EFFETS SECONDAIRES

Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 10:27

Outre la douleur, d'autres symptômes comme la fatigue peuvent être soulagés par les soins de support ou palliatifs.

 Souvent sous-estimée, la fatigue est l'un des symptômes les plus fréquents chez les personnes atteintes de cancer.

«Selon une étude menée dans notre hôpital, elle touche 95 % des patients cancéreux», indique le Dr Scotté.

Multifactorielle, elle peut être révélatrice d'une anémie, présente dans 60 % des cancers. «Les médecins doivent penser à la rechercher.

De nouvelles formes de fer sont disponibles.

Elle peut aussi être combattue par l'érythropoïétine et les transfusions sanguines.»


État psychologique du malade, alimentation difficile, douleur…

À côté de ces causes spécifiques qui doivent être traitées, la fatigue tient aussi directement au processus cancéreux.

Les corticoïdes peuvent aider à la réduire, tout en augmentant la prise alimentaire.

«Mais le meilleur traitement de la fatigue, c'est le maintien d'une activité physique adaptée, ne serait-ce que la marche», insiste le Dr Copel.

Autres symptômes fréquents, les nausées et les troubles digestifs.

Pour le médecin, c'est un domaine où l'amélioration est flagrante: «Il y a eu des progrès immenses pour réduire les effets secondaires des chimiothérapies.

Il faut parfois un peu de temps pour ajuster le traitement, mais nous ne voyons plus de vomissements incoercibles comme par le passé.»


Conserver le plaisir de manger

L'arrivée d'une molécule, le palonosétron, utilisée dans plusieurs pays depuis dix ans, devrait encore réduire ces nausées.

On limite la perte d'appétit, fréquente, en fractionnant les repas, en choisissant des aliments appréciés, en évitant les plats épicés, les odeurs fortes, etc.

Les consultations de diététique constituent parfois une aide précieuse pour que chaque malade trouve les bonnes solutions.

«La morphine est souvent source de constipation.

Des antidotes permettent de bloquer spécifiquement ses effets digestifs, donc de réduire la constipation sans diminuer l'analgésie, précise le Pr de Broucker.

Conserver autant que possible le plaisir de manger et l'alimentation naturelle est aussi important psychologiquement pour le malade.»

En phase terminale de certains cancers, mais aussi d'autres maladies, les difficultés respiratoires peuvent être très angoissantes.

«Après avoir éliminé une cause traitable, les soins auront pour but d'apporter de l'oxygène, de freiner la fréquence respiratoire et d'instaurer une sédation pour améliorer le confort du malade », explique le médecin.

Tout aussi importants, les soins psychiques permettent de repérer et de traiter médicalement l'anxiété, les troubles du sommeil, la dépression vraie, qui frappe au moins 10 % des malades du cancer.

«C'est indispensable pour leur permettre d'avancer, de faire face à la maladie.

Un autre aspect est d'aider les malades à s'ajuster à la maladie, à élaborer des stratégies de compensation, à déterminer des priorités, explique le Dr Dauchy.

Notre aide peut aussi être nécessaire quand la maladie réactive des difficultés émotionnelles antérieures.»

En cas de rémission, cette aide est, avec le soutien social et la réhabilitation physique, déterminante pour favoriser la réinsertion après la maladie.

Les séquelles physiques, psychiques et sociales de la maladie persistent longtemps. Leur prise en compte devrait être au cœur des priorités futures.

 

Par Martine Lochouarn - le 07/05/2013 sur le SITE

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Mercredi 16 janvier 2013 3 16 /01 /Jan /2013 18:01

De nombreux malades en fin de traitement se plaignent de troubles de la mémoire. Le phénomène, peu connu à ce jour, est appelé chemofog chemo pour chimio, fog pour brouillard ou chemobrain brain pour cerveau. Si l’on ignore encore ses origines précises, il fait déjà l'objet d’une consultation spécialisée.

 


Égarer ses clés, oublier un gâteau au four, tourner deux heures dans les rayons du supermarché ou tout simplement perdre le fil de ses pensées sont certaines  des manifestations dont se plaignent de nombreux patients en fin de chimio ou radiothérapie. Celles-ci peuvent encore persister entre 6 mois et deux ans après l’arrêt de ces traitements. Fort heureusement, ces troubles sont en effet réversibles.


Malgré la littérature existante, les plaintes de ces patients à leur médecin restent souvent sans suite. « On ne leur dit rien car on ne sait pas quoi dire, on fait comme si on n'avait rien entendu », constate Isabelle Léger. Psychologue clinicienne spécialisée en neuropsychologie à l'Institut Gustave Roussy de Villejuif, elle a ouvert la première - et la seule à ce jour – consultation de psycho-oncologie spécialisée dans  la prise en charge des plaintes cognitives (pertes de mémoire, fatigue, anxiété) de patients en fin de traitement par chimiothérapie, radiothérapie ou hormonothérapie.


