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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 01:50

LE FIGARO.fr Santé

un article de Martine Perez
17/07/2008

Pour la première fois, une enquête mondiale a comparé dans trente et un pays sur les cinq continents le taux de survie après un cancer. Le système de santé français apparaît comme l'un des plus efficaces en termes de dépistage et de traitement.


Les erreurs ou les faillites de notre système de santé font plus souvent la une des médias que ses performances. Pourtant, les comparaisons internationales soulignent régulièrement la bonne qualité du système de soins hexagonal. La première enquête mondiale sur le taux de survie après cancer publiée aujourd'hui sur le site de la revue The Lancet Oncology le confirme une fois de plus. L'étude Concorde s'est proposée de comparer, dans trente et un pays situés sur cinq continents, le pourcentage de patients toujours en vie cinq ans après un diagnostic de cancer, à propos des tumeurs les plus fréquentes : seins, prostate, côlon, rectum. Les résultats plébiscitent le système de santé français, en tout cas pour ce qui est du dépistage et du traitement du cancer, puisque pour les tumeurs ayant fait l'objet de cette analyse, nous nous plaçons toujours parmi les sept premiers pays ayant les meilleurs taux de survie. Pour le cancer du côlon et du rectum chez la femme, nous avons la survie la plus importante au monde. Les États-Unis sont classés premier pour ce qui est du cancer du sein et de la prostate et le Japon premier pour celui du côlon et du rectum chez l'homme. Ce palmarès fait aussi apparaître les mauvais résultats des Britanniques. C'est en Algérie que le taux de survie après cancer est le plus bas. Au-delà de la froideur des statistiques et des glaciales moyennes de survie se cache le combat que livre chaque patient à une maladie par définition très disparate et différente d'une personne à l'autre.

Travail titanesque:


L'étude Concorde, dirigée par le Pr Michel Coleman, du service d'épidémiologie de l'École d'hygiène et de médecine tropicale de Londres, qui a démarré en 1990 et s'est terminée en 1999, s'est penchée sur plus de 1,9 million de personnes atteintes de cancer dans le monde. L'objectif est d'en tirer des enseignements pour aider les pays qui ont les performances les plus faibles et de disposer d'un point de repère pour mesurer les progrès futurs. Si ce travail s'est avéré titanesque, il a été rendu possible par ce que l'on appelle les «registres du cancer» qui existent dans l'immense majorité des pays occidentaux et qui enregistrent pour des régions en particulier (c'est le cas de la France) ou pour la nation entière (Grande-Bretagne) chaque cas de cancer, avec l'âge de survenue, la localisation… Il s'agit d'une sorte de «vigie» visant à détecter rapidement un taux anormal de cancer en lien, par exemple, avec un problème environnemental, afin de lancer l'alerte au plus vite.


L'équipe de Concorde a vérifié la validité de quasiment tous les registres du cancer des pays participants. Cuba a été admis, et rafle pratiquement tous les meilleurs résultats, mais les auteurs de l'étude ont légitimement un doute vu les moyens dévolus au système de santé à Cuba et estiment poliment qu'il y a sans doute des «erreurs techniques». Les taux de survie calculés dans cette enquête sont valables pour l'année 1999. Soit il y a pratiquement dix ans. Aujourd'hui, ces taux se sont encore améliorés, même si le classement des pays reste globalement similaire.


Pour ce qui est du cancer du sein, la palme en matière de taux de survie revient aux Américains, selon cette enquête, avec près de 84 % des patientes toujours en vie cinq ans après le diagnostic. La France n'est pas loin derrière avec des taux de survie de l'ordre de 80 %, alors que ce taux est de 70 % en Grande-Bretagne et de seulement 39 % en Algérie. De même pour le cancer de la prostate (qui concerne en général des patients âgés), le taux de survie est de 91 % aux États-Unis, de 74 % en France, mais seulement de 51 % en Grande-Bretagne et de 21 % en Algérie.

Manque de prévention:


En ce qui concerne le cancer colorectal, la France présente les meilleures performances en Europe, avec un taux de survie quasiment équivalent à celui du Japon et des États-Unis pour les hommes et supérieur à tous pour les femmes. En Europe, on remarquera les mauvaises performances de pays riches comme la Grande-Bretagne (dont les résultats sont proches de ceux des pays de l'Est) et le Danemark.


Enfin, on ne peut conclure ce satisfecit sans le tempérer, voire le refroidir, par le fait que si notre système de dépistage et de traitement apparaît satisfaisant, il n'en va pas de même pour la prévention. Car en France, selon les dernières données disponibles, le taux de cancer lié au tabac et à l'alcool est nettement plus élevé que chez nos voisins.

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