainsi, par le seul point d’entrée d’une aiguille, de détruire de petites tumeurs du foie ou des métastases du poumon, par un courant électrique (radiofréquence), par le froid (cryoablation) ou en les brûlant par des microondes (thermoablation).

Le guidage de toutes ces interventions par l’imagerie confère une précision jusqu’ici inégalée aux gestes, y compris quand ils sont effectués en profondeur, et en particulier quand ils se déroulent dans des zones à risque élevé.

La radiologie interventionnelle en 2020 : un développement accru dû aux avancées technologiques

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » montre que la radiologie interventionnelle thérapeutique est amenée à croître fortement d’ici à 2020 du fait des avancées technologiques telles que l’amélioration des techniques de guidage (image 3D, robotique permettant de calculer la meilleure trajectoire, cartographies des températures par IRM, ...) ; le développement des technologies non invasives (ultrasons...) et le perfectionnement des techniques de dépôt de médicaments permettant d’augmenter l’efficacité des doses injectées sans augmenter le risque pour le patient.

Les organes cibles sont les métastases osseuses, hépatiques et pulmonaires.

Les hypothèses 2020 retenues par nos experts sont :

  • un nombre de séjours de radiologie interventionnelle multiplié par 4
  • un traitement de 30 % des métastases hépatiques et pulmonaires, et de 50 % des métastases osseuses
  • une ou deux interventions par an et par patient concerné
  • un développement en substitution de la chirurgie, soit une diminution de 5 % des séjours chirurgicaux
  • un tiers des séjours de radiologie interventionnelle sera effectué en ambulatoire
  • ces prises en charge nécessiteront 2 à 3 consultations par un radiologue interventionnel par séjour, 1 à 2 actes de scanner ou IRM en imagerie classique diagnostic par patient pour le suivi post chirurgical

Cependant, les hypothèses retenues sont pensées indépendamment de la tarification de ces activités. La radiologie interventionnelle ne présentera un développement thérapeutique important que sous réserve d’une tarification adaptée.

 

 

 

Tendance 6 : Les soins de support : prendre en charge le patient dans sa globalité

T6.1.Rouen_.JPGLoin d’être secondaires, les soins de support apportent un accompagnement essentiel pour les patients atteints d’un cancer et sont amenés à se développer dans les années à venir.

Pour les Centres de lutte contre le cancer, les soins de support sont indissociables d’une prise en charge de qualité du patient.

L’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » analyse leur évolution dans les prochaines années.

Les Centres de lutte contre le cancer ont été les premiers à créer des départements de soins de support.

Ces départements proposent aux patients et à leur entourage un accompagnement personnalisé grâce à l’accès à des consultations avec des diététiciens, des psychologues, des socio-esthéticiennes, des assistantes sociales mais aussi à des soins palliatifs.

La notion de soins de support désigne l’ensemble de soins et soutiens nécessaires aux personnes malades tout au long de la maladie conjointement aux traitements oncologiques spécifiques (1) . Ils demandent une organisation coordonnée des différentes compétences impliquées dans la prise en charge des patients tout au long de leur maladie.

Cette approche pluridisciplinaire et globale du patient est plébiscitée par les Français, puisque les approches complémentaires sont jugées importantes par 63 % d’entre eux, selon une enquête récente réalisée par l’Institut Curie (2).

En plus des bénéfices apportés aux patients, les soins de support contribuent également à l’efficacité économique des établissements de santé en réduisant le recours à l’hospitalisation. Les soins de support en 2020 : accompagner le patient pendant et après sa maladie

Selon l’étude « UNICANCER : Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? », les soins de support devront connaître un développement significatif d’ici à 2020. Dans les Centres de lutte contre le cancer, cela devrait les amener à doubler leurs effectifs consacrés aux soins de support.

Leur développement concerne deux types de prise en charge :

  • Pendant le traitement avec toutes les consultations de suivi
  • Après le traitement avec des propositions de mise en place de programmes après cancer.

Ainsi en 2020, nos experts ont estimé que les unités de soins de support d’un établissement de santé prenant en charge le cancer devraient rassembler une équipe pluridisciplinaire de 18 professionnels par tranche de 10 000 patients :

  • 4 médecins :

- 2 médecins soins palliatifs
- 2 médecins douleur

  • 14 professionnels non médicaux :

- 4 assistantes sociales
- 3 diététiciennes
- 3 kinésithérapeutes
- 3 psychologues
- 1 socio-esthéticienne...
 

Actuellement, il existe de grandes inégalités dans l’accès aux soins de support du fait de l’absence de reconnaissance financière de cette activité.

Pour les développer, il faudrait créer une Mission d’intérêt général (MIG) fléchée sur les soins de support dont l’allocation serait fixée en fonction de l’activité carcinologique des établissements ou les reconnaître comme partie de financement forfaitaire dans le cadre des futurs financements au parcours.

1. Circulaire DHOS n° 2005-101
2. Baromètre cancer Institut Curie Vivavoice 2013 – sondage effectué par téléphone du 8 juin au 3 août 2013 pour l’Institut Curie auprès d’un échantillon représentatif de 1 008 personnes

Plus d'informations

 

Télécharger le dossier de presse complet

Contacts presse :

Direction de la Communication d’UNICANCER

Viviane Tronel
Tél. : 01 76 64 78 00 - 06 22 19 92 58
E-mail : v-tronel@unicancer.fr

Agence PRPA

Catherine Gros
Tél. : 01 46 99 69 60 - 06 11 72 84 17
E-mail : catherine.gros@prpa.fr

Isabelle Closet
Tél. : 01 77 35 60 95 - 06 28 01 19 76
E-mail : isabelle.closet@prpa.fr

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 08:36

 

AUVERGNE > ALLIER > VICHY 21/10/13 - 06H00

Yves-Jean Bignon, qui travailleau centre Jean-Perrin sur l’hérédité des cancers, interviendraà Gannat dans le cadre d’Octobre rose - photo d’archives d. Parat

Yves-Jean Bignon, qui travailleau centre Jean-Perrin sur l’hérédité des cancers, interviendraà Gannat dans le cadre d’Octobre rose - photo d’archives d. Parat

   

 

Professeur à la fac de médecine et oncogénéticien au centre Jean-Perrin, à Clermont, le professeur Yves-Jean Bignon préside aussi le comité de l'Allier de la Ligue contre le cancer. Dans le cadre d'Octobre rose, il animera une conférence samedi, à Gannat, avec le docteur Marie-Ange Mouret-Reynier, oncologue à Jean-Perrin et spécialiste des cancers du sein.