 


Une consultation très fréquentée


La consultation, ouverte en 2009, ne désemplit pas. « Je reçois des hommes et des femmes, à partir de 35 ans, qui sont à la fin de leur traitement. Avant cette étape, ce n'est pas envisageable puisque les traitements provoquent sur le moment même une perturbation des fonctions cognitives. Il n'existe pas d'étude en dégageant clairement la cause, mais il y a un cumul entre l’action neurotoxique des traitements et l'état psychologique du patient ».


Geneviève, sous chimiothérapie pour un lymphome, a eu cette impression de perdre la mémoire au début de son traitement : « ça venait probablement du fait que j'étais choquée psychiquement. Je ne pouvais plus être dans la réalité parce que je traversais cet événement qui m'assommait ».


Peu à peu ces difficultés peuvent devenir handicapantes. Marie-Eve, 50 ans, se souvient : « les premières gènes sont arrivées 6 mois après le début de la première chimio. Depuis, j’ai du mal à trouver mes mots, je perds le fil de ce que je dis, et c'est d'autant plus accentué que je suis fatiguée ».


Des troubles qui lui font craindre l’avenir. « Cela fait partie de mes inquiétudes à l’idée de reprendre mon travail, avoue Marie-Eve, professeure des écoles. Je me vois mal, dans cet état, corriger des cahiers pendant la récréation. J'ai besoin de conditions optimales pour être concentrée».

 


Repères Mémotechniques 


Un bilan diagnostic est établi lors de la première consultation, puis un suivi peut être mis en place, soit au sein de l'Institut, soit à l'extérieur.  Pour pallier aux troubles cognitifs, Isabelle Léger peut proposer des astuces mnémotechniques aux patients : « pour que ça marche, il n'y a pas de recette universelle, mais il faut partir du vécu du malade. J'incite les patients à être organisés et je les aide à créer des liens entre ce qu’ils savent déjà et une nouvelle information à retenir. Cela augmente leurs chances de s’en souvenir plus tard. Par exemple, votre nouvelle amie s’appelle Anne, comme votre collègue de travail, c'est facile à mémoriser ». Ou encore « pour établir une liste de courses, il vaut mieux regrouper les articles selon leur catégorie (produits laitiers, fruits, légumes…). Je revois toujours les patients au bout d'un an et une amélioration est souvent constatée ».


Le succès de cette consultation pousse d'autres hôpitaux à suivre l'exemple. Le travail est en cours, mais soumis, souvent, à des contraintes budgétaires. « Ça va se développer », assure, confiante, Isabelle Léger.


 


Marion Wagner

 

SITE : Clic MAISON DU CANCER


 

 

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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 16:22

 

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  • DE LA CHIRURGIE

La chirurgie peut provoquer des douleurs à court terme et le plus souvent une sensibilité de la zone opérée. Toute chirurgie implique la possibilité d'une réaction à l'anesthésie utilisée au cours de l'intervention.
Les effets secondaires possibles de la mammectomie et de la tumorectomie comprennent l'infection de la plaie opératoire et l'hématome (accumulation de sang dans la plaie).
Rarement, la chirurgie peut se compliquer d'infection générale, de retard de cicatrisation, de saignements importants. Les patientes qui ont précédemment rencontré un de ces problèmes doivent le dire aussitôt à leur médecin ou à leur infirmière.
L'ablation d'un sein peut provoquer un déséquilibre, surtout chez la patiente ayant une forte poitrine. Il peut entraîner des douleurs dans le cou et dans le dos.
La peau de la zone de l'ablation peut être tendue et les muscles du bras et de l'épaule peuvent être contractés.

  • LE CURAGE GANGLIONNAIRE AXILLAIRE

LE GROS BRAS EN DEUX MOTS...

- De quoi s'agit-il?

C'est un gonflement du bras dû à une accumulation de lymphe ou lymphocèle. C’est un problème pouvant intervenir après le traitement du cancer du sein. Tout traitement comprenant un curage ganglionnaire ou une radiothérapie des ganglions lymphatiques du creux axillaire comporte le risque de lymphœdème car le drainage normal de la lymphe du bras est alors altéré et le liquide s'accumule dans les tissus de la main ou du bras.
L'installation d'un lymphœdème est souvent insidieuse. Il est impossible de prédire qui va ou ne va pas développer un lymphœdème. Celui-ci peut se produire immédiatement après la chirurgie, quelques mois après, voire des années plus tard. Le risque de développer un lymphœdème demeure toute la vie.
L'un des premiers symptômes du lymphœdème est une sensation de compression ou de gonflement de la main ou du bras du même côté que le sein traité. Toute sensation de compression, de gonflement ou toute blessure au bras ou à la main doit être signalée aussitôt à votre médecin ou à votre infirmière.


