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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 15:24

 

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LE PASSAGE À VIDE


IL FAUT GÉRER

Lorsque les traitements se terminent et que la lutte contre la maladie s’arrête, il n’est pas rare de ressentir une grande lassitude. Lutter pour guérir d’un cancer du sein est l’un des plus importants combats de la vie. Cette lutte à un retentissement sur vous-même et sur tous ceux qui vous entourent et vous aiment.
L’arrêt des traitements peut s’accompagner d’une forme de décompression mentale et d’un état plus ou moins dépressif. La lutte pour supporter les traitements est terminée, la très forte prise en charge par les équipes soignantes se fait moins proche, la vie quotidienne reprend petit à petit ses droits avec ses soucis, mais la fatigue accumulée ne permet pas d’avoir autant de courage. Enfin et surtout, on ne peut qu’éliminer lentement la peur de rechuter.   
Il est possible qu’à ce moment vous ressentiez la nécessité légitime d’une aide, si vous n’en avez pas eu besoin jusqu’ici. 
Allez visiter le site Annuaire des associations de santé pour trouver une association de patientes qui pourra vous aider !

UNE RÉFLEXION SUR SA PROPRE VIE

Le diagnostic de cancer du sein et les traitements ont certainement constitué une cause de tension, d’inquiétude et de bouleversements dans votre vie. Certaines patientes n’en retiennent que les aspects négatifs. D’autres femmes y voient un moment de rupture dans leur vie antérieure qui leur permet d’entreprendre une réflexion sur celle-ci.
Certaines s’aperçoivent qu’elles étaient trop surmenées, trop envahies par les tâches et devoirs quotidiens qu’elles s’imposaient. Le fait de réaliser qu’elles ne consacraient pas assez de temps pour elle-même, ne pensaient pas assez à leur plaisir peut leur permettre d’envisager leur nouvelle vie avec une modification de l’aménagement de leur temps et une répartition différente des activités. Elles peuvent en profiter pour débuter ou approfondir une activité ou une passion à laquelle elles n’osaient pas prendre le temps nécessaire avant. 
Certaines femmes s’aperçoivent qu'elles ont gardé jusqu’ici, au fond d’elle-même, une souffrance parfois liée à la perte d’un proche aimé ou souvent secondaire à une relation conflictuelle avec un proche. Le fait d’avoir affronté l’idée de leur propre mort leur a permis de surmonter cette souffrance et de relativiser ce qui les minait auparavant au quotidien.
 D’autres, à la suite de cette expérience pénible, ont parfois pu découvrir la profondeur de l’amour ou de l’amitié de proches ou même de connaissances dont elles ignoraient à quel point elles comptaient pour ces connaissances. Cette constatation de compter vraiment pour d’autres et d’être aimée par d’autres peut apporter une nouvelle confiance en soi et dans la vie.

L'IMAGE DE SOI


Le choix du traitement peut être influencé par l'âge de la patiente, l'image qu'elle a de son corps, par ses espoirs ou par ses craintes et par sa position dans la vie. Par exemple, certaines femmes peuvent opter pour une chirurgie conservatrice avec radiothérapie plus que pour la mammectomie pour des raisons d'image corporelle et d'esthétique. D'autres optent pour la mammectomie et souhaitent que la zone touchée soit enlevée sans considération pour les effets sur leur image corporelle.
Elles peuvent également être plus préoccupées par les effets secondaires de la radiothérapie que par leur image corporelle.
Le fait de perdre un sein ou, plus encore, les deux seins, est traumatisant et c’est normal. Dans notre culture, les seins sont considérés comme partie essentielle de la beauté et de la féminité. Si un de ses seins est enlevé, une femme peut se demander si son partenaire va l'accepter et la trouver aussi sexuellement attirante qu'auparavant. 

VAIS-JE GUÉRIR ? 

En plus de ces changements corporels, les patientes sont aussi préoccupées par l'issue de leur traitement. Toutes ces questions sont de véritables soucis pour les patientes qui doivent choisir selon la perception qu'elles ont d'elles-mêmes et en fonction de leur sentiment par rapport à leur traitement. 

D'AUTRES PRÉOCCUPATIONS

Une prise de poids

De nombreuses études ont montré que près de la moitié des femmes traitées pour un cancer du sein localisé présentent une prise de poids de l’ordre de 3 kg, mais des prises de poids de l’ordre de 8 à 10 kg ne sont pas exceptionnelles.
Les facteurs de risque ne sont pas clairement individualisés, mais les patientes recevant une chimiothérapie semblent plus concernées, en particulier avant la ménopause. De plus, l'anxiété favorise le grignotage. 
Le retour à la vie normale doit s'accompagner de bonnes habitudes alimentaires et d'une bonne hygiène de vie.

Faites du sport ! 