Les messages d'encouragement au dépistage sont-ils entendus ? Il y a encore des efforts à faire, car seulement 52 % des femmes entre 50 et 74 ans se font dépister. L'aspect socio-économique se rajoute dans les départementaux ruraux, où se déplacer pour une radio a un coût, même si l'examen lui-même est gratuit. En parallèle, le nombre de nouveaux cas diagnostiqués chaque année augmente.

La mammographie n'empêche pas le cancer d'apparaître, mais reste un outil de dépistage précoce qui permet d'améliorer le diagnostic chez quelqu'un en bonne santé. Une femme a 90 % de chances de guérir si on traite tout de suite. On tombe à 40 % de chances en cas de diagnostic tardif.

Qu'en est-il dans l'Allier en particulier ? Environ 260 à 280 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. C'est beaucoup. Mais la carte de France des taux de dépistage montre que l'Allier a le meilleur taux de dépistage d'Auvergne, à 60 %, pour une moyenne nationale à 58,2 %. L'Association bourbonnaise interdépartementale de dépistage des cancers (Abidec) est très active pour convoquer et informer. Son travail fait qu'on voit des femmes en traitement qui n'ont pas de tumeur "historique".

Qu'allez-vous dire à celles qui viendront vous écouter, samedi ? Que l'objectif est de guérir des femmes, pas de les mettre en rémission, et qu'on ne peut le faire qu'avec un dépistage organisé et efficace. Je présenterai lesnouveaux traitements avec lesquels on obtient des progrès significatifs.

Je parlerai également de la prévention menée en Auvergne auprès des populations à haut risque de cancer du sein. Il existe des facteurs liés au mode de vie et à l'hérédité. Il y a ainsi un groupe sur lequel on peut intervenir, par la prévention médicale ou par l'approche chirurgicale, qui diminue le risque de 95 %. Cette prévention ciblée concerne plus de 70 .000 personnes dans la région. On n'est pas dans l'anecdote.

Aussi un concert. 


Au centre socioculturel de Gannat, samedi 26 octobre :

conférence-débat à 19 heures (entrée libre) ;

concert d'Olivier Villa, à 21 heures (15 € à partir de 12 ans, réservations au 04.70.90.84.85). 

 La soirée est organisée par les chambres d'hôtes La Coraline, avec les pompiers de Gannat et le soutien de la Ligue contre le cancer. 30 % des bénéfices des entrées seront reversés à l'Association pour le confort des enfants à l'hôpital.

Marlène Lestang

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 09:07

 

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Par La rédaction d'Allodocteurs.fr
rédigé le 17 mars 2009, mis à jour le 15 octobre 2013

Selon l'association "Cancer du sein, parlons-en !", une femme sur huit risque de développer un cancer du sein. Chaque année, on recense 50 000 nouveaux cas, il reste au premier rang des décès par cancer chez la femme. C’est aussi l’un des cancers qui se soigne le mieux, dès lors que ses symptômes sont identifiés à temps. Néanmoins, pour certaines patientes, la chirurgie conservatrice n'est pas possible. Seul recours alors : la mastectomie totale, qui correspond à l'ablation intégrale du sein.

Sommaire

 

Cancer du sein : l’importance d’un diagnostic précoce


Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes expliquent le cancer du sein.


 

Les seins jouent un rôle important dans la féminité et dans l'image que la femme a de son corps mais d'un point de vue biologique, le sein est avant tout une glande : la glande mammaire. Elle est formée de plusieurs lobules et de canaux galactophores qui se regroupent dans un canal principal, le mamelon. Cette glande est entourée de fibres, de terminaisons nerveuses, de vaisseaux lymphatiques et sanguins, il y a également en grande partie du tissu graisseux et le tout repose sur un muscle : le pectoral.

Dans le cancer du sein, ce sont principalement, les cellules formants les canaux et les lobules, qui deviennent anormales. Elles se multiplient de façon anarchique et forment alors un amas de cellules, c'est une tumeur de type adénocarcinome.

Quand la tumeur est maligne et qu'elle reste localisée dans son tissu d'origine, c'est un cancer dit in situ (resté en place). Quand des cellules malades quittent leur point de départ et envahissent les tissus voisins, il s'agit alors d'un cancer invasif, infiltrant. Ces cellules peuvent aussi se détacher de la tumeur d'origine, se propager vers les vaisseaux lymphatiques et s'accumuler dans les ganglions voisins. Ces cellules cancéreuses peuvent enfin atteindre d'autres organes du corps et former des métastases. On dit dans ce cas que le cancer est métastatique.

Grâce à la recherche, c'est l'un des cancers que l'on connaît le mieux. Des traitements existent (chirurgie,radiothérapiechimiothérapie) mais leur efficacité dépend aussi du stade de développement du cancer, d'où l'importance d'un diagnostic précoce.


Cancer du sein : du côté de la recherche


Comment sont analysés les prélèvements de tumeur ?


 

Aujourd'hui la recherche sur les traitements tente de mettre au point des solutions de plus en plus personnalisées.

Par exemple à l'Institut Curie, plus de la moitié des cancers traités sont des cancers du sein. On ne fait pas que soigner, il y a également un important pôle de recherche.



De la tumorectomie à la mastectomie


Attention, images de chirurgie ! Pour certaines patientes la chirurgie conservatrice n'est pas possible. Seul recours alors, la mastectomie totale : une ablation intégrale du sein.