- Est-ce fréquent ?


L'effet secondaire principal de l'ablation des ganglions axillaires est le lymphœdème (gonflement du bras). Il se produit chez 10 à 20 % des patientes ayant eu un curage axillaire.
Le risque augmente avec le temps, mais les trois quarts des femmes présenteront cet effet secondaire au cours des 12 premiers, suivant l’opération, et 90 % dans les 15 mois.

- Pourquoi ?

L'ablation des ganglions lymphatiques du creux axillaire (dans l’aisselle) ralentit le retour de la lymphe. Chez certaines femmes, du liquide peut s'accumuler dans le bras et la main et entraîner un gonflement appelé lymphœdème.

QUE FAIRE ?

- Une compression médicale

On vous proposera un traitement décongestif qui se déroule en deux phases :

  • Une phase de réduction du volume, au moins 5 jours par semaine pendant plusieurs semaines.
  • Une phase de maintien

On vous prescrira un manchon compressif avec main attenante.
 
- Prendre des précautions...

Il est très important de protéger votre bras et votre main du côté du sein traité de toute blessure ou compression, et ceci longtemps après la chirurgie.

Il est important de demander à votre médecin comment soigner coupures, démangeaisons, piqûres d'insectes ou autres blessures au bras ou à la main. Vous devez également contacter votre médecin pour toute infection, même minime, se développant dans le bras ou la main. Si vous ressentez un gonflement, une sensation de serrement dans le bras après un curage axillaire, vous devez en informer rapidement votre médecin.

LES AUTRES PROBLEMES POSSIBLES

Après un curage axillaire, la mobilité et la sensibilité du bras peuvent être altérées. Certaines femmes ressentent une perte de force musculaire du membre supérieur, mais pour la plupart d'entre elles, cette perte de force et la limitation de leurs mouvements sont temporaires.
Le médecin, l'infirmière ou le kinésithérapeute peut recommander des exercices rapidement après l’intervention, afin de les aider à retrouver la mobilité et la force dans leur bras et leur épaule.
Certains nerfs étant souvent blessés ou sectionnés au cours de la chirurgie, une patiente peut ressentir un endormissement ou des fourmillements dans la poitrine, sous les aisselles, dans l'épaule et le bras. Ces sensations disparaissent généralement en quelques semaines ou mois. Certaines patientes peuvent ressentir un engourdissement permanent, à la face interne du bras.

Pour éviter le gros bras...

  • Ne pas tenir de cigarette dans la main
  • Ne pas porter de sac ou d’objet lourd
  • Ne porter aucun bijou (bracelet, montre, bague)
  • Ne pas exposer le bras à la chaleur (soleil, four chaud…)
  • Éviter toute situation susceptible d’entraîner une plaie même minime (jardinage, couture…)
  • Porter un gant large en caoutchouc pour faire la vaisselle
  • Porter un dé pour coudre
  • Ne pas prendre la tension à ce bras
  • Ne pas laisser faire de test cutané, d’injection ou de prise de sang
  • Porter sur une carte d’identification avec la mention : « Lymphœdème  du bras. Ne pas faire d’injection du côté droit/gauche »
  • DE LA RADIOTHERAPIE

LE SEIN  & LA PEAU


- Des effets secondaires transitoires ...

Avec les techniques actuelles, les effets secondaires sérieux et de longue durée sont rares (moins de 2 % des patientes traitées). De plus, ils sont temporaires et la zone irradiée guérit progressivement après la fin du traitement.

- Que peut-il arriver ?
 
Au cours des premières semaines qui suivent le début de la radiothérapie, vous pourrez constater que la peau du sein est rouge ou enflée et parfois des petites crevasses. Ces problèmes disparaissent habituellement en quelques semaines à mois.
Au cours des premières années qui suivent le traitement, vous pourrez ressentir de l'inconfort, des sensations douloureuses, avoir la région du sein tuméfiée ou hyperpigmentée.
Vous pouvez aussi constater d'autres changements cutanés, comme l’apparition de petits vaisseaux sous la peau (télangiectasies) dans certaines zones de la radiothérapie.
Une petite dépression au niveau de la tumeur peut aussi apparaître.