C'est une aide pour la resocialisation. Il faudra éviter les mouvements brutaux qui sollicitent trop l'épaule et le bras du côté du sein traité, le risque étant l'apparition d'un lymphœdème du bras. Les meilleurs sports sont la marche et la natation. Ils aideront à reprendre confiance en soi.

Toutes les études confirment  les bienfaits de la reprise d’une activité physique après la fin du traitement, sur les paramètres physiologiques, la composition corporelle, les fonctions physiques et psychologiques et la qualité de vie.


LA SEXUALITÉ

QUELQUES VÉRITÉS 

La chirurgie ou la radiothérapie du sein n'altère pas le désir sexuel en lui-même. Elles n'affectent pas les sensations génitales, la lubrification vaginale ou la capacité à atteindre l'orgasme. 
Certaines études récentes ont montré que la plupart des femmes opérées à un stade précoce du cancer du sein retrouvent un plaisir sexuel normal environ un an après leur chirurgie. Elles reconnaissent, alors, avoir une qualité de vie comparable à celle des femmes n'ayant jamais eu de cancer. 

CEPENDANT, CE N'EST PAS FORCEMENT FACILE, AU DÉBUT 

Pour une femme, quel que soit son âge, le diagnostic et le traitement d’un cancer du sein sont des épreuves particulièrement difficiles à vivre... 


Il peut influer sur le choix d'un partenaire et le désir de maternité, par exemple. Le vécu et le regard du partenaire sont aussi très importants parce que le diagnostic peut être aussi angoissant pour lui que pour la patiente. Le partenaire est souvent préoccupé par la façon d'exprimer son amour physiquement et émotionnellement après le traitement, surtout après une mastectomie. Dans ce cas, il est important d’en parler ouvertement avec son partenaire, ce qui permet de diminuer les craintes de chacun.

Les questions au sujet de la sexualité 

Elles sont souvent préoccupantes pour la femme ayant un cancer du sein, même si 85 % des femmes interrogées 5 ans après la chirurgie sont satisfaites de leur vie sexuelle. Plusieurs facteurs peuvent exposer une femme à un plus grand risque de problèmes sexuels après un cancer du sein. 
La sensation de plaisir par le toucher du mamelon disparaît dans un sein reconstruit. Le nerf qui conduit le plaisir au mamelon circule dans le tissu profond du sein et il est sectionné au cours de l'intervention. Un mamelon reconstruit est donc beaucoup moins sensible. La sensibilité de la peau du sein entier peut être aussi diminuée temporairement ou définitivement. La reconstruction mammaire peut aider certaines patientes à retrouver un plaisir sexuel par le sentiment de plénitude et de séduction qu'elle apporte, même si le plaisir qu'elles ressentaient auparavant au toucher de leur sein n'est pas complètement retrouvé.
De plus, il est important de rappeler que certains traitements du cancer du sein, comme la chimiothérapie, peuvent changer le taux d'hormones et peuvent diminuer l'intérêt et/ou la réponse sexuelle.


CONCRÈTEMENT

Ce que l’on conseille


Tout d'abord il faut reprendre les rapports sexuels dès que possible... Cela évitera l'apparition d'un comportement négatif vis-à-vis de la sexualité qui peut, alors, être vécue comme un danger ou comme une punition. 
Au début, pour lutter contre la sècheresse vaginale et pour faciliter les rapports, on pourra vous proposer :

  • Des gels non hormonaux comme le Replens™, le Monasens™ ou le Mucogine™
  • Des gels hormonaux comme le promestriène (Colpotrophine™) en capsules vaginales car l’activité œstrogénique de ce médicament est exclusivement locale
  • Des huiles cicatrisantes comme le VEA™ Olio ou la crème Cicalfate ™


 


LA CONTRACEPTION


 LE CONTEXTE 

Le mode de contraception après les traitements sera différent en raison de l'hormonodépendance du cancer du sein. 

LES MOYENS 

Les contraceptifs oraux 

Les pilules estroprogestatives habituelles sont formellement contre-indiquées. 
Les pilules ne contenant qu'un progestatif font baisser le taux d'estradiol mais contiennent une dose forte de progestatifs, incitant à la prudence.
Les mini-pilules contenant un progestatif incitent à une grande prudence car une hyperestrogénie induite est parfois détectée.

Les stérilets 

Une étude portant sur 17 360 finlandaises a montré l’absence d’impact des stérilets sur l’incidence du cancer du sein.
D'autres études ont révèlé l'absence de différence entre les dispositif intra-utérin libérant du lévonorgestrel (DIU-LNG) et ceux au cuivre.
Le DIU-LNg est contre-indiqué.
Le DIU au cuivre est une option et certains spécialistes recommandent de le placer d’autant plutôt que la patiente est jeune la fonction ovarienne est vite rétablie après la chimiothérapie avant 40 ans.


QUAND PEUT-ON ENVISAGER UNE GROSSESSE ?