 

Grâce aux campagnes de dépistage, les tumeurs sont découvertes à des stades de plus en plus précoces offrant la possibilité de traitements conservateurs. La chirurgie du cancer du sein va donc permettre de ne retirer que la zone cancéreuse tout en conservant le sein.

Si la tumeur est bien délimitée et qu'elle fait moins de cinq centimètres, le chirurgien peut enlever la totalité de la tumeur sans enlever tout le sein. On parle alors de chirurgie conservatrice, de tumorectomie, ou encore de mastectomie partielle. Le sein n'est pas déformé, le mamelon et l'aréole sont conservés.

Si le cancer est invasif, la tumeur trop importante, ou qu'il y en a plusieurs dans un même sein une intervention plus lourde doit être envisagée. C'est toute la glande mammaire qui doit être retirée, y compris l'aréole et le mamelon, ainsi qu'une partie des ganglions lymphatiques au niveau de l'aisselle. Il s'agit d'une mastectomie totale. Les mastectomies totales représentent environ 37 % des opérations du cancer du sein.


Reconstruction mammaire : la renaissance de la féminité


Parfois ces reconstructions se font en plusieurs étapes. Attention, images de chirurgie !


 

Après une opération, la reconstruction mammaire est souvent le moyen pour une femme de se réconcilier avec son corps et de retrouver une part de féminité. Cette reconstruction est possible environ un an après la fin du traitement de radiothérapie. Parfois, elle peut être réalisée en même temps que la mastectomie, c'est la reconstruction immédiate.

Deux techniques existent. Soit on pose une prothèse, en silicone ou remplie de sérum physiologique, soit on reconstruit le sein à partir de tissus d'une autre partie du corps, la peau et la graisse de l'abdomen ou des muscles situés dans le dos (le grand dorsal). L'aréole et le mamelon, eux, sont reconstruits deux à trois mois après cette première reconstruction. Sachez qu'elle est prise en charge à 100 % par l'Assurance maladie.


Un suivi perfectionné


En quoi consiste le suivi après un cancer du sein ?


 

L'Institut Curie a mis en place une nouvelle organisation pour que la surveillance après un cancer du sein soit la plus efficace possible.

Depuis l'annonce de la maladie, et tout au long du parcours thérapeutique les femmes ont souvent besoin d'être accompagnées par un psychologue qui peut aussi recevoir le conjoint lorsque la maladie perturbe le couple.

Certains instituts de cancérologie proposent aussi les services d'une esthéticienne qui pourra seconder la femme dans son parcours et dans la réappropriation de son corps.


Cancer du sein : questions/réponses, adresses utiles


 

Sur Allodocteurs.fr 

Questions/réponses : 

Et aussi :

Dans les médias :

Livre :

 Contacts utiles et sites web :

  • Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer

  • Psychisme et cancer
    Centre Pierre-Cazenave
    80, rue de la colonie - 75013 Paris
    Tél. : 01 43 13 23 30

  • Société française de psycho-oncologie
    Association Psychologie et cancers
    Tél. :  05 56 20 14 72

  • Etincelle
    27 bis, boulevard Victor-Cresson - 92130 Issy-les-Moulineaux
    Tél. : 01 44 30 03 03
    Association offrant un espace d'accueil et de bien-être pour les femmes atteintes d'un cancer du sein.

  • L'Embellie
    29, boulevard Henri-IV - 75004 Paris
    Tél. :  01 42 74 36 33 
    Boutique entièrement dédiée aux personnes subissant des chimiothérapies ou traitements lourds. Elle propose perruques et autres kits de maquillages pour sourcils.

  • La vie, de plus belle...
    ateliers, conseils maquillage et coiffure pour toutes les patientes en traitement pour un cancer.

  • Vivre comme avant
    Mouvement de soutien et d’aide morale animé par des femmes bénévoles ayant toutes vécu la maladie.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 10:01

 

A écouter ICI

 

invité(s)

Roman Rouzier

Directeur médical du pôle sénologie de l'institut Curie et professeur de chirurgie à l'Université de Versailles St Quentin. Directeur médical du pôle sénologie de l'institut Curie et professeur de chirurgie à l'Université de Versailles St Quentin.

Docteur Jérôme Viguier

Directeur du pôle santé publique et soins de l'Institut national du cancer

Céline Lis-Raoux

Cofondatrice et directrice de la rédaction de "Rose magazine" qui s'adresse aux femmes concernées par le cancer

Danielle Messager

Journaliste spécialiste des questions de santé

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 09:58

En association avec L'Institut du Sein (Paris), nous vous proposons aujourd'hui une suite de notre dossier sur la reconstruction mammaire par lambeau du ventre à l'occasion de notre campagne pour le dépistage du cancer du sein.

Les Reconstructions par lambeaux musculo-cutanés :

La reconstruction par lambeau du grand dorsal :

 Il s’agit de transférer sur le thorax une palette de peau, de muscle et de graisse prélevée dans le dos. Le prélèvement de ce lambeau ne génère pas de séquelle fonctionnelle (il n’y aura pas de limitation des mouvements du bras après l’intervention) mais, il induit une cicatrice d’une quinzaine de centimètres dans le dos et une sensation de « corset » qui peut durer quelques mois.

 

Modalités opératoires :

L’intervention se déroule sous anesthésie générale et dure entre deux et trois heures. L’hospitalisation est de trois à dix jours.

Le lambeau est prélevé en décubitus dorsal et transféré sur le thorax.

Puis la patiente est installée sur le dos et le lambeau est modelé en fonction de la forme et du volume du sein à reconstruire (lorsqu’il manque du tissu cutané sur le thorax pour réparer le sein, la peau prélevée dans le dos restera apparente, tandis qu’elle sera enfouie si le lambeau a été prélevé uniquement pour son volume). Une prothèse sera ajoutée chaque fois que le volume apporté par le lambeau se révèlera être insuffisant.