Sachez que dans les enquêtes menées auprès de patientes, plus de 90 % d'entre elles sont toutefois satisfaites de l'apparence de leur sein après une tumorectomie et une radiothérapie !
Une partie du tissu mammaire peut aussi se rétracter ou durcir surtout aux endroits où l'on doit administrer une dose supplémentaire de rayonnements. Ce durcissement ne signifie pas que le cancer est revenu.
L'exposition, autant que possible, de cette zone à l'air, aide à la cicatrisation de la peau.

LA FATIGUE

Au cours du traitement de radiothérapie, vous pouvez vous sentir extrêmement fatiguées. Cette sensation peut persister un certain temps après la fin du traitement.
Bien que le repos soit important, il est conseillé d'essayer de rester raisonnablement actif, en adaptant vos activités à vos forces. Elle peut être accentuée par des troubles du sommeil.

UNE GÊNE À AVALER...

Vers la quatrième semaine de rayons vous pouvez ressentir une gêne à la déglutition ou dysphagie. Ceci est la conséquence des rayons sur l’œsophage. Pour vous soulager, on vous prescrira des « pansements gastriques ».

VOS CRAINTES...

- Question: les rayons peuvent-ils causer le cancer ?

C'est normal de vous poser cette question...  Tout danger provenant des rayonnements dépend du type de rayonnement, de la quantité administrée et de la façon de les administrer.
Il n'y a pas de preuves convaincantes qui démontrent que la radiothérapie, administrée aux doses actuellement utilisées après une tumorectomie, puisse causer un cancer, que ce soit dans le sein ou ailleurs dans le corps. Néanmoins, une surveillance à long terme s'impose...

  • DE LA CHIMIOTHERAPIE...

EN PRÉAMBULE...

Avant toute chose, il faut savoir que l'absence d'effet indésirables, en cours de chimiothérapie est possible mais que cela ne veut pas dire que le traitement est inefficace
Les effets secondaires temporaires, les plus fréquents sont : la baisse du nombre de cellules sanguines, la fatigue, la perte de cheveux, les nausées et les vomissements, la perte d'appétit, et les aphtes (mucite). Les modifications du cycle menstruel peuvent être temporaires ou permanents. 

LA BAISSE TEMPORAIRE DU NOMBRE DE CELLULES SANGUINES

Pourquoi ?


Cela comprend les cellules sanguines qui luttent contre les infections (globules blancs ou leucocytes), celles qui aident à la coagulation (plaquettes) et enfin celles qui transportent l'oxygène (globules rouges).Quand les cellules sanguines sont très diminuées en nombre, les patientes peuvent être plus sujettes aux infections, avoir des bleus et saigner facilement. Elles peuvent aussi se sentir particulièrement fatiguées.

Le nadir...

Au cours d’un traitement de chimiothérapie standard, le taux des cellules sanguines baisse pour atteindre un minimum (nadir), le plus souvent entre le 8° et le 14° jour après le début du cycle. Afin de surveiller l’évolution des cellules sanguines dans le temps, votre médecin pourra vous demander de réaliser des prises de sang régulières entre chaque cycle de chimiothérapie.Dans tous les cas, une prise de sang est nécessaire avant chaque perfusion de chimiothérapie pour s’assurer que le taux des cellules sanguines est revenu à un niveau permettant de réaliser la perfusion suivante.

Les seuils admis...

Généralement, il est demandé avant chaque cycle que le taux de polynucléaires neutrophiles (une forme de globules blancs ou leucocytes) soit supérieur à 1500/mm 3 et que le taux de plaquettes soit supérieur à 100 000/mm3.

LA FIÈVRE

- Le contexte...

La survenue d’une fièvre au cours de la chimiothérapie n’est pas un évènement très fréquent, mais qui mérite attention.Si vous vous sentez fébrile entre les cycles de traitement, il est utile de prendre sa température.
Il est déconseillé de prendre la température avec un thermomètre standard (à mercure) au niveau de l’anus, car, dans cette période de fragilité de certains tissus, vous risqueriez de vous blesser la muqueuse rectale. Plusieurs méthodes alternatives sont possibles, y compris la mesure de la température avec le thermomètre standard laissé 3 minutes montre en main sous le bras (sous l’aisselle) qui donne une température à laquelle il faut rajouter 0,5°C pour avoir la vraie température du corps (température mesurée sous le bras = 37°5C, vraie température du corps = 38°C).

- Les seuils d'alerte...

Si votre température atteint ou dépasse 38°5C entre 2 cycles de chimiothérapie, et particulièrement si vous ressentez des frissons, il est important d’appeler le médecin de votre équipe soignante. Il pourra vous demander de pratiquer une prise de sang (NFS + plaquettes) en urgence pour vérifier que vous n’êtes pas en aplasie, c’est à dire que votre taux de polynucléaires neutrophiles (une forme de globules blancs ou leucocytes) ne se trouve pas au-dessous de 1000/mm 3 ou même 500/mm3 .