UN ESPOIR APRÈS CETTE ÉPREUVE

Les recherches n'ont pas montré de majoration de risque ni de décès ni de récidive chez les patientes ayant une grossesse après un cancer du sein, y compris ceux avec des récepteurs hormonaux, et ceci quel que soit le délai entre la fin du traitement et le début de la grossesse.

En outre, les données des études confirment qu'il n'y a pas de sur-risque de malformation en cas de grossesse survenant après le traitement d’un cancer du sein.

QUAND ? 

 Les délais actuellement proposés avant d'envisager une grossesse sont les suivants :

  • Un à deux ans après un carcinome in situ
  • Deux à trois ans après un carcinome invasif avec facteurs de bon pronostic (sans atteinte ganglionnaire, grade SBR1 , HER2 négatif) ; en cas de récepteurs hormonaux positifs (RH+), la logique voudrait d'attendre 5 ans, c'est-à-dire au terme du traitement hormonal, s'il est proposé
  • Trois à quatre ans après un carcinome invasif sans atteinte ganglionnaire 
  • Quatre ans au moins, en cas d'atteinte ganglionnaire car on dispose de très peu de données


Ces délais sont empiriques et tiennent compte de la période de risque des rechutes les plus graves sur le plan métastatique dont le premier pic survient dans les trois ans qui suivent le traitement initial. 


UNE GROSSESSE APRÈS, CELA DÉPEND DE...

 

  • Votre âge
  • Votre désir d'être mère
  • Votre état général car, comme pour toute maladie sévère, un bon équilibre physique et moral avant de commencer une grossesse est nécessaire
  • Du pronostic de votre maladie
  • Du recul depuis la date de votre dernier traitement

 


QUEL BILAN PROPOSER ?


AVANT 

Si vous avez décidé de mettre en route une grossesse, votre médecin, vous proposera avant la grossesse un bilan minimal comportant une mammographie, associée ou non à une échographie, qui pourra servir de référence pendant la grossesse. 
On peut discuter une IRM mammaire pour éliminer tout cancer débutant de petite taille probablement encore non accessible à l'imagerie conventionnelle.
Par ailleurs, en cas d'antécédent de cancer infiltrant, il peut être utile de vérifier le bilan d'extension, en particulier l'échographie abdominale, une scintigraphie osseuse, un bilan biologique et une imagerie thoracique.

PENDANT 

Un suivi mammaire clinique et échographique peut être recommandé chez cette femme à risque spécifique de nouveau cancer du sein.

La plupart des spécialistes considère qu'il s'agit d'un grossesse "à risque" qui demandera un suivi plus strict, en raison notamment d'un risque d'accouchement prématuré.

La plupart des études sont rassurantes quant à la possibilité d'un allaitement

.


LES RÈGLES


LA FIN DE L'AMÉNORRHÉE

Le jeune âge favorise donc le retour des règles après chimiothérapie.
Pour les femmes jeunes qui ont des cycles conservés après une chimiothérapie de type FEC, le retour des règles se produit dans la moitié des cas dans les 6 mois et dans plus de 80 % dans les 9 mois qui ont suivi l’arrêt du traitement, 

UNE MÉNOPAUSE PRÉCOCE

Pourquoi ? 


Comme pour la grossesse, le lien établi entre le taux d'œstrogènes et le développement d'un cancer du sein a découragé beaucoup de femmes et leurs médecins à opter ou à recommander le THS pour traiter les symptômes de la ménopause. L'impact des œstrogènes sur le risque de récidive et sur la survie n'a pas encore été clairement établi et fait l'objet de discussions entre spécialistes. 

Quelles solutions ? 

Certains spécialistes du sein pensent que le THS ne devrait jamais être prescrit à des patientes guéries du cancer du sein. D'autres médecins, pensent que cette décision doit dépendre de la situation médicale de chaque patiente et prendre en compte le stade du cancer, la durée de la rémission et de la gravité des symptômes de la ménopause. 
Les patientes doivent aussi discuter avec leur médecin des alternatives au THS pour palier aux symptômes de la ménopause. 
Certains médecins ont suggéré que l'utilisation de phyto-œstrogènes (substances semblables aux œstrogènes issues de certaines plantes comme les produits dérivés du soja) puissent présenter moins d'inconvénients que les œstrogènes utilisés dans le THS. Cependant, ceci n’a pas été confirmé par une étude récente et il n'y a pas encore suffisamment d'études valables et de recul pour évaluer leur innocuité chez les patientes guéries d'un cancer du sein. 

Les bouffées de chaleur 

Toutes les approches non pharmacologiques que vous choisirez sont à privilégier dans un premier temps, à l’exception ici des phyto-œstrogènes. 
Le traitement de première ligne des bouffées de chaleur sévères, sera en fonction du contexte, certains antidépresseurs ou la gabapentine. 
En cas d’insuccès, des traitements de deuxième et de troisième ligne pourront vous être proposés. 
Les indications du bloc du ganglion stellaire demeurent exceptionnelles.


MISE À JOUR

2 novembre 2012

 

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