 

 

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(Copyright L'Institut du Sein)

 

 

dessin du prélèvement d’un lambeau de grand dorsal

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(Copyright L'Institut du Sein)

   

dessin avant mastectomie droite et  reconstruction immédiate par lambeau de grand dorsal et réduction du sein gauche. Résultats post opératoire 

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(Copyright L'Institut du Sein)

 

 

La cicatrice dans le dos après un prélèvement de lambeau de grand dorsal est le plus souvent cachée par un soutien gorges

Avantages de cette technique :

C’est un lambeau fiable, réalisable sur presque toutes les patientes par presque tous les chirurgiens. Les résultats obtenus sont le plus souvent d’excellente qualité.

Il permet de remplacer de la peau qui aurait été abîmée par la radiothérapie, de tapisser, grâce à une palette de muscle, des tissus atrophiés ; mais aussi de protéger la prothèse, de donner de la souplesse à la reconstruction et de pouvoir éventuellement se passer de prothèse quand le sein à remodeler n’est pas trop volumineux.

 

Inconvénients :

Le prélèvement du lambeau laisse une cicatrice dans le dos. Toutefois, cette cicatrice longue mais plutôt discrète est très bien acceptée par les patientes, au vu du bénéfice de la reconstruction mammaire.

Enfin, le muscle peut conserver une sensibilité, voire une contractilité transitoire qui peut être gênante.

 

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(Copyright L'Institut du Sein)

 
 

Reconstructions mammaires différées par un lambeau du Ventre

 

La reconstruction par lambeau du ventre (autrement appelé lambeau de grand Droit ou TRAM, [Traverse Rectus Abdominal Muscle])

L’intervention consiste à reconstruire le sein en utilisant l’excèdent cutanéo-graisseux du ventre.

Ce lambeau peut être utilisé selon plusieurs techniques :

- le plus souvent en gardant le lambeau « pédiculé », c’est-à-dire qu’il reste attaché sur au moins l’un des deux muscles grand droit de l’abdomen (on parle de lambeau monopédiculé si la palette reste attachée à un des deux muscles grand droit de l’abdomen et, de lambeau bipédiculé s’ il reste attaché aux deux muscles grand droits.)

- ou bien en lambeau « libre » : les vaisseaux sont sectionnés et « rebranchés »  sur des vaisseaux du thorax ou de l’aisselle.

- il existe des lambeaux « mixtes » qui sont monopédiculés, mais dont les vaisseaux épigastriques inférieurs sont anastomosés à des vaisseaux thoraciques.

 

Technique du lambeau monopédiculé

L’intervention se déroule sous anesthésie générale et dure entre trois et cinq heures. L’hospitalisation est de cinq à dix jours.

Le lambeau est prélevé en restant pédiculé (souvent sur le muscle opposé au sein à reconstruire), et transféré à l’emplacement du sein. Le muscle utilisé est remplacé par un filet prothétique (semblable à ceux utilisés pour les éventrations). Le ventre est refermé comme pour une plastie abdominale esthétique, l’ombilic est ressorti. Le lambeau est ensuite modelé à l’image de l’autre sein.

Les suites opératoires sont un peu plus désagréables et invalidantes qu’avec les autres techniques (à cause de la sollicitation réflexe des muscles abdominaux lésés dans la plupart des gestes de la vie quotidienne). Il faut compter quarante huit heures  pour pouvoir bouger correctement et quatre à huit semaines pour retrouver un mode de vie normal.

 

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(Copyright L'Institut du Sein)

 

dessins avant une mastectomie droite et reconstruction mammaire immédiate par lambeau monopédiculé de grand droit.. photo après l’intervention 

 

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(Copyright L'Institut du Sein)

 

Reconstruction mammaire immédiate après mastectomie droite par un lambeau de grand dorsal.

 

Avantages de cette technique : 

Le sein est remplacé par un tissu qui a exactement la même consistance, la même texture et la même couleur que la peau du sein controlatéral  ce qui permet de reconstruire un galbe proche du modèle, très souple et dont l’évolution dans le temps sera très naturelle.

Pour celles qui ont un abdomen trop volumineux le bénéfice est double ; elles gagnent un ventre plat et une reconstruction de bonne qualité.

Inconvénients :

Cette technique n’est pas intéressante chez les femmes très minces, qui n’auraient pas d’excès de peau et de graisse sur le ventre  et, contre-indiquée chez les obèses, les fumeuses et les patientes ayant déjà subi une intervention abdominale majeure.

Le prélèvement musculaire laisse une petite séquelle fonctionnelle : une diminution des performances des abdominaux qui est parfois gênante pour passer de la position couchée à la position assise. Les séquelles sont surtout gênantes en cas de lambeau bipédiculé. Cette intervention est d’autant mieux supportée que les patientes sont dynamiques et sportives.

Le prélèvement laisse une cicatrice longue qui sera mieux acceptée car elle remplace avantageusement un « gros ventre ».

Cette intervention, superficielle mais assez longue, occasionne une fatigue certaine, souvent malvenue après plusieurs mois passés à traiter le cancer.

Complications :

- du prélèvement 

En plus des complications classiques des plasties abdominales (nécrose cutanéo-graisseuse, nécrose ombilicale, lymphocèle, phlébite, embolie pulmonaire…) il y a un risque de voussure de l’abdomen à l’emplacement du muscle prélevé et un risque de décentrage de l’ombilic.

- du lambeau 

C’est un lambeau « fragile » qui, même dans des mains expérimentées, peut partiellement se nécroser ce qui détériore le résultat esthétique. Ceci est particulièrement vrai chez les fumeuses ou les anciennes fumeuses, auxquelles la technique de reconstruction par TRAM ne sera donc pas proposée.   

 

Technique du lambeau libre et du DIEP (Deep Inférior Epigastric Perforator):

La palette cutanéo-graisseuse est la même que pour le lambeau pédiculé. Les vaisseaux sont disséqués, sectionnés puis anastomosés sur les vaisseaux thoraciques.

Avantages :

Peu ou pas de séquelles fonctionnelles abdominales.

Inconvénients :

L’intervention est plus longue (entre quatre et cinq heures) et nécessite des équipes très entraînées voire une double équipe afin de minimiser la durée opératoire (une équipe prélève le lambeau pendant que l’autre prépare les vaisseaux sur lesquels le lambeau va être anastomosé).