- Toujours rechercher une possible neutropénie fébrile...

La survenue d’une fièvre supérieure ou égale à 38°5C et d’un taux bas de polynucléaires neutrophiles peut faire craindre une infection alors que vos défenses contre les infections sont temporairement altérées.
Dans ce cas, le médecin peut demander que vous soyez hospitalisée quelques jours pour administrer des antibiotiques à large spectre par voie intraveineuse. Dans certains cas, il vous demandera de prendre des antibiotiques par la bouche à la maison.

LA FATIGUE

La fatigue est très fréquente au cours des traitements par chimiothérapie. Elle est rapportée dans plus de 75 % des cas. Une des raisons de la fatigue est la baisse du taux des globules rouges (ou du taux d’hémoglobine) qui survient fréquemment au fur et à mesure des cycles de chimiothérapie. L’administration de transfusions ou de médicaments de type érythropoïétine sont des solutions pour diminuer l’anémie et la fatigue. La fatigue est aussi favorisée par le changement de vie pour vous et votre entourage que représentent les traitements. Il est également normal de ressentir une certaine inquiétude pour l’avenir, et certaines femmes se sentent déprimées.
N’hésitez pas à vous faire aider afin de traverser convenablement cette période !

 

  • DE LA CHIMIOTHERAPIE SUR LES ONGLES & LES CHEVEUX

EFFETS SUR LES ONGLES

La chimiothérapie peut entraîner une coloration des ongles et des stries bleuâtres.
Avec certains produits, en particulier les taxanes (Taxol™ ou Taxotère™), les ongles peuvent devenir cassants. Il faut savoir qu’il s’agit d’un phénomène transitoire, les ongles reprenant leur aspect normal en quelques mois.
En pratique…

  • Maintenez les extrémités des doigts dans l’eau glacée, ceci permet de protéger les ongles,
  • Appliquez du vernis à ongles opaque qui renforce les ongles et évite qu’ils ne cassent

EFFET SUR LA PEAU

La peau au cours du traitement peut devenir très sèche. Il existe parfois une hypersensibilité au soleil qui doit faire éviter toute exposition prolongée.
En pratique :

  • Utilisez des crèmes hydratantes,
  • Évitez les expositions solaires prolongées,
  • Protégez-vous du soleil : chapeau, lunette de soleil, écran total.

LA PERTE DES CHEVEUX & DES POILS


- Pourquoi ?

Les cellules à division rapide dans les racines des cheveux et des poils peuvent être touchées par les médicaments de chimiothérapie. Ceci entraîne une chute transitoire des cheveux et des poils. Cette chute est plus ou moins importante selon les traitements et débute le plus souvent 2 à 3 semaines après le premier traitement.
Ceci peut se voir avec de nombreuses molécules, mais cet effet secondaire est plus marqué si votre protocole comporte du Taxol™, du Taxotère™ ou du carboplatine.

- Le casque réfrigérant

Pour certains traitements, il est possible de diminuer l’importance de la perte de cheveux en mettant un ou plusieurs casques froids sur la tête, pendant généralement 1 heure environ, le temps d’administrer les médicaments les plus toxiques pour les cheveux. Si le casque réfrigérant peut être une solution préventive de la perte des cheveux dans le cas de votre traitement, il est recommandé d’avoir les cheveux assez courts avant de débuter le traitement, pour qu’une masse de cheveux trop importante n’empêche pas de refroidir le cuir chevelu où se trouvent les follicules pileux sensibles à la chimiothérapie. De même, votre équipe soignante pourra vous conseiller de mouiller les cheveux avant de mettre le casque, afin de bien conduire le froid partout sur la tête. Il faut savoir que le casque réfrigérant n’est pas efficace pour tous les traitements, ni pour tous les patients.
Certains malades ne supportent pas bien la sensation de froid que provoque le casque, ainsi que les maux de tête qui y sont associés.

- Les perruques

Vous demanderez au médecin s’il existe un risque que vous perdiez suffisamment de cheveux pour nécessiter le port d’une perruque. Dans ce cas, il peut être préférable d’acheter une perruque avant que les cheveux ne tombent. Ainsi vous pourrez avoir une perruque avec des cheveux de votre couleur habituelle et qui soient coupés selon la coupe de cheveux que vous souhaitez.

- Les cheveux repoussent en quelques mois...

