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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 08:45

 

publié le 17/10/2012 par la Ligue contre le Cancer

Etudier les interactions entre le système immunitaire et les tumeurs revêt un caractère essentiel dans la quête d’une connaissance améliorée du cancer. Ce type de recherche ouvre également la voie au développement de stratégies thérapeutiques tirant parti des défenses naturelles de l’organisme, les immunothérapies. Les travaux de plusieurs équipes de chercheurs, impliquant en premier lieu l’équipe « Apoptose, cancers et immunité » (Inserm U 848 Villejuif) dirigée par Guido Kroemer et labellisée par la Ligue depuis 1999 mais aussi l’équipe labellisée de Laurence Zitvogel (« Immunologie des tumeurs et Immunothérapie », Inserm U1015 Villejuif), viennent de mettre à jour un mécanisme permettant au système immunitaire de repérer puis d’éliminer des cellules présentant un nombre de chromosomes trop important, une anomalie fréquemment associée au cancer (1).

 

« Surveiller & défendre », l’énoncé des deux grandes fonctions du système immunitaire sonne comme une devise martiale. Le contrôle de la prolifération des tumeurs, ou immunosurveillance tumorale, constitue l’une des « missions » du système immunitaire. Particulièrement complexe, impliquant de nombreuses cellules et protéines spécialisées, cette mission reste très partiellement comprise. La détermination des phénomènes et signaux biologiques qui font que le système immunitaire agit à l’encontre de cellules qu’il reconnaît comme anormales et dangereuses constitue un thème de recherche crucial. Les résultats qui viennent d’être publiés dans la revue Science révèlent un de ces mécanismes en décrivant comment le système immunitaire peut repérer des cellules présentant un nombre de chromosomes supérieur à la normale.

Une protéine sonne l’alerte

Le noyau des cellules humaines contient normalement 46 chromosomes, organisés en 23 paires, répondant à la dénomination d’un état diploïde. Or, différentes pathologies, notamment des cancers, sont associées à la perte ou au gain de chromosome(s). A titre d’exemple, un doublement du nombre de chromosomes, a été constaté dans les premiers stades de cancers de l’œsophage, du côlon-rectum, du sein ou encore du col de l’utérus. Les travaux publiés révèlent comment le système immunitaire repère les cellules dotées de chromosomes surnuméraires (phénomène appelé hyperploïdie) avant de les éliminer. De façon plus précise, les chercheurs ont observé que l’hyperploïdie entraînait la présence d’une protéine particulière, la calréticuline, à la surface de différents types de cellules, humaines ou animales. Ainsi « présentée », cette protéine constitue un signe distinctif dont l’apparition engendre une alerte. Certaines composantes cellulaires du système immunitaire, de la famille des phagocytes (cellules dendritiques et macrophages), sont sensibles à cette alerte et déclenchent en conséquence une offensive immunitaire coordonnée destinée à éliminer les cellules hyperploïdes anormales.
Ces résultats viennent compléter le modèle actuel sur lequel se fonde notre compréhension des relations entre système immunitaire et cancer. Comme le soulignent les auteurs dans la conclusion de leur publication, ce résultat peut fournir des pistes supplémentaires pour comprendre les stratégies mises en place par les cellules tumorales pour échapper à l’immunosurveillance.
L. Senovilla, I. Vitale, I. Martins, et al., Science, (2012), 337, 1678-1684.


Système immunitaire et immunothérapies
Le système immunitaire peut être décrit comme un ensemble complexe associant des organes, différents de types de cellules spécialisées (lymphocytes, phagocytes, granulocytes) et nombre de protéines (anticorps, cytokines, etc.) dont les activités coordonnées contribuent à la surveillance et à l’élimination de ce qui est reconnu comme étranger à notre organisme (virus, bactéries, cellules cancéreuses, toxine, etc.).
Les immunothérapies sont des traitements destinés à induire et/ou renforcer la réaction du système immunitaire envers les tumeurs. On désigne parfois certaines de ces immunothérapies sous l’intitulé de « vaccins anticancers ». Ces « vaccins » ne sont pas destinés à prévenir l’apparition de la maladie mais bien à la combattre directement : ce sont des « vaccins » thérapeutiques.


Chromosomes et ploïdie
L’information génétique est portée, au sein du noyau des cellules, par la chromatine une structure constituée de protéines et d’ADN très fortement compacté. Au moment de la division cellulaire la chromatine s’assemble en plusieurs petites structures qui constituent les chromosomes. Les chromosomes sont donc les supports physiques du patrimoine génétique. Des altérations affectant le nombre des chromosomes ou leur structure sont à l’origine de nombreuses pathologies comme, par exemple : la trisomie 21, des leucémies et lymphomes, des tumeurs solides.
Le terme ploïdie est relatif au nombre de copies des chromosomes présents dans une cellule. Les cellules humaines sont dites diploïdes car elles contiennent deux paires de chaque chromosome. L’hyperploïdie correspond à un état de la cellule caractérisé par un nombre de copies de chromosomes anormalement élevé.

  • Conférence donnée par Guido Kroemer en janvier 2012 lors du 14e colloque de la recherche : « Apoptose : la mort des cellules tumorales peut-elle être programmée ».

 


Information donnée par Tatie Danièle le 18 octobre 2012

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