Le DIEP est un lambeau libre avec un prélèvement musculaire minime ; son prélèvement ne laisse pas de séquelle fonctionnelle.

Complications :

Il y a (selon les équipes) entre 2 % et 10 % de nécrose complète du lambeau.

 Technique du TURBO :

C’est un lambeau de grand droit monopédiculé dont les vaisseaux épigastriques inférieurs sont disséqués et anastomosés avec des vaisseaux thoraciques. C’est donc un lambeau mono pédiculé « sécurisé » par une anastomose vasculaire.

 

 La Reconstruction par lambeau libre des fessiers

Cette opération est très rarement pratiquée. Elle est intéressante lorsque les autres techniques de reconstruction sont impossibles. Dans ce cas, on prélèvera de la graisse, un muscle et son pédicule vasculaire au niveau de la fesse pour obtenir un lambeau libre, qui sera immédiatement greffé avec des techniques de microchirurgie. Comme avec tous les lambeaux libres, il y a un risque de nécrose complète du lambeau.

 

 Le « filling » ou autogreffe de graisse.

Ce n’est pas une technique de reconstruction mammaire mais une méthode « adjuvante » qui permet d’améliorer les résultats. Le procédé consiste à prélever de la graisse par lipoaspiration sur la face interne des genoux, les cuisses ou le ventre et à la  réinjecter pour corriger un galbe ou pour augmenter un volume.

Les indications sont multiples :

- avant une reconstruction par prothèse, le chirurgien peut injecter de la graisse dans le site de mastectomie afin d’augmenter l’épaisseur des tissus qui recouvriront la prothèse voire, semble-t-il, d’améliorer la qualité des tissus abîmés par la radiothérapie.

 

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(Copyright L'Institut du Sein)

  

Augmentation de l’épaisseur des tissus qui vont recouvrir la prothèse par un filling

- après une reconstruction par prothèse, le filling va permettre d’épaissir les tissus recouvrant la prothèse ou de corriger le galbe afin d’obtenir un résultat plus naturel.

 

 

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(Copyright L'Institut du Sein)

 

 

 

Correction du décolleté où on voit la prothèse de reconstruction par un filling

 

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(Copyright L'Institut du Sein)

 

 

Après mise en place de la prothèse puis reconstruction de l’aréole et du mamelon

- enfin, après une reconstruction par lambeau, le filling peut augmenter le volume ou  regalber un quadrant de la reconstruction.

 

Avantages de la technique :

C’est un formidable moyen pour améliorer une reconstruction. L’intervention est peu traumatisante et se déroule souvent sous anesthésie locale et en ambulatoire, sans avoir besoin de recourir à une hospitalisation. 

Inconvénients :

Il est souvent nécessaire de recourir à plusieurs fillings successifs.

L’absence de recul significatif par rapport à cette technique nous oblige à émettre quelques réserves quant à ses indications. Des études sont en cours en France, qui nous permettront d’y voir plus clair d’ici  quelques mois.

 

La Reconstruction de la Plaque Aréolo Mamelonnaire (PAM)

 

Cette intervention constitue la dernière étape de la reconstruction du sein. Elle a uniquement lieu quand la forme, le volume et la symétrie de la poitrine sont validés par le patient et par le chirurgien car,  il est souvent possible de modifier la forme et le volume de la reconstruction mais quasi-impossible de déplacer une aréole une fois qu’elle a été reconstruite.

En attendant la reconstruction de la PAM on peut proposer à la patiente l’utilisation d’une aréole et d’un mamelon adhésifs, qui font parfaitement illusion.

Cette dernière phase se déroule le plus souvent sous anesthésie locale, dure environ une heure et les suites opératoires sont simples et indolores.

 

L’aréole :

- la méthode la plus répandue est le tatouage bilatéral des aréoles (bilatéral afin d’obtenir une couleur identique sur les deux seins).

 

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(Copyright L'Institut du Sein)

 

Reconstruction de l’aréole gauche par tatouage bilatéral et greffe de mamelon

- d’autres techniques sont possibles : la greffe de peau (prélevée le plus souvent sur le haut de la face interne d’une cuisse), ou la greffe d’une partie de l’aréole controlatérale quand son diamètre s’y prête.

 

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(Copyright L'Institut du Sein)

 

Reconstruction de l’aréole gauche par greffe de peau totale pour l’aréole et petit lambeau local pour le mamelon

Le mamelon :

Les deux procédés de reconstruction les plus utilisés sont la greffe d’une partie du mamelon controlatéral ou l’enroulement d’un petit lambeau cutanéo-graisseux local.

Signalons pour mémoire d’autres méthodes telles que la greffe d’une partie de la pulpe d’un orteil, d’un morceau du lobe d’une oreille ou d’une cicatrice hypertrophique.

Des retouches peuvent être proposées dans les mois ou les années qui suivent, en particulier pour corriger la couleur du tatouage qui a tendance à s’estomper au fil du temps.  

 

Conclusion :

Dans l’ensemble, les prothèses mammaires représentent la solution de reconstruction la plus facile et la plus couramment proposée.

Cependant, les reconstructions par prothèses vieillissent moins bien que les lambeaux et nécessitent souvent une correction après quelques années. En effet, le sein reconstruit et le sein controlatéral peuvent évoluer différemment : le sein « normal » va avoir tendance à s’affaisser avec le temps ou à changer de volume avec les variations de poids tandis que la reconstruction va au mieux ne pas bouger et parfois se figer.

En revanche, les reconstructions par lambeau sont des interventions un peu plus lourdes, avec un temps de convalescence plus long  mais, qui aboutissent à un résultat plus naturel et durable.

Il est indiscutable que la reconstruction mammaire améliore la qualité de vie et contribue à rendre les femmes plus fortes face à la maladie. La reconstruction leur redonne un sentiment d’intégrité physique, sans avoir à sacrifier au cancer leur féminité et leur bien-être physique.

La reconstruction mammaire fait partie intégrante du traitement du cancer du sein et il paraît inconcevable aujourd’hui de ne pas la proposer aux femmes qui doivent subir une mastectomie. 