Il n'est pas conseillé de faire des manipulations trop violentes à vos cheveux pendant le traitement de chimiothérapie. Ce n’est pas le moment idéal pour les permanentes ou teintures. Dès que le traitement de chimiothérapie est terminé et que les cheveux repoussent en environ 6 semaines, rien ne s’oppose à une teinture.
Souvent, vous serez agréablement surpris par la nouvelle pousse de cheveux, car vous pourrez constater qu’ils sont plus beaux qu’avant. Parfois, vous constaterez que vos cheveux sont de couleur et de texture légèrement différentes.
Cependant, rarement, en cas de traitement par les anthracyclines ou les taxanes, la repousse des cheveux
peut être lente ou sub-optimale.

LE REMBOURSEMENT DES PERRUQUES...

  • Les perruques ou prothèses capillaires sont prises en charge par la Sécurité Sociale
  • Vérifiez bien auprès de votre médecin que l’entente préalable a bien été faite !
  • Elles sont remboursables au tarif TIPS soit 76,22 € (LPPR 1244589)
  • DE LA CHIMIOTHERAPIE SUR L' APPAREIL DIGESTIF

LES NAUSÉES & LES VOMISSEMENTS

- Pourquoi?

L’organisme perçoit les médicaments de chimiothérapie comme toxiques et réagit en voulant les rejeter par des nausées et des vomissements. Il s’agit d’une réaction inadaptée, puisque, le plus souvent les médicaments sont injectés par voie intraveineuse. Ce type de réaction est variable selon les médicaments inclus dans le traitement et selon les femmes.

- Les vomissements précoces

Ils peuvent survenir surtout dans les heures qui suivent l’administration de la chimiothérapie, plus rarement au cours des jours suivants.
Des médicaments puissants vous seront proposés pour limiter les vomissements. Ce sont les corticoïdes à forte dose (Soludécadron™, Solumédrol™, etc.) associés à une classe de médicaments appelés sétrons (Kytril™, Navoban™, Zophren ™ et les génériques).

- Les vomissements anticipatoires

Ils sont aussi influencés par votre attitude vis-à-vis du traitement. Plus vous êtes nerveuse, moins vous acceptez le traitement, plus vous êtes à risque d’avoir des vomissements.
Si vous n’arrivez pas à vous décontracter suffisamment, demandez à votre médecin si vous pouvez prendre un calmant ou un anxiolytique la veille et/ou le matin de votre séance de traitement.

- Les nausées peuvent persister quelques jours après le traitement

Pour diminuer leur survenue, votre médecin vous proposera de prendre pendant quelques jours des médicaments anti-nauséeux (corticoïdes, Primpéran™, Vogalène™ ou sétrons).
L’aprépitant (Emend™), est un médicament appartenant à une autre classe pharmacologique, les inhibiteurs des récepteurs NK1. Ce médicament, actif par voie orale, en association avec la cortisone et les sétrons, est efficace pour atténuer ce type de nausées.

LES TROUBLES DU TRANSIT INTESTINAL

- La diarrhée

Certains médicaments de chimiothérapie (Fluorouracile™, Xéloda™, ….) peuvent provoquer de la diarrhée et des mesures spécifiques peuvent être nécessaires.

- La constipation

Les sétrons donnés comme traitement préventif des nausées et des vomissements et certains médicaments de chimiothérapie comme les alcaloïdes de la pervenche (Navelbine™) favorisent la constipation.

- L’irrégularité du transit

D’une manière générale, la chimiothérapie entraîne une certaine irrégularité du transit intestinal. En fonction de la perturbation observée, vous pouvez être amenée à modifier votre régime alimentaire pour tenter de régulariser votre transit intestinal.

- La mucite et les aphtes

La muqueuse de la bouche est souvent sensible à l’action de la chimiothérapie. En effet, les cellules des muqueuses digestives sont parmi celles qui se divisent le plus vite des tissus de l’organisme. De plus, lorsque le taux de globules blancs baisse, au cours de la chimiothérapie, la muqueuse a moins de défense contre les germes qui sont présents naturellement dans la bouche. Enfin, certains médicaments sont plus toxiques pour la muqueuse de la bouche que d’autres (Fluorouracile™, Méthotrexate™, Xéloda™, Caelyx™).
Dans un premier temps, la muqueuse de l’intérieur de la bouche a tendance à s’enflammer (mucite), à devenir rouge et sensible. A ce stade, il est important de demander à votre médecin des bains de bouche spéciaux à base de bicarbonate et d’antiseptiques parfois associés à des antifongiques (médicaments contre les champignons), comme le Loramyc™.Ce traitement peut éviter que n’apparaissent des petites ulcérations (aphtes) à l’intérieur de la bouche ou sur le bord de la langue.
Assez souvent on peut alors également observer un dépôt blanchâtre sur, ou autour des aphtes, voire de façon un peu plus diffuse dans la bouche et sur la langue. Il s’agit de champignons de type Candida, gênants mais rarement toxiques, qui se développent en profitant de cette période de faiblesse de défense. Dans ce cas, votre médecin vous proposera un traitement dirigé contre ces champignons.
Si vous avez trop de difficultés à avaler en raison de ces aphtes, n’hésitez pas à en parler avec votre médecin !
Habituellement, ces désagréments sont temporaires et disparaissent lorsque le taux de globules blancs revient à la normale.