 

Auteur :  

 

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L'INSTITUT DU SEIN (Paris) - le Dr Krishna Bentley CLOUGH (ancien chef de service de l’Institut Curie) est spécialiste de la chirurgie du cancer du sein, de la reconstruction et de la chirurgie esthétique du sein - le Dr Isabelle SARFATI est spécialiste en reconstruction mammaire et en chirurgie esthétique - le Dr Claude NOS (praticien hospitalier a l'hôpital européen Georges Pompidou) est spécialiste de la chirurgie du cancer du sein et de la reconstruction mammaire

Créé le 23-09-2013 à 17:50 

Copyright image et texte : L'Institut du Sein.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 12:20

 

12 octobre 2013 

Sur le Site : Les Chroniques de Mandor

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(Photo : Sylvie Pedroni)

Faby Perier et moi, c’est une longue histoire… de rendez-vous manqués. Depuis 2008, elle m’envoyait régulièrement des messages pour que nous nous rencontrions et qu’elle m’explique son travail. J’avais compris qu’elle interprétait une chanson qui évoquait son cancer. Je n’avais pas creusé et je dois dire que j’étais peu enthousiaste à l’idée de la mandoriser. La maladie, inconsciemment, me rebutait. Je ne me le suis pas avoué ainsi, mais au fond, mon refus venait de là. Et puis, un jour, le cancer a emporté ma sœur. Le cancer, je l’ai regardé en face en le traitant de connard. Ma mère, ma sœur… ça suffit comme ça !

L’homme est un sale égoïste, il s’intéresse à des trucs uniquement quand il est concerné.

Et Faby m’a recontacté une énième fois. J’ai approfondi mes recherches sur elle et j’ai compris qu’elle faisait beaucoup pour la lutte contre le cancer (du sein notamment). Et j’ai compris qu’il était temps de se croiser.

Ainsi fut fait à l’agence le 16 septembre dernier… 

(De plus, durant ce mois d’octobre, c’est l’opération Octobre Rose. Pour la 20ème année consécutive en France, la campagne de lutte contre le cancer du sein,  organisée par l'association "Le Cancer du Sein, Parlons-en !" vous propose de lutter contre le cancer du sein en vous informant et en dialoguant. Convaincre les femmes du rôle primordial du dépistage précoce et faire progresser la recherche, telle est la vocation de cette campagne et de l'Association. Pour en savoir plus, voir là. Faby Perier va beaucoup chanter pour Octobre Rose durant cette période. Voir ici)

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Biographie officielle :

Ce n'est pas un hasard, si l'univers de Faby est empreint de la sensibilité d'une femme qui a croisé aux détours de rencontres les bouleversements de cette vie qui nous touche, nous surprend et à laquelle nous tenons tant.

Après une enfance bousculée, une éducation musicale plutôt classique où elle apprend le piano, le violoncelle et la guitare, Faby découvre la pop music et la chanson française grâce à des artistes de pianos-bars ; elle comprend alors que les textes sont aussi porteurs d'émotions.

En 2003, l'envie d'écrire devient de plus en plus présente et c'est avec sa sœur jumelle qu'elle écrira à quatre mains l'album "Authentique". Pourtant, cet album ne lui ressemble pas vraiment et l'envie de se retrouver seule devant sa page blanche se révèle à elle comme une évidence.

C'est ainsi qu'en avril 2008, son deuxième album Au nom de celles voit le jour. Un album résolument féminin où elle chante avec une tendresse perceptible, les femmes, l'amour, la vie, ses bonheurs, ses douleurs, de toute la puissance de sa sincérité.

Cet album n'aurait dû être que la réalisation de son rêve qu'elle voulait partager avec le public. Mais la vie en a décidé autrement... Elle apprend en avril 2008 qu'elle est atteinte d'un cancer. Pourtant malgré cette épreuve difficile, elle n'a de cesse que de croire en l'avenir pour atteindre ce rêve.

3775000068004.jpgSon troisième album Au fil de nos viescommence à se dessiner en 2009 et le premier "Ce matin-là" nait de l'annonce de sa rémission du cancer du sein, l'épreuve qu'elle a rencontrée. Au fil des interviews radio, des échanges sur la toile, ce titre est devenu l'emblème de toutes ces personnes qui se battent contre le cancer. Des internautes fans s'emparent de cette chanson-hymne, la partagent sur les réseaux internet et la font découvrir aux associations de lutte contre le cancer pour lesquelles Faby se mobilise également fréquemment.

Faby se mobilise toujours auprès des associations de lutte contre le cancer et est la marraine d'une association qui a pour but d'offrir des places de spectacles aux personnes qui ont rencontré l'épreuve du cancer.

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Interview :

J’ai l’image de vous de « la chanteuse qui chante pour lutter contre le cancer », ce qui est parfaitement réducteur parce que vous chantez depuis 15 ans.

J’étais chanteuse de piano-bar. J’ai sorti il y a longtemps un premier album auto produit en 2003. Je l’ai écrit avec ma sœur jumelle et je ne m’y retrouvais pas du tout. Et en 2008, juste avant que j’apprenne que j’ai un cancer, j’ai préparé un album en auto production. Je n’ai rien fait avec parce que j’ai reçu l’album pressé au moment où je venais de me faire opérer d’un cancer du sein. Ce que j’avais écrit, du coup, n’avait aucun sens par rapport à ce que je vivais.

Alors, peu de temps après, vous avez écrit une chanson, « Ce matin-là », qui raconte votre histoire, votre cancer, et ce de manière frontale.

Je crois qu’il faut parler de sa maladie. J’ai essayé de toucher les gens en racontant comment j’ai vécu l’annonce du cancer. Quand je vois les campagnes à la télé, je trouve qu’elles ne sont pas touchantes et surtout, on n’arrive pas à se dire que ça peut nous arriver.

Le clip de "Ce matin-là".

De livrer sa vie en chanson, ça a été un exutoire pour aller mieux?

Ce n’est même pas ça. J’ai appris que j’avais un cancer au mois d’avril 2008, je suis rentrée à l’hôpital au mois d’octobre 2008 et j’ai appris que j’étais en rémission. En sortant de l’hôpital, j’ai libéré ce que j’avais dans les tripes. J’ai écrit cette chanson et, très vite, j’ai eu le besoin irrépressible de l’enregistrer en studio. Quand je l’ai enregistrée, je sortais de traitement, donc je n’avais pas beaucoup de souffle, mais j’ai toujours souhaité garder cette version-là.

Pendant les 6 mois où vous avez été malade, vous n’avez rien dit à personne.

Je me suis éloignée de tous quand j’étais en plein dans la maladie. Dès que j’ai su que j’étais en rémission, je me suis dit que j’allais communiquer sur cette maladie. Je me suis servie de ma condition d’artiste pour faire passer un message.

Beaucoup de gens ont apprécié cette chanson.

Beaucoup de femmes qui ont traversé cette épreuve considèrent que je suis leur porte-parole.. Elles voient que je suis encore là, bien vivante et que je fais des choses.

Vous allez bien ?

Je réponds toujours que je vais bien aujourd’hui. Avec toujours la peur au ventre.

Pour moi, votre nom est associé à la lutte contre le cancer. Vous n’avez pas peur d’être 1013515_10201466694730436_1770950096_n.jpgcataloguée ?

J’ai fait ce choix-là. Disons que ce choix s’est imposé à moi. Tant pis si c’est compliqué. Je suis une femme qui accepte les défis et qui va au combat. Après, ça devient compliqué de faire découvrir son univers en dehors de la lutte contre le cancer. Mais, les artistes sont parfois là aussi pour mettre sous les projecteurs des choses difficiles.

Vous n’avez pas peur que ce soit un peu anxiogène ?

Vous savez, dans mon répertoire, il y a des chansons qui parlent d’amour et des chansons qui parlent de la vie. De toute manière, la vie est plutôt anxiogène.

On a justement peut-être besoin d’en sortir, non ?

Quand on regarde quelqu’un comme Renaud, il n’a jamais fait des chansons qui étaient très gaies. Tout le monde connait Renaud et beaucoup l’aiment.

C’était plus des chansons sociétales, la maladie, ça fait peur.

Mes chansons ne sont pas faites pour faire peur, mais pour donner de l’espoir. J’ai écrit « Ce matin-là », par exemple, pour dire au gens que ça n’arrive pas qu’aux autres. Elle peut servir aussi aux associations qui luttent contre cette maladie et qui ont besoin d’une chanson. Elle est une sorte d’hymne. La ligue contre le cancer la reprend régulièrement…

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Que pensez-vous des chaînes féminines sur Facebook pour la prévention du cancer du sein. Celles où on donne la couleur de son string par exemple. Moi, ça m’exaspère, je me suis fait houspiller quand j’ai dit ça sur mon mur.

 Très honnêtement, je ne suis pas contre… On peut considérer que ça n’apporte pas grand-chose, mais si. Ça apporte l’échange.

Moi, j’ai contesté le fait que les hommes soient bannis de cette histoire-là.

Ça, c’est vrai que c’est un peu con parce que le cancer du sein touche aussi les hommes. Mais, mon avis est qu’on ne peut pas être contre quelque chose qui amène à la discussion.

Je trouve que c’est mieux d’être plus direct.

Oui, mais autour du cancer, les gens ont du mal à être directs. Le cancer est extrêmement tabou. On le voit bien ne serait-ce qu’en regardant la communication faite par certaines associations.

Revenons à vous. Psychologiquement, quand vous allez chanter là où il y a des malades, comme ça vous arrive souvent, ce n’est pas un peu lourd à porter, à voir, à supporter ?

C’est dur, mais si pour ces personnes malades ce sontt trois minutes de bonheur et d’espoir, c’est trois minutes de gagnées. J’ai choisi le fait d’être porte-parole, il faut que j’assume le fait que ce n’est pas toujours simple. Mais, je dois aussi préciser que cela me donne beaucoup aussi.

Vous êtes à l’origine de l’association  Au Nom de Celles.

Oui, on  organise des évènements, des spectacles avec le soutien d'artistes et de partenaires pour permettre d'offrir le divertissement aux personnes qui ont rencontré l'épreuve du cancer. On est à la recherche de salles de spectacles qui nous offrent des places de spectacles gratuits. On essaie de faire des évènements où je suis en avant et des évènements où il y a plusieurs artistes.

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Votre  4e disque va sortir bientôt, car je crois que vous avez trouvé le financement nécessaire sur Ulule.

En 32 jours la somme était réunie grâce aux internautes. Je suis en train de terminer l’album. J’espère qu’il sera pressé pour le 25 octobre.

Vous êtes la seule chanteuse a parler du cancer. Je sais que d’autres ont cette maladie et se taisent.

Je pense que c’est difficile à porter. On m’a dit plein de fois que je faisais une connerie d’en parler et que je foutais ma carrière en l’air. Moi, je pense qu’il faut parler de la différence et ne pas la cacher. Je suis une femme de combat, je viens de la DASS et j’ai un passé un peu lourd, alors je me moque de ce qu’on dit de moi.

Vous n’avez pas envie de poser les valises ?

Si, parfois. J’aimerais trouver quelqu’un qui s’occupe de moi pour que je puisse vraiment me consacrer à ma carrière artistique et aux messages que je veux faire passer. Je suis ma propre attachée de presse et je suis lasse de cela. J’en ai ras le bol parce qu’un artiste qui doit se vendre lui-même, c’est contre nature.  

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Et un rendez-vous important, ce mardi...

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 09:57

 

L’équipe de Patrick Legembre de l'Université de Rennes 1 a mis en évidence l’implication d’une molécule, dans l'apparition de métastases dans certains cancers du sein dits "triples négatifs". Un véritable espoir pour les malades.