Une ordonnance type, en cas de chimiothérapie fortement émétisante...

  • J1 jour de la chimiothérapie :                             
    • Aprepitant 125mg : 1 gélule le matin avant la chimiothérapie
    • Odansetron 8mg lyophilisat oral : 1 comprimé, 1 h avant la chimiothérapie et 12 h plus tard
    • Prednisone 20mg : 4 comprimés le matin, 1 h avant la chimiothérapie
  •  

  • J2 et J3 après la chimiothérapie :
    • Aprepitant 80mg : 1 gélule le matin
    • Prednisone 20mg : 4 comprimés le matin
  •  

  • J4 après la chimiothérapie :
    • Prednisone 20mg : 4 comprimés le matin
  •  

  • Durant tout le cycle, si nausées malgré le traitement ci-dessus :
    • Si nausées : domperidone orodispersible : 1 à 2 comprimés sur la langue, max 8 comprimés/jour
    • Si vomissements : metoclopramide suppositoire : 1 à 3 par jour
  • DE LA CHIMIOTHERAPIE ET LE COEUR...

QUELS MEDICAMENTS ? 

Il s’agit principalement des médicaments de la classe des anthracyclines, comme l’Adriblastine™, la Farmorubicine™ qui fait partie du protocole FEC. Ces médicaments peuvent être à l'origine d'insuffisances cardiaques.
L'Endoxan™, pour sa part, peut être responsable d’une cardiotoxicité aiguë liée à la dose.
 Exceptionnellement, le cisplatine, la mitomycine et le 5 FU sont responsables, au cours des premières administrations, de choc ou d'insuffisance cardiaque.
 Ce type d’incident peut aussi se rencontrer avec les alcaloïdes de la pervenche, comme la Navelbine™, ou le trastuzumab (Herceptin™).

QUE FAIRE ?

Dans tous les cas votre médecin vérifiera avant le traitement le bon fonctionnement du cœur en vous demandant une échographie cardiaque pour mesurer la fraction d’éjection du ventricule gauche. Cet examen sera répété tout au long du traitement.
Dans certains, on pourra vous proposez un traitement par le dexrazoxane (Cardioxane™). Ce médicament est utilisé pour prévenir la cardiotoxicité chronique cumulative liée à l’utilisation de la doxorubicine ou de l’épirubicine.
Le dexrazoxane est une prodrogue qui se transforme en médicament actif après pénétration dans la cellule. Ces métabolites sont des chélateurs du fer. Il est administré par perfusion intraveineuse brève (15 minutes) environ 30 minutes avant la chimiothérapie.

  • LES CANCERS SECONDAIRES

L'utilisation massive de la chimiothérapie dans le traitement de la maladie peut être à l'origine du développement de cancers dits secondaires.

Les études épidémiologiques ont montré qu'une patiente traitée sur 20 développera un second cancer (hors cancer de l'autre sein) dans le 10 ans, ce qui correspond à une augmentation du risque relatif de 22 %. Ce risque est plus marqué chez les patientes :

  • Porteuse d'une prédisposition génétique (mutation BCRA2 ou P53 )
  • Ayant reçu une irradiation thoracique (cancer secondaire du poumon ou de l’œsophage)
  • Ayant été traitées par hormonothérapie (cancer de l'utérus associé au tamoxifène)

De plus, la chimiothérapie, en général, est associée à une augmentation du de leucémie aiguë myéloïde et de myélodysplasie. De grandes études on estimé que le risque cumulé, après 8 ans de suivi, était faible, de l'ordre de 0,55 %.

  • POUR EN SAVOIR PLUS…

Pour plus de détails, allez sur le site Chimio pratique qui vous fournira une mine de détails pratiques

 


Mise à jour

13 avril 2012 

Par Association-Essentielles - Publié dans : EFFETS SECONDAIRES
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Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 20:20

 

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rédigé le 24 mars 2011 par La rédaction de Bonjour-docteur, mis à jour le 28 mars 2011

 

 

Nausées, diarrhées, perte de cheveux, amaigrissement, fatigue, impuissance… Voilà un aperçu des effets secondaires qu'un malade souffrant du cancer doit parfois entendre quand on lui propose un traitement. Que peut-on faire contre ces effets ? Est-ce un passage obligé ?