  • Par Sylvaine Salliou
  • Publié le 07/10/2013 | 17:20
Image faite lors d'une macrobiopsie sur une patiente ayant présenté des lésions lors d'une mammographie © AFP
© AFP Image faite lors d'une macrobiopsie sur une patiente ayant présenté des lésions lors d'une mammographieetit
Cette étude soutenue par le Cancéropôle Grand Ouest, montre qu'il est possible non seulement d'identifier les patientes sujettes à un fort risque de métastases et de rechutes, mais également de mettre au point un traitement adapté pour réduire ce risque. 


Un véritable espoir

En 2012, 48 000 femmes ont été touchées par un cancer du sein. Parmi les différents types de cancers du sein qui existent, "10 à 20 % sont dits 'triples négatifs'. Particulièrement agressifs, ils sont associés à des taux de rechutes importants, à un mauvais pronostic, à une augmentation du risque de métastases et à de faibles alternatives thérapeutiques", nous explique l'équipe de Patrick Legendre. Les chercheurs ont trouvé un marqueur du risque de métastases et de rechute, le cl-CD95L. Retrouvé en très grande quantité dans le sérum des patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif, le cl-CD95L est un marqueur associé au risque de développer des métastases chez ces patientes. "Le dosage du cl-CD95L chez les patientes pourrait ainsi permettre d’estimer lors du diagnostic, le risque que présente une patiente de développer une métastase et donc de rechuter ", souligne Patrick Legembre.


Une prise en charge adaptée

Ces résultats offrent des perspectives favorables. D'après Patrick Legembre, "si l'on retrouve un fort taux de cl-CD95L dans le sérum d'une patiente atteinte du cancer du sein triple négatif, alors les cliniciens pourraient envisager d‘associer au traitement classique par chimiothérapie, une molécule inhibant l'action du récepteur CD95". Le risque de métastases en serait alors réduit. "Ce co-traitement est d'autant plus envisageable qu'il existe déjà une molécule inhibitrice du CD95 utilisée pour d'autres affections et bien tolérée par les patients."

Aricle lu sur

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 09:30

 

Nous avons rencontré Christelle Amelineau et Geneviève Advocat. Nous vous proposons leur témoignage en intégralité. Ces deux femmes ont connu ce qui se fait de pire : une annonce à la fois brusque et floue, les abandonnant à leur angoisse.

  • Par Lionel Gonzalez
  • Publié le 09/10/2013 | 16:29, mis à jour le 09/10/2013 | 16:29
Christelle Amelineau - Geneviève Advocat © François Daireaux - France 3 Champagne-Ardenne
© François Daireaux - France 3 Champagne-Ardenne Christelle Amelineau - Geneviève Advocat

L’annonce d’un cancer est toujours un moment délicat et difficile, autant pour les patients que pour les médecins. Même si des protocoles existent pour ménager le malade, il y a encore des efforts à faire dans ce domaine. Ces annonces, par téléphone ou au détour d'un couloir étaient souvent catastrophiques. Il y en a heureusement moins aujourd'hui, mais beaucoup reste à faire.

Depuis 10 ans, le travail d'annonce est l'une des priorités des plans cancers. Au delà des premiers mots, il s'agit de soutenir et d'orienter le malade. En assurant le relais avec le personnel de l'hôpital, mais aussi en dehors, auprès du pharmacien, du médecin traitant ou du gynécologue. Mais là encore, il reste beaucoup à faire. Olivier Bouché, cancérologue à l'hôpital de Reims a écrit un ouvrage pour sensibiliser ses collègues.

L'association "Actions Croisées" organise des portes ouvertes ce samedi dès 14 heures à la salle du Secrétariat du Centre social et culturel Vallée Saint-Pierre de Chalons-en-Champagne.


Voir notre reportage

Annonce maladie cancer
Interview bonus : Christelle Amelineau


Interview Bonus : Geneviève Advocat
Lu sur ce    Clic SITE

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 09:52

 

Un chercheur a fait une découverte essentielle pour bloquer les métastases qui causent la grande majorité des décès par cancer du sein, grâce aux dons faits à la Société canadienne du cancer. 
 
Le cancer du sein met en péril la vie des femmes parce qu’il menace de se propager à d’autres organes vitaux, comme le cerveau ou les poumons, y formant de nouvelles tumeurs. Ces métastases sont responsables de presque tous les décès par cancer du sein. Malgré les grands progrès accomplis (le taux de mortalité par cancer du sein a chuté de 42 % depuis 1986), trop de femmes décèdent encore.
 

Le Dr Côté avec sa doctorante Mélanie Laurin. - (Photo : Courtoisie)

Le Dr Côté avec sa doctorante Mélanie Laurin. - (Photo : Courtoisie)

Pour sauver plus de vies, il faut empêcher ce voyage des cellules cancéreuses. C’est l’objectif de Jean-François Côté, qui travaille à l’Institut de recherches cliniques de Montréal. Grâce aux dons faits à la Société canadienne du cancer, ce chercheur a découvert que, pour certains types de cancer du sein, les cellules cancéreuses du sein bougent dans le corps grâce à un gène.
 
Comprendre ce mécanisme va permettre de chercher des moyens de l’enrayer en bloquant ce gène. L’équipe de Jean-François Côté a déjà montré que c’était faisable en testant sur des cellules en laboratoire une molécule créée par un collaborateur japonais. Cette molécule n’est pas parfaite, mais elle donne l’espoir que ce soit possible chez des patientes. « De nombreux chercheurs dans le monde cherchent aujourd’hui de meilleures molécules qui pourraient devenir de futurs médicaments », s’enthousiasme le Dr Côté.
 
De tels médicaments seraient formidables pour les femmes atteintes de ces cancers du sein, qui éviteraient ainsi que leur maladie ne dégénèreCe serait  un gain de plus contre le cancer du seingrâce à la recherche.
 
Pour en savoir plus sur la santé des seinscommuniquez avec le Service d’information sur le cancer au 1 888 939-3333 ou visitez cancer.ca. Suivez l’actualité SCC sur facebook.com/sccquebec.

Publié le samedi, 05 octobre 2013 11:02 - par Réal-Jean Couture sur ce SITE

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