 

 

Sommaire

 

Des effets indésirables

 

 

Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes expliquent les effets secondaires des traitements contre le cancer.

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Chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie... A chaque traitement, sa liste d'effets secondaires, qui génèrent beaucoup d'appréhensions, et parfois en découragent certains. La preuve : 11 % des patients en chimiothérapie arrêtent leurs séances à cause des effets secondaires cutanés, autre conséquence des médicaments. Pour y faire face depuis quelques années, cliniques et hôpitaux tentent d'améliorer la prise en charge globale des patients, mais aussi la qualité du suivi thérapeutique.

 

Un cancer se forme à partir de cellules qui deviennent anormales. Elles se mettent à se multiplier de façon anarchique sans laisser de place aux nouvelles cellules, plus jeunes et saines. Résultat, une masse se forme, c'est la tumeur, une tumeur qui peut rester localisée à un endroit ou devenir invasive. Un certain nombre de cellules cancéreuses se "détachent" alors de la tumeur d'origine et migrent dans les ganglions lymphatiques ainsi que dans d'autres régions du corps pour former de nouvelles tumeurs, on parle alors de métastases.

 

Toute la difficulté des traitements anticancéreux que ce soit la chirurgie, la chimiothérapie ou la radiothérapie, réside dans le fait qu'il faut à la fois combattre les cellules malades et protéger les cellules saines. Or malgré les progrès, les traitements restent agressifs et les cellules saines ne sont pas épargnées, ce qui explique de nombreux effets secondaires.

 

Quand le traitement est chirurgical, le but est de retirer la tumeur ainsi que le maximum de cellules tumorales. Ce traitement provoque parfois des douleurs, surtout au niveau du bras quand par exemple un curetage des ganglions de l'aisselle est nécessaire et un œdème peut se former. Dans d'autres cas, les nerfs aux alentours de l'ablation peuvent être lésés et engendrer des troubles fonctionnels.

 

En cas de radiothérapie, le traitement consiste à exposer les cellules cancéreuses à une émission de radiations, qui va altérer l'information génétique des cellules malades et provoquer leur destruction.

 

En cas de chimiothérapie, le principe est un peu le même mais, cette fois on utilise des médicaments qui bloquent rapidement la division cellulaire. Là encore des cellules saines peuvent être affectées, le taux des cellules sanguines peut baisser. C'est ce qui peut entraîner des infections, une anémie et donc une grande fatigue.

 

Le type d'effets secondaires tels que les nausées, vomissements, troubles du transit, chute des cheveux et fatigue intense dépendent du produit, de sa dose et de sa durée d'administration. Heureusement, des traitements peuvent soulager les malades et limiter les effets secondaires.

 

 

Mieux connaître et comprendre les effets secondaires


Une infirmière explique les différents effets secondaires du traitement contre le cancer.


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Le cancer est à peine diagnostiqué, que dans la foulée, les patients doivent entendre parler traitements, et donc des conséquences sur leurs corps. Dans un tel contexte, difficile parfois d'accueillir toutes ces mauvaises nouvelles à la fois.

 

A l'Institut Curie, une consultation infirmière a été mise en place depuis deux ans. Avant d'entamer la chimiothérapie, l'infirmière s'assure que le patient a bien compris ce qui l'attend. Plus que le médecin, elle est là pour prendre le temps et répondre aux questions.

 

 

 

Hypnotiser la douleur


Ces séances d'hypnose sont gratuites et en général effectuées toutes les semaines pendant 8 à 10 semaines.


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L'hypnose thérapeutique est une discipline utilisée depuis peu pour faire face aux effets secondaires des traitements anti-cancer. Une méthode qui semble aider les patients à mieux supporter certains actes chirurgicaux sous anesthésie locale, alléger les bouffées de chaleur, mais aussi prévenir et diminuer les douleurs chroniques...

 

 

En savoir plus

Questions/réponses :

 

Les effets secondaires dépendent-ils de la personne ?
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J'ai terminé ma chimiothérapie pour mon cancer du sein : j'ai eu peu d'effets secondaires grâce à la sophrologie ! Ça marche !
Voir la réponse en vidéo*

 

 

* Réponses du Dr Laure Copel, cancérologue à l'institut Curie de Paris

 

 

Dossiers : 

 

 

 

 

 

Par Association-Essentielles - Publié dans : EFFETS SECONDAIRES - Communauté : cancer du sein
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